01/02/2007, 18h56
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#81 | | weakness EcriveuZ madmoiZelle
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| Citation: |
Posté par miss-ter Rafael ALBERTI - La futaie perdue |
hihihi hohoho ! Je ne peux m'en empêcher, rien que parce que je ne relis jamais mieux qu'après avoir recopié.
Le premier (j'ai pas encore retrouvé les deux autres) Citation:
!Las dunas ! Durante las rabonas, que decidì conocer y disfrutar a principios del tercer año, ellas fueron, con su arena dorada y movediza, mi refugio adoroso, mi fresca guarida, mientras las duras horas de las matemàticas y los rosarios del atardecer. Bajo unos àrboles come verdes bolas, que por allì llaman transparentes, quizàs a causa de lo separado y lo largo de sus ramas, sòlo pobladas en los extremos, nos instalàbamos, tomàndolos por tiendas. !Alegres bienteveos desde donde, enterrados los libros y la ropa, bajàbamos a la orilla ya desnudos, libres de teoremas y ecuaciones! !El mar de Càdiz! !Qué armonìa, qué rayadora claridad me traen estas palabras! (Y también, cegador, el soneto de Lope : Esparcido el cabello por la espalda, que fue del sol desprecio y maravilla, Silvia cogìa por la verde orilla del mar de Càdiz conchas en su falda...)
Sòlo los niños ciegos, buenos y tontos del colegio no han conocido aquellas horas radiosas, llenas de viento y sales, tembladoras del blanco de las salinas hacia Puerto Real y la isla, suficientes para empapar toda la vida de una infinita luz azul, ya imposible de desterrarla de los ojos. Cuando me muera, si es que a mi cuerpo no lo manda a la nada una bomba de Europa, que me abran los ojos suavemente ; ésos veràn còmo se les albean los dedos de espuma de la playa y la uñas de fina arena ; y en mis pupilas, igual que dos minùsculos esteros de cristales, redonda y perfecta la bahìa, llena de velas gaditanas, con mis ciudades primorosas en cìrculo, balanceadas de màstiles y chimeneas.
_ Mira. A éste ya le han salido los pelos.
_ Es que es mayor que tù.
_ Sì, tengo doce años.
_ Pues a mì ya me pasa otra cosa. ?Queréis verlo?
Curiosos y avergonzados a un tiempo, porque casi sabìamos lo que iba a suceder, dijimos que sì. Todos, desnudos como estàbamos, nos sentamos haciendo corro a la puerta del transparente. El alumno aquel presidìa la rueda. Nadie hablabla. El alumno, al sentarse, habìa dicho muy lentamente :
_ Estoy ya en quinto año. Estudio fisiologìa...
Era el mayor de todos. Ninguno comprendìamos el porqué de su incorporaciòn aquel dìa a la rabona de los de segundo y tercero, como tampoco su jactancia al citarnos aquella asignatura de quinto. !Fisiologìa! Palabra extraña, con resonancia de jardìn vedado, prohibido. ?No trata eso de mujeres desnudas? Y, si es asì, ?còmo en un colegio cristiano se permiten tales estudios? Creìamos haber visto, sòlo de refilòn y no sabìamos dònde, anchas làminas rosas de abiertos cuerpos femeninos, encabezadas con un letrero junto a un nùmero : FISIOLOGÌA, N°1, N°2...
Miràbamos, silenciosos, al alumno, que con la cara triste y los ojos perdidos comenzò a agitar el puño agarrotado entre las sombreadas ingles entreabiertas, sucios aùn los dedos de arena hùmeda y caliente. Vibrante, rastrera, la uña de leòn le lamìa los muslos. !Ah! ?Cuànto nos faltaba para que aquel milagro emergiera también de nosotros? Eràmos sòlo alumnos de segundo y tercero : estudiantes de historia, de latìn... Hasta dentro de dos o tres años no lo serìamos de fisiologìa... Pero, entonces... !Oh!
