19/11/2010, 13h21
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#1 | | L'Ancêtre | Alten, Facebook et des salariés licenciés : la liberté d\'expression bafouée Ce sujet est dédié aux réactions concernant cette actu : Alten, Facebook et des salariés licenciés : la liberté d'expression bafouée.
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Modifié par Denis 19/11/2010 à 14h15.
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Louis (24/11/2010)
testbigup
19/11/2010, 13h28
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#2 | | Petite pour tout cela. | C'est comme ça partout, non ?
(Tu cites une boîte, mais rien que dans mon organisme de stage, trois hommes ont été rétrogradés pour avoir sous-entendu que l'ambiance du bureau n'était pas exactement celle du pays des Teletubies, et c'est sans cesse relayé sans la presse.)
Alors, oui, c'est abject.
Mais je crois qu'on ne changera pas la donne, qu'on ira plutôt dans l'autre sens. J'espère que c'est pessimiste.
Ce que je ne m'explique simplement pas, c'est pourquoi on peut être assez idiot pour ajouter sur facebook ses collègues et patrons.
__________________ Et ta peau, plus que n'importe quels autres mots,
Me montre le visage des amours sans rivaux. |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Antigone. :
: Hodor (21/11/2010), Little Doll (03/10/2011)
19/11/2010, 13h39
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#3 | | L'Ancêtre | Citation:
Posté par Aleth. C'est comme ça partout, non ?
(Tu cites une boîte, mais rien que dans mon organisme de stage, trois hommes ont été rétrogradés pour avoir sous-entendu que l'ambiance du bureau n'était pas exactement celle du pays des Teletubies, et c'est sans cesse relayé sans la presse.) |
Malheureusement, tu as raison, la loi favorise l'omerta et le "silence dans les rangs" arrange beaucoup de dirigeants (cf l'exemple de France Télécom. Il a fallu pas mal de suicides avant que les salariés osent raconter ce qu'ils subissaient). Faut-il se résigner ?
Modifié par Denis 19/11/2010 à 13h42.
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19/11/2010, 13h55
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#4 | | Petite pour tout cela. | Non, on ne devrait pas avoir à se résigner. Mais je vois le monde du travail comme une machine à broyer les gens.
Là, c'est du HS, mais ça montre bien pourquoi finalement, j'en viens à hausser les épaules quand je vois ce genre d'horreurs se produire et penser que je me contenterai du job le moins prenant possible, et en (petit) temps partiel si possible, histoire de vivre ma vie : comment devenir riche ? En torturant ses collègues.
(mais des filles qui envisagent l'idée d'aller travailler autrement qu'avec une boule dans la gorge et l'envie de pleurer seront peut-être moins résignée, je ne sais pas !)
__________________ Et ta peau, plus que n'importe quels autres mots,
Me montre le visage des amours sans rivaux. |
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19/11/2010, 18h51
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#5 | | L'Ancêtre | Citation:
Posté par Aleth. Non, on ne devrait pas avoir à se résigner. Mais je vois le monde du travail comme une machine à broyer les gens. | Le monde du travail est souvent dur à vivre, c'est vrai, mais il n'a pas à broyer les gens. Il y a encore beaucoup de progrès à faire (la preuve par cette affaire Alten) mais il existe déjà de nombreuses lois qui protègent les salariés. Ne seraient-ce que celles qui permettent l'action syndicale dans les entreprises.
Si au cours de ta vie professionnelle tu tombes dans un panier de crabes, il peut être utile de se rapprocher d'un syndicat !
Modifié par Denis 19/11/2010 à 19h03.
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20/11/2010, 11h04
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#6 | | Vide | J'vais passer pour l'avocat du diable mais en même temps, dans les 3/4 des entreprises ( si ce n'est plus ) c'est une règle de ne pas critiquer ouvertement et publiquement son entreprise. Y'a l'art et la manière de le faire.
