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27/08/2006, 09h31
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#57 (Lien permanent)
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Enceinte d'un pack de Kro
AnimeuZ madmoiZelle
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Quand je serai de retour à Paris (pas avant fin septembre, donc), il faudrait que je mette plein d'extraits ici, notamment de Frankie Addams qui est selon moi, le livre le plus <3, et il y a aussi un passage dans Les souterrains de Kerouac que j'aime beaucoup et qui m'avait marquée. J'ai fouillé dans le Ann Scott que j'ai sous la main, il y avait des choses que j'ai beaucoup aimé, mais finalement, je sais pas, c'est pas "aussi beau" que tous les extraits que vous avez mis, mais ça me parle, et finalement, j'ai l'impression que ça ne parle qu'à moi  .
il y a un poème de Ginsberg aussi que j'avais trouvé sublime (plusieurs en fait) et il faudrait que je pense aussi à les mettre... Et aussi, dans une femme nommée Moïse de Tenn (qu'il faudrait que je relise d'ailleurs, parce qu'il date dans ma mémoire), je me rappelle avoir corné des pages.
Bref, prenez ceci comme une note pense-bête, haha.
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World, SHUT YOUR MOUTH!
(Julian Cope)
Modifié par Ruby 27/08/2006 à 13h19.
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28/08/2006, 12h25
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#58 (Lien permanent)
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Mélange instable
AnimeuZ madmoiZelle
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J'ai corné pas mal du Portrait de Dorian Gray mais je ne pourrais pas tout recopier, j'ai des passages de Belle du Seigneur aussi, et là juste :
Citation:
Sartre - qui pourtant épouvre la même répugnance que moi pour tous les coquillages crus - s'emblait s'accomoder de toutes les nourritures qu'on lui offrait : il souriait et riait d'un air très détendu.
Le repas a duré trois heures. Nous nous sommes retrouvés à l'hôtel, épuisés d'avoir absorbé tant d'aliments bizarres en écoutant et en débitant des niaiseries. Nous avons fait monter une bouteille de whisky japonais qui était très bon. Sartre n'a pas touché à son verre ; soudain il a pâli ; il a tâté son pouls qui battait à 120 : deux fois plus vite que d'habitude. Que lui arrivait-il ? Jamais il ne s'était senti aussi mal. C'était la catastrophe car il devait faire une conférence le lendemain. Brusquement, il s'est précipité dans la salle de bains.
N'ayant paradoxalement jamais de sa vie eu la nausée, Sartre n'en avait pas reconnu les symptômes.
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Simone de Beauvoir, Tout compte fait.
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In the long run, we all are dead. Keynes.
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28/08/2006, 18h01
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#59 (Lien permanent)
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Adooore les sushis
AnimeuZ en sommeil
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Alors là, crylol.
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Let's disconnect these cables,
overturn these tables
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02/09/2006, 19h35
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#60 (Lien permanent)
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Si tu savais...
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J'adore la dernière phrase du passage d'Ice  .
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Il y a une passion si dévorante qu'elle ne peut se décrire.
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03/09/2006, 20h24
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#61 (Lien permanent)
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EcriveuZ madmoiZelle
EcriveuZ madmoiZelle
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REGARDEZ MOI CA :
Citation:
Cela, dit Scriver en regardant le bouton doré flotter dans le verre, est non seulement lamentable mais tragique. C'est la tragédie de l'homme d'aujourd'hui. Il a cessé d'avoir le courage d'avoir peur. C'est malheureux car, de ce fait, il est peu à peu obligé de ne plus penser. En effet, celui qui n'a pas le courage d'avoir peur doit logiquement abandonner les activités qui l'inquiètent et qui pourraient par une porte dérobée le faire déboucher sur la peur. N'est-ce pas pour cette raison que l'anti-intellectualisme devient si facilement populaire ? N'est-ce pas pour cette raison que toutes les mystiques imaginables du sang et du sexe sont accueillies avec reconnaissance par tous ceux qui, par lâcheté, veulent réduire tous les problèmes à des questions de tripes et de glandes ?
Permettez-moi de vous interrompre, dit le poète en se levant. Il posa son verre sur un des appuis de la fenêtre et commença à arpenter le tapis élimé à pas de Sioux. Il portait son front comme un petit miroir d'ivoire et le crépuscule qui descendait s'y reflétait. Ai-je mal compris mon rôle ? dit-il finalement. J'ai cru que la mission du poète était de sauver les autres de la peur, de leur montrer le peu de nécessité d'avoir peur. L'harmonie ne doit-elle pas être l'idéal de chaque homme ? Toi qui te dis socialiste, ne devrais-tu pas chercher un système où chacun serait assuré selon ses besoins d'un minimum d'harmonie ?
