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03/07/2008, 10h41
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#1 (Lien permanent)
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Moral dans les tongs
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L'échec et vous
Ces derniers temps j'ai essuyé moult refus des formations pour lesquelles j'avais postulé. Concours foirés, ou dossiers rejetés... Pour la première fois j'avais fait un pari ambitieux (intégrer une formation très sélective) et je me retrouve face à un échec sévère. J'ai l'impression d'avoir perdu mon argent et mon temps. Je ne sais plus s'il faut que j'aille de l'avant (retenter l'année prochaine, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort) ou s'il faut que j'accepte l'échec (j'avais beaucoup travaillé pour un résultat zéro, ça veut peut-être dire que je ne suis pas faite pour ça). J'ai envie de perséverer mais cet échec me démoralise.
Tout ça pour vous demander comment VOUS vous avez fait face à l'échec un jour : vous lui avez dit merde, vous l'avez laissé vous bouffer, vous l'avez accepté et fait autre chose?
Et celles qui ne le connaissent pas, dites nous votre secret pour l'éviter!
Témoignages positifs bienvenus.
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03/07/2008, 11h21
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#2 (Lien permanent)
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Sexy-Mohinder ©
Parmi nous depuis janvier 2007
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Moi j'ai vraiment peur de l'échec.
J'ai toujours été une bonne élève, toujours réussi, et ce, sans trop bosser. En terminale je bossais juste pour avoir mon 12.5 de moyenne, si j'avais voulu je serai monté à 14. Au mois de mai hop j'ai décidé que j'aurai une mention je me suis mise à bosser pour le bac et j'ai eu mention bien. Et ça a toujours été comme ça. Même en bossant à peine j'arrive. L'échec, je connais.
Jusqu'à cette année. Je suis entrée en école d'infirmière en février, alors bon, j'ai eu des bonnes notes pour l'instant, mais ça ne me plait pas, et je sais que je ne vais pas réussir, donc j'arrête. Je sens bien que si je continue, si je me force, je vais échouer, et ça, je veux pas. J'ai vraiment peur de l'échec, je suis brillante et je veux le rester.
Bon alors pour toi, tu dis que tu as beaucoup travaillé, il faudrait peut être revoir ta méthode de travail. Tu étais vraiment très loin de réussir? Moi j'arrête avant d'échouer parce que ça ne me plait pas, mais si ça te plait, je crois que tu devrais retenter l'an prochain en te préparant autrement.
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" Oh oui je t'aime, je t'aime à en crever
...tes pneus pour que tu restes ici."
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03/07/2008, 11h21
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#3 (Lien permanent)
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Danse nue dans un champs de coquelicots
EcriveuZ madmoiZelle
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Mon premier échec scolaire, ça a été cette année, à la fac.
J'ai toujours pensé à faire une carrière d'avocate dans le droit pénal, donc je suis allée à la fac, en droit tout ça, tout ça.
Arrivée là bas : ça ne m'a pas plu, et donc je n'ai pas réussi. J'ai vraiment eu du mal à gérer, surtout que c'était vraiment mon tout premier échec. J'ai tout abandonné, après les notes désastreuses aux partiels (j'allais déjà plus en cours, mais je pensais qdm que j'allais réussir comme je m'en étais sortie les années précédentes) j'ai définitevement abandonné. Etant donné que je suis un peu fragile à la base, cet échec m'a totalement démoralisé, légère depression. (En + d'autres choses) Depuis, je vois une psy qui m'aide à surmonter tout ça. Ca n'est pas parce que je n'ai pas réussi que je suis une merde, ça n'est pas parce que ça n'a pas plu que je vaux rien et que je suis incapable de quoique ce soit.
Je suis passée par une phase, genre "Je veux faire du droit, j'y arriverais, je m'en fous, quitte à redoubler vingt fois, je vais m'acharner" sauf que mon entourage (et surtout une personne, genre un grand Manitou, le Gourou de la secte madmoiZelle.com) m'a foutu un gros coup de pied au cul "C'est pas pour toi", voilà l'idée qu'il m'a fait passer.