J'arrive pas à savoir si ces employés ont fait ça directement sur leur mur ( et donc visible à tous si mal protégé ) ou dans le cadre d'une conversation privée. Si c'est sur le mur, bah euh, oui, t'as pas le droit de dire que ton chef est le dernier des cons, que les RH sont une bande de salopards, et qu'en gros de toute façon ta boite c'est de la grosse daube. La liberté d'expression a quand même des limites, on ne peut pas dire ce qu'on veut où on veut quand on veut ( et pour le coup je repense à Guerlain : là aussi, c'était de la liberté d'expression, non ? ). Et il y a des clauses de confidentialité dans n'importe quel contrat de travail, même pour les intérimaires.
__________________ Sans apprentissage de la douleur, le bonheur n'est pas solide. Frédéric Beigbeder |
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20/11/2010, 13h12
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#7 | | Thank you for being born | Citation:
Posté par Llits J'vais passer pour l'avocat du diable mais en même temps, dans les 3/4 des entreprises ( si ce n'est plus ) c'est une règle de ne pas critiquer ouvertement et publiquement son entreprise. Y'a l'art et la manière de le faire.
J'arrive pas à savoir si ces employés ont fait ça directement sur leur mur ( et donc visible à tous si mal protégé ) ou dans le cadre d'une conversation privée. Si c'est sur le mur, bah euh, oui, t'as pas le droit de dire que ton chef est le dernier des cons, que les RH sont une bande de salopards, et qu'en gros de toute façon ta boite c'est de la grosse daube. La liberté d'expression a quand même des limites, on ne peut pas dire ce qu'on veut où on veut quand on veut ( et pour le coup je repense à Guerlain : là aussi, c'était de la liberté d'expression, non ? ). Et il y a des clauses de confidentialité dans n'importe quel contrat de travail, même pour les intérimaires. | Je suis d'accord avec Llits. Quand on écrit quelque chose sur la Toile, faut prendre conscience que ce qu'on écrit peut être lu par n'importe qui, surtout quand on protège mal ses données. La liberté d'expression, ok, mais dans ce cas il faut assumer pleinement ses paroles ainsi que les conséquences qu'elles peuvent apporter.
Pour moi Facebook n'est effectivement pas le problème, c'est plutôt le manque de prudence et de jugeotte de la part des utilisateurs. Critiquer son entreprise alors qu'on sait que nos collègues peuvent nous lire en quelques clics, non mais franchement... Est-ce bien raisonnable ?
__________________ Where are the plans we made for two ? |
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20/11/2010, 13h51
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#8 | | Fire Girl | J'aimerai aussi savoir dans quel cadre ce sont passé ces paroles. Parce que mince, on a beau pas aimer notre dirlo, on l'insulte pas publiquement, sinon c'est obligé qu'on se fasse virer. Je me met deux secondes à la place du patron ... Comment garder sa crédibilité en continuant de travailler avec des gens qui usent de noms d'oiseaux pour parler de lui ? Quand c'est officieux, on peut toujours faire semblant de pas savoir, mais quand c'est comme ça, étaler au grand jour, je comprend qu'un patron vire. S'il n'a plus de crédibilité, comment tenir une entreprise ?
Oui à la liberté d'expression, mais se cacher derrière pour dénigrer quelqu'un au grand jour, non, double non. Je ne dis pas qu'il faut se garder de toutes critiques négatives (et là j'entends critiques subjectives, pas celles qui relève du harcèlement par exemple. Parce que dire "mon patron est un con" ça reste subjectif) mais quand on le fait, il faut avoir la jugeotte de pas se faire choper.
Après, pour celui qui a balancé, c'est sûr que c'est dégueulasse, un minimum de solidarité entre employés. Faut trier ses contacts quoi.
__________________ Mais parfois y en a marre, de ce manque de tintamare ! On devrait se lacher, se laisser un peu aller. Mais putain qu'est ce que c'est bon, de perdre la raison ! Don't worry, be happy, |
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20/11/2010, 18h25
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#9 | | Mélange instable | Je ne pense pas que sous couvert de défendre la liberté d'expression on peut tout se permettre. Il faut respecter un minimum les gens, et la société qui nous paie. Si on est traité injustement, ou que l'ont subis diverses formes "d'agression", il y a des outils juridiques qui te permettent de te défendre (je peux aussi concevoir que les gens ont peur de porter plainte, ou de simplement dénoncer un comportement, et que tout le monde n'a pas le choix de démissionner)
De plus dans le cas d'une entreprise privée, l'image de cette dernière est très importante, participer au dégradement de son image auprès des clients peut valoir des pertes commerciales.
