05/06/2010, 20h27
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#21 | | Guest | Citation:
Posté par -Cassis
Mais je pense simplement que seul la façon dont on mène notre vie peut changer le cours des choses. Et je déteste cette soumission bête et idiote a la loi, qui veut qu'on ne fasse rien de nous-même mais qu'on respecte une loi. Je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais je pense que la meilleure loi qu'on puisse suivre c'est celle qu'on s'impose a soi-même, pas celle décidée par d'autres parce que nous avions la flemme de nous prendre en main.
En plus, cette attitude favorisée par le vote renforce, selon moi, le nombre de vote idiots. Car pour me "donner une loi personnelle" je dois bien sûr avoir une attitude morale, ou disons, je pense que quand on est assez courageux pour être intègre, on l'est aussi assez pour mettre de côté toute pulsion haineuse. Or, les votes, parce qu'ils ne favorisent pas cette recherche d'un idéal personnel, a la faveur d'un "idéal commun" décidé par des données bien plus économiques que morales, ont tendance a renforcer le nombre de vote strictement haineux / pulsionnels.
C'est très brouillon mais pour ma part je pense qu'il faudra que beaucoup de temps passe et que je devienne très lassée / désillusionnée sur mes propres capacités avant que je puisse voter. |
Je crois que je comprends ce que tu veux dire.. Et je pense que si je ne peux pas l'appliquer à moi-même, c'est parce que.. Je ne pourrais pas m'empêcher de me reprocher de n'avoir pas voté en voyant des résultats qui ne me plaisent pas. Lorsque je vois la droite gagner du terrain, je deviens à moitié dingue. Du coup, si je ne vote pas (enfin, vote blanc, ne pas voter ici, c'est une fameuse amende dans les dents !), l'idée de donner mon vote à la majorité m'est insupportable. Ne pas voter est encore moins responsable, non ?
(si c'est trop HS, j'arrête !) Citation:
Posté par Helsinki Ah, mais je trouve que tout pas est déjà bien. Je trouve que ce que tu fais est bien, _lilou_ ; c'est plus que la majorité. | Je ne dis pas que tu le reproches, c'était simplement un constat ambiant 
Je me dis simplement que pour faire avancer les choses, il est nécessaire que le plus grand nombre agisse. Or, le plus grand nombre ne se sent pas forcément concerné.. Du coup, je suis plutôt pour l'encouragement à de toutes petites actions (au final anodines sur notre comportement général), qu'à de grands chamboulements dans la vie de quelques rares personnes.
(maintenant, c'est à nouveau partir de l'idée que les gens ne sont pas concernés/sont pessimistes/résignés et sur ça, je me plante peut-être totalement !) | |
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05/06/2010, 21h03
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#22 | | Amaaazing !! | J'adore les revues et magazines mais je ne les achète jamais. Bien que passionnants ils sont trop ephemères > je vais les lire à la bibli municipale.
Pour les cosmétiques, je n'achète jamais à l'aveugle et je déteste gaspiller des sous dans un domaine aussi futile.
Je regarde les nombreuses critiques faites sur beauté-test.com, qui répertorie tous les cosmétiques.
Et comme ça je suis sure de trouver le meilleur rapport qualité prix, ce qui me convient le mieux et de pas tomber dans de la publicité mensongère !
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And may the force be with you...forevaaaa |
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06/06/2010, 10h20
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#23 | | en construction... | Citation:
Posté par _lilou_ Un exemple tout bête : on tente de nous donner l'envie d'acheter bio/d'achter local. L'idée est vraiment bonne, et je suis tout à fait en accord avec le principe de ne pas utiliser des miliers d'avions pour manger ce qu'on peut parfaitement produire chez nous.. Mais dans les faits, si tu veux acheter des fraises bio/locales, tu paies ton ravier 6 euros. Si tu manges les fraises espagnoles, tu paies deux euros.. Le choix est souvent vite fait. D'un, pour le budget (qui, dans la population peut se permettre ce genre de dépenses permanentes ?) et de deux, parce que pour le coup, ça semble absurde.. | Pour moi l'idée serait justement d'acheter moins souvent des fraises ou tout autre "objet plaisir", mais de le déguster. Ce ne serait donc pas une dépense permanente. Quand aux moyens d'assumer financièrement ces choix, je pense que l'on peut très bien les avoir, tout dépend quels foyers de dépenses on souhaite privilégier. (Je suis peut-être idéaliste mais pour l'instant en vivant seule sans aide sociale, je dépense 600 € par mois tout compris. Et vu que je gagne tout de même le SMIC, j'ai l'impression de vivre confortablement sans me priver et en ayant la satisfaction de mettre de l'argent de côté pour mes projets futurs.)
__________________ Le feu court sur le chemin de ma vie
Je voudrais brûler de vivre
mais le feu détruit ma vie.
