Alors je l'ai regardé ce matin ; je m'attendais aux propos qui sont tenus, parce que j'ai longtemps vécu ce machisme primaire, même "en dehors" de la famille, quand je sortais dans la rue tous les jours. J'avoue que ça a dépassé ce que je pensais entendre.
Ces types n'ont aucune notion de la gravité de ce qu'ils disent ; ce qui m'inquiète c'est : qui leur a appris ça ? Leurs parents, le milieu dans lequel ils vivent, l'influence d'individus isolés ? Mais surtout, échec totale de l'éducation à l'école qui devrait être, dans ces zones, encore plus axée qu'ailleurs sur l'égalité entre filles et garçons, entre hommes et femmes, les capacités que les deux sexes ont, leurs libertés diverses, dont la liberté sexuelle de chacun, qui n'a rien a voir avec la sphère publique ni familiale.
Ce sexisme moisi, jamais là où j'ai vécu (et c'était gratiné) il n'a été dénoncé à l'école, au collège. Mais si on commençait par là peut-être ? Je ne parle même pas d'idéale interventions qui, comme l'éducation sexuelle et à la contraception seraient aléatoires et insuffisantes, mais du refus des équipes enseignantes et pédagogiques de fermer les yeux devant les remarques ou comportements sexistes ; bien sûr, après, c'est facile à dire... Mais - et c'est peut-être une utopie - j'ai le sentiment que si dès le départ on inculque ça aux enfants : vous les filles, vous êtes égales aux garçons, aucun n'a le droit de faire de vous un objet, et vous les garçons, vous êtes égaux aux filles, elles ont le droit au même libre arbitre que vous, ça serait déjà pas mal.
Je pense que ça éviterait au moins des aberrations comme "il l'a brûlée vive, ça va, on fait tous des erreurs, mais par contre il a pris 25 ans de prison, ça va lui gâcher sa vie". Ouais mec mais quelqu'un est mort, un être humain, ouhou !
Bon, sur le reportage lui même ; comme l'ont dit certaines ce goût du "choc" est assez désagréable. Revenir en boucle sur les mêmes propos, était-ce bien nécessaire, quand on pouvait parler aussi, je sais pas, des associations qui tentent de se créer et de se faire connaître, par et pour les femmes ? D'autres que
Ni putes ni soumises bien sûr...
Et encore une fois, la stigmatisation des banlieues et d'un milieu musulman alors qu'il y a beaucoup à faire ailleurs, aussi. Mais bon, le reportage s'axait clairement sur ça, on peut pas leur reprocher de devier du sujet, ça c'est sûr.
J'ai trouvé assez intéressant l'intervention du jeune homme d'une famille athée qui se dit musulman mais qui m'a l'air d'avoir fait son éducation religieuse en piochant par ci par là ; sociologiquement

ce besoin de s'intégrer de cette manière dans un groupe - et donc selon moi de s'enfermer davantage - et pas de s'inscrire dans une continuité familiale d'athéisme (ce qui ne veut pas non plus forcément dire respect de l'autre ni de la femme).
Voilà voilà ; c'était le roman du jour. (And i'll be back !

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