22/09/2011, 13h47
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#42 | | En pleine introspection | Le thème de l'atelier photo "L'automne arrive" m'a inspiré ce petit texte. C'est un peu court mais je voulais le partager.
L'été s'efface en pointillés
Doucement, par petites touches
Fines, douces, dorées
L'automne arrive,
Sur la pointe des pieds
Dans mon cartable sont rangés
Les souvenirs de mes jeunes années.
L'automne arrive,
Mais c'est fini La Grande Récré.
Modifié par clara74 22/09/2011 à 13h50.
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04/10/2011, 22h02
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#43 | | Envie Dodo | Ecstasy-moi.
Viens rire dans mes bras.
Ecstasy-moi.
Apprends moi à voler.
Je veux des feuilles vertes en moi.
Enroule-moi.
Je veux de L’hypnose Sans Directives.
Joue avec moi.
Laisse moi voir des couleurs, tourne moi la tête.
Je veux du plaisir. De l’hallucination. Amour hallucinatoire.
Embrasse-moi et goûte au coca in.
Intoxique-moi.
Ecstasy-moi.
Viens rire dans mes bras.
Ecstasy-moi.
Apprends-moi à voler.
//
Pour ma mère, écrit en 2008.
Reviens
Et derrière la ville le soleil disparait. J’ai beaucoup pensé ces derniers temps tu sais, beaucoup pensé à toi et à moi aussi. Je t’aime, j’aimerais que tu le saches, que tu le comprennes, que tu ne l’oublie pas. Ne l’oublie jamais s’il te plait. Ne m’oublie jamais. Il neige dehors. Tu la vois, toi aussi, la neige de ta fenêtre ? Il neige mais rien n’est blanc dans ma tête comme tout est noir dans la tienne.
Je crois, je suppose que plus rien ne va pour toi. Je ne veux pas que tu partes. Pense à moi, pense à lui, ce petit-bout, pense à tout ce qui te retient à la vie. Pense qu’après la pluie vient le beau temps. Ou, si tu ne veux pas des phrases préfabriquées qui n’ont aucune saveur, pense que la vie peut cacher des trésors. Pense que rien n’est jamais noir pour toujours et que la lumière peut revenir. Pense que je t’aime, pense qu’on a besoin de toi. Pense à…la guitare. Ça te dirait de prendre des cours de guitare ? Moi j’aimerais savoir comment jouer du piano. C’est beau aussi le piano. Je pourrais te jouer jeux interdits si tu veux, dis moi, j’apprendrai pour toi. Je me souviens de ton sourire quand tu pensais que je savais la jouer…c’est loin ce temps là.
A vrai dire…je ne sais pas vraiment quoi écrire. Je n’ai aucun mot, aucune idée, comment te rendre heureuse ? Il faudrait peut-être que tu le saches toi-même pour que je puisse t’aider. Puis-je t’aider ? Je me sens si impuissante. Tu sais, c’est dur de voir ceux que j’aime pleurer pour toi. C’est horrible de te voir si faible, je déteste ça. Je déteste aller te voir à l’hôpital, je déteste te voir triste. Je me sens si affreuse de dire ça. Tu parles comme une enfant parfois, mais c’est toi l’adulte. Qu’est-ce que tu fais ? Ne fais pas n’importe quoi. Moi je ne te laisserai pas alors ne me laisses pas. Tu sais quoi ? Tu n'en as pas le droit. Tu n'as pas le droit. Pas le droit de partir tout court encore plus que de partir autre part. Pas le droit de quitter la terre, pas le droit de faire d’un coffre en bois ou en pierre ta nouvelle maison. Pas le droit tu m’entends ? Je ne peux pas supporter ta souffrance, je ne peux pas supporter ça .J’aimerais, mais je ne peux pas. Tu me pardonnes ? Moi...je ne sais pas si je t’ai pardonnée. Je ne sais pas si je t’en veux, je ne sais pas, personne ne sait.
En fait, je ne peux pas comprendre l’effet que ça fait d’être tellement au bord du gouffre que sauter n’a plus aucune importance. Je t’offrirai une corde. Pour pouvoir te rattraper si un jour tu as encore envie de fermer les yeux. Tu as toujours été présente pour moi, et ces derniers temps, j’ai fait des efforts pour l’être aussi. J’ai fait des efforts mais ça n'a pas suffit. C’est une maladie il parait. Une maladie qui peut se guérir mais ça sera difficile de remonter la pente. Tu vas être forte, je le sais. Tu vas tout surmonter et tu vas vivre. Tu riras encore, tu seras de nouveau bien dans ta tête, j’aurai de nouveau la sensation que tu seras l’adulte et moi l’enfant, tu t’aimeras. Oui, tu t’aimeras.
Je sais que rien ne sera jamais plus comme avant parce que vous partez chacun de votre coté mais peut être y a t-il encore un espoir ? Non. Je sais bien que c’est terminé. Le seul espoir qu’il me reste est que tu reprennes gout à la vie. Je serai forte pour toi, je t’aimerai comme je ne peux m’empêcher de t’aimer maintenant. Comme je t’ai toujours aimée. Alors reviens.
Modifié par Chizu 04/10/2011 à 22h46.