Modifié par missMM 06/06/2010 à 12h30.
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06/06/2010, 13h16
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#24 | | Guest | Je ne sais pas si ça existe dans d'autres villes/pays, mais à Berlin il y a une petite dizaine de "magasins anticapitalistes" et comme je fais un exposé sur ce sujet en ce moment, je peux expliquer un peu le principe que je trouve très intéressant. En gros, c'est un endroit (je trouve le terme magasin très mal approprié dans ce cas mais bon, au fond c'est quand même un "magasin", un endroit où des choses sont emmagasinées) où on peut ramener des choses dont on n'a plus besoin mais qui sont encore en bon état et les autres gens peuvent les prendre, gratuitement. Ce n'est pas de l'échange, car ce serait alors encore une logique capitaliste : je donne, donc je peux prendre. On peut se contenter de ramener des choses, ou alors de prendre ; ce sont en majorité des livres, des vêtements et des outils.
Sinon, il existe aussi une variante de ces "magasins gratuits" (Umsonstladen en allemand) : les "magasins de prêts", où on emprunte simplement ce dont on a besoin (genre une perceuse) et on le ramène ensuite. Ben oui, acheter une perceuse pour percer un unique trou, c'est un peu de l'argent jeté par les fenêtres. | |
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06/06/2010, 16h23
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#25 | | Guest | Citation:
Posté par missMM Pour moi l'idée serait justement d'acheter moins souvent des fraises ou tout autre "objet plaisir", mais de le déguster. Ce ne serait donc pas une dépense permanente. Quand aux moyens d'assumer financièrement ces choix, je pense que l'on peut très bien les avoir, tout dépend quels foyers de dépenses on souhaite privilégier. (Je suis peut-être idéaliste mais pour l'instant en vivant seule sans aide sociale, je dépense 600 € par mois tout compris. Et vu que je gagne tout de même le SMIC, j'ai l'impression de vivre confortablement sans me priver et en ayant la satisfaction de mettre de l'argent de côté pour mes projets futurs.) | C'est envisageable lorsqu'on vit (même de façon modeste) en ayant des revenus qui dépassent un certain seuil, malgré tout. Quand on sait que 20 pour cent (+-) de la population vit sous le seuil légal de la pauvreté (qui est en Belgique fixé aux alentours de 860 euros pour un isolé, et 1800 euros pour un foyer de 4 personnes), ce n'est pas réalisable. Et sur ce coup là, je ne crois pas être pessimiste, seulement réaliste. Je serais bien incapable de blâmer une famille vivant sous ce seuil de déguster des fraises bon marché plutôt que chères. Tout comme je trouve naturel de me conduire de la sorte lorsque j'ai le choix. Je n'en connais peut-être pas assez, mais il me reste l'idée que.. le consommateur se fait avoir sur ce plan là. Peut-être que la "mode" bio se fait de gros sous là dessus ? (je n'en sais absolument rien, je me demande si quelqu'un ici en sait plus..?) A l'heure actuelle, le choix de vivre bio et/ou équitable est encore un privilège. ( privilège au sens large, comme tu le dis, avec le smic, ça peut être envisageable apparemment, même si à mon avis, ça ne l'est que pour certains postes.. te serait-il possible de vivre en respectant une idéologie de ce type, appliquée à tous les domaines de ta vie ?) Citation:
Posté par Lio. Je ne sais pas si ça existe dans d'autres villes/pays, mais à Berlin il y a une petite dizaine de "magasins anticapitalistes" et comme je fais un exposé sur ce sujet en ce moment, je peux expliquer un peu le principe que je trouve très intéressant. En gros, c'est un endroit (je trouve le terme magasin très mal approprié dans ce cas mais bon, au fond c'est quand même un "magasin", un endroit où des choses sont emmagasinées) où on peut ramener des choses dont on n'a plus besoin mais qui sont encore en bon état et les autres gens peuvent les prendre, gratuitement. Ce n'est pas de l'échange, car ce serait alors encore une logique capitaliste : je donne, donc je peux prendre. On peut se contenter de ramener des choses, ou alors de prendre ; ce sont en majorité des livres, des vêtements et des outils. | Cela fonctionne sans débordements ? Visent-ils une frange particulière de la population, ou s'adressent-ils à tous ? J'aimerais en savoir plus  | |
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06/06/2010, 18h09
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#26 | | | Rah les filles, tout ce que vous dites me fait réfléchir, me donne envie d'agir. Bon. Là je suis chez mes parents, donc c'est pas moi qui gère le gros du budget. Mais je suis contente, car chez nous, on ne dépense pas tellement.
Mais c'est vrai que je trouve que je consomme trop. Je veux trop tout avoir : films, musique, livres. C'est affolant, limite ma drogue perso.