Je trouve aussi hallucinant qu'un de leur collègue les ait dénoncé. |
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20/11/2010, 21h49
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#10 | | Je suis un héros super. | Lalala...
Comme l'a dit l'une d'entre vous plus haut, ce qui me tue c'est qu'un type ait fait remonter l'info...
Et puis un mur Facebook, s'il est protégé correctement, est selon moi un espace 'privé". Genre comme si tu discutais dans ton salon avec tes potes et que tu disais que t'as passé une journée bien merdique et que ton patron ce sale *tuuuut* t'as bien cassé les *biiiip*. Mais bon, c'est un sujet bien complexe, les limites de l'espace privé de chacun sur internet.
Et je trouve la comparaison avec Guerlain assez douteuse. Voilà.
__________________ Pues nada. |
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21/11/2010, 02h45
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#11 | | Adooore les sushis | Contrairement à ce que dis l'article, je ne crois pas que le problème soit la liberté d'expression. (L'affaire Zoé Sheppard n'a rien à voir je crois car l'employeur en question était la fonction publique. Donc je dis pas qu'elle avait tort ou raison, je dis juste que c'était un autre débat.)
La question était surtout de savoir s'ils étaient dans un espace public ou privé. Facebook, internet en général, c'est vague. Et en cas de doute ils auraient dû faire appel à leur bon sens et s'abstenir. Je ne vois pas pourquoi ce serait ok de dire sur Facebook que son patron est un gros con alors qu'on trouve ça tous scandaleux quand, par exemple, les élèves d'un lycée dévoilent l'homosexualité d'un de leurs camarades et le poussent ainsi au suicide. Il faut que les gens comprennent que internet ne veut pas dire impunité totale. Les propos qu'on y tient ont des conséquences.
Après, j'me répète, je crois que la question pour ces salariés licenciés était épineuse à cause du statut pas très clair de Facebook (privé? semi-public?)
Le type qui les a dénoncés est un sale type en tout cas. |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Lualdi (21/11/2010)
21/11/2010, 14h24
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#12 | | Guest | D'après ce que j'ai vu au journal (ils ont montré la vraie conversation), à aucun moment ils n'ont mentionné le nom d'Alten donc c'est là où ça me fait un peu peur. J'ai pas mal de mes contacts Facebook qui se plaignent de leur boulot dans leur statut, sur leurs murs etc mais dans tout le lot de leurs amis y en a peut-être 10% qui savent exactement où ils travaillent.
Donc je sais pas, ça m'interpelle. J'ai moi aussi critiqué une de mes anciennes boites sur Facebook parce que je réalisais pas trop la portée que ça pouvait avoir, mais on (ma famille) m'a mis en garde et maintenant je ne raconte plus rien. Et la règle d'or c'est de ne jamais JAMAIS accepter ses collègues en amis. Ou alors il faut avoir une entière confiance en eux, ou c'est des amis à la base; mais d'une manière générale ça reste (très) dangereux.
Je me pose pas mal de questions parce que je me plains beaucoup en ce moment de mon travail, ici sur madmoizelle, et je commence à flipper. Je suis cachée derrière un pseudo certes, je ne mentionne jamais aucun nom, re-certes; mais on ne sait jamais. Enfin en même temps si je me l'interdis, je deviendrai folle. J'ai trop besoin d'évacuer. | |
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21/11/2010, 22h49
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#13 | | Mélange instable | Pour ma part, il m'est arrivé plus ou moins ce type d'histoire:
une collègue qui voulait ma peau (je ne sais toujours pas pourquoi) a trouvé mon blog et l'a étalé à la face du boss.