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: Lila-Rose (15/04/2012)
26/01/2012, 01h24
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#44 | | Je suis mariée à Grant Gustin. On vous a sûrement raconté qu'il se tape une blondasse en ce moment. CE SONT DES MENSONGES. Nous filons un amour parfait et passionné, et si ça se trouve, je lui joue une sonate au piano pour le bonheur de ses esgourdes | J'ai écrit ce texte il y a quelques mois à propos de M., ce garçon qui continue de me hanter alors qu'il est parti à l'autre bout du monde.
Si vous avez la foi, dites moi ce que vous en pensez
A la seconde où la sonnerie de mon réveil s'enclenche, j'ouvre les yeux. J'étais à moitié réveillée depuis plus d'une heure, à vrai dire. Je paressais dans ce qui restait des limbes de mon sommeil, tentant de rattraper le cours de mon rêve envolé, à mi chemin entre l'aventure nocturne et la réalité. A peine les yeux ouverts, je sais que dehors il fait froid – l'hiver est enfin là. Je sais aussi quelle est la couleur du ciel: blanc, uniforme. Je ne ferme jamais les rideaux lorsque je dors. Se réveiller avec la lumière du jour est une des plus belles sensations du monde, et puis ça permet de comprendre que oui, la nuit est bel et bien finie, regarde, dehors le soleil brille, il faut se lever. J'ouvre les yeux, et il faut un peu de temps pour que mes pensées s'articulent clairement dans mon esprit; pour l'instant ce n'est qu'un amas informe d'images, de mélodies, de paroles, et puis un visage, le sien. Ah oui, le voilà, mon rêve envolé, c'était lui. Ah oui, il existe, c'est vrai. Le simple fait de me remémorer son existence finit entièrement de me réveiller, les papillons dans mon ventre achèvent de me tirer du lit. Aujourd'hui, j'ai cours de philo, de politique et d'éco, comme chaque mercredi. Je vais descendre à la cafétéria prendre mon petit-déjeuner en compagnie des gens habituels, ceux qui se réveillent à huit heures tous les matins. Je vais marcher vers le campus en sirotant mon thé et en écoutant une musique entraînante, histoire de ne pas me déprimer dès la première heure du matin – ce serait bête, j'essaye de profiter le plus possible du peu de bonheur que je vais pouvoir grapiller aujourd'hui. Je vais arriver à l'amphi où a lieu mon cours d'éco, patienter pendant toute l'heure tout en prenant des notes, et me diriger ensuite vers le bâtiment de chimie, et assister à mon cours de philo. Je ne vais pas vraiment y assister. Je vais d'abord regarder où il s'est assis. Je vais admirer pendant une heure sa nuque et son dos – oui, même ça, c'est admirable. Je vais concentrer toutes mes pensées vers lui. Je vais à peine écouter le cours. A la sortie, je prétendrai attendre une copine, chercher mon portable dans mon sac, ou n'importe quelle autre excuse qui me permettra de m'asseoir sur le banc à l'entrée du bâtiment sans passer pour une folle. Je vais l'attendre sans l'attendre. Ou plutôt, je vais espérer qu'il s'arrête discuter avec moi. Je vais faire mine de ne pas l'avoir vu, et s'il s'asseoit à côté de moi, ma journée ne sera pas foutue. Si par contre il passe par une autre porte, s'il ne me voit pas, alors je serai triste aujourd'hui. Alors que je cherche une cigarette dans mon sac, une voix me tire de ma rêverie. Une voix grave et bien posée. Très claire. Il me demande comment je vais. Le temps s'arrête. Les gens autour de nous, ils peuvent être là par centaines, ils n'existent plus. La lumière du jour prend tout de suite une autre teinte, comme dans un film d'art et d'essai. Les couleurs des feuilles d'automne sont magnifiées. Tout est silencieux , soudain, il n'y a plus que nous deux. Simplement nous deux. Plus rien d'autre n'existe, sommes-nous seuls au monde? C'est fort probable. Je me délecte de sa voix. Je ne parle pas trop, j'ai peur de ne pas dire ce qu'il faut, ou de faire des fautes – il prend souvent un malin plaisir à se moquer de mon anglais encore un peu faible, parfois. J'ai la bouche sèche, comme à chaque fois. Il me tend une cigarette, et l'allume. Nous continuons à parler, de choses et d'autres, de banalités, et puis soudain une forte complicité s'installe, il me demande comment je trouve le garçon qui vient de passer devant nous. Je ris, il me demande si j'aime observer les gens, «people watching». Je pense à la chanson de Jack Johnson, je souris, je lui dis que oui. Il me pose plein de questions assez étranges, et inhabituelles. C'est probablement la seule personne qui me les as jamais posées. Mon estomac fait des sauts périlleux, mais j'essaye de garder une certaines contenance. Il est très beau. Nous marchons en direction de la bilbiothèque. L'air est tout de suite plus doux, et encore une fois, c'est comme si le temps s'était arrêté. Il n'y a que nous deux, au milieu de cet amas d'étudiants. Comme si nous n'appartenions plus au même monde, ou du moins à la même dimension. J'ai l'impression d'être dans un film. Des silences s'installent parfois, mais ils ne sont pas gênants. Nous avançons côte à côte. Je me sens bien. Puis nous arrivons à notre destination: la bilbiothèque. Je dois aller en cours, il doit aller étudier. En partant, il me dit «take care», et j'ai l'impression qu'il le pense vraiment. Comme s'il voulait vraiment que je fasse attention. Pas comme une simple formule.