Côté politique, je dissocie totalement. Car pour moi la politique n'améliorera jamais tout à fait cela. Les associations, j'aimerais beaucoup participer, y mettre du mien, mais je ne sais pas laquelle choisir, la plus "fiable". Ce que j'aimerais le plus je crois, c'est mettre "la main à la pâte". Comment ? Pour le moment je quitte mon cocon, mais j'ai envie d'"agir". Et j'essayerai d'agir !
__________________ Quand je pense à tous les livresqu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard |
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06/06/2010, 18h20
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#27 | | en construction... | Citation:
Posté par _lilou_ C'est envisageable lorsqu'on vit (même de façon modeste) en ayant des revenus qui dépassent un certain seuil, malgré tout. Quand on sait que 20 pour cent (+-) de la population vit sous le seuil légal de la pauvreté (qui est en Belgique fixé aux alentours de 860 euros pour un isolé, et 1800 euros pour un foyer de 4 personnes), ce n'est pas réalisable. Et sur ce coup là, je ne crois pas être pessimiste, seulement réaliste. Je serais bien incapable de blâmer une famille vivant sous ce seuil de déguster des fraises bon marché plutôt que chères. A l'heure actuelle, le choix de vivre bio et/ou équitable est encore un privilège. ( privilège au sens large, comme tu le dis, avec le smic, ça peut être envisageable apparemment, même si à mon avis, ça ne l'est que pour certains postes.. te serait-il possible de vivre en respectant une idéologie de ce type, appliquée à tous les domaines de ta vie ?) | Évidemment quand on est dans la misère, il est préférable de privilégier les prix plus économiques.
Et pour répondre à ta question personnelle : je ne sais pas, je ne consomme pas particulièrement bio, pas tout, pas tout le temps et mon idéal n'est d'ailleurs pas nécessairement le bio mais plutôt le local et l'humain, le contact direct. Mais je pratique assez peu J'achète mes fruits et légumes au marché et non au producteur. Pour le reste (vêtements, transports par exemple), on ne peut évidemment pas être irréprochable, ce n'est d'ailleurs pas le but, seulement raisonnable. Et pour ce qui est des petits budgets (le smic par exemple), je considère que c'est bien suffisant pour une personne seule, mais je suis bien d'accord que pour un couple avec enfants, cela doit être beaucoup beaucoup plus difficile. Mais l'argent ne doit pas empêcher d'avoir un idéal, seulement de la mettre en pratique.
Edit : Pour les questions de budget, j'exclue la vie en région parisienne. Je suppose que pour le coup, cela doit être vraiment très difficile.
__________________ Le feu court sur le chemin de ma vie
Je voudrais brûler de vivre
mais le feu détruit ma vie.
Modifié par missMM 06/06/2010 à 21h13.
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06/06/2010, 21h47
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#28 | | Guest | Citation:
Posté par _lilou_ Cela fonctionne sans débordements ? Visent-ils une frange particulière de la population, ou s'adressent-ils à tous ? J'aimerais en savoir plus  | A priori oui, en tout cas les gens que j'ai "interviewés" ne m'ont pas parlé de problèmes avec les clients. Et les magasins que j'ai vus sont tous plutôt bien fournis. Après il y a certaines règles, par exemple on n'a pas le droit d'emmener plus de cinq choses par visite. Ceci dit, beaucoup ont des problèmes de financement, il y a souvent des systèmes de parrainage et de don mais ils manquent plus ou moins tous d'argent.
Cela s'adresse à toute la population, pas seulement aux "pauvres". Ce n'est pas du social en fait, c'est plus une critique du capitalisme, de l'utilitarisme, du fait de jeter tout ce dont on n'a plus besoin, etc. | |
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07/06/2010, 01h15
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#29 | | Roule une pelle à la vie | Le plus gros frein que je vois à la consommation ethique, bio et compagnie c'est l'argent. Beaucoup disent que ce n'est que quelques euros en plus mais quand vous êtes plusieurs quelques euros multiplier par le nombre de personnes sur un an ça donne des sommes conséquentes. Et je ne culpabilise pas du tout de consommer ou sur-consommer ça ne me rend pas plus heureuse mais ça rend la vie tellement plus pratique et ce qui aurait tendance à me souler ce sont toutes ces leçons moralistes sur LA bonne façon de consommer, chacun est encore libre de faire ce qu'il veut. D'un côté je ne me sens pas aussi trés touché parcque je ne consomme pas pour consommer (mon côté radine me l'empêche) à partir du moment ou je ne vois pas l'utilité d'un objet je ne le prend pas. |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Pause Café (07/06/2010)
07/06/2010, 10h07
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#30 | | 0 1 1 2 3 5 8 13 21 34 | Citation:
Posté par Lamina Le plus gros frein que je vois à la consommation ethique, bio et compagnie c'est l'argent. Beaucoup disent que ce n'est que quelques euros en plus mais quand vous êtes plusieurs quelques euros multiplier par le nombre de personnes sur un an ça donne des sommes conséquentes. Et je ne culpabilise pas du tout de consommer ou sur-consommer ça ne me rend pas plus heureuse mais ça rend la vie tellement plus pratique et ce qui aurait tendance à me souler ce sont toutes ces leçons moralistes sur LA bonne façon de consommer, chacun est encore libre de faire ce qu'il veut. D'un côté je ne me sens pas aussi trés touché parcque je ne consomme pas pour consommer (mon côté radine me l'empêche) à partir du moment ou je ne vois pas l'utilité d'un objet je ne le prend pas. | Tout pareil. Mon petit budget m'empêche de toute façon d'acheter bio ou éthique. J'ai déjà du mal à joindre les deux bouts en achetant la bouffe la moins chère possible... Il est vrai que je n'achète jamais de légumes, mes grands-parents me donnent des légumes de leur potager, mais c'est plus pour des raisons économiques que pour consommer moins.
