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Vieux 07/12/2009, 18h21   #1
Aka Mrs Jackson
 
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Thème : sujet libre

Ce sujet est réservé aux filles qui veulent poster ou linker des textes qui ne sont pas en réponse aux thèmes proposés. Faites-en bon usage !
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testbigup
Vieux 07/12/2009, 21h48   #2
Sometimes you’ve done everything right, but it still feels like you’ve failed.
 
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La Fautive

Je me lance :

Le texte s'intitule "La Fautive" est fait partie d'une sorte de fil rouge que j'avais commencé et pas achevé ...

"

"A ce soir", et il n'est jamais revenu.

Depuis je vis comme un automate. Je me lève, je me noie sous un jet d'eau, je bois mon café, je prend mes clés sur le buffet et je claque la porte. Qui aurait cru que son absence ferait si mal? Moi qui était si froide avec lui. Rien ne transparaissait de moi. On vivait une vie normale. Normale ... en apparence alors seulement. Si elle était normale, si j'avais été normale il serait revenu, non? Quelque chose clochait. Quoi? Qu'est ce qui a pu clocher chez moi, pour qu'il ne revienne pas? Un mot mal choisi? Ou aucun mot justement. Trop absente, trop chiante, trop exigeante? Trop de 'trop' ou peut-être de 'pas assez'. Maintenant, je fais comme si. Tous les jours comme si. Personne ne sait et ne saura jamais. A quoi bon le dire? Pour avouer que c'est moi la fautive? Non merci. Je vis avec. Je vis sans. Voilà le fin mot de l'histoire. Il m'a laissé avec ma merde. Et je ne peux même pas lui foutre ça dans la gueule. Trop fière. Fière de ma connerie, de mon orgueil de femme stupide. Je n'ai pas réussi à ravaler ma fierté. Et pourquoi? Parce que je pensais que ce serait m'avouer faible. Et qu'est ce que ça m'a apporté? Son départ, son abandon. Je n'ai pas voulu qu'il me découvre, qu'il me mette à nue. C'est tout. C'est certainement ça qui l'a fait partir. C'est certain. Remarquez au bout de cinq ans, il en a eu de la patience. Pauvre fille. Il est trop tard pour faire le back-up de ces cinq ans. Ils ont été mis au placard comme tout bons objets qui avec l'âge deviennent obsolètes et désuets. Ils sont rangés entre le vieux grille pain qui fait sauter les plombs dès qu'on le branche et le carton de vaisselle de grand-mère qui ne sert plus depuis que l'appartement ne reçoit plus personne. Voilà, cinq ans mis au placard. La faute à cette pauvre fille. La faute m'appartiendra toujours, en quoi serait-il fautif? Je ne peux pas lui reprocher mes maladresses, mes non-dits, mes démons, mes peurs, mes conneries, alors que pendant cinq ans il était là, sans broncher, à attendre que je lui fasse confiance et qu'il puisse chasser tout ça. Non vraiment, il n'a rien à se reprocher. Bien sur, ce n'était pas l'homme parfait. D'ailleurs, c'est pour ça que je lui ai permi de rester. Mais apparemment, cette permission c'était de la connerie. "La permission de rester", ça veut dire quoi en fait? Rien du tout. Juste que je suis la reine des connes. On ne devrait rien permettre quand il s'agit d'aimer. On devrait juste laisser l'autre vous aimer et vous aider. Je n'ai pas su le faire. Je ne saurais sans doute jamais le faire. Et pendant cinq ans, je suis restée aveugle. Aveugle de son amour. Et surtout du mien. Qu'est-ce que j'ai bien pu foutre pendant cinq ans pour qu'il continue de vivre avec moi? Je vivais en robot. Je parlais sans parler. Je formais des phrases avec des mots tout trouvés. Des phrases toutes faites. Les pensais-je? Pensais-je tout ce que je disais? Sûrement puisque je l'aime. Puisque son non-retour me fait profondément mal. Mais alors pourquoi cette impression que ces cinq années ne furent que du vent? Mes questions resteront sans réponses et je ne peux m'en prendre qu'à moi même. Il a du fuir loin. Et je suis trop orgueilleuse pour le rechercher... Je suis une automate. J'avance sans regarder où je met les pieds et je rentre dans les autres sans dire 'pardon'. Pardon. C'est à toi que je devrais dire ça. Pardon de t'avoir fait perdre cinq années de ta vie. Pardon de ce que je n'ai pas su voir. Pardon pour m'avoir aimer. Pardon.

"
_______

Texte écrit il y a un ou deux ans (j'ai un gros problème de repérage dans le temps) et il y en a un peu plus (de textes) sur ce blog (en friche car manque d'inspiration, de temps...)
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Et me dire que je me perds mais tout en sachant qu'avec toi je suis en sûreté. (Sarah Kane - Manque)
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Vieux 07/12/2009, 22h21   #3
Bob
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Allez du tout frais tout laid . Ca fait du bien de partager sa haine



Je suis amoureuse d'une merde . Une merde en puissance, une merde grandissante.
Une merde qui me fait passer pour merde .


Argumentation pour briser ton couple
C'est ça que je devrais écrire .
Je devrais raconter . Tout . Selon ma version des faits . A mon avantage. Tu ne peux pas en avoir, c'est de ta faute .
Vas te faire voir . Allez vous faire voir puisque vous tenez tellement l'un à l'autre .
Ou dédouble toi . Devient un autre, un toi en mieux . Laisse l'autre avec elle et viens avec moi .
Non .
Au fond je ne veux même plus de toi . Tu me fais passer pourquoi hein ?
A cause de toi je suis devenue le genre de personne que tout le monde hait .
C'est injuste .
On est toutes les deux les victimes de l'histoire.
Je suis condamnée à mort.
Elle a encore un sursis .


