Citation:
Posté par Sinead @ Patira : Dis moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que tout ce qui ressort de ton propos c'est une certaine peur que l'enfant soit gêné dans son développement (intellectuel et psychique) à cause de la situation familiale inhabituelle dans laquelle il se trouverais ?
Et tu étends ton raisonnement à toutes les situations qui selon toi sortent d'une "normalité bénéfique" ?
N'hésite pas à me corriger mais c'est ce que je ressens quand je te lis.
Du coup, question sincère : sur quels critères tu te bases pour définir cette "normalité bénéfique" ?
Je voudrais pas la jouer vieille cynique mais la structure familiale "classique" genre papa maman trois gamins et un labrador dans le jardin a fournit des enfants tout à fait épanouis certes, mais aussi des enfants perturbés, mal dans leur peau, qui ont fait des adultes marginalisés par la société idéale décrite si dessus.
Interdire à des familles homo ou monoparentales d'avoir des gamins est donc un principe de précaution idiot puisque même la "normalité bénéfique" produit des ratés.
Donc personne ne devrait faire de gamins, de peur de voir leur développement influencé dans le mauvais sens (et d'ailleurs c'est quoi le mauvais sens ?)...
En poussant la refléxion que m'inspire tes posts, voilà ce à quoi j'aboutis : personne ne devrait faire de gosses. Ce qui est absurde. |
Donc, je pense que vraiment, je me suis mal exprimée, parce que en fait, il n'y a que moi qui ai compris ce que je voulais dire xD.
Non, je dis que j'aimerais savoir, c'est comment se forme la construction psychique de l'enfant dans une famille "hors normes", pour justement montrer qu'il n'y a aucun soucis, pour alimenter la réflexion.
A l'inverse, je dirai plutôt que comme il y a "partout" des ratés, et je ne pense pas que ce soit des ratés (des enfants d'alcooliques n'en renient pas pour autant leurs parents, surtout si leurs parents arrivent à s'en sortir). Justement, ce sont des aléas, et je pense qu'il faudrait les combattre aussi d'un point de vue parent (c'est-à-dire, c'est rare, enfin, à ce que je connais, de trouver un psychiatre/un psychologue qui vous explique comment/propose une thérapie familiale pour expliquer avec des mots justes et non trop forts à des enfants en fonction de leurs âges, un probleme, pour que tout le monde puisse composer avec, sans trop en dire.)
Et que je ne vois pas, pourquoi les homosexuels seraient moins bons/meilleurs parents. Je pense même qu'ils seraient plus attentifs que la plupart à vrai dire, ayant le "poids" de la pression des "anti" (premiers parents homosexuels "officiels" de France, à la moindre égratignure de votre enfant, certains vont sûrement hurler "qu'il ne fallait pas, que ce n'est pas normal d'élever un enfant comme ça et blablabla."). Mais bon, ce n'est qu'une supposition douteuse.
Je te demande, si tu le veux bien, de relire mon dernier post, qui me paraît plus clair sur la question

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@
Sword merci, tu as raison. Je vais expliquer @
Leech un peu plus clairement/schématiquement ma position.
Comme compris par @
_lilou_,
je suis défavorable à la légalisation de l'homoparentalité... parce que je pense qu'on devrait plutôt retirer les lois qui "n'autorisent" que l'heteroparentalité, et réfléchir sur la parentalité, et sur le rapport à soi aujourd'hui, le rapport à autrui, le "dû" de l'enfant, sur le passage de l'enfant à l'adulte...
Tout le monde peut avoir le désir d'être parent, et chérir son enfant.
Et je pense que c'est la responsabilité qu'il faut donner, et une réflexion sur l'enfant et l'être, aujourd'hui où des mamans trouvent cela anormales que leurs enfants en
primaire ne soit pas autorisées (vu qu'il y a eu abus) à porter du maquillage ou des mini-jupes.
Soit, je suis donc pour l'homoparentalité. Et pour la parentalité, la responsabilisation, la réflexion de chaque parent, pour une éducation "construite".
Je suis contre une loi qui dicte les droits de tous à tout va, je veux que la loi interdise, pas autorise, soit qu'elle punisse les parents qui battent leurs enfants, pas qu'elle détermine les droits dans chaque domaine de chacun...
Je ne vois pas, sur quel argument vraiment genre bétonné, on peut interdire l'homoparentalité.
Oui pardon @
Malaussène, c'était pas très clair toute cette "légalisation" partout.
@
Leech, je ne pense pas que je me prenne trop la tête. Justement, j'aimerais bien que les gens se prennent un peu plus la tête, pour réfléchir sur l'individu, l'enfant, la commercialisation des corps, la place omniprésente du "Je" du "je choisis". Je pense que l'homoparentalité serait bien plus facilement comprise si on réfléchissait@
lilou, je suis d'accord, mais je précise mon idée.
Justement, j'aimerais qu'on réflechisse plus sur l'engagement aussi.
Je comprends le divorce, mais je ne le cautionne pas. J'aimerais que les gens (en général hein, je ne dis pas que tout le monde fait ça) reconsidère l'engagement... Je trouve le divorce triste.
Tout comme l'avortement. Et je peux le comprendre hein. Mais je suis triste qu'on fasse peut-être "moins" d'efforts (vu qu'il est beaucoup plus simple de divorcer aujourd'hui) et surtout, qu'on n'ai pas pu l'empecher. Je veux que chacun puisse devenir parent s'il le désire, et fonder une famille, mais plutôt que le débat actuel (en politique notamment) mise en place/non mise en place d'une loi permettant l'homoparentalité, j'aimerais qu'il y ait un débat sur la famille, qu'on aide les parents, qu'on parle des enfants etc. Et qu'en France on supprime des lois (oui, on n'aime pas supprimer des lois en France, donc on en crée des nouvelles).
(C'est bien, ça m'apprend à m'expliquer clairement. Merci d'être patientes les filles).