Aquella tarde, todos volvimos tristes y pensativos a casa. Por el camino nadie hablò. Después, el estudiante de fisiologìa se mostrò reservado con nosotros, y nunca màs quiso participar en nuestras rabonas de las dunas.
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Modifié par miss-ter 01/02/2007 à 19h03.
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04/02/2007, 15h32
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#82 | | Musique Addict
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| Je suis heureuse de voir que mon petit sujet soit si populaire moi qui ai tant attendu avant d'avoir le courage de le proposer... ^^
Une petit phrase pour le route : La lecture est un acte de création permanente. Comme un roman - Daniel Pennac
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06/02/2007, 12h03
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#83 | | Une margarita à la main
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| Citation: MAUREEN Beaucoup d'Américains sont gays, non? Je sais que ce ne sont pas eux qui ont inventé l'homosexualité, on dit que ce sont les Grecs. Mais ils ont contribué à la remettre à la mode. Les gays, c'étaient un peu comme les Jeux Olympiques : ils avaient disparu jadis, et puis au XXe siècle, ils ont été remis au goût du jour. | "Vous desncendez?" de Nick Hornby |
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07/02/2007, 09h51
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#84 | | Des étoiles au plafond
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| Citation: Pendant longtemps, on a pensé que l'idéal c'était ce qui est parfait, sans défaut. Un solide parfait, c'est un cristal dans lequel se répète le motif élementaire avec une périodicité à trois dimensions, comme un papier peint dessiné dans l'espace. Dans cette construction parfaite, il ne manque rien, à chaque endroit de l'espace, il y a l'atome que la symétrie a prévu. Et bien, ce cristal n'existe pas! Ou plutôt, s'il existait, il ne serait pas stable. Il se détruirait. | Dictionnaire amoureux de la science, Claude Allègre. P.298,"Défaut(s)".
__________________ Que sont nos rêves devenus ? |
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08/02/2007, 18h31
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#85 | | Allez, pars, maladie.
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| Citation: - […] Aimer, belle Isidora, c'est vivre dans un monde que nous avons crée nous-même, et dans lequel les formes et les couleurs des objets sont aussi brillantes que décevantes. Pour ceux qui aiment il n'y a ni jour ni nuit, ni été ni hiver, ni société ni solitude. Leur délicieuse mais illusoire existence n’offre que deux époques, la présence et l’absence. Elles tiennent lieu de toutes les distinctions de la nature et de la société. Le monde pour eux ne renferme qu'un individu, et cet individu est pour eux le monde lui même. L'atmosphère de sa présence est le seul air dans lequel ils puissent vivre, et la lumière de ses yeux est le seul soleil de leur création.
« J'aime ! » se dit intérieurement Isidora.
- Aimer, continua Melmoth, c'est vivre dans une existence remplie de contradictions perpétuelles ; sentir que l'absence est insupportable ; souffrir presque autant de la présence de l'objet aimé ; être rempli de dix milles pensées quand nous sommes loin de lui ; songer au bonheur que nous éprouverons à lui en faire part en le voyant : et, quand le moment de notre réunion arrive, nous sentir par une timidité également oppressive et insupportable, hors d'état d'exprimer une seule de ces pensées ; être éloquent en son absence et muet en sa présence ; attendre le moment de son retour comme l'aurore d'une nouvelle existence : et, quand il arrive être privé tout à coup de ces moyens auxquels il devait donner une nouvelle énergie ; guetter la lumière de ses yeux comme le voyageur du désert guette le lever du soleil : et, quand l’astre a paru, succomber sous le poids accablant de ses rayons et regretter presque la nuit.
- Ah s'il en est ainsi, je crois bien que j'aime ! dit à demi-voix Isidora.
- Aimer, poursuivit Melmoth avec une énergie toujours croissante, c'est sentir que notre existence est tellement absorbée dans celle de l'objet aimé que nous n'avons plus de sentiments que celui de sa présence, de jouissances que les siennes, de maux que ceux qu'il souffre. [...] | Melmoth, l'Homme Errant, Charles Robert Maturin.
