Je vais être honnête : Georges Perrec était un malade. Un génie, certes, mais complétement fou (comme tous les génies, parait-il) !
Le thème de la semaine s'inspire directement d'une de ses oeuvres, que vous avez peut-être lue et dont vous avez sûrement entendu parler :
La disparition.
Dans ce roman, il invite son lecteur à trouver avec son héros (Anton Voyl) une chose manquante définie comme "
un rond pas tout à fait clos, fini par un trait horizontal". Pardon pour le spoiler, mais je vais vous dévoiler en non-exclusivité ce qui a disparu dans son bouquin : il s'agit tout bêtement de la lettre
E.
Rendez-vous compte : le bonhomme a écrit un livre de 319 pages sans utiliser la lettre E une seule fois ! J'ai vaguement essayé, j'ai même pas réussi à faire une phrase, ce qui explique la virulence de mon introduction (il semblerait que je sois un peu mauvaise perdante).
Pour celles qui se demandent pourquoi Perrec a décidé de se torturer de la sorte, l'ami Wiki nous explique :
Citation:
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Georges Perec considérait que les contraintes formelles sont un puissant stimulant pour l'imagination. Il a donc choisi dans ce roman l'utilisation du lipogramme pour écrire une œuvre originale, dans laquelle la forme est fortement liée au fond.
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Donc dans ma grande bonté, j'ai choisi de stimuler également votre imagination en vous demandant de faire la même chose, mouhahahahaha !
Vous devez donc rédiger un texte (peu importe si vous choisissez de faire de la prose ou un poème),
sans utiliser la lettre E.
Et comme c'est super-méga-over dur, je vous propose deux alternatives :
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Rédiger un texte sans utiliser l'une des voyelles (celle de votre choix). On est d'accord, Y ne compte pas !
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Rédiger un texte dans lequel chaque mot devra comporter la lettre E. Une espèce d'anti-Disparition, quoi !
Si c'est ta première participation à l'atelier d'écriture (bienvenue !), tu peux trouver
les consignes pour poster ton texte ici même !
Bon courage !