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20/08/2007, 00h16
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#120 (Lien permanent)
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J'veux pas.
Parmi nous depuis octobre 2005
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Tiens, je n'ai pas aimé l'adaptation du Parfum. J'ai trouvé que l'acteur qui jouait Grenouille était beaucoup trop beau. Ca m'a gâché le film, je ne pouvais pas m'empêcher de m'attacher à lui, alors qu'il me repoussait dans le livre. Il n'est pas mauvais, certes, mais s'éloigne trop de l'idée générale que je m'étais faite du livre.
Il y a un extrait des Faux-monnayeurs de Gide (dans mon blog) qui est juste parfait.
Les Nourritures terrestres, André Gide, encore.
"J'espère bien avoir connu toutes les passions et tous les vices; au moins les ai-je favorisés. Tout mon être s'est précipité vers toutes les croyances; et j'étais si fou certains soirs que je croyais presque à mon âme, tant je la sentais près de s'échapper de mon corps."
Nekrassov, Sartre.
"C'est le moment que je préfère ! Juste avant le plongeon. Ils ont l'air doux. Il se penche, il regarde la lune dans l'eau. L'eau coule, la lune ne coule pas."
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26/08/2007, 15h58
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#121 (Lien permanent)
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Mélange instable
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Citation:
3ème partie, chapitre 5, page 397 :
« Par la diversité de son humeur, tour a tour mystique ou joyeuse, babillarde, taciturne, emportée, nonchalante, elle allait rappelant en lui mille désirs, évoquant des instincts ou des réminiscences . Elle était l’amoureuse de tout les romans, l’héroïne de tout les drames, le vague elle de tout les volumes de vers. Il retrouvait sur ses épaules la couleur ambrée de l’odalisque au bain ; elle avait le corsage long des châtelaines féodales ; elle ressemblait aussi à la femme pâle de Barcelone, mais elle était par-dessus tout Ange ! »
Madame Bovary, Flaubert.
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Hu, je viens juste de lire ce passage et bien que ce romain soit tartiné de part et d'autre de looonguues descriptions (normal venant de Flaubert), celle ci je l'adore, elle est magnifique.
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•___________ •___________ _ Elle se développe avec indifférence.
(Baudelaire)
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30/08/2007, 19h35
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#122 (Lien permanent)
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Surexcitée
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Citation:
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Posté par Armstead Maupin
Ris tant que tu veux et pleure tout ce que tu as de larmes, siffle les beaux mecs dans la rue et que ceux qui pensent que tu es une pauvre idiote aillent se faire foutre !
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citation tirée des Nouvelles chroniques de San Francisco de Maupin, que j'ai trouvée sympa....
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Hey Shenzie, tu connais un bon resto ?
nan pourquoi ?
la bouffe est en train de se carapater !!
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30/08/2007, 21h46
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#123 (Lien permanent)
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Complètement paumée
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Kipling, Tu seras un Homme, mon fils.
Code HTML:
"Si tu vas dans la foule sans orgeuil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixantes secondes de chemins accomplis,
A toi sera la terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils."
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*-* Pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire *-* aprés-demain
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01/09/2007, 12h35
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#124 (Lien permanent)
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Mélange instable
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J'suis en plein Nadja de Breton. Voici (pour l'instant) mes passages préférés :
Citation:
p.54 : « Elle me dit son nom, celui qu’elle s’est choisi : « Nadja, parce qu’en russe c’est le commencement du mot espérance, et parce que ce n’en est que le commencement. ». »
p. 58 : « Sur le point de m’en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu’il n’y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur : « Qui êtes vous ? » Et elle, sans hésiter : « Je suis l’âme errante. ». »
p. 60 : « Nous demeurons quelques temps silencieux, puis elle me tutoie brusquement : « Un jeu : Dis quelque chose. Ferme les yeux et dis quelque chose. N’importe, un chiffre, un prénom. Comme ceci (elle ferme les yeux) : Deux, deux quoi ? Deux femmes. Comment sont ces femmes ? En noir. Où se trouvent-elles ? Dans un parc. . . Et puis, que font-elles? Allons, c’est si facile, pourquoi ne veux-tu pas jouer ? Eh bien, moi, c’est ainsi que je me parle quand je suis seule, que je me raconte toutes sortes d’histoires. Et pas seulement de vaines histoires : c’est même entièrement de cette manière que je vis. ». »
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•___________ •___________ _ Elle se développe avec indifférence.