Mais je pense consommer relativement "intelligemment", c'est à dire que je n'achète que ce dont j'ai besoin, mais là encore c'est parce que c'est tout ce que me permet mon budget. |
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07/06/2010, 10h13
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#31 | | Caroline Ingalls EcriveuZ madmoiZelle | Je rejoins totalement Artefact dans son discours sur le bio. Pour moi les appellations "bio" et "équitable" c'est juste le garant de la bonne conscience mais ça ne lutte certainement pas contre le capitalisme. Je trouve même que c'est une grande hypocrisie et au final, un moyen de justifier de sa bonne morale.
J'ai lu toutes les dernières réponses avec attention et je remarque toujours que ce qui revient le plus c'est cette culpabilité. Je trouve ça dingue qu'il y ait cette pression ambiante. Qui a insufflé les règles de cette bonne morale qui vise à acheter bio, à agir écolo et être responsable (mais responsable de quoi fialement?) ? C'est un peu le système de l'élastique que nous jouent les médias de masse, créer le besoin par l'envie via la publicité et la condamner par la même occasion.
D'ailleurs on a parlé du budget de la consommation "responsable" et c'est horrible comme constat, condamner de mauvais comportement une tranche de la population qui n'a pas les moyens d'acheter autrement et mais ne leur proposer à l'achat que ce qu'on méprise. Je trouve ça limite sadique comme système, on cherche a ce que chacun ressente sur ses petites épaules le poids de la misère du monde. Nous somme en permanence coupables comme au temps de l'Eglise souveraine où le prêtre du village remontait chaque dimanche les bretelles de ses brebis pécheresses.
Personnelement, concernant le domaine des produits quotidiens, je consomme d'une certaine façon que je trouve plutôt cohérente avec mes idées mais je l'ai dit, j'ai la chance de vivre dans un environnement qui me le permet. J'en suis ravie, mais le jour où je retournerai vivre en ville, je sais que ça risque d'être différent, j'essaierai de faire avec ce qui m'entoure, mais je ne qui pas responsables des moyens qui sont mis à ma disposition.
Ce qu'a soulevé Mabel, au sujet du travail est intéressant. Je m'implique beaucoup (même un peu trop) dans mon travail car j'appartiens à une toute petite entreprise, dans une énorme structure ou un groupe internationnal je ne me suis jamais posé la question du comportement que j'adopterais. Mais je pense que je le vivrai mal également. |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Elene Owlwool :
: Mindfulista (07/06/2010), missMM (07/06/2010)
07/06/2010, 11h02
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#32 | | Penistration Crew EcriveuZ madmoiZelle | Il y a quelques années j'étais dans une logique de culpabilisation - je me forçais à ne pas acheter certaines choses parce que je ne cautionnais pas ce que je voyais des démarches qu'il y avait derrière, même si j'en avais envie. Je pense notamment aux vêtements. Aujourd'hui, c'est simple je n'en ai plus envie du tout, je me suis libérée de la culpabilité. Je ne partage pas les valeurs du mass market, donc je m'en tiens éloignée, de façon naturelle et évidente, puisque ce décalage provoque une indifférence totale. Et pas uniquement sur le plan social ou environnemental, également éthique au sens large, y compris éthique de création, état d'esprit, logique d'entreprise, ça ne me plaît pas, ça ne me parle pas, je ne suis pas intéressée; ça ne veut pas dire que je jette la pierre à ceux qui achètent chez H&M ou Zadig&Voltaire. Chacun ses valeurs, c'est con à dire mais on ne peut pas calquer un raisonnement sur sa propre matrice de pensée, c'est réducteur et égocentrique.
