|
Affichage des résultats du sondage: Homoparentalité : pour ou contre ? | |
Pour, c'est évident pour moi.
|    | 248 | 51,88% | |
Je suis plutôt pour.
|    | 116 | 24,27% | |
Je suis contre.
|    | 24 | 5,02% | |
J'y suis plutôt défavorable.
|    | 35 | 7,32% | |
Je n'ai pas d'opinion arrêtée sur le sujet.
|    | 55 | 11,51% |
06/01/2012, 15h50
|
#121 | | Avaleuse de livres
Par ici depuis July 2010
2 153 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 3 543
6 794 Big Up ! reçus dans 1 856 posts
| Touchée de près par cette "problématique", vous ne pouvez pas savoir comme c'est bon de revenir ici après trois jours et de découvrir que vous avez eu la patience de faire des recherches/proposer des références, quand moi j'ai seulement l'envie d'envoyer mon ordinateur par la fenêtre.
Mais franchement, je ne sais pas si ça servira à quelque chose, puisqu'@Else Montgomery ne semble pas disposée à se pencher sur ces études.
Pour ma part, je serais curieuse de savoir sur quelle base ton avis s'est forgé ?
(études ou simples pré-jugés alimentés par les peurs irrationelles d'une masse en colère ?)
__________________ On aura toujours raison de l'ouvrir. |
| |
— Ont offert un Big up ! à ce post
: Sword (06/01/2012)
06/01/2012, 18h46
|
#122 | | Avaleuse de livres
Par ici depuis December 2011
29 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 9
4 Big Up ! reçus dans 3 posts
| Citation:
Posté par _lilou_ Touchée de près par cette "problématique", vous ne pouvez pas savoir comme c'est bon de revenir ici après trois jours et de découvrir que vous avez eu la patience de faire des recherches/proposer des références, quand moi j'ai seulement l'envie d'envoyer mon ordinateur par la fenêtre.
Mais franchement, je ne sais pas si ça servira à quelque chose, puisqu'@Else Montgomery ne semble pas disposée à se pencher sur ces études.
Pour ma part, je serais curieuse de savoir sur quelle base ton avis s'est forgé ?
(études ou simples pré-jugés alimentés par les peurs irrationelles d'une masse en colère ?) | Et oui Lilou, n'est pas tolérante qui veut ! Heureusement que tu ne gouvernes pas la France, sinon ceux qui proposent une pensée sensiblement différente de la tienne, seraient lapidés à base d'ordinateurs volants !
Sinon, sache que ma vie n'est pas régie par des dogmes intangibles. J'ai des opinions, mais je peux changer d'avis.
Note également que je n'ai rien contre l'homosexualité, ni contre le mariage homosexuel: je m'interrogeais simplement sur la légitimité de l'adoption par des parents homosexuels.
Toujours l'argument de la peur, c'est juste incroyable. Non ça ne me fait pas peur. Mais on vit dans une société où la famille a une certaine définition bien particulière. Changer la loi briserait la structure familiale traditionnelle. |
| |
— Ont offert un Big up ! à ce post
: Epidaure (07/01/2012)
06/01/2012, 19h01
|
#123 |
Par ici depuis March 2007
4 847 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 6 840
9 241 Big Up ! reçus dans 2 258 posts
| Citation:
Posté par Else Montgomery Et oui Lilou, n'est pas tolérante qui veut ! Heureusement que tu ne gouvernes pas la France, sinon ceux qui proposent une pensée sensiblement différente de la tienne, seraient lapidés à base d'ordinateurs volants !
Sinon, sache que ma vie n'est pas régie par des dogmes intangibles. J'ai des opinions, mais je peux changer d'avis.
Note également que je n'ai rien contre l'homosexualité, ni contre le mariage homosexuel: je m'interrogeais simplement sur la légitimité de l'adoption par des parents homosexuels.
Toujours l'argument de la peur, c'est juste incroyable. Non ça ne me fait pas peur. Mais on vit dans une société où la famille a une certaine définition bien particulière. Changer la loi briserait la structure familiale traditionnelle. | Mais la structure familiale traditionnelle est déjà en net recul, et ce depuis un moment maintenant... Puis-je te rappeler qu'un couple marié sur 2 divorce, et qu'en conséquence le nombre de familles recomposées et monoparentales explose ? Que dans une classe d'école élémentaire, il arrive fréquemment que plus de la moitié des enfants ne vivent plus avec leurs deux parents sous le même toit ?
Ça n'a plus aucun sens de se raccrocher corps et âme au schéma familial traditionnel pour interdire l'homoparentalité aujourd'hui. |
| |
06/01/2012, 19h39
|
#124 | | Avaleuse de livres
Par ici depuis July 2010
2 153 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 3 543
6 794 Big Up ! reçus dans 1 856 posts
| Citation:
Posté par Else Montgomery Et oui Lilou, n'est pas tolérante qui veut ! Heureusement que tu ne gouvernes pas la France, sinon ceux qui proposent une pensée sensiblement différente de la tienne, seraient lapidés à base d'ordinateurs volants !
Sinon, sache que ma vie n'est pas régie par des dogmes intangibles. J'ai des opinions, mais je peux changer d'avis.
Note également que je n'ai rien contre l'homosexualité, ni contre le mariage homosexuel: je m'interrogeais simplement sur la légitimité de l'adoption par des parents homosexuels.
Toujours l'argument de la peur, c'est juste incroyable. Non ça ne me fait pas peur. Mais on vit dans une société où la famille a une certaine définition bien particulière. Changer la loi briserait la structure familiale traditionnelle. | La structure familiale traditionnelle ? Allo, bonjour, ça commence à faire un sacré bail que cette sacro-sainte cellule familiale traditionnelle a littéralement explosé.
Je suppose que je ne t'apprendrai rien en te citant les familles mono-parentales, les familles mixtes (que ça soit une mixité sociale, culturelle, religieuse, .. et j'en passe), les familles homosexuelles et.. tous les autres ?
Et je crois rêver quand je te lis "voter contre" (cfr posts précédents) si ce n'est sur base d'une peur primitive, sur celle de ton interrogation.. Mais renseigne-toi. Lis, documente-toi, enlève tes œillères. Parle à des couples homosexuels qui sont parents/en passe de le devenir, qui adoptent ou ont adopté, parlent à ceux qui n'ont pas pu le faire à cause de lois bidons, parle à ceux qui ont du passer par l'insémination artificielle, ou qui jugeant la procédure trop intrusive ont du quémander du sperme à leurs amis masculins. Ouvre des livres, lis des études. Parle à des enfants d'homosexuels, qu'ils aient 5 ans ou 25. Intéresse-toi à la vie en vrai, au lieu de rêver à une France qui n'existe pas et n'a probablement jamais existé.
Ouvre-toi au Monde ou ne te pose pas en juge, parce que c'est juste dégueulasse de se baser sur des interrogations qu'on se refuse à dépasser (tes affirmations sur Internet et Wikipédia prouvent bien ta non-envie d'aller plus loin, de dépasser ton intolérance.) pour arrêter le destin d'autrui.
Et ne me parle pas de tolérance. Il est hors de question que je tolère l'intolérance. Concentre-toi sur les vraies questions au lieu de te jeter sur la moindre faille futile. Ma tolérance ou mon intolérance ne devraient pas entrer en ligne de compte ! Et non, je ne lapiderais personne, fermement opposée à la peine de mort. Mais mon amour de la démocratie a des limites, et face à des propos comme les tiens sur différents topics, celles-ci sont en passe d'être atteintes.
De plus, tu n'as pas répondu à ma question de fond.