Voilà. Je serai de bonne humeur pour toute la journée. Et tout recommence, jusqu'à la prochaine fois où je le verrai.
J'ai l'impression de vivre pour ces dix minutes par jour passées en sa compagnie, en ce moment.
__________________ Batman is my man. And Marybarat is my filleule qui déchire tout du slip.
Once a potterhead always a potterhead. Poisson & fwomage.* |
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— Ont offert un Big up ! à ce post
: Lila-Rose (15/04/2012)
05/02/2012, 16h51
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#45 | | MMORPG Junkie! | Je souhaite vous partager le texte que j'ai écris pour les funérailles de ma grand mère qui auront lieu demain après midi. Je n'ai pas l'habitude ni le don d'écrire, encore moins de lire en public (gros stress, surtout dans ces circonstances). Je pense que l'important n'est pas la façon dont les mots sont choisis et utilisés mais les émotions dont ils sont imprégnés. "Je pense que dans une vie il est rare de rencontrer beaucoup de personnes totalement bien intentionnées, qui nous portent un amour profondément sincère et inconditionnel.
Ma grand mère était une de ces personnes là pour moi.
Jamais une seule fois elle ne m'a jugée à la hâte; jamais elle ne m'a blessée; jamais elle ne m'a manqué d'attention. A chaque période de ma vie elle a été une oreille attentive et dépourvue de préjugés, une personne en laquelle je pouvais avoir une totale confiance.
Il est rare de pouvoir dire de quelqu'un que son attitude envers nous à toujours été irréprochable et pourtant je peut dire ça d'elle sans hésiter. Avec elle je me suis sentie soutenue, écoutée et comprise mais surtout je me suis sentie aimée.
Lorsque j'étais enfant elle m'emmenais régulièrement faire le marché avec elle. Ces moments là je suis persuadée de m'en souvenir toute ma vie. Je me rappelle de la joie que je ressentais à l'idée de passer la matinée à me promener sur le marché en sa compagnie et à bavarder.
Quand j'avais l'occasion de passer du temps avec elle j'aimais lui raconter toutes mes petites histoires sans importance mais aussi mes problèmes, mes inquiétudes et des choses plus personnelles. J'ai toujours su que jamais elle ne trahirais ma confiance quoi que je puisse lui confier.
Je l'ai toujours vue calme et gentille. Jamais je ne l'ai entendue proférer la moindre méchanceté ni se mettre injustement en colère. Elle était pleine de bon sens, toujours de bon conseil. Si elle en venait à faire des reproches ça n'étais jamais égoïstement mais toujours par prévenance. Elle était d'une empathie et d'une générosité extraordinaires.
On dit d'une grand mère qu'elle doit être un exemple pour ses petits enfants...pour moi elle l'était. Je serais heureuse de pouvoir un jour lui ressembler. Je l'ai toujours profondément aimée, c'est une chose dont je n'ai jamais doutée même dans les moments difficiles ou j'ai douté de presque tout.
A présent il me reste le souvenir de tous les bons moments passés en sa présence et la conviction que de là ou elle se trouve elle continue à veiller sur les êtres qui lui sont chers."
__________________ A la fin le pessimiste aura peut être raison...mais l'optimiste aura mieux vécu.  |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Capucette :
: Lila-Rose (15/04/2012), Mlle-HellN (06/05/2012)
06/02/2012, 17h32
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#46 | | | Il était un petit homme... Texte écrit dans mes jeunes années. Il était une fois un petit homme, qui traversait une longue route sans âge, presque aussi large que longue, pleine de poussière, irrégulière. Ce petit homme portait sur son dos un sac. Il était remplis de choses diverses et toutes parfaitement inutiles pour sa condition : un livre de recette, une montre, une trousse vide, un stylo sans encre, des piles, une serviette de table, un cahier griffonné et illisible, une balance, un thermomètre, une règle, une petite culotte. Il ne savait pas d'où provenait ces objets. Il portait ce sac parce qu'il le fallait ; un point, c'est tout. Ces objets appartenaient sans aucun doute à quelqu'un qui attendait qu'on les lui rapporte. Le petit homme marchait donc interminablement et indéfiniment. Marcher, avec sur ses épaules un sac qui pesait tous les jours un peu plus lourd. Il ne mangeait pas, il ne buvait pas : A quoi bon ? Il marchait ; un pas puis un autre, une jambe ; un croisement monotone, un balancement méthodique et régulier. Voici tout ce qui rythmait l'esprit du petit homme. Mais un jour, il se posa une question : Que se passerait-il s'il décidait de s'arrêter ? Juste pour voir... Cette simple question provoqua en lui une telle stupeur qu'inconsciemment il s'arrêta. L'esprit du petit homme bouillonnait : Eh oui ! pourquoi ne pas s’arrêter ? Mais pourquoi s’arrêter ? En vérité ? Par curiosité ? Mais qu'est ce que cela aurait-il d’intéressant ? Qu'est ce que cela aurait-il d'intelligent ? Tout à coup, le petit homme remarqua que plus