Quand j'achète des légumes bio du marché du coin, c'est surtout parce que je trouve que ceux du supermarché ont une tête bizarre, et que même si je ne crois pas que l'agriculture traditionnelle peut être suffisante à grande échelle, je pense néanmoins que ça vaut le coup de ne pas l'éradiquer donc tant que j'en ai les moyens je la soutiens; ça ne m'empêche pas d'acheter aussi des légumes qui brillent chez Franprix. Pareil pour l'élevage, sauf que là c'est carrément du dégoût, mais là encore c'est un ressenti intérieur. Si j'essaie régulièrement d'éviter les choses transformées par l'industrie agro-alimentaire, c'est surtout parce que je suis un peu effrayée par ce qu'il y a dedans, c'est totalement égoïste.
On parle beaucoup de culpabilité depuis tout à l'heure, mais je pense qu'il ne faut pas la confondre avec le fait d'attacher de l'importance à ce qu'il y a derrière le produit. Ne pas penser le produit comme finalité, comme bien de consommation exclusivement, mais comme produit justement, produit de quelque chose, par quelque chose, c'est une clef d'entrée possible (au même titre qu'une réflexion partant du besoin par exemple) qui permet de considérer le produit selon des critères différents, qui donne donc lieu à une attitude différente - étant donné que c'est une réflexion personnelle, ces critères ne sont pas universels et l'attitude qui en découle non plus.
C'est ça qui me dégoutte aussi dans les stratégies marketing bio/équitable/écolo. C'est d'une superficialité sans honte, et ça entretient le mécanisme de culpabilité qui finalement est malsain puisqu'il ne s'agit pas d'une clef d'entrée mais d'un dogme.
__________________ Killer clean been a racecar on the skyway down
I've been shown these wrong ways that I now own
I now own all these wrong ways that I've been shown |
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07/06/2010, 15h32
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#33 | | Fire Girl | Ce topic est très intéressant ! Je vais essayer de développer.
Les gens me disent souvent que je suis une grande naïve de la consommation "technique" on va dire. A part au niveau de l'informatique (c'est à dire PC uniquement), je ne vois pas l'utilité d'avoir mieux. Mon copain a du utiliser de nombreux arguments pour que je vois enfin une logique à acheter une télé plus grande (bon, j'avoue que celle qu'on avait ressemblait à un timbre poste limite en n&b), pareil pour les téléphones ou téléphones portables ou les voitures. Pour moi ça marche, alors pourquoi avoir plus ? Ca déstabilise beaucoup mon copain qui à chaque fois me demande pourquoi je suis comme ça, pourquoi avoir mieux ne me vient pas l'idée. Il dit qu'au niveau des équipements, je me contente du minimum.
Je ne critique pas cette vision, mon copain est très proche des idées de consommer différemment mais pour lui, on touche pas au confort. Il travaille chaque jour pour avoir le droit à ce confort, de pouvoir mieux jouer à la console sans se faire mal aux yeux, d'avoir un canapé plus confortable, un micro-ondes plus perfectionné ... Pour lui c'est du confort, ça soulage la vie et il se lève les matins pour ça.
Je peux comprendre son raisonnement, c'est l'éducation de mes parents qui m'a rendu un peu imperméable à ce genre de choses (et ma vie dans la jungle comme dirait certains lol). J'ai jamais eu de lave-vaisselle avant de vivre avec mon mec par exemple. Et c'est fou, mais c'est vrai que ça change quand même la vie.
Du coup, j'ai eu différents "niveaux" de consommation. Quand j'étais avec ma mère, nos légumes venaient du marché, on avait peu d'appareils éléctroniques perfectionnés (à part les ordinateurs donc) et elle m'a poussé à acheter mes vêtements en soldes, de fouiner dans les friperies et surtout d'user ce que j'avais sur le dos.
Vivre avec mon copain m'a appris le cycle des saisons des fruits et légumes, ce que mes parents ne connaissaient pas puisqu'ils ont vécu très longtemps hors de la métropole, ils n'ont jamais réussi à imprimer. Bref, mon copain est très à cheval dessus, les fruits et légumes de saison et si possible qui ne viennent pas de loin. Donc vu qu'on est dans le Sud, on prend ce qui vient de France et à la rigueur Italie et Espagne vu que ce n'est pas si loin. Son père a un potager donc on peut être sûr de récupérer pleins pleins de choses de ce côté là. Et lui (et moi du coup, vu qu'il m'a complètement convaincue et que j'adore ça) veut avoir un potager quand on aura une maison. Justement pour ce côté fruits et légumes de saison. Mais ça, c'est plus écolo qu'autre chose.
Pour ce qui est du "reste", je suis pour l'instant moins touché par le consommer autrement. Par exemple ne regarde quasiment jamais d'où viennent mes vêtements, c'est beaucoup trop abstrait pour moi.