__________________ On aura toujours raison de l'ouvrir. |
| |
— Ont offert un Big up ! à ce post
: Sinead (07/01/2012)
06/01/2012, 19h44
|
#125 |
Par ici depuis December 2011
125 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 388
253 Big Up ! reçus dans 72 posts
| C'est dommage, parce que finalement il y a 23 personnes qui ont voté contre, mais les rares qui ont essayé de s'expliquer ont été si mal reçues, avec tant de brutalité et d'agressivité, que la vingtaine restante ne s'exprimera jamais sur le sujet.
Pour ma part, j'ai voté pour. |
| |
06/01/2012, 20h08
|
#126 | | I won't let you murder it
Par ici depuis January 2010
177 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 50
133 Big Up ! reçus dans 65 posts
| Je me permets de donner mon opinion :
je pense que c'est semblable d'interdire/autoriser l'homoparentalité comme la monoparentalité. Si on autorise la monoparentalité, cela me parait logique que l'homoparentalité soit autorisée.
Par la suite, je suis contre l'homoparentalité en théorie et de principe, tout comme contre la monoparentalité, tout comme les familles déstructurées en général. Pas parce que je considère que ça fasse des enfants des monstres plus malheureux ou etc., mais parce que je considère qu'il est naturel de faire des enfants à deux, par deux personnes du sexe opposé. Je considère aussi qu'il y a une nécessité de parents "équilibrés" et responsables. Faire "subir" à un enfant le divorce,c'est le faire entrer dans une sphère du couple où selon moi, il n'y a pas lieu d'être, et montrer que l'on a pas été dans la capacité d'être complètement mûr dans la conception de cette famille, de celui-ci, donc, lui permettre de ne pas avoir de repère parental des deux sexes de quelque façon que ce soit (monoparentalité, homosexualité) afin de construire ce qu'il lui reste à construire (on a tout de même une "portion" génétique non-négligeable de base). Après... Lui faire subir les disputes non-stop, sans divorcer... Cela, pour moi, revient au même.
Dans la pratique, il y a des cons partout dirons-nous, et les aléas de la vie font que :
1. Avant d'être sûrs de s'engager dans la construction d'un enfant et d'une famille à deux (je parle de sexes opposés, sachant, que pour l'instant, la conception naturelle d'un enfant par deux êtres du même sexe comme par un seul individu n'est pas possible) , et bah, faut bien attendre au moins dix mille ans (et encore!)  .
2. Les aléas font que, des parents peuvent mourir, ne plus s'aimer etc.
3. Que la parentalité ne se résume pas qu'à un apport biologique (et heureusement)
Mon "principe" et ma "théorie" est donc, très largement utopique. (Bonjour je vis dans le monde des Bisounours).
Je pense comme je-ne-sais-plus-qui (PARDON!) dans les pages précédentes, que le problème se situe surtout dans le fait qu'aujourd'hui, on considère avoir le droit d'avoir/de ne pas avoir d'enfant. L'enfant est presque commercialisé, tout comme le corps, et c'est considéré comme un dû. Tout tourne autour du "je", JE VEUX MOI J'EXIGE MOI MOI MOI. (Je suis la première à le faire).
Quant à la famille nucléaire traditionnelle, c'est vrai qu'elle n'est même plus une norme.
Actuellement, dire à vingt ans : je veux une famille traditionnelle, c'est presque considéré comme étrange (du moins, dans les rencontres que je fais, mais ça n'engage que moi). En fait, aujourd'hui, ne pas être dans l'ancienne norme, c'est un peu la norme (se revendiquer unique, ailleurs, seul, ou atypique est presque commun).
Pour ce qui est recherches et statistiques, je suis sceptique.
En effet, les études se portent sur un certain nombre de personnes, sont choisies etc.
De cette façon il "suffit" d'avoir les "bons" chiffres pour appuyer ce que l'on veut.
Ainsi, pour valoriser l'hétéroparentalité à l'homoparentalité, on pourrait dire que la durée moyenne d'un couple homosexuels est (en moyenne), de trois ans, alors que que la durée moyenne d'un couple hétérosexuel est de neuf ans (selon ces deux sites : http://"http://www.les4verites.com/-...ion-2464.html" http://"http://www.psychologie-posit...hp?article154")
Valoriser l'homoparentalité est aussi possible, comme le fait l'AGPL http://"http://www.apgl.fr/documents...gl_2006-4.pdf", qui choisit ses statistiques comme tout organisme.
De plus, dire que pour un ça marche/ça ne marche pas n'est pas un argument.
Enfin, faire référence à certains "psychothérapeutes" ou "psychanalystes", n'a pas réelle valeur, sachant qu'aujourd'hui en France, n'importe qui peut se dire psychothérapeute ou psychanalyste, ni ces formations, ni ces métiers n'étant reconnus par l'Etat. Seuls les métiers de psychologues et psychiatres sont reconnus. Je peux même demain, apposer une plaque en laiton de psychanalyste à ma porte et faire payer 50 euros à de pauvres gens une consultation alors que je n'ai jamais eu une seule formation.
Et les français, bien que bons parfois, ont souvent une formation un peu "vieille", contrairement aux Etats-Unis ou au Canada qui privilégie les "nouveautés" (comme la psychologie cognitive, les TTC etc.) au détriment souvent de la psychanalyse ou psychothérapie.
Bref, je suis contre, parce que ce n'est pas parce que d'autres "problèmes" existent qui rendent parfois compliquée la stabilité de l'enfant et sa construction (divorce, traumatisme, monoparentalité, accident etc.) que il faut autoriser toute possibilité de "moindre mal".
Après, je pense qu'un enfant peut très bien être heureux dans une famille homoparentale, hétéroparentale, monoparentale, recomposée. Je pense que c'est à CHAQUE PARENT de se remettre en question, quelque soit le "type", pour faire au mieux pour construire un enfant. Je comprends très bien le désir de deux personnes qui s'aiment, quelles soient homoparentales ou hétéroparentales de construire une famille, et qu'un individu même seul puisse vouloir fonder une famille. Tout comme je peux qu'il peut être malheureux dans chacun de ces cas. Je pense que ce n'est pas qu'une question d'homo/hétéro/mono/etc.parentalité et qu'il faudrait aborder le sujet dont je parle plus haut avant de trancher sur celui-ci.
D'autant plus, la justice d'aujourd'hui se donne le rôle d'édicter des droits, et on lui demande ce rôle. Or, à mon sens, elle devrait plutôt édicter ce qui n'est pas en droit d'être fait. On légalise (pas dans le sens autoriser, mais dans le sens mettre sous forme de loi)... Quasiment tout.
Et pour finir (si tu en arrives là, c'est que tu as lu mon pavé, tu as bien du courage), je dirai aussi que ceux qu'il faudrait aussi faire une nuance entre égalité numérique, et égalité géométrique/proportionnelle (=équité), cette dernière étant à mon sens, la meilleure.
Je vous prie de ne voir aucune agressivité, aucun mépris, ni jugement de valeur dans mes propos, mon intention est tout autre.
__________________ "Pourquoi ta lettre est-elle amère Pourquoi ta lettre si je t'aime?" Ma marraine, c'est Styx et ma filleule c'est Crocuta
Modifié par Patira 06/01/2012 à 20h23.