rien ne bougeait autour de lui. Il réalisa que ses jambes ne se balançaient plus. Il s'était arrêter ! Quelle étrange sensation... Il en était tout ému. Il observa ses pieds, puis la route et décida de s'asseoir. Il n'en était plus à ça prés. Il scruta le sol : du goudron, tapis d'une fine couche de gravier. Pas très confortable... Puis, il observa le paysage : à l'horizon il distinguait de vagues palmiers. Les nuages étaient bas et le ciel avait une teinte orangée. Sans se souvenir de quel couleur était le ciel lorsqu'il marchait, il trouva celle-ci plutôt jolie. Soudain, il se releva. Était-il devenu fou ?? S'arrêter ainsi ! Comment avait-il pût ?! Il se mit alors à courir pour rattraper les pas perdus. Puis il s'arrêta net : Courir pour aller où ? Cette question provoqua en lui une explosion. Pour calmer cette éruption, il se mit à courir encore plus vite, tout en s’agrippant aux anses de son sac. Mais cette course ne stoppa nullement ce flot continu d'interrogations, pire encore il ressentit une étrange douleur au fond de la gorge, qui allait en s'amplifiant. Que lui arrivait-il ?! Il décida de reprendre son pas habituel, mais désormais chacun de ces pas était une torture de plus car tous le renvoyait à cette terrible question : Pourquoi avancer ? Pour aller où ? Redonner ce sac à son propriétaire redonner ce sac, ce sac... Il en a besoin...besoin...Mais si je ne le trouve pas ? Des objets ? Ridicules... Le petit homme se trouvait dans le plus grand désarroi. Il mourut quelque jours après avoir stoppé sa marche. Paralysé par toutes les questions qu'il se posait mais auxquels personne n'était venu répondre. Le ciel s'assombrit et lorsque le petit homme ferma pour la première fois les yeux, des points lumineux apparurent un à un, parsemant le ciel de leur beauté. Qu'en pensez vous? Les critiques sont bienvenus. |
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16/02/2012, 21h58
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#47 | | Guest |
Modifié par Heidisanseal 17/02/2012 à 01h03.
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10/03/2012, 16h41
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#48 | | Avaleuse de livres | Petit texte de moi :) « Les journaux gratuits. Information rapide et souvent incomplète, mais information quand même. Que nous soyons de Lyon, Lille, Strasbourg, Rennes, Toulouse, et bien sûr Paris, nous connaissons tous ce phénomène, des étudiants qui distribuent des journaux gratuits à la sortie des transports en commun. On pourra toujours critiquer, de raison, la qualité journalistique de ces journaux, on ne leur enlèvera jamais leur vertu sociale. J'aime m'asseoir dans un bus, "Métro", train, ce que vous voulez, et trouver un "Direct Matin" à ma place, le feuilleter et le laisser là, pour qu'une autre personne puisse elle aussi survoler l'actualité entre deux stations de métro. Le prendre, passer "20minutes" avec, et le déposer dans mon train, pour qu'un autre complète avec plus de dextérité les mots croisés. Ou seulement qu'une superstitieuse consulte l'horoscope en passant. Ou qu'un téléphile zieute le programme du soir. Quel qu’en soit ce qu'on y cherche, on se les passe de mains en mains, et chacun y laisse quelque chose. Comme lorsqu'on prête un livre à une amie, qui y dépose des miettes de gâteau, du sable de ses dernières vacances,... Les livres ont cette odeur des gens, l'odeur de la vie de ceux qu'ils l'ont lu, des lieux où ils ont étés, de ce qu'ils ont fait avec, de nos mains, ou de ce que nous avons touché. J'aimerais que les gens laissent des petits commentaires, dessins, pensées, dédicasses,... Dans ces journaux gratuits. Qu'on s'amuse à communiquer avec on-ne-sait-qui, mais c'est ça qui est marrant. Sans évidemment tomber dans la bêtise sans fond des commentaires sur certains forums sur internet...
Mettre des petits mots, comme des phrases fines qui se mangent sans faim, que chacun s'échangerait sans fin, sans savoir avec qui, parce qu'au fond on s'en fout. »
Si vous voulez le voir dans son habitat naturel : Les journaux gratuits - On-s'tient-au-Juh |
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10/03/2012, 19h45
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#49 | | Si les larmes pouvait guérir, j'aurais pu sauver tant de malheureux. | Tout petit texte que j'ai écris il y a 6 mois.
Vers l'horizon, elle avança, car désormais sa vie n'étais plus que fracas.
Laissant derrière elle la fumée, en admirant une dernière fois les cendres s'envolées.
Chaque pas l'éloignant de lui, de cette vie et du souvenir de cet homme qu'elle fuit.
Sans aucun remord, elle avait fait son choix pour échapper à la mort.
Et tout bas elle se disait, qu'elle était forte, qu'elle y arriverait.
Mais en elle, tout n'était que désespoir, elle n'avait plus rien, plus personne en qui croire.
Et comme seule amie et compagnie, la douleur qu'elle ressentait ici.
Voici les rimes d'un coeur brisé, de tout rêves envolés.