Il m'a aidé à chercher autre chose, voir de quoi j'étais capable, ce qui me faisait kiffer, et j'ai décidé de changer d'orientation.
Maintenant, je suis contente d'avoir essayé le droit : je sais que ça me plait pas, et que je suis pas faite pour ça. Heureusement que j'ai échoué, parce que je me vois pas, à 40ans, faire un taff qui me plait pas, bosser avec des gens qui me plaisent pas et tout ça. C'est une expérience, en fait. Relativement bonne.
Voilà pour mon experience.
Je sais pas si ça vaut le coup de s'acharner, si, même avec énormément de travail, tu n'as pas réussi...
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La vie comme un éclair
Au plaisir de la chair
Le plaisir des plaisirs
J'ai la soif de vivre
La fièvre qui monte
Et puis toi
Et puis toi..
Qui m'ennivre
Qui m'ennivre...
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03/07/2008, 11h22
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#4 (Lien permanent)
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Moral dans les tongs
Parmi nous depuis juin 2008
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En fait, j'aurai deux réponses à te proposer, premièrement j'ai repiqué ma 1ère année de fac et je l'ai mal pris mais j'ai encaissé car j'avais fait pour moi, mon maximum.
Le plus dur pour moi, ce nétait pas ma réaction proporement dite mais celles de mon entourage proche que je décevais et concurence oblige (cousine germains de même âge) en remettait parfois le couteau dans la plaie assez fragile (oui ce cousin est parfait avc sa maths sup). De plus, j'avais peur que mes parents aient honte de moi.
Je me suis rendue compte avec le recul, que la scolarité ne fait pas la personne, que je ne ferai pas ingénieur pour faire bien mais que je veux faire ce qu'il me plait...et que la vie est faite de réussite et d'échec, on accepte que tout le monde ne puisse pas faire de marathon mais pas que tout le monde ne puisse pas être en maths sup.
La preuve, je subis un second échec en ce moment et je suis bcp plus zen, j'ai mal à mon égo mais je me dis que chacun fait ce qui peut et que l'important c'est de faire au maximun de nos capacités et de ne pas avoir de regrets. Ce sont les regrets qui font mal dans la vie et les si j'avais su...
Bon courage à toi, rien est perdu, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forte
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serial reveuse...
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03/07/2008, 11h31
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#5 (Lien permanent)
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En pleine introspection
Parmi nous depuis juin 2007
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Ah, l'échec... c'est un mot qui sonne familier à mon oreille.
Moi, je me suis inscrite en médecine après le bac. Pour être franche je ne savais pas quoi faire. Je ne me voyais pas médecin mais en même temps je ne me voyais pas faire autre chose que du social. J'ai loupé de peu. Bah, au final, ces 2 ans m'ont permis de réfléchir. Je savais que je ne voulais pas faire 10 ans d'étude, mais que je voulais quelque chose dans la sphère médicale, mes excellentes notes en psycho, sciences humaines et sociales me disaient de me diriger vers des études dans ce domaine et je veux être en rapport avec les enfants. J'ai trouvé la formation d'orthophoniste.
Aujourd'hui, je prépare les concours. La différence entre aujourd'hui et mes années de médecine c'est la motivation. J'ai trouvé un métier qui me plaît énormément, je sais que je veux faire ça, et je bosse comme une malade pour. J'espère que je réussirai.
Moi je veux bien t'encourager mais tu ne dis pas dans quelle formation tu t'es engagée. La réussite est différente selon les filières choisies. Des concours ne se préparent pas de la même façon qu'un passage en deuxième année de fac.
Mais je pense que si tu as une motivation à toute épreuve tu devrai réussir dans le domaine que tu as choisis. Le tout est de garder le moral quoiqu'il arrive. Tes échecs te rendront plus forte, t'apprendront des choses précieuses sur toi. Le tout est de voir le côté positif dans chaque situation.