Dans mon blog bien sur je parlais de mes conditions de travail et de cette fameuse collègue qui me faisait vivre l'enfer. Le boss m'a demandé de supprimer mes écrits et de m'excuser auprès de la fille en question.
Ce qui m'a fait le plus mal (outre le fait qu'il faille que je m'excuse auprès de ma "tortionnaire") c'est que le boss n'a pas compris le fond de mes écrits, mais est resté bloqué sur la forme.
Je m'explique: clairement je parlais de mon mal-être au boulot sur mon blog car je n'avais trouvé personne à la direction à qui faire part de mes problèmes, et surtout je n'ai trouvé personne de suceptible de m'aider à les résoudre. C'est pour ça que je me "défoulais" sur le net où là au moins mes amis pouvaient me défendre et m'apporter un peu de compassion.
Pour toutes les personnes qui ont été virées par leur direction pour avoir dit du mal de leur boss, je crois qu'il faut voir plus loin que la "déblateration" ou le "non respect du devoir de reserve".
Il faut voir qu'il y a des salariés en souffrance qui n'ont personne à qui exposer leurs soucis, personne dans la direction qui montre un interêt pour l'amélioration des conditions de travail.
Selon moi, il est là le scandal. |
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22/11/2010, 10h47
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#14 | | Avaleuse de livres | D'après ce que j'en ai entendu,la conversation ne se limitait pas à "mon chef est un crétin,je n'aime pas mon boulot"... Ce dont les salariés ont été accusés,c'est d'inciter au harcèlement moral en prévoyant de faire vivre un enfer à leur chef. Et là on arrive quand même dans quelque chose d'assez grave je trouve. Même si,comme j'entendais un spécialiste du droit du travail en parler samedi,ça ne relève peut-être pas d'un licenciement pour faute grave.
Après,l'autre problème est que ça se soit passé sur Facebook : une conversation en wall to wall, ça revient à descendre en bas de chez soi avec un mégaphone raconter sa vie intime aux passants, puisque les amis de vos amis, des gens que vous n'avez jamais vu, ont accès à ces conversations !
La délation est un sport national en France, pas besoin de remonter jusqu'à la 2e guerre mondiale pour le voir. Alors ce type de réaction me consterne, mais ne m'étonne pas. |
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22/11/2010, 15h34
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#15 | | Teube et fiere de l'etre | Citation:
Posté par Llits J'vais passer pour l'avocat du diable mais en même temps, dans les 3/4 des entreprises ( si ce n'est plus ) c'est une règle de ne pas critiquer ouvertement et publiquement son entreprise. Y'a l'art et la manière de le faire.
J'arrive pas à savoir si ces employés ont fait ça directement sur leur mur ( et donc visible à tous si mal protégé ) ou dans le cadre d'une conversation privée. Si c'est sur le mur, bah euh, oui, t'as pas le droit de dire que ton chef est le dernier des cons, que les RH sont une bande de salopards, et qu'en gros de toute façon ta boite c'est de la grosse daube. La liberté d'expression a quand même des limites, on ne peut pas dire ce qu'on veut où on veut quand on veut ( et pour le coup je repense à Guerlain : là aussi, c'était de la liberté d'expression, non ? ). Et il y a des clauses de confidentialité dans n'importe quel contrat de travail, même pour les intérimaires. | Si j'ai bien compris, ils ont dénigré l'entreprise sur leur "mur' et en plus le mur était ouvert a tous, donc absolument pas réservé a leurs vrais amis. Meme si ce qui s'est passé me choque, je pense que les salariés ont fait quand meme une grosse erreur en n'apprenant pas à bien manier facebook avant de s'en servir... |
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22/11/2010, 19h19
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#16 | | Mélange instable | Citation:
Posté par Aleth. Aha. On ne gagne JAMAIS à ce jeu là. Même quand le dossier est béton. |
C'est pas ma façon de voir les choses.
De toute façon j'étais là qu'en CDD, je n'avais rien à dire si ce n'est "merci de m'avoir permis de travailler"... |
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22/11/2010, 20h35
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#17 | | Petite pour tout cela. | Citation:
Posté par Alias Aka C'est pas ma façon de voir les choses.