__________________ Songe : mensonge ou message ? Gémissant mais sage, je sème en son jeu ces jets mi-sangs mi-songes. |
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10/02/2007, 01h54
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#86 | | Danse nue dans un champs de coquelicots
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| Citation: | Grenouille était assis sur ce tas, jambes allongées, le dos appuyé à la paroi de la grange ; il avait fermé les yeux et ne bougeait pas. Il ne voyait rien. Il n'entendait et ne ressentait rien. Il sentait uniquement l'odeur du bois qui montait autour de lui et restait prise sous l'avant-toit comme sous un éteignoir. Il buvait cette odeur, il s'y noyait, s'en imprégnait par tous ses pores et jusqu'au plus profond, devenait bois lui-même, gisait comme une marionnette en bois, comme un Pinocchio sur l'amas de bois, comme mort, jusqu'à ce qu'au bout d'un long moment, une demi-heure peut être, il éructe enfin le mot "bois". Comme s'il avait été bourré de bois jusqu'aux yeux, gavé de bois jusqu'à plus soif, rempli de bois du ventre au gosier et au nez, voilà comment il vomit ce mot. Et cela le ramena à lui et le sauva, juste avant que la présence écrasante du bois lui-même, son odeur, ne menaçât de l'étouffer. Il se secoua, se laissa glisser en bas du tas de bûches et s'éloigna d'un pas incertain, comme si ses jambes avaient été de bois. Bien des jours plus tard, il était encore si marqué par cette intense expérience olfactive que, lorsque le souvenir en remontait en lui avec force, il bredouillait tout seul "bois, bois" pour la conjurer.
| Le Parfum histoire d'un meurtrier de Patrick Süskind. (Je sais pas pourquoi le G et le r se mettent en gras.)
__________________ Baby, did you forget to take your meds ? |
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12/02/2007, 01h13
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#87 | | weakness EcriveuZ madmoiZelle
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| La pianiste, Jelinek Citation: |
Erika ouvre le portail et, confiante, s'en remet entièrement aux mains de l'homme. Elle dit en plaisantant qu'il la tient en son pouvoir. Assure qu'elle aimerait pouvoir effacer ma lettre stupide, mais ce qui est fait est fait. Le malheur est arrivé, mais elle se rachètera, mon amour. Qu'avons-nous besoin de lettres, puisque nous nous connaissons de toute façon jusque dans nos plus infimes, nos plus secrets retranchements. Chacun de nous se niche dans les pensées les plus raffinées de l'autre ! Et nos pensées nous nourrissent constamment de leur miel. Erika Kohut qui ne veut à aucun prix rappeler à l'homme sa défaillance physique, dit : Je t'en prie, entre donc ! Walter Klemmer qui aimerait surtout effacer sa défaillance physique entre dans la maison. Bien des choses sont mises à sa disposition, et l'éventail du choix flatte l'homme. Aujourd'hui il se servira, simplement ! Il dit à Erika : Que les choses soient claires ! Rien de pire qu'une femme qui veut refaire le monde. C'est un sujet pour journaux satiriques. Klemmer, lui, est un sujet digne d'un roman fleuve. Il se savoure lui-même, sans jamais se consumer. Au contraire, il savoure sa froideur, glaçon à l'intérieur de sa bouche. S'approprier un bien en toute liberté signifie pouvoir partir à tout instant. Le bien reste, et attend. Klemmer dépassera bientôt le stade de cette femme, il pourrait en jurer. La réciprocité des sentiments, cette offre sérieuse au départ, la femme l'a refusée. A présent c'est trop tard. Maintenant ce sera à mes conditions, propose K. Parole d'honneur, on ne riera pas de lui une deuxième fois, assure K. Menaçant, il demande pour qui elle le prend. Question qui ne gagne rien à être répétée.
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14/02/2007, 02h16
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#88 | | gloutonnise.