Par contre je consomme de la viande, même beaucoup. Et j'adore ça. Et c'est vrai que m'en priver me laisserait un trou dans l'estomac. Sinon j'adore avoir un DVD ou un livre dans les mains, mais qu'ils soient neufs ou d'occaz', après tout ..
Et beaucoup parlent de bio sur ce topic. Ben moi, tout ce tapage autour du bio me rend extrèmement mal à l'aise. C'est vraiment culpabiliser les gens. Le bio coûte cher dans beaucoup d'endroits donc finalement, les ménages dont les fins de mois sont difficiles ne pourront jamais acheter du bio (et même, genre mon couple, on est pas à la rue mais si on commençait à acheter du bio là on le serait) et tout ce battage médiatique autour, je ne trouve pas ça sain. Finalement, c'est toujours les mêmes qui pourront se permettre d'acheter du bio, du responsable.
Ouais bon en fait, big-up à Artefact hein \o/ Qui a tout exprimé intelligemment alors que j'ai mélangé pleins de trucs
Edit : Ah oui, et je viens de penser à un truc (ce post va vraiment ressembler à rien et tout le monde va avoir la confirmation que mon mec c'est ma vie). Depuis que mon mec travaille dans un hotel 4*, je "vois" de plus en plus la différence. Les clients ont des voitures très chères, certains ont trois voitures différentes, la moins chère étant une porsche. Mon copain discute beaucoup avec eux, sans de jalousie vis-à-vis des salaires mais c'est vrai que ça le blase énormément de voir les différences pharaoniques entre leur salaires et le sien. 3000€, ça représente rien pour eux, alors que ça peut faire vivre une famille. Rien que le salaire de la fille du patron. Déjà que l'hôtel de son père tient debout grâce à un miracle de Dieu, c'est une très mauvaise gestionnaire (d'ailleurs, je crains le moment où l'affaire se cassera la figure quand elle reprendra le flambeau), elle ne fait strictement rien de bien pour cette affaire et elle gagne des sommes astronomiques, au black évidemment, pour pouvoir avoir la prime à l'emploi des impôts. Et ça, ça me choque profondément.
Ce sont des différences qui doivent exister, je ne dis pas, mais je suis toujours très étonnée de voir que ces différences sont si importantes et que la richesse est tant étalée. Je dois être naïve et vivre encore un peu dans le monde des bisounours.
__________________ Mais parfois y en a marre, de ce manque de tintamare ! On devrait se lacher, se laisser un peu aller. Mais putain qu'est ce que c'est bon, de perdre la raison ! Don't worry, be happy,
Modifié par Iaoranamoana 07/06/2010 à 15h56.
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07/06/2010, 17h03
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#34 | | Gonflée à l'hélium | Artefact a déjà dit dans les grandes lignes ce que je ressens face aux pseudos-enjeux écologiques/gistes.
Je vais donc tenter de détailler ici la critique socialiste (pas le PS hein) qu'on peut formuler à l'encontre des écolos, partisans de la décroissance, et autres alter/antimondialistes.
1) En premier lieu, le mouvement écologiste prend la partie pour le tout, c'est à dire qu'il relève un symptôme du capitalisme, qui est la dégradation de l'environnement, pour en faire un problème en soi. Or, on ne peut appréhender les atteintes à l'environnement, qu'en allant au bout de l'analyse qui exige qu'on remette le capitalisme dans son ensemble en question. Sauf qu'en les dissociant, on arrive à cette hypocrisie où l'écologie est devenue une mode omniprésente sur les plateaux télés, écartant par là des questions qui nécessitent sans doute plus de courage politique et de c*****s étant donné que c'est le "grand capital" qui contrôle les médias. Si un guignol comme Cohn-Bendit a antenne libre H24 c'est pas pour rien, tandis que les vrais agitateurs n'auront pas une seule minute sur les grandes chaînes.
L'écologie vient donc achever le travail de démolition des grands principes qui ont fait la critique socialiste jusqu'à présent, démolition déjà bien entamée par la social-démocratie, à son tour en effondrement aujourd'hui.
2) On voit dans le thème du développement une faiblesse du socialisme et de l'analyse marxiste alors que ces derniers avaient déjà prévu les problèmes que causeraient le mode de production capitaliste. Justement, c'est ce qui dérange la mouvance écolo, il faut trouver une autre cause que le mode de production qui est trop dangereux à contester.
lls ont ainsi attribué la "destruction de la nature" à la société industrielle, c'est à dire à l'individu, puisque cette société industrielle a pour principale caractéristique le développement de l'individualisme.
