| Je connais juste les trucs canoniques, Garcia Marquez qui est ( presque ) toujours bien, Borges ( auteur 'intellectualisant' par excellence, aux récits labyrinthiques dans lesquels j'ai malheureusement l'habitude de me perde, sinon j'imagine que c'est très cool).
J'aime bien Neruda, qui est un poète nationaliste chillien, assez lyrique, qui a gagné le prix Nobel de la littérature, ce qui n'est quand même pas rien. Si tu peux le lire en espagnol, c'est toujours mieux, je crois. Extrait de 'vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée' ( c'est en français mais j'ai eu la flemme de le trouver en espagnol, ahah ) : Corps de femme, blanches collines, cuisses blanches,
l'attitude du don te rend pareil au monde.
Mon corps de laboureur sauvage, de son soc
a fait jaillir le fils du profond de la terre.
je fus comme un tunnel. Déserté des oiseaux,
la nuit m'envahissait de toute sa puissance.
pour survivre j'ai dû te forger comme une arme
et tu es la flèche à mon arc, tu es la pierre dans ma fronde.
Mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime.
Corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme.
Ah! le vase des seins! Ah! les yeux de l'absence!
ah! roses du pubis! ah! ta voix lente et triste!
Corps de femme, je persisterai dans ta grâce.
Ô soif, désir illimité, chemin sans but!
Courants obscurs où coule une soif éternelle
et la fatigue y coule, et l'infinie douleur.
__________________ ''- C'est peut-être normal, chérie. Mais j'aime mieux ce qui est naturel.'' |