Motif: J'ai fait des fautes d'orthographe...
|
| |
06/01/2012, 20h44
|
#127 | | Touch-a Touch-a Touch me
Par ici depuis December 2005
10 469 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 6 983
10 704 Big Up ! reçus dans 3 832 posts
| @ Patira
J'ai du mal à saisir. Pourquoi être contre si tu dis toi-même : Citation: |
Après, je pense qu'un enfant peut très bien être heureux dans une famille homoparentale, hétéroparentale, monoparentale, recomposée.
|  . Enfin, ça me semble plutôt illogique. |
| |
06/01/2012, 20h44
|
#128 | | Avaleuse de livres
Par ici depuis July 2010
2 153 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 3 543
6 794 Big Up ! reçus dans 1 856 posts
| @Patira : je peux comprendre, parce que moi aussi, j'ai un idéal de ce que "doit" être une famille assez arrêté dans la tête. Sans aller jusqu'à la famille Ricoré, j'ai énormément de mal à comprendre des couples qui se séparent lorsque l'enfant est encore très jeune. Ma plus grande crainte est d'imposer mes problèmes de couple à mon enfant. Le souci étant que je ne peux jurer de rien : quand je déciderai d'avoir un enfant, j'aurai beau avoir réfléchi avec mon partenaire à la viabilité de notre relation et n'envisager de mettre un enfant au monde que dans l'idée de rester un couple heureux/épanoui.. On sait que dans la vie, tout peut arriver. Je comprends donc assez bien. Disons que par principe, moi aussi, l'idée qu'un enfant vive entre deux parents qui se déchirent, ou vive seul avec sa mère/son père me désole un peu. Je trouve ça dur qu'un enfant doive se construire autrement que dans une famille "parfaite". Mais comme je le disais plus haut, je suis bien consciente que la vie étant ce qu'elle est, on peut rien garantir, et bien consciente aussi que plein d'enfants du divorce, ou d'enfants orphelins sont très heureux tout de même. Le fait que ces familles existent ne me dérange donc pas du tout, j'espère seulement éviter d'entrer dans ce schéma.
Là où je coince, c'est quand on introduit ce raisonnement dans la problématique de l'homoparentalité : parce que pour moi, un couple, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel est suceptible de vivre la même belle histoire, ou de sa vautrer lamentablement. Indépendament de leur sexualité...
De plus, il doit être difficile d'avoir des études impartiales sur la différence de durée entre un couple hétéro et un couple homo, puisqu'on ne tient pas compte du facteur mariage (un mariage entraine peut-être plus d'hésitations avant de conduire à la rupture, que sais-je.. ?))
Bref, le souci, à mes yeux, est là : même si on rêve d'une famille "parfaite" et qu'on l'a en idéal... Pourquoi faire une distinction entre famille hétéro et famille homo ? 
__________________ On aura toujours raison de l'ouvrir.
Modifié par _lilou_ 06/01/2012 à 23h21.
|
| |
06/01/2012, 20h48
|
#129 | | En hibernation
Par ici depuis July 2010
194 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 178
255 Big Up ! reçus dans 93 posts
| Citation:
Posté par Patira Ainsi, pour valoriser l'hétéroparentalité à l'homoparentalité, on pourrait dire que la durée moyenne d'un couple homosexuels est (en moyenne), de trois ans, alors que que la durée moyenne d'un couple hétérosexuel est de neuf ans (selon ces deux sites : "http://www.les4verites.com/-Entretien-avec-Beatrice-Bourges-L-homoparentalite-en-question-2464.html" "http://www.psychologie-positive.net/spip.php?article154")
Valoriser l'homoparentalité est aussi possible, comme le fait l'AGPL "http://www.apgl.fr/documents/enquete_apgl_2006-4.pdf", qui choisit ses statistiques comme tout organisme.
De plus, dire que pour un ça marche/ça ne marche pas n'est pas un argument.
Enfin, faire référence à certains "psychothérapeutes" ou "psychanalystes", n'a pas réelle valeur, sachant qu'aujourd'hui en France, n'importe qui peut se dire psychothérapeute ou psychanalyste, ni ces formations, ni ces métiers n'étant reconnus par l'Etat. Seuls les métiers de psychologues et psychiatres sont reconnus. Je peux même demain, apposer une plaque en laiton de psychanalyste à ma porte et faire payer 50 euros à de pauvres gens une consultation alors que je n'ai jamais eu une seule formation.
Et les français, bien que bons parfois, ont souvent une formation un peu "vieille", contrairement aux Etats-Unis ou au Canada qui privilégie les "nouveautés" (comme la psychologie cognitive, les TTC etc.) au détriment souvent de la psychanalyse ou psychothérapie. | J'ai du mal à saisir ton propos général... Probablement du fait de l'argument de la "nature". Pourquoi serait-il plus naturel que deux personnes de sexe opposé fasse un enfant ? Le désir est le même dans chaque cas, non ? Finalement, est-ce si naturel que ça que l'Etat vienne s'immiscer dans l'intimité d'une famille pour décréter qui sera légalement reconnu comme parent de l'enfant et qui ne le sera pas ? Qui pourra adopter et qui ne le pourra, sur le seul critère d'une sexualité ?
L'idée me dépasse un peu.
Pour ce qui est de ton exemple sur les études qui pourraient être orientées en faveur de l'hétéroparentalité ou homoparentalité, deux choses : d'une part, brandir une moyenne ne signifie pas grand chose (pour être significatif, il aurait plutôt fallu parler de médiane, à la rigueur - il peut y avoir 10 couples qui durent 10 ans, si 2 autres couples ont duré 2 ans, ça fait automatiquement chuter la moyenne, alors que la médiane donnera le chiffre le plus significatif)... Et d'autre part, tu nies un peu la scientificité des études de sciences humaines et sociales.
Enfin, il me semble que la plupart des études citées ici ont effectivement été réalisées par des psychologues/chercheurs en psychologie - à qui l'on peut malgré tout apporter un certain crédit (d'autant qu'on ne publie pas une recherche scientifique en claquant des doigts et que les comités surveillent et n'hésitent pas à dire quand les études sont bidons, ex : Un scientifique reconnait avoir publi des dizaines d'tudes bidons) |
| |
2 Filles ont envoyé un Big up ! à Justine_ :
: Malaussène (07/01/2012), Sinead (07/01/2012)
07/01/2012, 01h56
|
#130 | | owlishly awesome
Par ici depuis May 2009
195 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 179
269 Big Up ! reçus dans 81 posts
| Après avoir parcouru le sujet, et surtout le débat en cours je livre ma première réaction à chaud :
@ Else Montgomery : Je vais te demander un effort d'imagination.
Imagine, tu es avec quelqu'un. Ca fait quelques temps, vous êtes bien ensemble, vous vous aimez tout simplement, et comme la plupart des couples arrive le moment où toi et ta moitié parlez bébé. Après en avoir discuté, avoir gagatisé devant des toutes petites chaussettes et des berceaux anciens, vous sentez que ça y est, c'est le moment. Tu veux un bébé, ta moitié aussi. Et vous le voulez ensemble.
Maintenant imagine toi qu'on te refuse ce droit. Pourquoi ? Parce que la société estime avoir un droit de regard sur ta vie privée, parce que ce qui est du domaine de ta sphère intime est perçue par des étrangers comme un "problème", voire une "anormalité". Parce que la personne que tu aimes au point de vouloir un enfant avec elle, cette personne est une autre femme.
Tu parles du droit de l'enfant, du fait qu'il serait "peut être potentiellement éventuellement" traumatisé par le fait d'être élevé par ses deux mamans ou ses deux papas. Moi je te parle d'amour, de faire un bébé et de prendre tous les risques pour lui ou elle. Je te parle de l'accompagner, de ne pas se cacher les difficultés à venir mais des les envisager sereinement. Je te parle de deux personnes qui savent pertinamment à quel point il est "absolument" difficile de se révéler différent, de l'assumer, de vivre quand une partie de l'humanité te hais parce que tu as commis l'erreur d'exister. Ces personnes savent ce que c'est l'exclusion, parce qu'aucun homo n'a eu la chance de ne jamais rencontrer l'homophobie.
Ces personnes savent intimement comment être libre, comment être fier.