Ça ne m'amuse pas. Pas du tout.
Je te hais .
C'est pour ça que je t'aime trop.


C'est comme ça que ça va se terminer.
Quand tu vas raccrocher tu ne seras plus rien pour moi.
Juste un ami parmi d'autre. Une fausse note.
Une relation fausse.


On sera faux .
Après tout on a l'habitude.


Ait une bonne vie.
Grandis c'est tout ce que je te souhaite
Ah oui, aussi … t'as intérêt à être heureux .
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Repire, profite .
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Vieux 07/12/2009, 23h32   #4
Aka Mrs Jackson
 
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je suis accrochée au harnais par ton texte, cela dit ça ne doit pas te faire une excuse pour baigner dans cet état là, bien trop lourd à supporter. Va t'en vite, et reviens relire ce texte quand tu ne seras plus amère.
ça va aller, "tout passe"
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Vieux 08/12/2009, 16h34   #5
Bob
OZ -
 
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Citation:
Posté par Mademoiselle So Voir le message
je suis accrochée au harnais par ton texte, cela dit ça ne doit pas te faire une excuse pour baigner dans cet état là, bien trop lourd à supporter. Va t'en vite, et reviens relire ce texte quand tu ne seras plus amère.
ça va aller, "tout passe"
C'est du mien que tu parles ?
Si c'est le cas alors j'ai le plaisir de t'annoncer que j'essaie d'en echapper . De toute façon y'a un moment où on a plus le choix !
Promis je reviendrai
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Repire, profite .
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Vieux 10/12/2009, 00h29   #6
.Saskia
Guest
 

Je vous propose un texte que j'ai écris il y a un moment, quand j'étais en 3eme je pense, mais qui reste d'actualité, enfin, disons dans les préoccupations "générales".

C'était une belle journée de printemps.
Elle était assise sous un platane, son visage était parsemé par quelques taches de soleil qui filtrait à travers les feuilles. Ses boucles d'or encadraient son visage comme les dorures travaillées et raffinées encadrent les plus beaux tableaux. Ses beaux yeux bleus en forme de noisette regardaient une illusion, là, au fond du jardin. Elle voyait le petit chat jouer avec les feuilles d'automne. Il était comme un enfant émerveillé devant les couleurs que la nature peut nous offrir. Là, ce rouge, ici le jaune paille, et encore ici le violet des fleurs presque fanées.
Au loin, elle entendait un bébé crier. Elle était mère depuis peu mais comprenait déjà ce langage.

" Maman, vient me chercher, je suis seul là haut, j'ai peur.
-Tais toi, mon petit... tais toi... ce n'est rien. "

Et comme si le petit être l'avait entendu, il n'y eu plus aucun bruit.
Elle essayait d'écouter le bruit du vent dans les feuilles, mais il n'y avait pas plus de bruit que de vent.
Elle bougea la tête avec difficulté, tout lui semblait si lourd, si difficile. Et puis elle fixa, longtemps, une rose rouge. Si rouge. Si belle. Une scène se dessinait devant elle, elle était à la table d'un grand restaurant. Elle était toujours aussi radieuse, même si les lumières tamisées lui enlevaient ce charme naturel qu'elle pouvait avoir d'ordinaire. Elle faisait face à un homme au visage de brume noire. Pas de sourire, pas d'expression, même pas de visage, simplement une tâche noire. Et cette rose si rouge.
Elle voyait en rêve ce qu'elle n'avait jamais vécu.

Son passé lui retourna une baffe phénoménale quand les beaux murs aux couleurs chaleureuses firent placent à une pièce froide, blanche, vide.

Tout disparais et elle se retrouve dans le noir. Jamais un noir n'avait été aussi pur. Aussi simple. Aussi beau.
Elle ne sent plus rien, elle n'entend plus rien. Elle ne voit plus rien.

Elle n'est plus là. Elle n'est plus rien.
Son verre roule sur le tapis de pelouse, et un bébé orphelin cri au dernier étage d'une petite maison bourgeoise.
C'était le printemps. Mais elle refusait de voir le soleil.
 
Vieux 10/12/2009, 19h48   #7
_lilou_
Guest
 

Il joue avec ses yeux depuis qu'elle le connaît. Il joue avec elle.
Il l'a suivie des yeux dès qu'il l'a aperçue au loin, la toute première fois.
Cela ne fait que quelques semaines qu'ils se connaissent.
Un peu.

Son regard est désarmant.
C'est un regard qui la fait se sentir nue.
Elle est surprise de découvrir qu'elle aime cette sensation.
Elle rêve à lui un peu trop souvent pour qu'il ne se passe jamais rien. Elle dément quand on murmure sous leur passage. Elle dément, et elle se ment.

Elle n'a qu'une envie quand elle croise son regard, son regard si fort.
Le sentir parcourir chaque centimètre de sa peau, qui est en émoi à cette simple pensée.
Elle croise son regard. Baisse les yeux, se sent rougir. Et lui sourit.

Elle sait l'effet qu'elle a sur lui.
Elle savoure son entrée dans chaque pièce, car elle sait trop bien qu'il ne cherche qu'elle.
Son regard se promène dans chaque recoin, rapidement. Il ne se pose que sur elle. Il se pose et s'attarde. Ne cherche pas à dissimuler son envie.. Parfois, par jeu, elle le rapelle à l'ordre. Petite tape sur la tête. Une chance en plus de l'effleurer..

Elle crève d'envie.
Elle est l'envie.
Qu'est ce qui la retient? Rien, puisqu'elle est seule depuis plusieurs mois.
Rien puisqu'il est libre comme l'air.
Il ne s'attache jamais. Bien sûr, elle connaît sa réputation de charmeur, et sait les larmes qu'il sème sur son passage.
Elle sait tout ça, et ça n'est pas cela qui la retient. Elle ne l'aime pas, et n'a rien à perdre à se coller contre son corps..
Ca n'est pas ça.