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| Citation:
Toi, représentant de la collectivité, tu es dans un lieu où se manifeste le besoin de chacun de se sentir accepté, où les humiliations, les expériences par lesquelles tu es passé, ton cynisme qui est une attitude d'autodéfense, ton optimisme qui est l'irresponsabilité même, ton sentiment de culpabilité apparaissent à côté de ton besoin d'aimer, de ta nostalgie d'un paradis perdu cherché peut-être dans le passé, dans ton enfance, dans la chaleur d'un être qui t'a fait oublié l'angoisse, au temps où tu ne te posais pas de question et où tu exigeais une réponse.
(...)
Mais, dans un monde où les hommes qui nous entourent ne croient plus en rien ou font semblant de croire pour être tranquilles, celui qui creuse en lui-même pour faire le point sur sa condition, sur son manque d'idéaux, sur son besoin de vie spirituelle est pris pour un fanatique ou pour un naif. Dans un monde où tricher est la norme en vigueur, celui qui cherche "sa'' vérité est pris pour un hypocrite.
Je crois que tu n'as jamais réfléchi au fait que tout ce que tu libères, façonnes et accomplis dans ton travail est une manifestation de vie et mérite égard et respect.
| Lettre à l'acteur D, publiée dans Synspkunter om Kunst, Eugenio Barba.
__________________ ''- C'est peut-être normal, chérie. Mais j'aime mieux ce qui est naturel.'' |
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14/02/2007, 08h23
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#89 |
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| Crescendo de Yonathan Ebguy, l'homme destabilise!! J'ai trouve cet extrait sur le site: http://www.manuscrit.com/catalogue/t...idOuvrage=8150 et depuis j'ai lu le bouquin. C'est extra!! " Enfin mon lit, moelleux, trop pour le dos probablement mais c’est tellement primal ce moelleux, je ne m’en séparerais pour rien au monde. Je suis bien je crois. J’émets un gaz retenu toute la fin de soirée, j’ai trop fumé, je me sens ballonné. Le sommeil descend sournoisement vers moi pour me faire croire que je suis bien. Traître. Quelques minutes passent. Je pense. Pas le courage de me caresser, pas la capacité de lancer la technique de la tache d’encre, celle où la tache noire se répand à l’intérieur de mes yeux pour me couper progressivement du monde et m’emmener vers la torpeur, celle où je chasse toute pensée comme une intruse, et paisible, je disparais dans les nuages rêvés. Je ne m’en sens pas capable. Quelques minutes encore. Mon menton se contracte, puis mes yeux, je sens mes pattes d’oie parcheminer mon visage. Je ne suis pas bien. Ma bouche s’ouvre et je respire fort. Mon souffle est haché et mes abdominaux réveillés. Soudain, soudain, de l’humidité sur mes joues remontées, une larme. J’ai allumé la lumière, pas bien, et je me suis regardé sur le petit miroir de ma table de chevet, je pleure. Que la nuit est froide et longue. Je ne vois rien venir. Je ne le veux pas. Ma main tremble. Quitte à pleurer, autant savoir pourquoi, répète-t-on aux enfants capricieux. Oui, c’est mieux. Alors. Je m’élance pour asséner à mon matelas un grand coup de mon long bras. Pas assez. Je le pilonne de coups nerveux. Pas assez. Dans le miroir de ma vie, je me vois, seul, nu, dans une chambre sombre, étranglé par un collier de lauriers. Une vision, une autre, des orgues basaltiques de la Chaussée des Géants en déséquilibre ondulé, m’obsède. Tsiganes parias, berbères barbares, vous les mal nommés. Encore de cette fosse, pendant que le temps laisse choir des horizons, jaillissent de nouveaux bras, les pusillanimes et les rangés. Je sens ma cheville moins leste. Alors, alors. Remédions à cela, sèche tes larmes dans le feu. En vociférant d’ignobles jurons, j’ai défoncé mes phalanges dans une série de violents crochets dans le mur. Descends sommeil, descends sur mon lit carbonisé. Bouche tes oreilles mon joli monde mon enfant. Bouche tes oreilles et ferme les yeux, tu ne dois pas me voir ainsi mon amour. Dans un coin, mon chœur rit franchement. Il faut que je dorme. Je me suis blotti, genoux contre menton, avant-bras sur les cuisses. Coralie veut un appartement. Coralie veut un enfant. Coralie veut un appartement, Coralie veut un enfant ! Coralie veut un appartement, Coralie veut un enfant. Dors, doucement dors. Dors, dîne, dors dîne, dordine ! Dordine imouk. Dors, doucement dors. Sur mes joues trempées et mes poings en sang, je me suis assoupi. " |
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10/07/2007, 02h27
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#90 | | gloutonnise.