__________________ Parce que donné de l'amour et de l'aide ça fait toujours du bien Cha<3, *Nouky* et Tcheshu sont mes filleules  Si seulement vous lisiez en moi comme je lis en vous . |
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10/03/2012, 22h21
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#50 | | Si les larmes pouvait guérir, j'aurais pu sauver tant de malheureux. | @ lemonite Je dois t'avouer que ton texte est vraiment magnifique  Il beau, vraiment beau...
__________________ Parce que donné de l'amour et de l'aide ça fait toujours du bien Cha<3, *Nouky* et Tcheshu sont mes filleules  Si seulement vous lisiez en moi comme je lis en vous . |
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28/03/2012, 00h41
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#51 | | Je me suis perdu. | Le chant du chat Ce matin j'étais motivée à décrire l'amour sur un bout de papier,
Projeter un sentiment ineffable relève d'une capacité affreuse de simplicité,
Et puis j'ai pris mes armes, je suis partie me promener dans un halot de douceur,
A la recherche de rimes, et de l'explication que j'espérais avec ardeur,
J'ai rencontré l'Espoir, il m'a dit d'attendre, que rien ne tomberait dans l'oubli,
J'ai rencontré l'Amitié et elle m'a certifié avoir déjà pactisé avec lui,
J'ai continué à marcher le Temps m'a soufflé de ne jamais m'en soucier,
Il viendrait de lui-même, au moment voulu, et éclairerait l'ombre dans mes pensées,
La Sagesse m'a pris la main, m'a dit de goûter avec retenue à ce fruit parfois infecté,
J'ai appris à attendre et à espérer, j'ai donc été rejoindre tranquillement mon foyer.
Mais sur ma route, j'ai rencontré l'Homme, de haut en bas il m'a regardée, De son sourire moqueur il s'est écrié : « Tu n'es qu'une enfant, du haut de tes 18 années, Crois-tu avoir le droit à l'amour ? Il fallait y penser avant de se laisser abuser. » |
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Prudi :
: Eldorado (12/04/2012), Mlle-HellN (06/05/2012)
12/04/2012, 22h05
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#53 | | Angoissée | … Entre l’envie de dire ce que je pense de toi et la raison de te dire ce que je sens envers toi … je préfère t’écrire ce que mon cœur ressent pour toi : Tu vois, ce sourire qui se dessine sur ton visage quand tu me vois, ce regard qui se décline à chaque fois que je t’intimide, ces traits si tendres si purs, ces lèvres qui reposent sur les miennes faisant rejaillir un bonheur intense , cette voix masculine et douce à la fois qui me chuchote des mots sucrés, ces mains qui se posent sur mes cheveux à chaque baiser, ces caresses qui m’envoutent de ton charme, ces bras qui m’enveloppent de ta chaleur, cette allure d’homme virile quand tu marche devant moi , ce silence qui explique tant de choses, ce rire qui me rempli de joie… Puis cette air triste que tu as quand on se sépare, cette mélodie que tu ne cesse de me murmurer à chaque instant , ce comportement pour me prouver que tu es fort comme un roc sans moi, cette sensibilité que tu essaye de cacher, cette habitude de me tenir la main quand je m’endorme à tes côtés, cette façon de me fixer dans les yeux, ce don de me consoler, de me calmer et de m’encourager … ce besoin de me parler, de me séduire, et de m’attirer comme au premier jour, ce désir de vouloir toujours me toucher, me caresser, me frôler, cette peur qui te transperce quand tu imagine ta vie sans moi, ce sentiment qui se réveille quand tu m’admires tel un tableau étranger à ton esprit, cette envie de m’embrasser quand je m’y attends le moins, cette soif d’amour que tu n’admettra jamais … tu écoutes, tu vois, tu sens … ce cœur qui bat à chacune des tes pas, ce souffle léger qui s’amplifie quand tu t’approche, cette sensation d’être en sécurité avec toi … celle qui te dévore des yeux, celle qui t’enflamme par ses baisers, celle t’enseveli de tendresse, de passion, celle qui te charme par ses mots, ses formes, celle qui t’a aimé, qui t’aime et continuera de t’aimer … Ce n’est que moi … l’ombre de ta voix, ta raison d’exister, la femme de ta vie … ! 
__________________ Ceci est dit ... |
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17/04/2012, 20h08
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#55 | | Chat Noir. | Je la regardais et ne voyais que sa pâleur et sa presque transparence, sa peau striée de fines arabesques bleues, brillant à leurs extrémités. Ses longs cheveux étaient d'argent, et flottaient autour d'elle comme si le vent était là, alors qu'il était tombé avant la nuit. Son odeur était légère, elle sentait la pluie et les fleurs. Je n'étais pas effrayée par son doux regard aux yeux bleus-gris sans pupilles. Elle me sourit.
J'entendis une voix mais sa bouche n'esquissait aucun mot. Elle parlait à une part profonde de mon être, j'oserais même dire qu'elle parlait directement avec mon âme. Mon coeur se mit à battre moins vite, mais plus fort.
"Tu te demandes qui je suis. Mon nom importe peu, il est même imprononçable dans ton monde. Tout ce que tu as à savoir, c'est que la Nuit est mon manteau, les étoiles ma couronne. J'ai créé la Lune pour te guider, pour te ramener à moi. Tu as chevauché avec le vent, et te voilà. Vole, ma fille, ton destin t'attend."