C'est ce besoin. De se sentir unique, irremplaçable.
Elle est une perle, et veut qu'il le sache. Ce n'est peut-être pas "bien", mais son rêve est qu'il s'attache à elle plus qu'à personne.
Qu'il ne vive que pour elle, ne respire que pour ses soupirs, ne tremble qu'entre ses mains.

Elle, elle ne s'attachera pas.
Elle jouera, pour une fois.
Elle prendra tout ce qu'il y a à prendre. Et qu'importe si elle ne lui donne rien..

Une fois de plus, tous les deux assis l'un près de l'autre.
Une fois de plus, leurs visages se touchent presque quand ils se parlent.
Elle respire son souffle, doucement. Ne pas qu'il remarque l'état dans le quel elle se trouve déjà..
Il ne la quitte pas des yeux, et la mange du regard. Elle le sent, et ça lui plaît.

Ils ont prévu de passer leur soirée ensemble.
Elle le laisse, trouve un prétexte stupide pour l'abandonner, pour lui imposer une attente supplémentaire, pour qu'il ait tout le temps d'imaginer comment il la déshabillera le soir venu. Quand elle deviendra sa perle.
Pour le rassurer, elle pose ses lèvres juste sous son oreille. Son ventre se tord quand elle le sent frissonner.

L'après midi complète, elle y pense.
Encore et encore.
Il n'aura qu'à l'effleurer pour qu'elle fonde. Il n'aura qu'à la toucher pour qu'elle lui appartienne.

Elle détaille son corps. Imagine sa chaleur contre le sien. Imagine les envies qui lui viendront.
Se demande si elle sera seulement capable d'en réfréner une seule.
Cet homme lui plaît. Cet homme l'excite, même. Et c'est bien là ce qui lui fait peur. Auparavant, elle n'a jamais eu envie que d'hommes qu'elle aimait. Jamais l'idée d'aimer l'odeur d'un étranger à son coeur ne lui aurait parue possible.

....


Il ouvre la porte.
Parce que tout se passera chez lui.
Parce qu'ils savent.


Elle fond sur lui, en le voyant si grand, si fort en face d'elle.
A peine elle touche ses lèvres, qu'elle veut ses mains, qu'elle veut sa peau nue.
Ca ne lui ressemble pas, cet empressement. Ca ne lui ressemble pas, cette envie de glisser le long de son corps, de se laisser tomber à genoux..
Elle aime tant l'amour, elle aime tant les jeux de l'amour quand elle aime. Mais dans ses souvenirs, chaque fois qu'elle s'est embarquée dans une histoire sans sentiments, tout n'était que baise, rapidité, froideur.
Ici, aussi empressée qu'elle soit, elle veut sentir cet homme trembler.

Et sous ses caresses, elle se prend à adorer l'écouter respirer.
Sous ses lèvres, elle sent le plaisir qu'il ressent. Il ne la touche pourtant pas.
Le long de son ventre, plus bas, toujours plus bas, à mesure que ses lèvres parcourent ce corps,le ventre de l'homme qu'elle tient toujours par les yeux commence à se contracter.
Et voilà, qu'accroupie devant lui, elle donne à cet homme ce qu'elle n'a jamais donné qu'à ses amours.
Leurs yeux se cherchent. Leurs yeux s'accrochent.
Elle toujours si timide, elle qui a toujours fermé les yeux dans ces moments là se sent vaciller à voir le regard qu'elle fixe se troubler.

...


Elle se relève, l'entraîne dans la chambre qu'elle trouve d'instinct.
Il s'allonge, et son sourire l'appelle. Il s'allonge et son corps est si beau qu'elle n'a plus qu'une envie.
Qu'il soit en elle, encore, encore, toujours. Qu'il entre en elle et n'en ressorte jamais. Elle veut aller au bout, au bout d'elle même, au bout d'eux mêmes.
Elle se couche à coté de lui. Elle ne tiendra pas les reines, pas cette fois. Elle veut se sentir petite et frêle, elle veut pouvoir lui morde la nuque sous ses coups de reins..
Elle veut lui appartenir et n'être rien.

Il lit tout ça dans son regard.
La regarde longuement, jusqu'à ce qu'elle le supplie, jusqu'à ce qu'elle l'implore.
Et c'est tendre, et c'est fort, quand il se perd en elle. Et qu'il lui murmure à l'oreille que la voir chaque jour sans avoir le droit de lui faire l'amour est une torture..

Elle se sent perle entre ses doigts, elle se sent perle quand il jouit en elle, et s'affaise sur son corps.
Elle se sent irremplaçable quand il reste allongé sur elle, en ne cherchant pas à fuir, pas à s'éloigner.

Et pour la toute première fois qu'elle n'aime pas celui qui lui fait l'amour, en se levant pour gagner la salle de bains, elle n'est pas un peu dégoutée de le sentir couler entre ses cuisses.

Elle le regarde encore.
Il est beau,
Mais elle s'en va.
Il pourrait l'aimer,
Mais elle s'en va.

Elle n'est pas prête à ça.

Elle prendra tout ce qu'elle peut.
Elle ne donnera que son corps,
Et plus tard, ils verront.


 
3 Filles ont envoyé un Big up ! à : : Anouk-Nouk (20/12/2009), Essence-fugace (08/01/2010), Patira (08/01/2010)
Vieux 10/12/2009, 20h28   #8
Dark green
Guest
 

J'aimerais me meler à la mer, que les vagues me fassent dériver,que le soleil m'évapore et me fondre dans les airs.j'aimerais me meler au vent et qu'il me fasse dériver,qu'il m'enmmène loin,loin d'ici.J'aimerais me fondre dans ses tourments et ses agitations tant que celles-ci m'eloignent de tous. J'aimerais disparaitre,me confondre dans les airs pour devenir invisible.J'aimerais n'être rien,n'être que de l'eau,de la poussières,de la lumière et de l'air. (désolé pour les fautes et la maladresse,l'écriture n'est pas mon fort mais il y a un début à tout).
 