3) Je vais ici citer un passage du livre Dialectique de la nature d'Engels :
"" Cependant, ne nous flattons pas trop de nos victoires sur la nature. Chaque victoire a, en premier lieu, les conséquences que nous avons escomptées, mais en second et troisième lieu, elle a des effets tout différents , imprévus, qui ne détruisent que trop souvent ces premières conséquences"".
Ensuite, Engels développe l'idée que nous avons les moyens, par la science et la technique -qui ne sont pas non plus la racine du problème- de limiter l'impact de nos actions sur l'environnement MAIS pas dans le système actuel.
Ca sous-entend clairement l'idée ... attention gros mot ... de révolution. Ce texte date du XIXème siècle, personne n'a donc rien inventé.
4) Ensuite, beaucoup d'autres facteurs vont entrer en jeu. On parle bien ici de repenser entièrement tout ce qui a fait l'économie mais aussi et peut-être surtout la société au niveau national et international.
En effet, comment agir de façon cohérente tant que persistera l'opposition ville/campagne ? tant que divergeront les intérêts des pays développés -contents d'avoir fini leur phase d'industrialisation- et ceux des pays en développement ?
Paradoxalement, ce sont ceux qui sont à l'origine même de l'engrenage -donc les pays et les franges de la population les aisés- qui professent les bonnes leçons et entretiennent leur bonne conscience en même temps qu'ils entretiennent la machine économique. C'est là que réside la perversité du politiquement correct actuel.
Ces clivages que je décris sont à l'origine même de l'inertie des Etats et des individus.
5) Honnêtement, on a parfaitement les moyens de passer au dessus de tout ça ce qui nous en empêche c'est la logique de profit à court terme aggravée par la prépondérance depuis une vingtaine des marchés financiers. Si ce n'est pas rentable de suite, alors aucune innovation ne pourra s'installer dans le délai bref qu'exige l'urgence de la situation.
On l'aura compris, pour moi, il faut agir à la source. Je ne crois pas à l'action individuelle dans son fondement même. Il restera toujours dérisoire face à ce "grand capital" que tu nommes Helsinki car eux, contrairement à ce qu'on est tenté de penser, sont bien organisés et ont déjà adopté la logique internationale en vue de défendre leur propres intérêts.
Là on dévierait sur un autre problème qui est la mondialisation, mais ça montre bien à quel point tout est finalement lié en dépit des énormités professées par les vêêêrts, qui, aberration suprême, osent encore se placer à gauche.
__________________ Dieu ! Le Roy (Heenok) ! Never Complain, Never Explain
Modifié par BlackDream 08/06/2010 à 13h16.
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07/06/2010, 18h15
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#35 | | Guest | Comme j'ai été élevée par ma mère qui est très économe, je le suis devenue lol.
Je tie les déchets.
J'essaie de récupérer des choses.
Je part à la chasse des promotions et prix cassés dans les grandes surfaces. | |
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07/06/2010, 19h37
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#36 | | Guest | Citation:
Posté par Myllenium71 Je part à la chasse des promotions et prix cassés dans les grandes surfaces. | Je suis pas sûre que ça participe tellement du combat contre le capitalisme ça ... Ca me parait plutôt clairement ancré dans le "système"... Et le tri des déchets non plus. | |
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07/06/2010, 22h43
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#37 | | Guest | J'ai l'impression de faire partie intégrante de tout ce système, je suis le stéréotype de LA méchante consommatrice égoïste!
Déjà je bosse dans une banque donc je pars avec un handicap lourd pour lutter contre le capitalisme... Je dépense une fortune en conneries, je vis constamment sur mes découverts alors que j'ai un salaire correct, je consomme énormément que ce soit des objets technologiques, des fringues, cosmétiques ou de la nourriture.
Je ne me refuse rien et ça ne me fait absolument pas culpabiliser, si j'ai envie de me payer des chaussures alors que j'en ai déja acheté 3 paires le mois précédent, je le fais, si j'ai envie de me prendre du foie gras pour mon dîner du soir quand je fais mes courses, je le fais aussi. J'ai la chance de pouvoir le faire et je ne vois pas pourquoi je devrais me restreindre, ça va changer quoi si j'achète des tomates bios à la place de mon foie gras?
Je sais que je fonctionne de manière trèèès égoïste mais j'ai choisi de vivre ma vie de cette manière, en fait je fais ce que j'ai envie et je me moque de ce que les gens pensent. Comme lilou je donne tous les mois à des associations, je ne rate jamais aucune élection et je fais mon devoir de citoyenne très sérieusement, je donne très régulièrement aux gens qui ont besoin. Toutes ces choses plus "éthiques" que mes habitudes de sur-consommation que j'ai cité au départ, je les fais également au feeling. ça peut m'arriver de ne rien donner pendant un mois puis d'être un jour touchée par un discours et de donner 20€. Je ne le fais pas pour me me racheter, je le fais parce que sur le moment c'est ce que j'ai envie de faire.
enfin voilà, c'est peut-être complètement hors-sujet... | |
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08/06/2010, 20h51
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#38 | | Hairless | Euh, je suis peut-être la seule, mais je ne vois pas du tout le rapport entre les produits biologiques et l'idée, on va dire, de décroissance.