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"Tu peux te retrouver..."
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2 Filles ont envoyé un Big up ! à Jézabel :
: Asphodel (19/04/2012), Mlle-HellN (06/05/2012)
21/04/2012, 03h35
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#56 | | Je suis mariée à Grant Gustin. On vous a sûrement raconté qu'il se tape une blondasse en ce moment. CE SONT DES MENSONGES. Nous filons un amour parfait et passionné, et si ça se trouve, je lui joue une sonate au piano pour le bonheur de ses esgourdes | Annie attendait assise sur une chaise qui faisait face à la fenêtre de la chambre. Sur son lit impeccablement fait, reposait une rose rouge. Sur sa table de nuit, un livre, un verre d'eau. La chambre était dans un désordre épouvantable, comme si une catastrophe l'avait détruite. Annie refusait de croire qu'une catastrophe venait d'avoir lieu. Elle attendait, assise face à la fenêtre, en fumant une cigarette, ses jambes repliées contre son corps. Elle tremblait, mais elle empêchait les larmes de couler. Elle avait mal à la gorge.
Alex attendait assis sur un banc qui bordait une rue peu passante. A côté de lui, une photo à moitié déchirée reposait. Soulevée de temps à autres par la douce brise de cette soirée d'été, la photo ne se laissait pas faire, s'envoler c'est pour les idiots, et elle restait fidèlement aux côtés d'Alex. Alex était sûr cependant qu'une catastrophe venait d'avoir lieu, et qu'une simple photo n'y changerait rien. Il attendait, assis sur un banc perdu, en fumant une cigarette, les yeux dans le vide. Son corps ne trahissait en aucun cas le tumulte assourdissant qui emplissait sa tête. Il se refusait à laisser les larmes couler. Il avait mal à la tête.
Annie essaya vainement de s'endormir, elle essaya vainement de rester éveillée, elle finit par se lasser et attrapa sa veste. Elle détacha ses cheveux, son visage fut immédiatement caché par son imposante chevelure. Elle sortit alluma une autre cigarette dans le couloir, le temps d'arriver au coin de la rue elle l'avait finie. L'air était doux et c'était une belle soirée de juin. Elle se sentait étrangement apaisée. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû, alors elle se sentit un peu coupable, puis elle se souvint brusquement qu'il était parti, et soudain elle eut envie de courir jusqu'au bords de la Tamise pour s'y noyer; ça aurait fait une mort bien solennelle et grandiloquente, les journaux auraient titré: elle se noie dans la Tamise par amour. Un quidam aurait trouvé son cadavre flottant à la surface de l'eau, sous le pont de Westminster, peut-être un jeune couple rentrant d'une nuit trop arrosée, cela aurait été bien ironique. Peut-être un agent de police, ou peut-être un clochard à moitié soul qui n'en aurait pas cru ses yeux. En marchant, Annie était arrivée à Westminster, elle contemplait la surface sale et boueuse du fleuve. Elle fut tentée, personne ne passait sur ce pont à cette heure à part quelques taxis qui ne prêtaient attention à rien d'autre que leur itinéraire; elle aurait été tranquille. Elle alluma une cigarette. On verrait après pour la noyade. Elle avait été jeune, elle aussi, un jour. Dans ses lointains souvenirs elle était jeune, et belle, et sa vie était agréable, elle était étudiante, elle vivait à Londres, elle sortait boire des bières le vendredi soir avec ses amis dans des pubs du West-End dans lesquels seuls les habitués du quartier descendaient, elle buvait rarement des bières d'ailleurs, et souvent des bloody marys, parce que la douceur du jus de tomate était trompeuse et que derrière se cachait l'âpreté de la vodka et qu'elle était toujours surprise par le goût. Elle portait encore des T-shirts de ses groupes préférés, en signe de révolte, en signe de contradiction avec son visage de poupée. De poupée anachronique. Elle avait de grands yeux très clairs et des sourcils très minces, et une bouche très fine; elle ressemblait à une actrice de cinéma muet des années vingt, c'était d'ailleurs peut-être cela qui l'avait perdue. Elle était heureuse, elle marchait dans les rues de Londres en imaginant que la ville lui appartenait, dans le métro elle se faisait passer pour ce qu'elle n'était pas, mais cela ne trompait plus personne après un certain temps, parce que tous les habitués de la District Line de 8h30 comprirent vite qu'en réalité elle étudiait simplement à l'Imperial College et qu'elle n'était pas une héroïne tragique d'une histoire d'amour tragique avec ses grands yeux bleus et ses bottes en cuir. Parmi les habitués de la District Line à 8h30 il y avait un jeune homme qui devait sûrement avoir le même âge qu'Annie, qui s'habillait comme les musiciens qu'elle écoutait à longueur de temps, il avait les cheveux un peu longs en bataille qui lui tombaient dans les yeux; la première fois que leurs regards se sont croisés, ils ont tous les deux reçu un poignard en plein ventre, mais Annie descendait à la prochaine station, alors ce fut tout. Elle aurait dû savoir, déjà à l'époque, qu'un coup de poignard n'était pas un très bon présage.