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| Je n'ai pas encore terminé ce livre, mais il y a des passages que j'ai souligné déjà : Citation: |
Finalement, je n'y allais pas cette fois. Qu'est-ce qui m'en empêcha ? Sans doute quelque chose qui alors me paraissait avoir de l'importance : des épreuves à corriger, la traduction en anglais d'un de mes livres à revoir avec le traducteur. Mes livres m'ont pris beaucoup de temps dérobé à l'amitié, à l'amour, aux devoirs humains. Mais pareillement l'amitié, l'amour, les devoirs m'ont pris beaucoup de temps que j'aurais pu donner à mes livres. En sorte que ni mes livres ni ma vie ne sont aujourd'hui contents de moi.
| Citation: |
Il y a ceci d'extraordinaire dans la vie d'un livre et de son auteur : dès qu'un livre est en marche, même encore indisctinct dans les régions obscures de l'inconscient, déjà tout ce qui est arrivé à l'auteur, toutes les émotions, presque, tout ce qu'il éprouve et subit concourt à l'oeuvre, y entre et s'y mêle comme à une rivière, tout au long de sa course, l'eau de ses affluents. Si bien qu'il est vrai de dire d'un livre qu'il est une partie de la vie de son auteur en autant, bien entendu, qu'il s'agisse d'une oeuvre de création et non de fabrication.
| Citation: |
Comme c'est long d'arriver à ce que l'on doit devenir ! D'ailleurs, lorsqu'on y est, c'est déjà le temps d'aller plus loin.
| De La détresse et l'enchantement, de Gabrielle Roy.
__________________ ''- C'est peut-être normal, chérie. Mais j'aime mieux ce qui est naturel.''
Modifié par Creamm 10/07/2007 à 03h26.
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22/07/2007, 14h23
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#91 | | Mélange instable
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| Citation: Sous les nuages blancs, la neige tombe.
On ne voit ni les nuages blancs, ni la neige.
Ni la froideur et l’éclat blanc du sol.
Un homme seul, a skis, glisse.
La neige tombe.
Tombe jusqu’à ce que l’homme disparaisse et retrouve son opacité.
Mon ami Serge, qui est un ami depuis longtemps, a acheté un tableau.
C’est une toile d’environ un mètre soixante sur un mètre vingt.
Elle représente un homme qui traverse un espace et disparaît. | Art de Yasmina Réza, c'est la fin du la pièce, et c'est là qu'on comprend tout le livre. Faut lire ce livre pour vraiment comprendre ce passage je pense. Citation: | La jeune fille rît de nouveau. Sa voix était pleine de la joie d’un oiseau en cage. Ses yeux en perçurent la mélodie et la reflétèrent par leur éclat. Puis ils se fermèrent, comme pour cacher leur secret. Quand ils se rouvrirent, la brume d’un rêve y était passée ... | Le Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde. Citation: | Il n’y a pas un soleil, parmi tout ceux dont j’ai approché, qui se ressemble, comme chez vous il n’y a pas un visage qui ne soit différent de tout les autres. | Micromégas de Voltaire. Citation: "- Tu sais, Camille, que le jour où Dieu créa Adamsberg, Il avait passé une fort mauvaise nuit.
- Ah non, dit Camille en levant les yeux, je ne savais pas.
- Si. Et non seulement Il avait mal dormi, mais Il se trouvait à court de matériel. Si bien que, comme un étourdi, Il alla frapper chez son Collègue pour lui emprunter quelque attirail.