Vieux 20/12/2009, 12h35   #9
Barbie à queue
 
Avatar de Trafalgar
 
Blog

Alors ça je l'ai écris un jour comme ça, il est pas très aboutit, et je l'ai un peu terminer a l'arrache. Je m'y remettrais un jour.

Ne t’avise plus de me toucher.
Ne me regarde plus.
Ne pense plus à moi.
S’il te plait.
Je t’en prie.
Je n’en peux plus.
Chaque jour à tes côtés est un supplice. Je prie le ciel de t’écarter de mon chemin, mais tu reviens à la charge inlassablement, et moi de te montrer ce que je ne suis pas, et moi de te faire croire ce qui n’est pas. Tu ne peux rien y faire je sais. Y suis-je pour quelque chose ? Ai-je attendu de te rencontrer pour me sentir bien ? Non, évidemment non.
Avant toi je vivais.
Maintenant, j’existe. Pour de vrai. Je suis moi. Mais en noir et blanc. Parfois en négatif, les couleurs inversées.
Mais lorsque tu es la, lorsque tu arrives, tout est différent. Les couleurs se bousculent et me trébuchent sur le corps, elles envahissent mon monde et m’asperge de leur vivacité.
Tout est différent. Tout.
Je peux reconnaître ton odeur, la faire vivre et la laisser trembloter dans l’air, puis l’inspirer vite comme si elle allait disparaître d’un moment à l’autre.
Tu n’y es pour rien je sais.
C’est peut être moi qui dérape.
C’est surement moi qui dérape.
Mais, maintenant, grâce à toi, je sais que je suis différente. Je me suis trouvée.
Alors, pour ton bien, on en restera la. Car tu n’es pas ce que je suis.
Je me contenterais du noir et blanc, et j’irais chercher une palette de couleur autre part, une autre de la même différence que moi.
Je n’en ai pas honte sache le, je suis fière que tu m’es fait découvrir que j’étais homosexuelle.
Je suis fière de dire que je n’aime pas un corps, ou un sexe, mais que j’aime une âme dans toute sa splendeur, dans toute sa complexité et toute sa bonté.
Sache juste que je t’aime, que tu seras pour moi mon premier amour, même si il n’était pas partagé, tu n’es pas comme moi, et je l’ai compris.
Et pour rien au monde je ne t’en voudrais de ne pas m’aimer ou de ne pas essayer de me comprendre. Je ne t’en veux pas, je te remercie.
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Bite, bit et byte, c'est les trois bites, bite bit et byte, c'est pas le même bite

I am a Geek Blogueuse Baby !
Trafalgar est déconnectée  
Vieux 22/12/2009, 20h39   #10
_lilou_
Guest
 

Je viens de le poster sur mon blog.





Il fait froid, j'ai le nez qui coule. Mais je m'en fiche, les lumières sont si belles. La ville a la couleur de Noël. Je suis seule, je déambule dans les rues, là où les gens vont par deux, par trois ou par dix. La mélancolie me crève le coeur, mais c'est agréable aussi.

Je bute contre toi, lève les yeux, et percute les tiens.
Ca fait quoi, six mois, plus ?
J'ai mal dans la poitrine, ça me brûle un peu, ton regard sur moi.

Je vourais continuer mon chemin, m'en aller, et je voudrais rester, à te regarder. Si seulement je pouvais ne plus bouge, observer ce que je ressens, me perdre un peu, sans avoir à parler, sans avoir à justifier quoi que ce soit à qui que ce soit. Ma main tremble un peu, j'ai mal dans la poitrine, si tu savais, l'effet que ça me fait, chaque fois. C'est pas toi, ne sourit pas, c'est pas toi qui me fait si mal au coeur, c'est juste que tout me revient d'un coup. J'encaisse mal. J'ai l'impression que l'endroit ou tu as posé les lèvres reste chaud, ma joue est glacée, sauf là. Ca brûle un peu. J'ai mal partout. Je pense que souvent je t'oublie longtemps, je pense que parfois, tu ressurgis au fond d'un vieux rêve. Je pense t'as été tout, et voilà ce qu'il en reste, et l'idée me fait mal à la gorge. Quand je te vois, j'ai mal partout, et tu te demandes encore pourquoi je m'éloigne de toi ? T'as les yeux baissés, le regard triste, tes yeux disent pardon, et ta voix m'assure que tu n'as jamais voulu tout le mal que tu m'as fait. Je voudrais te dire que j'ai grandi, que je ne t'en veux plus, et que personne ne s'attend à ce qu'une fille de 15 ans ça éclate en mille morceaux après une histoire de coeur arrêtée avant même d'avoir commencé. Je voudrais te dire que tu n'as pas été pire que tous ces hommes que j'ai eu la chance de ne pas croiser sur ma route, je voudrais te dire que tu n'as fait que te conduire comme un homme. C'est ma faute, j'étais une petite fille, j'étais amoureuse de toi, j'ai mal partout quand j'y pense, je t'aimais tellement, mais je n'étais capable que de l'exprimer, à 15 ans mon amour ne se pratiquait pas, n'existait pas au quotidien, il se rêvait, il se vivait dans le monde imaginaire, pas dans la réalité. Mes yeux piquent. Tu m'as fait mal, mais c'était ma faute aussi. Tu sais, j'ai continué à aimer une échelle au dessus de la réalité, et à vivre un échellon en deça. Je vois tes yeux tristes et je voudrais te dire merci, je ne t'en veux plus, quand je pense à toi, il ne reste plus que de la douceur. La douleur n'est là que quand nos yeux se croisent, et tu n'es plus jamais là, alors tu sais, ça va. Je voudrais te dire merci, j'ai appris à aimer, et c'est par toi que je l'ai appris, mais ça ne marche pas comme ça. Parce que tout ça, contradictions, amours et désamours, tout ça me passe par l'esprit, le coeur et les tripes en un quart de secondes, parce que tout ça, je n'aurai jamais le temps de te le dire.
J'ai à peine eu le temps de sentir couler les trois larmes qui ont roulé sur mes joues. pas un sanglot, juste trois larmes, et juste tes doigts qui les chassent, tes lèvres qui fondent sur mon oreille, et qui murmurent "pardon,pardon,pardon", et tu t'en vas, tu es déjà loin, et tu ne sauras jamais que ce n'est pas sur toi que je pleure, ni sur moi, que c'est bien plus que ça, bien moins que ça. Tu sais, je voudrais te dire, je suis heureuse sans toi et c'est un peu grâce à toi.
 