Je ne nie pas que certains parents homo seront de mauvais parents. Tout comme les parents hétéros. Mais c'est un fait, personne n'est parfait. Penser au bien de l'enfant comme tu dis le faire c'est très noble, mais sache que ces couples qui espèrent avoir un bébé, ces homosexuel(lle)s ne pensent qu'à ça, au bien de leur futur bébé. Comme tous les futurs parents normalement constitués.
Je suis lesbienne, et je peux te jurer que mon enfant, quand il viendra, sera aimé, protégé, que le monde lui sera expliqué avec douceur, que je passerais des heures dans le bureau des profs avec ma compagne pour que des inconnus mettent leurs nez dans ma sphère intime. Je le ferais avec joie et fierté parce que mon enfant, mon bébé, a le droit d'exister et de grandir dans les meilleurs conditions possibles. Quoi qu'il m'en coute ce sera fait.
Pour mon enfant, et avec sa deuxième maman.
Je reviendrais surement éditer plus tard pour livrer des arguments un peu plus construits, mais quelqu'un disait plus haut imaginer la réaction des homo qui tomberaient sur ce sujet. Voilà ma réaction.
Modifié par Sinead 07/01/2012 à 02h02.
|
| |
— Ont offert un Big up ! à ce post
: _lilou_ (07/01/2012)
07/01/2012, 04h28
|
#131 | | I won't let you murder it
Par ici depuis January 2010
177 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 50
133 Big Up ! reçus dans 65 posts
| Citation:
Posté par Justine_ J'ai du mal à saisir ton propos général... Probablement du fait de l'argument de la "nature". Pourquoi serait-il plus naturel que deux personnes de sexe opposé fasse un enfant ? Le désir est le même dans chaque cas, non ? Finalement, est-ce si naturel que ça que l'Etat vienne s'immiscer dans l'intimité d'une famille pour décréter qui sera légalement reconnu comme parent de l'enfant et qui ne le sera pas ? Qui pourra adopter et qui ne le pourra, sur le seul critère d'une sexualité ?
L'idée me dépasse un peu.
Pour ce qui est de ton exemple sur les études qui pourraient être orientées en faveur de l'hétéroparentalité ou homoparentalité, deux choses : d'une part, brandir une moyenne ne signifie pas grand chose (pour être significatif, il aurait plutôt fallu parler de médiane, à la rigueur - il peut y avoir 10 couples qui durent 10 ans, si 2 autres couples ont duré 2 ans, ça fait automatiquement chuter la moyenne, alors que la médiane donnera le chiffre le plus significatif)... Et d'autre part, tu nies un peu la scientificité des études de sciences humaines et sociales.
Enfin, il me semble que la plupart des études citées ici ont effectivement été réalisées par des psychologues/chercheurs en psychologie - à qui l'on peut malgré tout apporter un certain crédit (d'autant qu'on ne publie pas une recherche scientifique en claquant des doigts et que les comités surveillent et n'hésitent pas à dire quand les études sont bidons, ex : Un scientifique reconnait avoir publi des dizaines d'tudes bidons) | Je parle de naturel dans le sens premier, pas dans le sens "normal". En effet, je le dis encore une fois, d'une relation sexuelle entre deux homosexuel(le)s ou d'un seul individu n'est possible la conception d'un enfant, dans le simple fait qu'elle nécessite une gamète mâle et une gamète femelle. Le désir, s'il est profond n'a pour moi pas de différences, tout comme le montre si bien @ Sinead.
Ensuite, l'état ne détermine pas l'adoption seulement en fonction de la sexualité (sinon, ce serait super simple d'adopter pour des parents hétéro et franchement, pour avoir vu comment se passent les étapes... Et bien... Ce doit être compliqué pour un certain nombre d'individus). D'autant plus, que la loi fait partie de l'Etat. Or, dans la démocratie où nous sommes, tu es censée prendre une part considérable, comme tout le monde au vote de ces lois, et sans lois je vois mal une quelconque société. Donc oui, l'Etat doit s'immiscer un minimum dans les vies de famille... Rien que pour pouvoir recenser les habitants... Il ne doit pas décider et cela je te l'accorde, tu fais bien de me faire arriver à cette clarification par ta critique  .
Comme je le disais, pour moi la question est alors autre et ne concerne pas seulement l'homoparentalité : quelle est la nature de l'homme? Sa définition? La définition de la progéniture? La définition de la parentalité? Avoir un enfant/ne pas en avoir est-il un dû à l'être humain individuel? Peut-on faire ce que l'on veut d'un enfant? Comment se construit psychologiquement un enfant? Quels sont les repères d'un enfant? La sexualité, la stabilité, la construction, une dépendance éventuelle même d'un des parents peut-il avoir un effet non négligeable sur la construction de cet enfant? Pourquoi avons-nous un corps? Pour avoir des enfants? Pour se faire plaisir? Pour développer nos talents? Comment peut-on l'utiliser? Fait-il partie de nous ou seulement est-il un moyen? Peut-on donner la vie par l'éducation sans le faire par le corps? L'enfant doit-il subir ses parents et leurs relations (dans un sens sur le divorce, les disputes, l'alcoolisme etc.)? Seule l'éducation est-elle représentative de la parentalité?
Mon opinion est donc, que je suis plutôt défavorable à l'homoparentalité, tout comme je suis défavorable à la monoparentalité, et au divorce, etc Je ne pose pas d'avis sur le fait de l'autoriser ou ne pas l'autoriser, si le désir est plus valable ou moins valable (je pense que le désir d'être parent et de fonder une famille est valable tout court), je pense qu'il faudrait s'interroger sur la capacité actuelle de l'individu à s'engager et à être stable. Je ne dis pas que chaque enfant vivant un divorce, une monoparentalité etc. est déconstruit ou passible de virer raide mort. Je pense simplement que c'est un moindre mal que de dire "vu que la décadence au niveau de la parentalité en général est très actuelle, alors, tout le monde, va être habilité à être parent, quand il le décide, par adoption ou autrement." ce qui est une pensée assez répandue. Je vis en région parisienne. Il semble que 1 mariage sur 2 soit voué au divorce dans ce coin là. Le mariage et l'engagement sont dévalorisés au possible, "je t'aime maintenant, mais bon, pas toujours hein". Je comprends que l'avenir puisse être incertain. Seulement, on observe, (du moins moi, et je n'ai pas d'études sous la main, donc ça n'engage que moi) que les gens se "battent" moins pour conserver leur couple... Sans se questionner sur ce qui pêche, sans s'investir dans une relation à fond... Sans se questionner sur ce que représente un enfant, le fruit de deux gamètes, et d'une éducation, d'une vie qu'on lui donne...
Bon, je l'admets, ça a l'air du gros coup de gueule comme ça.
Mais c'est loin d'être seulement cela., pour être jeune, être en couple et désirer (et commencer une réflexion sur l'engagement) une famille "traditionnelle" et bien, je me sens complètement rejetée, incomprise... D'autre part, dans mes études (hypokhagne) et grâce à mes amis homos je me questionne dessus. Je donne mon opinion, je ne prétends pas avoir la science infuse.
Ensuite, mon exemple, sert justement à illustrer que brandir une moyenne ne sert à rien. Et pour la scientificité (qu'entends tu par cela?), je ne la nie pas, je la nuance simplement, disant que brandir une moyenne ou une statistique... C'est facile et il suffit de trouver les "bons" chiffres, sur la "bonne" année, ou sur la "bonne" position sociale... Fais une étude sur l'homoparentalité, voir juste l'homosexualité au Texas ou en Californie, je t'assure que les résultats devraient être très différents... Différence qui est parfois ciblée par certains staticiens, seulement parfois pour... compter (comment expliques-tu que pour un syndicat les grévistes soient 50000 et selon la police, à peine 5000? Combien y-at-il de foyers homoparentaux en France, bien que ce ne soit pas "officiel"?).