De toute façon j'étais là qu'en CDD, je n'avais rien à dire si ce n'est "merci de m'avoir permis de travailler"... | Ni la mienne, c'est celle du monde du travail, ce sont les règles ( à chier )du jeu.
Attaque ta boîte, attaque tes patrons, avec un dossier bien ficelé, en étant honnête. Tu aurais encore toutes les preuves d'un harcèlement que tu n'obtiendrais pas gain de cause. Tout est affaire d'influence, de gros sous et de loi du silence (autres collègues témoins par exemple..)
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Me montre le visage des amours sans rivaux. |
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23/11/2010, 09h29
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#18 | | Reine de glace | c'est très trèèèèès difficile de monter un dossier d'harcelement moral.
Il faut des preuves et des témoignages des collègues, et là c'est une autre histoire ... |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Antigone. (23/11/2010)
23/11/2010, 14h39
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#19 | | Petite pour tout cela. | Citation:
Posté par Sneezie Je ne suis pas experte (j'espère l'être un jour), mais je vois pas comment un dossier bien ficelé avec des preuves évidentes peut perdre. Ce sont des juges, des décisions relatives au harcèlement moral, il y en a des milliers, si tu as la preuve, tu gagnes. Et si tu perds devant les prud'hommes, tu peux faire appel ou aller devant la cour de cassation, qui elle ne juge que le droit.
Peut-être que la dessus, j'ai trop confiance en la justice, mais quand je vois des gens dire "que ça sert à rien parce que ça n'aboutira pas", ça me met hors de moi. C'est justement à cause de ça qu'on s'en sort jamais. |
Mais..
Pour commencer, pour monter un dossier sérieux, il faut s'être fait tabasser/violer en public (et encore, que quelqu'un témoigne de ça si tu n'as pas eu l'immense chance d'être filmée pendant que ça arrivait, aha).
Et les 3/4 des preuves sont déboutées, soit parce qu'on ne peut pas prendre quelqu'un en traitre (si j'enregistrais la prof qui me harcèle, je ne pourrais pas m'en servir, n'est-ce pas ? Et si je la préviens que j'enregistre, elle agira en conséquence.. Perdu pour perdu), soit parce qu'on n'aura jamais personne avec soi. Quel collègue témoignera ? Et c'est bien "logique".. Tout repose là dessus. L'impunité rêvée. La violence est invisible, alors pour la prouver..
J'extrapole, j'exagère, ok.
Mais le harcèlement moral est très très très rarement puni et quand il l'est, c'est à la limite de la grosse blague.
Je crois en la justice (j'avais même entrepris des études de droit fut un temps..) mais je crois aussi qu'en matière de harcèlement, on est très très loin d'avoir un quelconque résultat.
Les procédures sont atrocement longues, horribles à encaisser pour la personne harcelée qui va en jugement, et les résultats... mais quels résultats ?
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23/11/2010, 17h38
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#20 | | Vieille Madame | En France, bosser c'est forcément chiant. Ton patron est forcément un salaud qui t'exploite, et si tu dis du mal de lui, tu es un gentil pauvre qui ose enfin s'exprimer contre lui, le méchant riche. Si par contre il réagit, en plus d'être un salaud il brime ta liberté d'expression. Oooh quel scandale. Toi le gentil salarié qui restes dans ta boite que tu détestes parce que c'est bien connu, personne ne trouve jamais aucun travail ailleurs.
Franchement faut arrêter. Un autre regard sur l'entreprise, ça détend aussi. C'est une relation d'équilibre qu'il doit y avoir entre un employeur et son salarié : l'un rapporte de l'argent par son travail, l'autre lui verse un salaire pour ça. Si c'est sur un fond d'irrespect comme les insultes publiques, c'est pas possible. Donc moi je suis plutôt d'accord avec ça. Liberté d'expression oui, mais puisqu'on est dans les grands principes "ta liberté s'arrête là ou commence celle des autres". Question d'éthique. |
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