3 Filles ont envoyé un Big up ! à : : Essence-fugace (08/01/2010), Moses (24/12/2009), Salômbo. (04/02/2010)
Vieux 26/12/2009, 03h55   #11
Hadhafang
Guest
 

De ses yeux sombres, il réveillait en elle la faim, le désir, le sale, le Mal, le monstre qu'elle s'obstinait à faire taire à coup de trique dans les côtes. Ce ne fut qu'une paire d'yeux, un éclat, un pacte avec le Diable. Et elle signait de tout le sang de son corps, vibrant pour cet Être de Ténèbres, trop beau pour être honnête, trop beau pour être humain.

Quand elle le croisait, son regard semblait être une corde qui l'enserrait et la livrait à lui, nue, bondage dangereux où il n'y aurait ni victoire, ni défaite. Ils ne s'apprivoisaient même pas, appréciant trop leur mystère et leur caractère sauvage.

Tel un Lion, il l'approchait doucement, mais inévitablement. Et elle, hypnotisée par ses yeux, se laissait approcher pour mieux repartir. Elle laissait aller le monstre de son esprit, et osait enfin imaginer se retrouver seule avec cet homme brun qui déclenchait tant de choses en elle, laissait la sueur du désir l'envelopper et la douce honte rosir ses joues. Elle ne rêvait que de lui, de ses reins qu'elle devinait sous ses vêtements noirs, de la voûte de ses épaules, de son torse et sa peau à croquer. Elle se savait damnée, dès le premier regard avec l'objet de son désir, elle ne craignait plus rien, même pas lui, même pas la Mort.

Un jour d'hiver, ils se croisèrent, la fois de trop sans se toucher. Elle le détailla, la neige soulignant tout le noir de son corps, pendant qu'il la dévorait des yeux en démon avide. Il vint lui adresser quelques mots, un prétexte enveloppé dans une voix de satin, grave et chaude, un sourire diabolique, et elle le suivit dans sa pénombre, écoutant le monstre qui se réveillait dans son ventre et se faisait impérieux.

Elle attaqua la première, se jeta sur son corps et sa bouche. Il répondit aux attaques, escrimeur agile, et faisait mouche de sa langue. Le froid les mordait, les forçant à se serrer l'un contre l'autre avec violence. Elle passa ses mains sous son pull, sa chemise, ce n'était pas le froid qui le faisait frissonner, elle en était sûre. Il découvrit le monstre de vice et de péché qui se cachait chez elle, et le débrida entièrement lorsqu'il défit sa ceinture. Ce fut elle qui eut le dessus, le monstre hurlant sa faim de cet homme. Bataille sauvage, presque froide et cruelle, et malgré tout ils se consumèrent l'un dans l'autre, échange irréparable si bien qu'après, restait seul le goût des cendres dans leur bouche. Ils ne craignaient plus le froid du repos éternel. Ils s'étaient désirés, ils se sont eus.

Ils ont affronté la Mort en face, dans le plus beau des corps à corps, ne leur restait que l'Enfer.
 
— Ont offert un Big up ! à ce post : Essence-fugace (08/01/2010)
Vieux 29/12/2009, 17h13   #12
Envie Dodo
 