Par contre, hors de toute considération écologique, il y a pour moi une vraie différence en tant que consommatrice à acheter des légumes directement dans une coopérative agricole ou des oeufs chez le producteur plutôt que des trucs hydroponiques cultivés par des salariés marocains en Espagne dans des conditions de travail plus que douteuses.
Passer directement du producteur au consommateur, c'est pour moi une façon de court-circuiter les vilains du CAC40 (blague.), et c'est pas forcément plus cher, loin de là.
De même, être végétarienne réduit ma part de consommation, si on considère la pyramide alimentaire et toute l'industrie mise en branle pour produire la nourriture animale, abattre la bête, conditionner la viande....
J'essaie de faire pousser des légumes (mais suis une brêle en jardinage...).
Ensuite, j'achète honnêtement peu de trucs en dehors de vide-greniers ou d'Emmaüs, parce que mes moyens ne me le permettent pas et puis j'en ressens pas le besoin nécessairement.
Et de toutes manières, j'ai l'impression d'être une grosse vendue dès que j'achète un truc inutile, et disons que ce comportement ou mode de pensée est très profondément ancré en moi. (Je finirai en ferme autogérée, ahah...)
Et puis, je trouve aussi qu'à ne pas s'autoriser trop d'achats compulsifs, on est d'autant plus content quand on s'offre quelque chose ou quand on nous fait un cadeau.
__________________ Before I sputter out. |
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21/08/2010, 17h52
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#39 | | gloutonnise. | Et bien moi, je ne citerai pas Engels ou Marx mais une écrivaine québécoise que j'adore. Dans Le bruit des choses vivantes, Elise Turcotte fait dire à son personnage principal, que j'ai toujours cru qu'un cadre mal placé sur un mur participait au désordre de l'univers. Cette phrase m'hante constament, sans doute parce qu'elle correspond à mon ressenti général face à la vie. Je crois que nous sommes tous responsables du monde, que nous en portons tous le poids, et que s'en délester en disant 'oh, que je fasse ceci ou cela ne changera rien' est un comportement un peu lâche. Je vois mal comment on peut se payer le luxe de se foutre de la surconsommation, en fait. Même si oui, tout à fait, c'est vraiment la mode d'être écolo, et qu'on se doute bien que c'est très payant pour les compagnies d'encourager les consommateurs à, par exemple, ne pas utiliser de sacs de plastique, je trouve que c'est une 'belle' mode ; j'aime mieux que la simplicité volontaire soit cool que la guerre et les méchants (genre).
Dans la vie de tous les jours, j'essaie de réfléchir à ma consommation sur une base régulière, que ce soit pour la bouffe ou pour le reste. Je prévois mes menus pour ne pas gaspiller de la bouffe. Si je dois choisir entre un poivron esthétiquement parfait et son camarade un peu rabougri, je choisis le rabougri qui risquerait, sinon, de ne jamais se faire acheter et de finir à la poubelle. J'en parlais un peu sur un autre topic, mais je ramasse un peu des trucs dans les vidanges de mes voisins, ahaha, mais j'ai toujours fait cela. Je ne vide pas des sacs poubelles, mais si un joli meuble est posé dans le tas, et bien, je le prends. Les gens jettent des trucs effarants ! Et puis, plein de trucs, j'achète mes livres presque tous en usagés ( quand les éditions que je désire sont disponibles, en fait ) et mes vêtements aussi, peut-être à 30%. J'aime bien m'habiller et je suis un peu compulsive, alors j'achète régulièrement des fringues neuves dont je n'ai pas besoin, mais je les porte toutes, ou sinon je les refile à mes amies ou à ma soeur, qui sont ravies. Quitte à payer plus cher pour avoir un truc que je garderai des années, je fais. Je réutilise aussi, parce que tout foutre au recyclage n'est pas l'unique solution : les pots de yogourt sont lavés et deviennent des contenants pour congeler des plats ou pour emmener mes repas du midi au boulot, un verre fendu est peinturé et acceuille mes bijoux,etc.
Je dis tout cela mais je sais que j'ai beaucoup de chance parce que j'ai été élevée ainsi. Je crois que l'éducation a toujours beaucoup à y voir. C'est en vieillissant que je me suis aperçue de l'importance de ce bagage, et d'à quel point il rejoignait mes valeurs de vie, et surtout, d'à quel point il était politique.
__________________ ''- C'est peut-être normal, chérie. Mais j'aime mieux ce qui est naturel.'' |
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