- Tu veux dire... le Collègue d'en bas ?
- Evidemment. Ce dernier se jeta sur l'aubaine et s'empressa de lui procurer quelques fournitures. Et Dieu, hébété par sa nuit blanche, mélangea le tout inconsidérément. De cette pâte, Il tira Adamsberg. Ce fut un jour vraiment pas ordinaire.
- Je n'étais pas au courant.
- Ca traîne dans tous les bons livres, dit Danglard en souriant.
- Et alors ? Que donna Dieu à Jean-Baptiste ?
- Il lui donna l'intuition, la douceur, la beauté et la souplesse.
- Et que donna Diable ?
- L'indifférence, la douceur, la beauté et la souplesse.
- Merde.
- Comme tu dis. (...)" | Pars Vite et Reviens Tard de Fred Vargas.
Il y a beaucoup d'autres passages de livres que j'aime mais je ne les ai pas sur ordi... :rolleyes:
__________________ _ •___________ •___________ _ Elle se développe avec indifférence. (Baudelaire) |
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23/07/2007, 16h19
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#92 | | Broie la vie en rose
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| Angharrad : Oui, moi aussi j'ai adoré ce passage, absolument magnifique. Et la suite aussi... "Depuis son accident; elle comprenait chaque jour combien bien peu de gens réalisaient comment le temps se compte et s'apprécie. Elle lui expliqua les conclusions de son histoire. Tu veux comprendre ce qu'est une année de vie : pose la question à un étudiant qui vient de rater son examen de fin d'année. Un mois de vie : parles-en à une mère qui vient de mettre au monde un enfant prématuré et qui attend qu'il sorte de la couveuse pour serrer son bébé sain et sauf dans ses bras. Une semaine : interroge un homme qui travaille dans une usine ou une mine pour nourrir sa famille. Un jour : demande à deux amoureux transis qui attendent de se retrouver.Une heure : questionne un claustrophobe coincé dans un ascenceur en panne. Une seconde : regarde l'expression d'un homme qui vient d'échapper à un accident de voiture, et un millième de seconde : demande à un athléte qui vient de gagner la médaille d'argent aux jeux olympique, au lieu de la médaille d'or pour laquelle il s'est entrainé toute sa vie. La vie est magique, Arthur..." (Marc Lévy, Et si c'était vrai...) J'ai aussi beaucoup aimé la lettre que Lucas écrit à Zofia dans Sept jours pour une éternité, toujours Marc Lévy : " Je te regarde dormir et Dieu que tu es beau. Tu te retournes dans cette dernière nuit où tu frissonnes, je te serre contre moi, je pose mon manteau sur toi, j'aurai voulu pouvoir en mettre un sur tous tes hivers. Tes traits sont tranquilles, je caresse ta joue, et, pour la première fois de mon existence, je suis triste et heureux à la fois.
C'est la fin de notre moment, le début d'un souvenir qui durera pour moi l'éternité. Il y avait en chacun de nous tant d'accompli et tant d'inachevé quand nous étions réunis.
Je partirai au lever du jour, je m'éloignerai pas à pas, pour profiter encore de chaque seconde de toi, jusqu'à l'ultime instant. Je disparaîtrai derrière cet arbre pour me rendre à la raison du pire. En les laissant m'abattre, nous sonnerons la victoire des tiens et ils te pardonneront, quelles que soient les offenses. Rentre, mon amour, retourne dans cette maison qui est la tienne et qui te va si bien. J'aurais voulu toucher les murs de ta demeure à l'odeur de sel, voir de tes fenêtres les matins qui se lèvent sur des horizons que je ne connais pas, mais dont je sais qu'ils sont les tiens. Tu as réussi l'impossible, tu as changé un part de moi. Je voudrais désormais que ton corps me recouvre et ne plus jamais voir la lumière du monde autrement que par le prisme de tes yeux.
Là où tu n'existes pas, je n'existe plus. Nos mains ensemble en inventaient une à dix doigts ; la tienne en se posant sur moi devenait mienne, si justement que, lorsque tes yeux se fermaient, je m'endormais.