(Baudelaire)
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15/09/2007, 18h03
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#125 (Lien permanent)
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Parmi nous depuis août 2006
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[ Oui, mon ange, je le peux. Dans les allées de l'enfer, sous le déluge, souffle coupé et coeur au bord des lèvres, une mince lueur : ce sont des camélias.
Parce qu'un camélia peut changer le destin.
Oui, mon ange, voici le quotidien : maussade, vide et submergé de peine. D'un couloir aux allées : alors la chute se fait, sans heurt ni surprise. Chaque jour, nous renouons avec la tristesse du couloir et, pas après pas, exécutons le chemin de notre morne damnation.
Alors, un camélia.
L'élégance du hérisson-Muriel Barbery]
[ La réponse idéaliste consiste à faire état de l'impossibilité qu'il y a à savoir si ce que nous percevons et concevons du chat, si ce qui apparait comme chat à notre conscience, est bien conforme à ce qu'est le chat en son intimité profonde. L'élégance du hérisson - Muriel Barbery]
"Ainsi finit l'histoire du chevelu et de la minette." Bienvenue au club - Jonathan Coe.
[ Pour lui tu n'étais que mon ombre, la femme qui avait eu le privilège d'accompagner la venue au monde d'une fillette si exeptionnelle. Contours du jour qui vient, Léonora Miano. ]
" Les hommes de ce pays n'aiment que les femmes qui ne veulent pas d'eux. Ils veulent tout donner à celles qui les dédaignent. Les autres les effraient avec leur amour et les multiples exigences qu'ils pressentent dans leurs regards, dans leurs attentes silencieuses, dans les larmes qu'elles versent en secret et qui laissent sur le quotidien la marque visible de l'inassouvi. Celles qui aiment les confrontent à l'impossible, à leurs inaptitudes. C'est à prendre qu'on leur a enseigné, pas à donner. Alors ce désir, cette espérance, cette patience qui pardonne les fautes et qui s'accomode du pire, a quelquechose qui les terrifie. Ils courent vite au-dehors, chercher n'importe quoi, s'étourdir dans des bras qui n'ont à leur offrir que la chaleur éphémère des pulsions ordinaires. Ils paient. Cela leur convient mieux. Nulle implication émotionelle, rien qu'un vaste territoire où déployer l'immensité de leur vanité. "
Contours du jour qui vient, Léonora Miano.
J'aime 
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15/09/2007, 19h10
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#126 (Lien permanent)
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crache du morbide.
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Je me souviens avoir été marquée par ça :
Citation:
"Un jour, comme j'étais dans l'eau depuis des heures, très loin au rivage, mes pieds furent attrapés par des mains nombreuses. Autour de moi, personne. Ça devait être les mains de la mer. Ma peur fut si grande que je n'eus plus de voix. Les mains de la mer remontèrent le long de mon corps et arrachèrent mon maillot de bain. Autour de moi, toujours personne. Les mains de la mer écartèrent mes jambes et entrèrent en moi. La douleur fût si intense que la voix me fut rendue. Je hurlai. Ma mère m'entendit et courut me rejoindre dans les vagues, en hurlant aussi démentiellement qu'une mère peut hurler. Les mains de la mer me lâchèrent. Ma mère me prit dans ses bras et me ramena sur la plage. Au loin, on vit sortir de l'eau quatre Indiens de vingt ans, aux corps minces et violents. Ils s'enfuirent à la course. Ils ne furent jamais retrouvés. On ne me vit plus jamais dans aucune eau."
Biographie de la faim, Amélie Nothomb.
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