C'est vrai, dit Scriver, c'est tout à fait vrai que je suis socialiste. On dit un peu partout que l'équilibre psychique, c'est-à-dire l'absence de peur, devrait être inscrit à l'ordre du jour des justices sociales que l'on exige. Beaucoup considèrent en effet que l'harmonie de l'âme est un bien qu'il faut rechercher, que c'est peut-être même la seule chose digne d'être recherchée. Pas moi. Je veux la justice sociale, c'est-à-dire un système où on a cessé de faire commerce d'esclaves, où il soit considéré comme contraire à la nature que les gens aient besoin de se sentir reconnaissants de leur droit de vivre envers un employeur, une banque ou une loterie, un système où le droit de vivre serait indiscutable et où on pourrait fournir des terrains de tir et des fusils à bouchons à tous ces fanatiques de la guerre qui forment les racines de la réaction. En revanche, je n'exige aucune place pour l'harmonie dans ce système. Le bonheur tranquille, comme on le sait, a fâcheusement tendance à dégénérer en rots et en abrutissement. Dans un monde plein de gens harmonieux qui rotent, le déchirement et la possibilité d'avoir peur sont peut-être ce qu'il y a de plus nécessaire. C'est pour cette raison que je veux abattre tous les grillages de poulailler dont les gens ont entouré leur peur, ouvrir tout grand la fosse aux serpents et répandre du verre pilé dans la baignoire de ceux qui prétendent avoir cherché et trouvé le bonheur, car il est inhumain de chercher l'harmonie dans un monde où règne la solitude. En tant qu'écrivain, je considère que je n'ai pas à construire des brise-lames. Je considère au contraire qu'il est de mon devoir de briser les barrages autant que je peux. Seul celui qui connaît sa peur est conscient de sa valeur, et il n'a pas besoin de fermer les yeux en passant devant un marais ou un tennis.
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!!!
Sitg Dagerman, Le serpent
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03/09/2006, 21h10
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#62 (Lien permanent)
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Adooore les sushis
AnimeuZ en sommeil
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C'est trés, trés bon
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06/09/2006, 20h03
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#63 (Lien permanent)
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gloutonnise.
AnimeuZ en sommeil
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Citation:
On avait quatre pièces. Je me mettais dans la chambre du devant et je faisais semblant de coudre, je regardais la pluie, et les gens. C’était des gens. J’étais vide. Les blocs en face ne me faisaient plus peur, les garçons ne me faisaient plus bruler, les choses se plaçaient à leur place je ne sais pas, ça ne m’entrait pas dans le cœur comme avant, en me blessant et en me faisant mal. Mal, bon mal, reviens ! Ma tête était comme un bloc de ciment. Comme on dit : le temps est bouché, ça ne se lèvera pas de la journée. Ca ne se lèvera pas. J’arrivais dans une espèce de cul-de-sac de ma vie. Et du reste en me retournant je voyais que c’était un cul-de-sac de l’autre coté aussi. Où j’allais ? « Où vas-tu – Nulle part – D’où viens-tu – De nulle part. » Jo ! Jo de Bagnolet ! Ma voix dans un passage de grand vent m’appelait dans le désert, je ne me répondais pas. « Où est la petite Jo ? » Je me voyais moi-même toute petite, passant et repassant la grille, avec mon filet, toute petite fille au milieu des grandes maisons, où j’allais comme ça si faraude ? Nulle part. Quand on meurt on revoit toute sa vie d’un coup, je mourrais, seule au milieu des grandes maisons. Maisons maisons maisons maisons. Comment vivre dans un monde de maisons ? « C’est toi Guido qui fais ces maisons, toi qui est né sur ces collines ? » Les phrases allaient et venaient, il y en avait qui sortaient de derrière moi, je me retournais, personne. Jo ! Je me retournais, et personne. « Si on a une âme on devient fou, et c’est ce qui m’arrive. » C’est probablement ce qui m’arrivait et je devenais folle, mais non je devenais morte, c’est ça devenir une grande personne cette fois j’y étais je commençais à piger, arriver dans un cul-de-sac et se pendre en gelée ; un tablier à repriser sur les genoux éternellement. L’homme est composé d’un corps et d’une ame, le corps est quadrillé dans les maisons, l’ame cavale sur les collines, où ? Quelque part il y avait quelque chose que je n’aurais pas parce que je ne savais pas ce que c’éait. Il y a avait une fois une chose qui n’existait pas. La petite Jo passait et repassait la grille, avec son filet, j’arrivais presque à la voir. Je regardais la grille jusqu’à ce que mes yeux se brouillent. Il tombait des sceaux. « Ca ne se lèvera pas. »
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Les petits enfants du siècle, Christiane Rochefort.
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''- C'est peut-être normal, chérie. Mais j'aime mieux ce qui est naturel.''
Modifié par Creamm 06/09/2006 à 22h05.
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