Avatar de Chizu
 

Quelques extraits de textes que j'ai écris il y a un certain temps..
...........
Courir,à travers la forêt dense ne laissant se refléter sur ma peau que quelques courageux rayons de soleil. Mes pieds nus ,écorchés à sang ,brillent d’une multitude de taches carmin ,retournant la terre ,sable noir et humide ,ils se frottent aux pierres ,racines qui se dressent sur mon chemin;je cours. J’étend mes bras devant moi dans ma course effrénée ,se heurtant aux feuilles ainsi qu’aux branches ,mes mains rougies sont semblables à mes pieds.Je cours tel un fou,tel un aveugle .Le vent siffle à mes oreilles glacées et ébouriffe mes cheveux blonds, il semble être un adversaire redoutable ,ralentissant ma course, empêchant mes paupières de rester ouvertes.
....
"-Et s’il n’y avait pas de nuit ? Pas de fin au jour, pas de soleil couchant, pas d’étoiles, pas de lune. Perdues les peintures empreintes de ce romantisme touchant à en vomir ! Les vœux faits à la belle étoile, dans un espoir fou de changement ! Les nuits à créer des vagues dans ta peau et la mienne, à oublier ce monde qu’on déteste tant sans pour autant pouvoir s’en séparer une seule seconde ! Parce que tu en fais partie, parce que j’en fias partie .Ces innombrables soirées trop courtes à pleurer sur ce qui n’est plus et ce qui viendra, à rire de toutes ces choses qu’on ne comprend pas. A jeter de l’acide sur l’espèce humaine en oubliant que nous sommes une des ses fleurs nous aussi et que l’acide tue les fleurs. Que se passerait-il si la nuit disparaissait pour de bon ? Maoji, plus d’ombres dans lesquelles nous cacher pour y faire naitre une quelconque marque d’affection ,un énième baiser, un néant d’amour."
....
Une épée s’engouffre dans mon âme. Non, un pieu, un pieu qui m’achève alors que ton dos me fait face. Une immense lumière perce de part et d’autre ton corps qui s’éloigne comme s’il se riait de ma souffrance. ,c’est un feu qui m’abat,chaque seconde un peu plus et ma peau n’est que cendres alors que tes pas piétinent peu à peu mes espoirs. Brise, brise, brisée… ma vie. Sans toi …si avec toi je ne vis pas …brisée la vie. A mort ,à mort l’idiote tendresse, proclamons le règne de la maladie incurable qu’est la mort lente et pénible, j’ai nommé l’absence. Au grand bal des absents ton corps vole au dessus de tout le monde, vole un peu plus, toujours, toujours plus haut.Et je répète,toujours ,toujours plus fort « ne t’en va pas ». Je meure dans ton cœur, tu vis dans le mien mais que m’importe de laisser vivre mon cœur si le tient est mort de moi.
...........
Fais vibrer mon être, fais vibrer mon âme. Obscurci mon esprits, adoucis mes craintes.
Le temps d’être en toi.
Envole moi au dessus des nuages. Fais planer mon corps, excite mes sens.
Le temps de te sentir en moi
Abandonne toi, ivre de passion dans mes bras. Déchire mes pensées, apprend moi la sueur, enseigne moi la tendresse.
Le temps de ne faire qu’un avec toi

Laisse moi t’emmener loin des autres, enivre toi de moi. Aime moi, aime moi.
La vie est plus belle au creux de moi qu’elle ne l’est ailleurs.
Deviens mon élève, le temps de l’amour, transformons les rôles.
Métamorphoses de l’amour dans des draps aux ombres chinoises.
La vie est une drogue quand elle m’emporte au creux de tes reins.

Ecstasy moi
Viens rire dans mes bras
Ecstasy moi
Apprend moi à voler

Je veux des feuilles vertes en moi.
Enroule moi
Je veux de L’hypnose Sans Directives
Joue avec moi

Laisse moi voir des couleurs, tourne moi la tête
Je veux du plaisir. De l’hallucination. Amour hallucinatoire
Embrasse moi et goûte au coca in
Intoxique moi.

Ecstasy moi.
Viens rire dans mes bras
Ecstasy moi
Apprend moi à voler

J’veux de l’amour. Toi. Moi.
[Rentre ta morphine….inside me]



Modifié par Chizu 30/12/2009 à 09h49.
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Vieux 09/01/2010, 12h28   #13
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- Je suis le secret qui ferme nos lèvres, le doux supplice de ne savoir qui je suis, ni où je vais. Je marche sur la route gelée de si peu de chaleur humaine, les ombres des lampadaires revêtues d’un manteau d’hypocrisie, décorée aux bordures par des méprisantes idées. L’été s’enfuit dans des lointaines photos de sourires aux framboises ; il s’envole comme les verres se vident. La mélancolie me fit poussière ce jour-là. Je suis l’arsenic qui serre ta chair, le cyanure qui arrête subitement tes rêves. Je suis le vitriol qu’ingurgite ton égo, le doux tueur de ta vivante dictature, l’assassin des battements de ton cœur. Ta tension s’abaisse à mes intentions, je joue avec bonheur sur le fil de ton souffle. Respire encore, malgré mes ordres. Tu souffres, je le sais dans ton regard éperdu, tes mains tendues par la tétanie ; l’eau salée aussi amère que mon rire, qui trace des sillons argentés sur tes mèches blondes.
Mon enfant, je t’aime. Je t’habite et t’inflige ce tourment avec la plus maléfique des tendresses, c’est sublime de voir tes traits se crisper, se figer sous la lumière aveuglante. –

Cette partie là ! C'est terriblement.. musical ! Je suis juste soufflée, bravo, vraiment ! Autant je trouve que la première partie est compliquée et j'ai pas bien compris, autant dans celle là les mots s'enchaînent avec une fluidité étonnante, les mots sont bien choisis... Enfin moi, ça m'a fait l'effet d'une mélopée un peu glauque... au bon sens du terme, s'il y en a un !


Pour ma part, je venais vous montrer quelque chose. C'est une nouvelle qui s'appelle février et qui fait partie d'un " "recueil" " que je tente de finir d'écrire... Le sujet n'est pas très gai mais... enfin c'est vraiment une nouvelle très personnelle... Je voulais vous la faire lire pour vous montrer que mon " "style" " ne se résume pas à Alive...

Mais vous savez, je me sens toute petite et très mauvais quand je relis ce que j'ai écris...

Donc euh.. voilà... Février

Je m’appelle L. J’ai 18 ans et la conviction qu’aujourd’hui est mon dernier anniversaire.



Ma vie avait pourtant bien commencé : j’étais mignonne, j’avais tout ce dont une môme pouvait rêver, des parents présents et aimant, des frères et sœurs avec lesquels je m’entendais, j’étais bonne à l’école et ne subissais aucune pression. J’avais, au sens propre comme au figuré, tout pour être heureuse.


Seulement voilà, c’est toujours ceux qui vont le mieux en apparence qui jouent la comédie. C’est comme au supermarché ou dans la pub, tout est trop brillant, rutilant et appétissant pour être vrai. Je suis une publicité pour le bonheur. Une foutue bonne publicité mensongère.