Ne sois pas triste, personne ne pourra voler nos souvenirs. Il me suffit désormais de fermer mes paupières pour te voir, cesser de respirer pour sentir ton odeur, me mettre face au vent pour deviner ton souffle. Alors écoute : où que je sois, je devinerai tes éclats de rire, je verrai les sourires dans tes yeux, j'entendrai les éclats de ta voix. Savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre sera, dans mon enfer, mon petit coin de paradis.
Je t'aime. Tu es mon Bachert. " Et puis ces deux passages-ci sont aussi magnifiques, toujours dans le même livre : "- Mais alors, Jules, que feriez-vous pour faire le bien, accomplir le très bien ? - Je ferais exactement ce que tu fais ! Je donnerais à ceux que je côtoie l’espoir de tous les possibles. Tu as inventé une chose merveilleuse tout à l’heure, sans même t’en rendre compte. - Qu’est-ce que j’ai fait ? - En passant devant mon arche tu m’as souri. Un peu plus tard, ce détective qui vient souvent déjeuner par ici est passé en voiture, il m’a regardé avec son éternel air bougon. Nos regards se sont croisés, je lui ai confié ton sourire, et quand il est reparti, je l’ai vu, il le portait sur ses lèvres. Alors, avec un peu d’espoir, il l’aura transmis à celui ou celle qu’il allait voir. Tu réalises maintenant ce que tu as fait ? Tu as inventé une sorte de vaccin contre l’instant du mal-être. Si tout le monde faisait cela, rien qu’une seule fois par jour, donner juste un sourire, imagines-tu l’incroyable contagion de bonheur qui filerait sur la terre ? Alors tu remporterais ton pari." "- J’ai peur, Zofia…
- Moi aussi. Laisse-moi t’emmener dans mon monde, j’y guiderai chacun de tes pas, j’apprendrai tes réveils, j’inventerai tes nuits, je resterai près de toi. J’effacerai tous les destins tracés, recoudrai toutes les blessures. Tes jours de colère, je lierai tes mains dans ton dos pour que tu ne te fasses pas mal, je collerai ma bouche à la tienne pour étouffer tes cris et rien ne sera plus jamais pareil, et si tu es seul nous serons seuls à deux.
Il la prit dans ses bras, effleura sa joue et caressa son oreille du timbre grave de sa voix.
- Si tu savais tous les chemins que j’ai employés pour arriver à toi. Je ne savais pas, Zofia, je me suis trompé si souvent, et j’ai recommencé à chaque fois avec plus de joie encore, plus de fierté. Je voudrais que notre temps s’arrête pour pouvoir le vivre, te découvrir et t’aimer comme tu le mérites, mais ce temps-là nous lie sans nous appartenir. Je suis d’une autre société où tout n’est que personne, tout n’est qu’unique ; je suis le mal, toi le bien, je suis ta différence, mais je crois que je t’aime, alors demande-moi ce que tu veux.
- Ta confiance. " Et enfin, la phrase écrite au dos du livre, que j'adore : "Il a le charme du diable. Elle a la force des anges." J'ai lu les sept livres de Marc Lévy, et j'ai vraiment adoré surtout le duo Et si c'était vrai.../Vous revoir et Sept jours pour une éternité. |
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07/08/2007, 18h35
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#93 | | Miaou
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| Quand je lis un livre, j'ai toujours un surligneur avec moi au cas où.
Ou sinon un petit carnet ou je les notes. |
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08/08/2007, 01h48
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#94 | | Roule une pelle à la vie
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| Extrait de "Je l'aimais" d'Anna Gavalda: "La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l'admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout. Des gens sont revenus des camps et ont refait des enfants. Des hommes et des femmes qu'on a torturés, qui ont vu mourir leurs proches et brûler leurs maisons ont recommencé à courir après l'autobus, à commenter la météo et à marier leurs filles. C'est incroyable mais c'est comme ça. La Vie est plus forte que tout." Un livre qui vaut le détour comme les deux autres livres du même auteur...
