C'est un peu dur de dire mais ce sont ceux qui me sont venus à l'esprit.
La cloche de détresse, de Sylvia Plath, que je serais bien incapable de relire aujourd'hui, et sur lequel j'avais fait un article rempli de virgules mal placées. C'est un beau livre, qui avait tombé pile dans ma vie, avec une écriture juste et ironique. Il a été en quelque sorte un moteur.
Nefertiti dans un champs de canne à sucre, de Phillipe Janaeda, qui est tombé pile lui aussi. C'était une histoire asphyxiante et belle dans laquelle je me suis sentie comme glisser, le personnage principal me ressemblait beaucoup et il m'avait été offert par quelqu'un à qui je tiens.
La femme comestible, de Margaret Atwood. Je n'ai jamais trop supporté les autres livres que j'ai lu d'elle, mais celui-là ! C'est son premier. L'histoire en tant que telle est une des plus formidables que je n'ai jamais lu, écriture par une autre elle aurait été ridicule, mais Atwood la rend juste grandiose. Atwood est un génie du sarcasme et des détails ridicules qui prennent une ampleur poignante, si j'avais un livre à faire lire à quelqu'un, je crois que ce serait celui-là. Je le relis souvent et je ne suis jamais déçue.
Et j'ai entendu les vieux dragons battre sous la peau, Dany Boudreault. Tiens, un auteur masculin

. Le premier receuil de poèmes d'un jeune étudiant en théâtre montréalais, touchant, lyrique et drôle, c'est juste 'beau', j'ai apprit des strophes par coeur sans faire exprès alors que j'ai une mémoire de poisson et que je ne retiens pas mon numéro de téléphone :
je glousse, je glousse par défaut, il n'y a pas d'autres cris disponibles.
Putain, Nelly Arcand. Au-delà du personnage de bimbo qu'elle incarne, je suis folle de l'écriture de Nelly Arcand. Les phrases sont fouillées, longues et s'enroulent autour d'elles-même, c'est complètement aliénant et étouffant, je pense toujours à ses livres ou ses nouvelles des jours après les avoir terminés.
Putain plutôt que
Folle parce que je le trouve beaucoup plus abouti.
L'attrape-coeur de Salinger, parce que je suis une
phonie, et que j'aime bien les histoires d'errance et que dans le genre c'est mon favori.
Pour finir je ne pouvais pas ne pas citer Bukowski, qui n'est pas très fin c'est vrai, mais bon, on l'aime quand même. Mon préféré est
Contes de la folie ordinaire, qui ne ressemble pas vraiment à ses autres, non ? J'aime l'aspect magique conjugué avec tout le dégueulasse de Buko.
Que j'aime énormément mais qui ne sont pas parmi mes préférés, il y a
La Détresse et l'Enchantement de Gabrielle Roy,
Les fous de Bassan d'Anne Hébert,
Palais de Glace de Vesaas.