L. était assise au fond de la douche, le dos au mur, insensible au jet brulant qui heurtait son corps depuis plus de deux heures. Elle contemplait les marques sur ses avant-bras en s’interrogeant sur son avenir. C’était son anniversaire, elle était majeure depuis quelques heures pourtant dans la maison tout était calme. Il était deux heures du matin et sa famille entière était endormie.


Elle venait d’avoir dix-huit ans et personne n’avait semblé s’en soucier. Si ce n’était ses parents et frères et sœurs, génétiquement obligés de l’aimer, elle n’avait reçu que trois messages et appels.


Le monde sait-il que j’existe ?

Si tout avait bien commencé pour elle, ces derniers mois, elle s’était enfoncée petit à petit dans une dépression aussi profonde qu’invisible. Il ne lui était rien arrivé de spécial, rien de traumatisant. Sa mère ne buvait pas et son père ne la battait pas.


Le temps avait juste fait son œuvre. Elle avait un peu grossi, devait porter des lunettes, s’habillait sans style dans des vêtements trop larges et, à force de vouloir passer inaperçue, elle était devenue invisible. Elle avait peu d’amis et certainement pas de petit ami. Elle était assez seule mais elle serait morte plutôt que de reconnaître que cette solitude lui pesait.


Elle préférait de loin prendre des photos et les trafiquer pendant des heures, jouer les artistes maudits que tenter de plaire à ces gens qui avaient décidé qu’elle ne ferait jamais partie des leurs. Condamnée sans procès et, au fond, elle prétendait que ça lui était égal, qu’elle était forte.


Tellement forte qu’elle en était peu à peu arrivée à tracer de minces fils rouges sur ses avant-bras.


Les pires jours de ma vie.
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Vieux 09/01/2010, 12h28   #14
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Un soir, alors qu’elle n’avait plus de larmes à pleurer sous la douche, elle avait aperçu le rasoir. Elle avait tremblé comme une feuille tant l’idée même lui était odieuse. Et pourtant… Pourtant elle avait cédé à l’envie qui hurlait en elle, cet instinct de destruction, de vengeance, de punition irrépressible qui était venu se nicher tout contre son cœur. A lui donner envie de vomir. La tentation était forte et, hypnotisée, elle avait saisit le rasoir.


C’était une addiction. Certains se font vomir, d’autres mangent jusqu’à exploser. Elle jouait avec une lame de rasoir. Autant de façons d’appeler au secours, d’essayer d’expier des fautes non-commises, de bouter tout ce mal hors de son corps…



C’était libérateur. Quand son esprit était en ébullition, qu’elle ne savait plus si elle pleurait ou riait, quand elle avait le cerveau proche de l’implosion à force de se répéter que la vie valait la peine d’être vécue comme un mantra, comme pour s’en convaincre, elle ouvrait délicatement sa chair et regardait le sang couler avec l’eau de la douche.


Et elle se calmait.


Elle s’était habituée aux manches longues en permanence et personne ne posait de question. Le plus difficile était de se changer en sport sans que personne ne voie rien mais comme personne ne la regardait jamais vraiment, ses marques étaient passées inaperçues.


Aujourd’hui, si certaines de ses plaies étaient encore à vif, les plus anciennes formaient de très minces cicatrices qui ne disparaîtraient sans doute jamais totalement. Elle ne leur en laisserait de toute façon pas le temps.


*** Ce soir, c’était différent.


Avez-vous déjà retenu votre souffle en vous demandant si les choses allaient s’améliorer un jour ?

Depuis deux heures que l’eau trop chaude lui brulait la peau, elle ne pleurait pas. Contrairement au chaos mental qui régnait dans sa tête habituellement, elle était très calme. Elle envisageait l’avenir.


Et constatait sans que ça lui fasse le moindre effet qu’elle ne voyait rien.


Il n’y avait aucune solution.


Elle eut une pensée pour sa famille, tranquillement endormie. Et une pensée pour ces gens qu’elle détestait. Enfin la dernière pour les rares amis qu’elle avait. Ils lui en voudraient. Fort. Ils pleureraient peut-être. Ils la détesteraient. Elle l’aurait mérité.


Ils ne seraient pas beaucoup à la regretter.


Ca ne suffit pas.

L’urgence la saisit et il y eut ce moment terrifiant où elle regarda la lame de rasoir avant de l’approcher doucement de son poignet. Elle sentit qu’elle s’était remise à pleurer. L. se balançait doucement d’avant en arrière, pressant le rasoir contre sa peau.


Je m’appelle L. J’ai 18 ans et la conviction qu’aujourd’hui est mon dernier anniversaire. J’ai essayé de m’en sortir, j’ai cherché la solution pendant des mois. J’avais souvent pensé décaler mon rasoir de quelques centimètres. Je me répétais que la vie valait la peine. Après la pluie, le soleil.


Pas pour moi. Plus pour moi. Je suis finalement trop faible pour vivre.


Je suis désolée.

Elle pensa aux autres. A ces quelques autres qui seraient sans doute affectés, ne serait-ce que parce qu’ils étaient humains, peut-être parce qu’ils l’aimaient.


Qu’ils en tirent une leçon.

(Je suis désolée... ça ne rentrait pas dans un seul message...)
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Vieux 13/01/2010, 18h45   #15
Sur papier glacé.
 
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Un texte que j'ai écrit aujourd'hui.