__________________ *** "Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leurs conneries pas leurs différences !!!" *** Ensemble, c'est tout ! |
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08/08/2007, 02h08
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#95 | | Roule une pelle à la vie
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| Jonathan Livingston le goéland, RICHARD BACHUn très beau livre!! A lire absolument! "Mes frères ! s'écria Jonathan. Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour ramasser des têtes de poisson, mais désormais nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres ! " *** "Nous sommes libres d’aller où bon nous semble et d’être ce que nous sommes." *** "Il y a mieux à faire dans la vie que de se battre, à l'arrière des bateaux de pêche ou dans les décharges publiques, pour une misérable tête de poisson."
__________________ *** "Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leurs conneries pas leurs différences !!!" *** Ensemble, c'est tout ! |
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08/08/2007, 15h39
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#96 |
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| Dans Kiffe Kiffe demain de Faïza Guène, que je viens de commencer... "Après moi, Maman n'a plus réussi à avoir d'enfant. Pourtant, elle a essayé longtemps. Quand je pense qu'il y a des filles qui font pas exprès de tomber enceinte du premier coup... Papa, il voulait un fils Pour sa fierté, son nom, l'honneur de la famille et je suppose plein d'autres raisons stupides. Mais il a eu qu'un enfant et c'était une fille. Moi. Disons que je correspondais pas tout à fait aux attentes du client. Et le problème, c'est que ça se passe pas comme à Carrefour: y'a pas de services après-vente." "Il est vraiment con, parce que si j'avais voulu imiter une signature, j'en aurai fait une vraie. Là, Maman avait juste fait une vague forme qui tremble. Elle a pas l'habitude de tenir un stylo entre ses mains. Ducon, il s'est même pas posé la question. Il doit faire partie de ces gens qui croient que l'illétrisme, c'est comme le sida. Ca existe qu'en Afrique."
__________________ Harder Better Faster Stronger |
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10/08/2007, 21h19
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#97 | | Le thé c'est la vie.
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| << Quand t'es sortie du bain, l'eau était si noire que Mémé a poussé un cri de stupeur, elle a pensé que c'était comme ça chez vous. Elle croyais que tu dégorgeais ton jus. Tu disais pas un mot pendant que je t'étrillais du mieux que je pouvais. Fallait voir la couche que t'avais sur le corps, ma petite Joséphine. "Ma fois, elle déteint drolement, la petite noiraude...", elle a dit, ta Mémé. "Sois pas sotte, a lâché Pépé Marcel, c'est seulement de la crasse." Pépé, il avait fait la guerre et avait fréquenté des nègres, il en savait des longueurs sur la race humaine. >> Fleur de barbarie, Gisèle Pineau.
[Livre que je commence à peine]
__________________ Il est préférable d'être ailleurs, lorsqu'autre part n'est plus ici. Juste une pointe de vanille. |
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13/08/2007, 16h57
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#98 | | koala pleurnichard
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Elle est surprise d'être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à souffrir à tout prix. On se croit endurcie, souillée de bout en bout, l'âme en acier trempé.
| Baise-moi, Virginie Despentes.
__________________
Hé camarade!
Si les jeux sont faits,
Au son des Ma[ska]rades on pourra toujours se marrer!
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: Seth_ (01/02/2010)
13/08/2007, 21h14
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#99 | | Le thé c'est la vie.
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Posté par Eliz. Le Parfum histoire d'un meurtrier de Patrick Süskind. | Perso j'ai adoré ce livre. Il parait que le film est bien aussi, mais j'ai peur d'être déçue. Et à vrai dire, j'ai pas eu l'occasion de le voir ^^
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13/08/2007, 21h35
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#100 | | Rouler dans l'herbe nue
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Posté par Estrella Perso j'ai adoré ce livre. Il parait que le film est bien aussi, mais j'ai peur d'être déçue. Et à vrai dire, j'ai pas eu l'occasion de le voir ^^ | Voit le film aussi car il est génial ! je t'y encourage en tout cas ! |
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