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Posté par Creamm
J'ai enfin terminé L'insoutenable légereté de l'être de Kundera ( que j'ai perdu durant environ un mois dans ma chambre ) et j'ai adoré vraiment à en recopier des passages, même si je peux comprendre qu'on le considère parfois comme un auteur mysogine. Et Ambre si tu passes par ici un jour j'ai beaucoup pensé à toi en le lisant.
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Je suis passée ici un jour aujourd'hui. J'ai hate que tu me fasses un compte rendu personalisé et en direct total. Moi pour cette semaine, j'ai commencé et terminé
Le chant du monde de Giono qui etait étrange. C'est le mot exact, et j'avoue ne pas avoir vraiment compris le livre ; enfin j'ai quand meme noté certains passages assez pertinents. Puis c'est bien lyrique sans verser dans l'eau de rose, oui c'est trés lyrique et un peu "Lynch dans un univers parralelle" je pense pas bien m'expliquer, c'etait particulier.
Aprés il y a eu
Education Européenne de Romain Gary, que j'ai beaucoup aimé. C'est extremement pertinent, ca reste poetique, la prose est facile d'accés, c'est intelligent. C'est bien le même Gary que j'avais decouvert dans
Les Clowns Lyriques, en plus mieux. Peut-etre que l'ambiance me plait plus aussi il faut dire, le décor etant la Pologne occupée, tenue en haleine par la bataille de Stalingrad..
Ensuite
Klezmer, une BD de Joann Sfar. Si Beigbeder dit que Joann Sfar, c'est de la litterature, alors il a raison, et moi je suis d'accord avec lui. Sfar est vraiment un auteur doué, ses bandes sont émouvantes et fines, et je retrouve encore les ambiances ashkénazes que j'apprecie, aprés tout depend des gouts persos evidemment.
Et
Justine ou Les infortunes de la vertu par Sade.
Passionant. Sade est peut-etre un gros degeulasse, mais quel talent ! L'écriture est excellente, accrocheuse. Aprés, bon, il y a le sadisme, et les actes pervers, il faut aimer. En fait, je pense que ca me derangerais pas si Justine etait consentante, cela dit si elle l'etait, le roman serait sans doute different, et je me serais plus ennuyée, comme dans
La Venus aux fourrures de Masoch où les héros masculins
réclament d'etre esclaves. Et puis, on peut trouver une dimension philosophique à Sade. Les protagonistes sont quasi-tous des extremes humains, Justine est plus que vertueuse, c'est une sainte, et ses bourreaux sont des monstres. C'est une facon de peindre l'homme cruelle, et n'epargnant rien, elle n'est pas juste, mais representative à l'extreme. Dans mon edition, il y avait aussi 250 pages de nouvelles et historiettes en tout genre, ou l'ouverture d'esprit de Sade pour son epoque est assez frappante. Le discours qu'un des personnages tient sur l'homosexualité est en effet extremement rare pour son temps, et d'une vision exemplaire. A l'epoque l'homosexualité aussi etait considerée comme une perversion, certaines mentalités sont encore marquées des siecles de discrimination et d'héterocentrisme catholique. La sodomie, aussi, des hommes sont emprisonnés dans certains pays du moyen-orient pour la pratiquer, alors le sado-masochisme consideré comme pervers aujourd'hui evoluera peut-etre vers une vision plus saine aprés. Bien sur, la difference entre les rapports sado-masochiste et l'homosexualité et la sodomie reside dans le principe de violence des rapports sado-maso, aprés reste encore un long debat philosophique pour savoir si a partir du moment ou de la violence est introduit dans la relation sexuelle elle devient forcement malsaine ou si elle est acceptable dans des limites limitées, et j'ai deja fait mon roman la.
Sido et Les vrilles de la vigne, de Colette, lu aussi. C'etait joli. J'ai eu plaisir à le lire. Mais ca ne m'a pas transcendée, je n'ai peut-etre pas compris, mais je ne sais pas, j'ai pas eu l'echo que je pensais trouvé aprés tout ce qu'on m'en disais...An si tu passes par la.
Actuellement je suis dans
Le Portrait de Dorian Gray de Wilde. Et pour le peu que j'en ai lu pour l'instant, j'apprecie beaucoup beaucoup, l'ecriture est passionnante et j'ai recopié pleins de passages, je trouve de l'echo dans beaucoup de dialogues, c'est vraiment trés bien.