Mais aujourd’hui c’était différent. Le bus, les gens, la monotonie n’avaient pas cette amertume habituelle. C’était comme si tout était transformé par sa force psychologique. Elle ne prêtait même plus attention à tous ces détails idiots qu’elle aurait voulu oublier auparavant. Maintenant ils sont tous enterrés, ces souvenirs, ces images. Même Son odeur. L’unique odeur, celle de l’amour qu’elle ne vivra plus. Parfois, elle le voit encore. L’amour avait une sorte de magie qui la fascinait auparavant. Mais aujourd’hui, même son horoscope l’a dit, elle doit passer à autre chose.
La vie semble belle tout d’un coup. Un poids se retire bizarrement, il s’éloigne, et c’est comme si elle le voyait repartir, comme ce jour ou ils étaient enlacés toute la journée. Il partait. Et elle l’a regardé marcher de dos. Elle l’a regardé marcher jusqu'à ne plus l’apercevoir, jusqu'à ce qu’on l’arrache de ses pensées.
" J’en ai assez de regarder les gens partir. Parce qu’à chaque fois je me retiens de leur dire de rester, rien que cinq minutes. Parce qu’à chaque fois, la tristesse me submerge et je n’ose rien dire, c’est tout juste si j’ose encore me retourner, et penser de toutes mes forces « Reviens… ». "

Aujourd’hui tout est différent, parce qu’elle lui a tout dit. La page est déchirée. Les mots s’envolent dans une bise glaciale. Les grêlons tombent. Et elle, elle reste là. Au beau milieu de cette tornade de sentiments, de mots oubliés, dits trop vite, bafouillés, hésitants. Au beau milieu de ce filet de sentiments, emprisonnée, piégée.

Tu vois, tu vois, au début, tu étais heureuse de croire l’avoir oublié. Il a suffi que tu te souviennes, ne serait-ce que d’un bref moment où tu croyais pouvoir lui dire de rester rien que cinq minutes, pour que tout redevienne comme avant.
« Aujourd’hui tout est comme d’habitude. Le bus, les gens la monotonie sont plus insipides que jamais. Et cette fois-ci, plus le choix, je n’ai plus qu’à suivre cet horoscope idiot .»
__________________


Au fond, nous cherchons tous le Bonheur.
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Vieux 14/01/2010, 19h34   #16
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C’était libérateur. Quand son esprit était en ébullition, qu’elle ne savait plus si elle pleurait ou riait, quand elle avait le cerveau proche de l’implosion à force de se répéter que la vie valait la peine d’être vécue comme un mantra, comme pour s’en convaincre, elle ouvrait délicatement sa chair et regardait le sang couler avec l’eau de la douche.
On dirait que tu l'as vécu tant les émotions sont vraies. Indirectement ou de plein fouet =).
J'aime...

Le premier paragraphe est censé représenter le chaos dans l'esprit d'un(e) spasmophile lors de sa crise... Donc je comprends que cela te soit assez... Compliqué je dirais x).
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Ma marraine, c'est Styx et mes deux filleules d'amour sont Crocuta et @Inza.
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Vieux 14/01/2010, 23h21   #17
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Posté par lauzange Voir le message
On dirait que tu l'as vécu tant les émotions sont vraies. Indirectement ou de plein fouet =).
J'aime...

Le premier paragraphe est censé représenter le chaos dans l'esprit d'un(e) spasmophile lors de sa crise... Donc je comprends que cela te soit assez... Compliqué je dirais x).
C'est HYPER difficile à retransmettre c'est fou !! Enfin... Peut-être juste pour moi parce que je ne suis pas super douée mais... c'est assez difficile d'adapter le style pour faire ressentir les choses à celui qui lit... Je suis la seule à avoir un peu de mal ?

Mais merci en tout cas (Et vraiment, ton deuxième paragraphe... <3)
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Vieux 18/01/2010, 22h08   #18
Détendue
 
Avatar de 1890
 

Je n'ai aucune idée de la façon dont on fait un poème mais j'ai voulu tenter et voilà ce que ça donne :

Une balle dans mon cœur
La bête est dans ma tête
Je sais qu’il n’est plus l’heure
Je sais que je m’entête

Mon obsession trop crue
Mes illusions perdues
Un avide avare a pillé mes tripes
Un malin matin a savouré sa pipe

Pas un mot, une moue
Ce n’est pas un drame
Le coup de mou
Ce n’est pas bien grave

Sa plume mortelle
Sa plume sévère
M’habite
Et parfois m’agite

Six pieds sous terre
J’irai boire le ver
Je ne suis plus la Belle
Je ne suis plus celle

Ma sourde catastrophe
Pose mes vagues à l’âme
Sur ces quelques strophes
Sans aucun état d’âme

J’irai m’enivrer
J’irai oublier
Je le ferai tant
Pour combien de temps ?
1890 est déconnectée  
Vieux 14/02/2010, 01h57   #19
Hadhafang
Guest
 

Ô, combien de fois ?
Combien de fois t'ai-je prié, Dieu païen, Gardien de mes rêves, Ange cassé par les Tempêtes ?
Combien de fois es-tu tombé au sol, combien de fois as-tu perdu ta Lumière ?
Combien de fois te l'ai-je redonné, combien de fois tu m'en as inondé ?
Combien de fois nous sommes-nous croisés, dans nos vies antérieures ?
M'as-tu donné, à chaque fois, un morceau de ta divinité ?
Mes yeux se sont-ils noyés dans les tiens, si noirs, ô corbeau des songes ?
Combien de fois nous sommes-nous étreints, combien de fois ai-je reçu tes caresses ?

Combien de fois es-tu parti ?
Combien de fois m'as-tu tuée, puis ressuscitée ?
Combien de temps avant de nous retrouver ?
 
Vieux 14/02/2010, 11h07   #20
_lilou_
Guest
 

Ces mots-ci, j'avais 15 ans, un premier chagrin d'amour dans les pattes. En me relisant, j'en souris, je trouve ça à la fois naïf et très dur, parce que je me souviens de tout ce qui y est assimilé.

" Tu sais, aujourd'hui, quand je te croise..
Je prends mon coeur à mon cou. "
 
2 Filles ont envoyé un Big up ! à : : After-the-party (24/03/2010), Hadhafang (14/02/2010)
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