Tu as raison de me le dire, et je retire le mot recherche. Je suis sceptique sur les statistiques et moyennes, et même les médianes (Combien de participants? Quinze ou vingt-cinq mille?) et les recherches seulement basées sur des statistiques. (Comme l'indique ce livre : http://"http://www.editionsladecouve...07126436.html"
Enfin, je ne me référais pas à des études citées pour les psychothérapeutes ou les psychanalystes, mais à un post quelques pages auparavant utilisant ces termes. Cela dit, tu as raison de me faire clarifier cela aussi. Citation:
Posté par _lilou_ "je peux comprendre, parce que moi aussi, j'ai un idéal de ce que "doit" être une famille assez arrêté dans la tête. Sans aller jusqu'à la famille Ricoré, j'ai énormément de mal à comprendre des couples qui se séparent lorsque l'enfant est encore très jeune. Ma plus grande crainte est d'imposer mes problèmes de couple à mon enfant. Le souci étant que je ne peux jurer de rien : quand je déciderai d'avoir un enfant, j'aurai beau avoir réfléchi avec mon partenaire à la viabilité de notre relation et n'envisager de mettre un enfant au monde que dans l'idée de rester un couple heureux/épanoui.. On sait que dans la vie, tout peut arriver. Je comprends donc assez bien. Disons que par principe, moi aussi, l'idée qu'un enfant vive entre deux parents qui se déchirent, ou vive seul avec sa mère/son père me désole un peu. Je trouve ça dur qu'un enfant doive se construire autrement que dans une famille "parfaite". Mais comme je le disais plus haut, je suis bien consciente que la vie étant ce qu'elle est, on peut rien garantir, et bien consciente aussi que plein d'enfants du divorce, ou d'enfants orphelins sont très heureux tout de même. Le fait que ces familles existent ne me dérange donc pas du tout, j'espère seulement éviter d'entrer dans ce schéma.
Là où je coince, c'est quand on introduit ce raisonnement dans la problématique de l'homoparentalité : parce que pour moi, un couple, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel est suceptible de vivre la même belle histoire, ou de sa vautrer lamentablement. Indépendament de leur sexualité...
De plus, il doit être difficile d'avoir des études impartiales sur la différence de durée entre un couple hétéro et un couple homo, puisqu'on ne tient pas compte du facteur mariage (un mariage entraine peut-être plus d'hésitations avant de conduire à la rupture, que sais-je.. ?))
Bref, le souci, à mes yeux, est là : même si on rêve d'une famille "parfaite" et qu'on l'a en idéal... Pourquoi faire une distinction entre famille hétéro et famille homo ? " | Je ne pense pas que ma vision de la famille soit "idéale", mais juste "naturelle" (toujours dans le même sens, soit, pas dans le sens de "normalité" ou "commune" ou "meilleure"), ensuite, j'aimerais qu'il y ait plus de recherches psychologiques et de psychiatres publiées sur l'homoparentalité, la monoparentalité et la séparation des parents sur la construction d'un enfant, les fragilités qu'il peut avoir par la suite, les difficultés ou facilités qu'il peut rencontrer. Il me paraîtrait logique qu'un enfant élevé par un seul parent soit plus fragile ou ait plus de difficultés à se positionner sur ce qu'il est, ou à développer des relations avec les autres, n'ayant pas les repères sur l'autre sexe. En effet, les repères ne se fondent pas SEULEMENT sur un parent, mais vu l'importance affective et même quotidienne d'un parent dans la vie de l'enfant, peut-il, en étant absent, être présent dans les repères de l'enfant, est-il un bien? Je n'insinue pas qu'un enfant avec un seul parent ou issus de parents homosexuels soit VOUE à être déconstruit/plus fragile/malheureux/etc. Seulement... Ce débat me touche, et me questionne... Citation:
Posté par Leech "J'ai du mal à saisir. Pourquoi être contre si tu dis toi-même :
Citation:
Après, je pense qu'un enfant peut très bien être heureux dans une famille homoparentale, hétéroparentale, monoparentale, recomposée.
. Enfin, ça me semble plutôt illogique." | : parce que c'est seulement dans le cas du possible, dans un cas, comme dans un autre et "avant" de savoir si l'homoparentalité est un bien, un mal ou simplement tout aussi valable que l'hétéroparentalité, à l'heure de l'individualité primordiale, j'aimerais qu'on considère tout d'abord la question de la parentalité, des relations, de l'engagement etc. (je me répète beaucoup) des individus. Mais aussi sur les effets que peut avoir un divorce homoparental sur un enfant et les différents problèmes qui peuvent subvenir dans ces histoires tout comme dans les histoires homoparentales.
En fait, si c'est une opinion, c'est avant tout un questionnement. Et pour l'instant, mon propos général je trouve est plutôt défavorable à la légalisation de l'homoparentalité, tout comme à la monoparentalité et aux familles déstructurées en général, mais est complètement favorable à la parentalité et demande une réflexion sur l'individu, la famille et les relations, la construction d'un être humain et de son psychisme, avant de pouvoir se prononcer vraiment pour ou contre.
__________________ "Pourquoi ta lettre est-elle amère Pourquoi ta lettre si je t'aime?" Ma marraine, c'est Styx et ma filleule c'est Crocuta |
| |
07/01/2012, 12h34
|
#132 | | Touch-a Touch-a Touch me
Par ici depuis December 2005
10 469 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 6 983
10 704 Big Up ! reçus dans 3 832 posts
| Là je ne me sens pas en mesure de me lancer dans un grand argumentaire (de toute manière ça n'a jamais été mon fort). Je viens juste pour partager une vidéo : Petit questionnaire de l'hétérosexualité.
Une petite démonstration par l'absurde...
Pour ceux qui n'aurez pas le courage de tout regarder, un petit échantillon des questions posées :
- D'où pensez-vous que puisse provenir votre hétérosexualité ?
- Quand et dans quelle circonstance avez-vous décidé d'être hétérosexul(le) ?
- Se peut-il que votre hétérosexualité ne soit qu'une période difficile et troublante à passer ?
- Vos parents savent que vous êtes hétéro ? Vos amis ? Vos collègues ?
- A qui avez-vous avoué votre hétérosexualité ? Comment ont-ils réagi ?
- Pensez-vous que des enfants soient en sécurité avec des hétérosexuel(le)s ?
- etc
A partir de là, comment peut-on encore considérer que les homosexuels ne puissent pas les même droits que tout le monde ? Pourquoi devraient-ils se battre et prouver que, oui, ils sont bien capables d'élever un enfant alors que de l'autre côté on ne demande rien aux hétérosexuels ? Parce que bon, des enfants qui grandissent dans des familles hétérosexuelles avec des parents mariés (on va prendre ""l'idéal type"", hein...), ça n'évite en rien les problèmes (violence, alcool, dépression, inceste, problèmes d'argent, etc).
Et nier une réalité sociale (familles recomposées, monoparentalité, homoparentalité, etc), je trouve que c'est marcher sur la tête. On ne peut pas être défavorable à tout ça. Ca existe. C'est tout. On peut juste souhaiter pour soi-même, pour ses enfants tel "parcours". Mais vouloir renier tout une partie de la société, ce n'est pas possible.