En repensant à tout cela, Alex eut l'impression que rien n'avait eu d'importance dans cette histoire, que tout n'avait été qu'un vaste tissus de conneries depuis le début. Il aurait surtout aimé s'en persuader, mais il savait que, si c'était vraiment le cas, jamais il n'aurait été autant affecté. Il parcourut ses souvenirs à la recherche de ce moment précis où il l'avait vue pour la première fois; non, ce moment où ils s'étaient croisés par hasard dans la rue. Oui, voilà. Ils s'étaient croisés. La fille du métro. Elle paraissait très tragique, il fut intimidé en la voyant. Il pensait qu'elle devait vivre des centaines de choses très fortes et il se sentait un peu nul, lui, le garçon des beaux quartiers de l'ouest, avec sa vie toute rangée. Il s'était dit alors, que lui s'habillait comme un rockeur de l'East London parce qu'il voulait échapper à son quotidien monotone, et réalisa soudain qu'il en allait probablement de même pour elle. Il prit son courage à deux mains, la rattrapa, lui offrit un sourire adorable de timidité et une cigarette. Voilà comment tout avait commencé. Un poignard, une cigarette.
Mais tout cela n'était qu'un enchaînement d'événements impromptus et qui n'avaient rien à voir avec la réalité: la réalité se déroulait maintenant, lui, assis sur un banc, elle, perdue dans le centre de Londres, en essayant de rassembler ses souvenirs, le cerveau embué par la tristesse et la nostalgie. Alex se leva, ramassa la photo dans sa poche, et s'en alla.
Annie regarda une dernière fois la Tamise, alluma une autre cigarette, et s'en alla.
Ce n'est qu'une fois qu'ils furent tous les deux arrivés dans la chambre qu'ils comprirent que rien n'avait de sens, et que le monde pouvait bien s'écrouler, ils n'en auraient plus jamais rien à faire.
__________________ Batman is my man. And Marybarat is my filleule qui déchire tout du slip.
Once a potterhead always a potterhead. Poisson & fwomage.* |
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01/05/2012, 19h26
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#57 | | "Les reliques d'Erèbe" | Fin d'une histoire d'amour entre deux protagonistes, Adam et Olivia, qui se sont aimés difficilement.
Adam s’en souvient.
Il se souvient de cette seconde où, après tant de mois, Olivia et lui parvenaient à être des enfants devant l’incertitude de leur avenir, la peur de perdre l’autre et de se retrouver seul. Olivia l’avait alors serré contre elle avant de lui murmurer qu’elle l’aimait. Et qu’elle ne partirait jamais. Ce n’était pas une promesse, c’était une prise de conscience si limpide sur elle-même qu’il n’y avait pas de doutes. Pour la première fois, tout était clair et limpide. Olivia dans ses bras, Adam ne voyait aucune autre chose. Ni même l’éphémère. Peut-être est-ce pour cela…
- M. Otherwood, il faut rentrer maintenant.
Peut-être est-ce pour cela qu’il pensait tant à elle. Peut-être est-ce pour cela qu’il n’avait pas vu le temps s’abattre sur eux comme un vent glacial.
- Encore un moment, demanda le vieil homme, le souffle court.
Avec les années, Olivia et lui avaient vécu tant et si bien que, lorsque la mort frappa la jeune femme avant lui, Adam comprit qu’ils avaient vieillis. Il était un vieil homme maintenant, passant ses journées sur la terrasse d’Otherwood, sans espoir ni rêves. A vrai dire, la mort d’Olivia l’avait réveillé de ce rêve, de cette vie qu’ils avaient vécue à pleins poumons. Il se souvient encore de cette frayeur et de la voix claire et réconfortante d’Olivia lui disant qu’elle ne partirait pas.
Un sourire fend ses lèvres ridées : Olivia, envers et contre tout, était partie avant lui dans une révérence qui lui cillait à merveille. Oui, cette même révérence qui, un jour d’été, au milieu des convives, releva l’attention d’Adam. Il la voyait encore, dans sa robe blanche presque diaphane, son visage mystérieux et détachée de tout, cherchant sa place. Dès leur rencontre, il sut qu’Olivia ne serait jamais ici mais toujours ailleurs. Il l’avait accompagné durant ces années et, bien souvent, il pensait que sa jeunesse était partie avec elle. Il n’avait pas vu les rides marquer son visage, seulement son rire cristallin emporté une joie mystérieuse et propre à eux.
Mais elle n’était plus là.
- M.Otherwood, lui dit l’infirmière en le couvrant, vous allez attraper froid.
Adam se penche en avant. Le soleil se couche sur la ligne boisée de l’horizon, comme un cercle rosé s’éparpillant en une traînée de rose nocturne. Ses yeux bleus retrouvent, le temps d’une seconde, leur lueur. Il la voit. Là, près de la grange. Olivia, dans sa petite robe légère, lui fait un signe de la main. Les premiers boutons de sa robe sont ouverts, et sa chevelure bouclée et noire vole au vent, au-dessus de ses grands yeux noirs rieurs. Elle l’appelait, comme elle l’avait fait tant de fois.
- Monsieur, ce n’est que le vent, devina l’infirmière en voyant le vieil homme s’agiter.
Elle l’attend, chaque soir, de l’autre côté.