Bon courage !
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03/07/2008, 11h32
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#6 (Lien permanent)
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CollectionneuZ de mâles
AnimeuZ madmoiZelle
Parmi nous depuis juillet 2007
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J'ai échoué au concours de la première année de médecine, deux fois. La première par manque de travail, la seconde parce que je ne pouvais pas. Je m'y suis attaquée sans avoir la maturité nécessaire, avec une envie superficielle et donc je n'y étais pas à fond. J'ai su dès les résultats du premier quadrimestre que c'était mort. Par fierté je me suis accrochée, j'ai remonté 120 places là où tout le monde en perd. Puis l'échec définitif (on n'a droit qu'à deux présentations). Je suis partie en seconde année de biologie ensuite (équivalence).
J'ai passé environ 6 mois d'angoisse pure, concernant ce que j'allais faire de ma vie. Ca me réveillait la nuit... C'était assez dur à vivre. Je cherchais ce que je voulais faire, ce que je pouvais faire. Rien ne m'intéressait. Je culpabilisais envers mes parents d'avoir raté. Mes amis avaient réussi, j'avais échoué. Je me sentais comme la dernière des merdes.
Je me suis donc lancée dans la L2 Bio, mais le programme de celle-ci était le programme P1 donc forcément ça aide pas de mariner dans ce qui vous a fait échouer. Puis en UE de culture gé, j'ai pris Art et Sciences, ayant depuis toujours une passion pour ces deux pôles. La prof nous a parlé du métier de restaurateur d'oeuvres d'art, et là, le déclic.
Je me suis renseignée, et là j'avais de nouveau trouvé un but, quelque chose vers quoi orienter ma vie. En fait c'est la perspective de faire quelque chose que j'aime qui a effacé ce sentiment d'échec. Ce sentiment a totalement disparu avec le début de cette formation et les très bons résultats que j'y obtiens. Depuis je suis heureuse d'avoir échoué et je ne garde que le positif de ces deux années: ça m'a appris la rigueur, l'organisation et le souci de perfection. Je sais comment travailler, et surtout comment travailler efficacement.
Probablement que si je n'avais pas trouvé ma voie, je serai encore en train de ruminer mon échec. Aujourd'hui je me dis que seulement 12% des gens qui le présentent réussissent et que l'avoir raté ne fait pas de moi une merde.
Donc oui l'échec m'a bouffé, puis j'ai sorti la tête de l'eau et je lui ai dis merde!
En tout cas, tu ne travailles jamais pour un résultat zéro. Je me disais ça également au sortir des deux P1: tous ces efforts pour rien. Finalement cette expérience m'a fait mûrir au niveau du travail et m'a donné les clefs pour m'en sortir quoi que je fasse. On ne travaille jamais pour rien. Mais ça on ne s'en aperçoit qu'avec du recul. Bon courage miss 
Modifié par Treize 03/07/2008 à 11h34.
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03/07/2008, 11h32
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#7 (Lien permanent)
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Lust at first sight
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Citation:
Posté par Capucine
J'ai envie de perséverer mais cet échec me démoralise.
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Je pense que tu as ta réponse. Si tu ne tentes pas une nouvelle fois, tu regretteras peut-être de ne pas y être allé jusqu'au bout, et tu risques de te demander si tu n'aurais pas mieux fait de persévérer. A ta place, je retenterais le coup donc.
L'échec scolaire, je n'ai jamais connu mais je crois que c'est plus par chance qu'autre chose. A vrai dire, je suis assez paradoxale dans le sens où la peur de l'échec me motive pour réussir et donner de mon mieux, mais au final j'ai beaucoup plus peur de réussir car après avoir réussi une fois, je ne veux pas retomber de haut en me plantant. Aussi peur de réussir car j'ai peur d'avoir à rendre des comptes aux gens par la suite, peur de les décevoir. En gros, je préfère décevoir dès maintenant parce que si je le fais après, certaines personnes m'auront fait confiance à tort.
Bref, tordue 
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