Modifié par Leech 07/01/2012 à 12h44.
|
| |
07/01/2012, 15h18
|
#133 | | 42
Par ici depuis August 2007
3 067 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 538
1 986 Big Up ! reçus dans 498 posts
| Citation:
Posté par Patira Je ne pense pas que ma vision de la famille soit "idéale", mais juste "naturelle" (toujours dans le même sens, soit, pas dans le sens de "normalité" ou "commune" ou "meilleure"), ensuite, j'aimerais qu'il y ait plus de recherches psychologiques et de psychiatres publiées sur l'homoparentalité, la monoparentalité et la séparation des parents sur la construction d'un enfant, les fragilités qu'il peut avoir par la suite, les difficultés ou facilités qu'il peut rencontrer. Il me paraîtrait logique qu'un enfant élevé par un seul parent soit plus fragile ou ait plus de difficultés à se positionner sur ce qu'il est, ou à développer des relations avec les autres, n'ayant pas les repères sur l'autre sexe. En effet, les repères ne se fondent pas SEULEMENT sur un parent, mais vu l'importance affective et même quotidienne d'un parent dans la vie de l'enfant, peut-il, en étant absent, être présent dans les repères de l'enfant, est-il un bien? Je n'insinue pas qu'un enfant avec un seul parent ou issus de parents homosexuels soit VOUE à être déconstruit/plus fragile/malheureux/etc. Seulement... Ce débat me touche, et me questionne...
En fait, si c'est une opinion, c'est avant tout un questionnement. Et pour l'instant, mon propos général je trouve est plutôt défavorable à la légalisation de l'homoparentalité, tout comme à la monoparentalité et aux familles déstructurées en général, mais est complètement favorable à la parentalité et demande une réflexion sur l'individu, la famille et les relations, la construction d'un être humain et de son psychisme, avant de pouvoir se prononcer vraiment pour ou contre. | Seulement... ? A mon sens, tu l'insinues tout de même un peu (:
En fait, et pardon par avance d'utiliser des mots crûs, mais je trouve ton propos vaguement liberticide sur le fond. Voire même, profondément liberticide.
Si je suis ton raisonnement, en le poussant un peu, ne seraient autorisées à avoir des enfants que les personnes dont les études prouvent qu'elles offriront un développement optimal à l'enfant. C'est bien ça ? L'objectif, c'est d'écarter tout risque pour le bien-être psychologique de l'enfant ?
Eh bien dans ce cas-là, on peut aller très loin : pourquoi s'arrêter aux homosexuels et aux personnes divorcées ?
- interdire aux personnes ayant des boulots prenants/chronophages de faire des enfants : bah vui, ils ne sont jamais à la maison, et ne pourront de ce fait pas jouer leur rôle de "repère" ;
- interdire aux plus pauvres d'avoir des enfants (parce qu'il y a de grandes chances qu'ils n'aient pas le même accès à la culture, les mêmes conditions d'études, etc. que ceux des familles plus aisées) ;
- vérifier les antécédents judiciaires des parents ;
- vérifier les antécédents médicaux, aussi ;
- faire vérifier que la maison est bien 'baby-proof" (pour cela, je préconiserait l'envoi d'un inspecteur dans chaque lieu que l'enfant sera amené à fréquenter : logement de la famille, mais aussi des grands-parents, des amis proches, etc.) ;
- et tant qu'à faire, n'autoriser que les gens a minima moyennement beaux à se reproduire : la laideur est un handicap social important, il serait criminel de faire subir cela à un gamin.
Certes, j'exagère, je grossis le trait, je caricature : mais pourtant, le raisonnement est identique au tien. Si vouloir un enfant n'est pas une condition suffisante pour avoir le droit d'en avoir un, alors quelles sont ces conditions ? Qui doit les fixer ? Et qui vérifiera qu'elles sont remplies ?
Non, vraiment, tout cela me paraît bien effrayant...
__________________ Hippies.They're everywhere. They wanna save the earth, but all they do is smoke pot and smell bad. Eric C.
Modifié par Malaussène 07/01/2012 à 15h32.
|
| |
07/01/2012, 17h06
|
#134 | | I won't let you murder it
Par ici depuis January 2010
177 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 50
133 Big Up ! reçus dans 65 posts
| Citation:
Posté par Malaussène Seulement... ? A mon sens, tu l'insinues tout de même un peu (:
En fait, et pardon par avance d'utiliser des mots crûs, mais je trouve ton propos vaguement liberticide sur le fond. Voire même, profondément liberticide.
Si je suis ton raisonnement, en le poussant un peu, ne seraient autorisées à avoir des enfants que les personnes dont les études prouvent qu'elles offriront un développement optimal à l'enfant. C'est bien ça ? L'objectif, c'est d'écarter tout risque pour le bien-être psychologique de l'enfant ?
Eh bien dans ce cas-là, on peut aller très loin : pourquoi s'arrêter aux homosexuels et aux personnes divorcées ?
- interdire aux personnes ayant des boulots prenants/chronophages de faire des enfants : bah vui, ils ne sont jamais à la maison, et ne pourront de ce fait pas jouer leur rôle de "repère" ;
- interdire aux plus pauvres d'avoir des enfants (parce qu'il y a de grandes chances qu'ils n'aient pas le même accès à la culture, les mêmes conditions d'études, etc. que ceux des familles plus aisées) ;
- vérifier les antécédents judiciaires des parents ;
- vérifier les antécédents médicaux, aussi ;
- faire vérifier que la maison est bien 'baby-proof" (pour cela, je préconiserait l'envoi d'un inspecteur dans chaque lieu que l'enfant sera amené à fréquenter : logement de la famille, mais aussi des grands-parents, des amis proches, etc.) ;
- et tant qu'à faire, n'autoriser que les gens a minima moyennement beaux à se reproduire : la laideur est un handicap social important, il serait criminel de faire subir cela à un gamin.
Certes, j'exagère, je grossis le trait, je caricature : mais pourtant, le raisonnement est identique au tien. Si vouloir un enfant n'est pas une condition suffisante pour avoir le droit d'en avoir un, alors quelles sont ces conditions ? Qui doit les fixer ? Et qui vérifiera qu'elles sont remplies ?
Non, vraiment, tout cela me paraît bien effrayant... | Ce n'est pas ce que je dis, et tu le sais bien, vu que tu dis toi même que tu caricatures et extrapoles. Je suis navrée si on peut comprendre que je l'insinue et ce n'est pas du tout le cas. Si on a désir, un projet d'avenir, une construction, un désir de devenir parent, de chérir un être, je n'ai aucun soucis. Si on accepte une grossesse, je n'ai aucun soucis. Je ne pense pas que ce soit les mono/homo/hétéro qui soient en faute de quelque façon et je ne remets pas du tout en cause la validité d'un désir pour avoir un enfant.
Comme je le dis, je ne suis pas CONTRE. Je suis défavorable, et surtout sceptique. Parce que je m'interroge sur la réflexion actuelle de la société sur l'enfant, la parentalité, la sexualité, le"droit" etc. Je suis défavorable car je pense, que si on légalise l'homoparentalité maintenant, je pense qu'on ne se sera pas assez posé de questions (et que, en plus, légaliser la parentalité, quelle qu'elle soit, n'a pas de sens pour moi : enfin, la loi est censée être au sujet de ce qui est interdit, la parentalité est un droit naturel de tous). sur l'individu en général, sur la loi et la justice à ce jour, sur l'enfant. Je ne considère pas que l'enfant soit un "dû" individuel. Je considère que le fait de ne pas avoir d'enfant quand on veut fonder un foyer est triste, pour tous, et ne devrait pas exister dans un monde bisounours, et qu'il faut tendre à cela. Je suis contre la sur-légalisation actuelle, où la loi détermine tous les droits, et non pas, ce que l'on n'est pas en droit de faire. C'est là, où je pense que je me suis mal exprimée, ou que j'ai été mal comprise, car, justement, je suis CONTRE une légalisation de l'enfant (toi tu as le droit, pas moi, lui peut-être etc.). Je pense que c'est la société qui devrait réfléchir, pas que la question soit seulement légalise-t-on/légalise-t-on pas. Empêcher quelqu'un, un couple en quête d'amour, de construire, un foyer, c'est selon moi, déplorable. Je pense qu'on devrait séparer les parents entre les parents qui veulent un foyer et le construire, ou qui acceptent ce que ça implique, et les autres. Et encore! Seulement les distinguer d'un point de vue théorique et éphémère, vu que chacun peut évoluer pour devenir un parent.
