| La torture est révoltante, et c'est pitoyable qu'une démocratie humaniste comme les Etats Unis s'abaisse à ce niveau.
Je ne trouve meme pas qu'elle soit si "utile": j'imagine que les gens qui disent ça ont été inspiré par les séries policières et compagnie, ou le brave inspecteur tient un terroriste, sait qu'il y a une bombe qui va exploser, sait que ce terroriste est mélé a ce crime en particulier, et avec un peu de brutalisation bien a propos, réussi a lui soutirer le lieu exact ou est cachée la bombe, sauvant ainsi des milliers de vies innocentes... Combien de fois dans l'histoire de la torture a-t-on eu a faire à ce cas de figure, où on a pile le bon terroriste pile au bon moment?
Vu que la torture est vue comme un moyen de lutter contre le terrorisme, il faut aussi penser a la nature du mal: les terroristes s'organisent de façon a ce que chaque homme en sache le moins possible sur l'organisation et les réseaux. A moins d'attrapper un vrai grand terroriste qui était chargé d'organiser les cellules, il est peu probable d'obtenir des informations sous la torture, et encore moins des informations viables.
La torture n'est jamais appliquée que dans un cas précis (par exemple seulement pour les terroristes importants): Abou Grahib a commencé comme ça, avec des hommes de la CIA qui n'interrogeaient que des détenus importants. Cependant, on sait tous comment ça s'est fini: dans ce climat de permissivité, de "simples" soldats se sont mis a torturer de "simples" détenus, et par leurs actes ont crée des milliers de futures recrues pour Al Quaida. Je ne pense pas qu'Abou Grahib soit une exeption, l'oeuvre de quelques dégénérés mais plutot le cours normal d'une torture autorisée.
Au final, la torture affecte autant ceux qui torturent et par exention, toute leur société qui les y autorise, que ceux qui sont torturés eux memes. La torture n'est qu'un moyen de se rassurer, de se dire qu'on fait quelque chose pour lutter contre l'adversité, meme face aux meilleurs argument de l'inutilité de la torture. |