Une larme coule sur la joue creuse du vieil homme. On croit souvent qu’une histoire d’amour prend fin quand il n’y a plus personne, quand la présence s’estompe, mais seuls les yeux des amants peuvent se voir encore, au-delà de tout ce qui existe. Au delà de toutes les couleurs que nous connaissons. Mais, ce soir, Adam sait la vérité. Ca n’est jamais vraiment fini. Traversant la plaine dans son corps de jeune homme, il sent à peine la brise, et l’herbe lui semble fraîche sous ses pieds. Il court vers Olivia à grands pas, sans se retourner. Il court.
Sans un regard pour le vieil homme qu’il était, les yeux à présent clos, assis sur la terrasse. |
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03/05/2012, 00h12
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#58 | | pensées multiples | Ce jour là j'ai succombé a son charme, ce jour là je n’étais plus moi même, pas parce que j’étais saoul mais parce que mon corps était submergé d’émotions. Une sensation d’être éblouie par une telle beauté, une telle douceur, un sourire inoubliable. J'ai hesité une fraction de seconde mais mon coeur n'a jamais douté. J'ai renoncé à l'amour plusieurs fois mais je n'ai jamais voulu renoncer à cette histoire parce que malgré tout elle était belle, je l'aimais et surtout je voulais continuer à l'aimer.
J'ai entendu dire que le coup de foudre ne pouvait se produire qu'une fois dans une vie, c'est lui qui ma fait vivre cet instant donc je pense que je l'aimerais toujours passionnement
__________________ love de mes préférées
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
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06/05/2012, 13h02
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#59 | | C'est pas que je suis 100% littéraire, c'est juste que je suis 0% matheuse. | L'Orage La forêt se dessinait au bout du chemin, après le petit pont de pierre sous lequel le cours d’eau avait enflé en un ruisseau bouillonnant et ondoyant, où les nuages gris se reflétaient indistinctement. La pluie avait également rendu le chemin de terre glissant et presque marécageux. Les pieds d’une petite fille s’enfonçaient profondément dans la terre humide. Elle avait perdu ses bottes mais semblait ne pas s’en être aperçue. Sûrement étaient-elles restées prises dans la boue…
Les arbres rougeoyants hypnotisaient la petite fille. Elle venait de traverser le pont, sans même avoir jeté un regard à l’eau tourbillonnant en-dessous d’elle. Les éléments commençaient à se déchaîner : la pluie se faisait plus drue, plus insistante, comme pour purger le monde de toutes ses fautes. Le vent balayait le sol, les arbres et les cheveux lâchés de la fillette, cette fillette à la longue chevelure d’ébène, au teint pâle, et aux lèvres bleuies par le froid, cette fillette seule et frêle luttant contre la Nature elle-même.
Les feuilles jaune et orangé virevoltaient à présent, autour des arbres et de la petite fille. Elles bruissaient, humides, sous pieds et manquaient de la faire tomber.
Soudain la petite fille se sentit légère, tournoyant elle aussi. Elle n’avait plus mal. Elle n’aurait plus jamais mal. Elle ne sentait plus rien que de la gratitude et le bonheur simple d’une forêt sous l’orage. Elle prit conscience des gouttes de pluie lourdes et froides qui tombaient bruyamment sur les feuilles et sur sa peau nue, du vent sifflant, soufflant entre les arbres et soulevant ses cheveux noirs ou bien les collant en mèches éparses sur son visage. De sa peau frissonnante. De l’odeur métallique de la pluie sur la terre, de l’éclat bleu électrique de la foudre dans le ciel. Du goût âcre de sa salive.
La fillette leva ses mains, paumes ouvertes, comme pour recevoir cette pluie salvatrice qui agissait en catharsis et la lavait de toutes ses peurs, de tous ses maux… Une expression enfantine d’extase s’était peinte sur son visage tourné vers le ciel. Les yeux clos, elle ne faisait plus qu’un avec ce qui l’entourait, ces arbres, ces feuilles, cette terre collante et lourde à ses pieds… C’était elle, et elle était eux. Tous ne faisaient partis que d’un. Un qui se divisait en tous. Elle se sentit flotter.
Puis tout devint noir.
__________________ Mlle-Helln. Ma marraine, c'est Kbi ! Serdaigle: SunChestnut615 |
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19/05/2012, 19h14
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#60 | | Comme une envie de crêpes | La sirène et le pêcheur
Un pêcheur était en mer ;
Une ravissante sirène, attirée par ce cœur solitaire,
vint à sa rencontre le distraire
de son chant envoûtant et mortifère.
Le pêcheur l'invita à dîner,
lui prépara une baignoire d'eau salée
pour qu'elle soit confortablement installée.
Vint le repas, par le pêcheur amoureusement préparé.
Il n'était pas pêcheur pour rien, et lui servit de la dorade grillée.
La sirène s'épouvanta, s'écria, s'époumona.
Le pêcheur lui demanda pourquoi :
" N'aimes-tu pas ce repas ? Je l'ai pêché et cuisiné rien que pour toi."
En guise de réponse, la sirène prit sa fourchette et sans son cou l'enfonça.
Le sang du malheureux pêcheur coula, coula, coula.
La sirène les babines se lécha, et elle le dévora,
ne gardant que son cœur, qu'elle serra dans ses bras.
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