Ce que ne fait pas la société, et je suis la première à le faire dans le cadre de ce débat.
Ensuite, je te demanderai, de ne pas pousser mon propos, vu qu'il a été mal compris apparemment. Que les enfants, qui pensent que la mort d'un de leurs parents, leur divorce/leurs disputes perpétuelles, leur alcoolisme, leur dépression, l'absence d'un père ou d'une mère a été un BIEN dans leur vie me jette la première pierre. Si plusieurs d'entre vous le reconnaissent, je retirai mon propos (Sauf si vous me sortez du Sartre, qui ne m'a pas l'air d'être un exemple en matière de bonheur  ). Je pense que c'est un moindre mal, mais pas pour autant un bien, même si cela a pu leur apporter beaucoup (maturité, construction, réflexion sur leur personne etc.);
Je suis en questionnement plus qu'autre chose, je le répète encore. Je suis défavorable parce que je pense qu'on "légalise" à tout va sans se poser réellement de questions, sur l'individu, sur les termes que l'on emploi, sur l'enfant, sur la parentalité et sur ce qui a été déjà légaliser. Mon propos est plus un coup de gueule sur la vision, et ce que l'Etat (on?) fait en ce moment : la loi est là pour poser les limites, pas dire ce qu'il y a à l'intérieur. Un parent va dire à un enfant justement, tu n'as pas le droit de voler, plutôt que, tu as le droit d'acheter, non? Je trouve ça insensé que la loi actuelle tende à être ainsi. Enfin, être parent est propre même de la reproduction humaine, sérieusement, c'est un désir qui peut appartenir à chacun!!!!
Je vais juste repréciser quelque chose, par que je pense que cela peut être mal interprété vu ce que tu me dis :
Quand je dis :
"qu'il y ait plus de recherches psychologiques et de psychiatres publiées sur l'homoparentalité, la monoparentalité et la séparation des parents", ce sont des recherches qui pour moi doivent comprendre des recherches sur l'hétéroparentalité ou que les recherches sur l'hétéroparentalité comprennent celles-ci.
Sinon, vraiment, dans l'homoparentalité, je ne vois pas en quoi je pourrais dire que sous prétexte que @ Sinead aime une femme, elle ne pourrait pas fonder un foyer avec elle.
En fait, au vu du débat et des anciennes pages, je crois que je me suis mal exprimée : selon les argumentations qui sont ressorties je serais pour l'homoparentalité, tout comme la parentalité en général. Je trouve juste que sa légalisation est d'un point de vue "réflexion" (je n'ose dire philosophique...) est une aberration comme la légalisation d'un "droit" pareil pour les monoparentales, les hétéroparentales. Donc, si c'est ce que tu voulais dire @ _lilou_ précédemment, alors oui, je suis d'accord avec toi. Je pense qu'on devrait enlever les lois qui déterminent qu'on ne peut avoir qu'un enfant sous certaines conditions.
Je ne vois juste pas en quoi on peut dire que l'absence d'un père, d'une mère, leur alcoolisme ou blablabla peuvent être un bien. Je m'interroge donc sur la portée de cela sur l'enfant, si l'enfant peut ressentir un "manque" en ayant deux mamans ou deux papas, bien qu'il soit entouré de tout l'amour du monde, ou alors, si le "schéma" se pose sans problème, et si ce n'est pas le cas, je ne pense pas que cela "condamne" l'enfant, je pense que juste que ce n'est pas un bien. Je ne pense aucunement que l'enfant devrait être enfermé dans une bulle de verre. Les parents sont aussi des êtres humains, possédant leur histoire, leurs difficultés, etc.
Donc en fait, quand on extrapole et que l'on caricature mon propos, cela donne l'inverse de ce que je pense...
Je te remercie de m'avoir fait comprendre que je m'étais sûrement mal exprimée. Citation:
Posté par Leech A partir de là, comment peut-on encore considérer que les homosexuels ne puissent pas les même droits que tout le monde ? Pourquoi devraient-ils se battre et prouver que, oui, ils sont bien capables d'élever un enfant alors que de l'autre côté on ne demande rien aux hétérosexuels ? Parce que bon, des enfants qui grandissent dans des familles hétérosexuelles avec des parents mariés (on va prendre ""l'idéal type"", hein...), ça n'évite en rien les problèmes (violence, alcool, dépression, inceste, problèmes d'argent, etc).
Et nier une réalité sociale (familles recomposées, monoparentalité, homoparentalité, etc), je trouve que c'est marcher sur la tête. On ne peut pas être défavorable à tout ça. Ca existe. C'est tout. On peut juste souhaiter pour soi-même, pour ses enfants tel "parcours". Mais vouloir renier tout une partie de la société, ce n'est pas possible. | (Je ne sais pas si ce message m'est destiné, mais dans le doute, j'y réponds)
J'ai du vraiment mal m'exprimer pour que plusieurs personnes comprennent de travers.
Pour le premier paragraphe, est-ce que c'est clair avec ce que j'ai dit précédemment?
Pour ce qui est du second, je ne nie pas une réalité. J'y suis défavorable, car sceptique, donc même pas contre. C'est tout. Tu veux dire, que sous prétexte que ce soit une réalité, on doit la cautionner? Un viol toutes les deux heures en France. Dire que je suis contre (parce que là, pour le coup, je ne suis pas du tout sceptique) est-il nier une réalité? Selon Durkheim, "la société réclame chaque année son contingent de suicidés", dire que je suis contre le suicide signifie-t-il que je ne puisse pas comprendre que des gens en arrivent à une telle extrémité? Que je nie que certains peuvent arriver à commettre cet acte? Je pense que tu as mal compris ce que je voulais dire, ou alors, que tu extrapoles mon propos, comme je le fais avec le tien avec les analogies douteuses que je viens de faire.
Je m'excuse auprès de celles-ci qui auraient pu mal comprendre ce que je voulais dire, vraiment.
Est-ce limpide maintenant? 
__________________ "Pourquoi ta lettre est-elle amère Pourquoi ta lettre si je t'aime?" Ma marraine, c'est Styx et ma filleule c'est Crocuta |
| |
07/01/2012, 17h28
|
#135 | | Touch-a Touch-a Touch me
Par ici depuis December 2005
10 469 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 6 983
10 704 Big Up ! reçus dans 3 832 posts
| Citation:
Posté par Patira Je m'excuse auprès de celles-ci qui auraient pu mal comprendre ce que je voulais dire, vraiment. Est-ce limpide maintenant?  | Sincèrement, non. Je dois avoir le cerveau grillé par les révisions, mais je n'arrive pas à cerner ta position, tes arguments, où tu veux en venir. Je sais pas si je lis mal, mais j'ai l'impression de lire des incohérences aussi.
Déjà, je ne vois pas la différence entre "contre" et "défavorable" (défavorable pour moi c'est ne pas être favorable, donc ne pas être pour, donc être contre. Mais bon, j'peux me planter). Ensuite, tu dis ne pas être favorable, mais de l'autre tu dis Citation: |
Sinon, vraiment, dans l'homoparentalité, je ne vois pas en quoi je pourrais dire que sous prétexte que @Sinead aime une femme, elle ne pourrait pas fonder un foyer avec elle.
| En fait, je sais pas... Je n'arrive vraiment pas à cerner quelle est précisément ta problématique. |
| |
— Ont offert un Big up ! à ce post
: KitKat's (07/01/2012)
07/01/2012, 17h54
|
#136 | | You stalking to me ?
Par ici depuis November 2011
544 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 774
2 191 Big Up ! reçus dans 388 posts
| Citation:
Posté par Leech Déjà, je ne vois pas la différence entre "contre" et "défavorable" (défavorable pour moi c'est ne pas être favorable, donc ne pas être pour, donc être contre. Mais bon, j'peux me planter). | Je ne sais pas si c'est ce qu'elle a voulu dire, mais je comprends qu'on puisse être défavorable à quelque chose mais pas contre.
D'un point de vue personnel, je suis défavorable à la gestation pour autrui (le système des mères porteuses) parce que je pense que cela peut entraîner des dérives dangereuses, même avec une législation adaptée. Et également parce que le fait de vouloir à tout prix associer la biologie et le fait d'être parent me laisse perplexe, dans la mesure où dans un couple homosexuel (ou hétérosexuel stérile), seule une des deux personnes du couple pourra transmettre ses gènes.
Mais je ne suis pas "contre" : je ne m'oppose pas à ce que ce soit autorisé, je n'empêcherai personne de le faire, je ne revendique pas contre, je ne serai pas indisposée si c'est autorisé : dans la mesure où ça rend les gens heureux et où ça ne me touche pas personnellement, je ne me permettrais absolument pas d'empêcher que ça se réalise. Je n'estime pas avoir le droit de limiter les libertés des gens, surtout dans des domaines aussi complexes que le mariage, la famille, le fait d'être parent.
ça ne m'empêche pas d'y être défavorable (je n'y aurais pas recours si j'étais stérile et que je voulais un enfant, par exemple). |
| |
07/01/2012, 18h11
|
#137 | | owlishly awesome
Par ici depuis May 2009
195 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 179
269 Big Up ! reçus dans 81 posts
| @ Patira : Dis moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que tout ce qui ressort de ton propos c'est une certaine peur que l'enfant soit gêné dans son développement (intellectuel et psychique) à cause de la situation familiale inhabituelle dans laquelle il se trouverais ?
Et tu étends ton raisonnement à toutes les situations qui selon toi sortent d'une "normalité bénéfique" ?
N'hésite pas à me corriger mais c'est ce que je ressens quand je te lis.
Du coup, question sincère : sur quels critères tu te bases pour définir cette "normalité bénéfique" ?
Je voudrais pas la jouer vieille cynique mais la structure familiale "classique" genre papa maman trois gamins et un labrador dans le jardin a fournit des enfants tout à fait épanouis certes, mais aussi des enfants perturbés, mal dans leur peau, qui ont fait des adultes marginalisés par la société idéale décrite si dessus.
Interdire à des familles homo ou monoparentales d'avoir des gamins est donc un principe de précaution idiot puisque même la "normalité bénéfique" produit des ratés.
Donc personne ne devrait faire de gamins, de peur de voir leur développement influencé dans le mauvais sens (et d'ailleurs c'est quoi le mauvais sens ?)...
En poussant la refléxion que m'inspire tes posts, voilà ce à quoi j'aboutis : personne ne devrait faire de gosses. Ce qui est absurde. |
| |
07/01/2012, 18h12
|
#138 | | Touch-a Touch-a Touch me
Par ici depuis December 2005
10 469 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 6 983
10 704 Big Up ! reçus dans 3 832 posts
| @ Sword
Ok, je comprends mieux la nuance entre les 2 termes  . Merci. |
| |
07/01/2012, 18h26
|
#139 | | 42
Par ici depuis August 2007
3 067 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 538
1 986 Big Up ! reçus dans 498 posts
| @ Patira : en fait je crois que l'incompréhension provient du terme "légaliser". Moi je l'entendais comme "rendre légal ce qui aujourd'hui est illégal, interdit". Il ne s'agit donc pas de réglementer, mais au contraire de lever une barrière juridique.
Il me semble que quand tu dis que tu es contre le fait de légaliser la parentalité, en revanche, tu veux dire "faire des lois à ce sujet" (pour ma part, j'aurais utilisé alors le terme "légiférer").
Et dans ce cas, nous sommes plutôt d'accord : que la loi se mêle de dire qui a le droit et qui n'a pas le droit d'avoir d'enfants, c'est également quelque chose que je n'accepte pas.
__________________ Hippies.They're everywhere. They wanna save the earth, but all they do is smoke pot and smell bad. Eric C. |
| |
07/01/2012, 19h44
|
#140 | | Avaleuse de livres
Par ici depuis July 2010
2 153 contributions de haut vol
Big Up ! offerts: 3 543
6 794 Big Up ! reçus dans 1 856 posts
| Je comprends peut-être mal les propos de @Patira (elle me corrigera si je me trompe), mais si j'ai bien saisi, ce qui l'ennuie, c'est qu'on en vienne à penser que légaliser le droit des homos à avoir des enfants, revient (au même titre que lorsqu'une mère élève seule son enfant, ou un père, ou dans le cas de familles recomposées une, deux, dix fois) à accepter qu'un enfant tombe dans un milieu où il ne sera pas forcément malheureux.
Comme je l'ai dit dans un précédent post, je comprends ce point de vue pour toute une série de raison. D'abord, il y a ce que la société nous renvoie depuis longtemps : la famille "normale" (même si rare dans les faits actuels) comprenant : papa, maman, x gamins, un chat, un chien et une voiture familiale. Des études ont montré l'importance du père, ou si ce n'est d'un père, d'une image paternelle pour un enfant. Je comprends donc qu'on s'interroge.
(même si à mon sens, avoir des référents masculins dans l'entourage me semble bien suffisant)
Je crois que je pourrais en venir aux mains avec une personne qui refuserait aux homosexuels le droit d'avoir des enfants. Mais je comprends qu'on souhaite pour son enfant, la meilleure base qui soit. A l'heure actuelle, l'enfant d'homos aura peut-être (je sais que dans certains cas/milieux, ça n'est pas le cas, au vu d'expériences perso) la vie plus difficile lorsqu'il sera confronté à la méchanceté des enfants. Peut-être qu'il manquera d'un père/d'une mèren, peut-être qu'en cas de multi-séparations, il se perdra au milieu de ses huit mamans ou douze papas.
Mais ces situations sont aussi vécues par un tas d'enfants d'hétéros. On ne prévoit pas le décès d'un père, l'alcoolisme d'une mère, la mort de frères et soeurs, les insultes de la part des autres enfants, les séparations, les divorces ou la violence. Ces situations existent chez les hétéros, au même titre que chez les homos. Sur cette base, je me refuse à ce que mon idée de la famille naturelle, idéale (papa-maman-enfants-jolie maison-animaux de compagnie) ne vienne parasiter les rêves et désirs d'autrui. Je peux souhaiter que mes enfants vivent la famille Ricoré, et reconnaître en même temps qu'un enfant issu d'un couple lesbien soit à quinze ans parfaitement équilibré entre ses 4 mamans (si séparation), et finalement, aussi heureux que j'ai pu l'être, moi qui suis issue de la famille que j'imagine idéale.
Sinon, @Malaussène a raison (bien sûr elle caricature et extrapole) : retirons la garde à tous les parents malades, dépressifs, alcooliques, aux divorcés, aux amoureux instables..
Fonder une famille doit rester une liberté et pouvoir être un choix. Me poser en juge et l'interdire alors que j'ai toutes les chances de mon côté (aucun obstacle à abattre quand on est fertile et hétéro), c'est absurde et plutôt cruel.
__________________ On aura toujours raison de l'ouvrir. |
| | | Outils de la discussion | | | | Modes d'affichage | Mode linéaire |
Règles de messages
| Tu ne peux pas ouvrir un nouveau sujet Tu ne peux pas poster de réponses Tu ne peux pas joindre de fichiers Tu ne peux pas éditer tes messages Impossible d'utiliser le code HTML : non | | | Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 16h04. | |