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Vieux 07/06/2011, 11h56   #1
Humour et bières fraîches
 
Avatar de Laystary
Génération Y, notre nouveau rapport au boulot ?

Ce sujet est dédié aux réactions concernant cette actu : Génération Y, notre nouveau rapport au boulot ?.

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Vieux 07/06/2011, 12h26   #2
Fogueira sem brasa
 
Avatar de Souffle
 

Je me retrouve tout à fait dans cette description :

Citation:
La recherche de sens au travail : le jeune a besoin de trouver du sens à son travail
Le besoin d’accomplissement : le jeune a des attentes en matière d’éducation continue, il a une attitude positive envers les défis.
La recherche de feedback : le jeune cherche la valorisation et a besoin d’une gratification rapide (monétaire ou promotion)
Vie privée / vie professionnelle : le jeune accorde beaucoup d’importance à sa vie privée, aux loisirs et aux divertissements. Il a vocation à chercher le plaisir au travail.
L’opportunisme : le jeune a une estime de lui et une volonté de s’affirmer.
Faible loyalisme : le jeune se sent plus difficilement partie intégrante d’une entreprise et se méfie des institutions.
Difficulté à se projeter sur le long terme : le jeune a des difficultés à faire des choix et à s’engager.
Technophilie : le jeune a une certaine aisance avec les nouveaux moyens de communication (Facebook, Twitter, Foursquare, Myspace etc.)
C'est comme ça que j'envisage mon futur premier poste. Ceci étant dit, je ne suis pas tout à fait d'accord sur la description d'un jeune immature, instable, insolent envers son patron... Les phrases que seul un jeune de la génération Y pourrait dire sont absurdes. Ou alors je n'ai aucun recul sur ma génération.
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6 Filles ont envoyé un Big up ! à Souffle : : daffy duck (07/06/2011), Elleinthecity (07/02/2012), Kiyani (15/01/2012), Lola Bie (07/06/2011), nilujettte (08/06/2011), Ptit_Biscuit (07/06/2011)
Vieux 07/06/2011, 12h44   #3
Ezra Miller's girlfriend
 
Avatar de i-am-the-rain

La recherche de sens au travail : le jeune a besoin de trouver du sens à son travail
Le besoin d’accomplissement : le jeune a des attentes en matière d’éducation continue, il a une attitude positive envers les défis.
La recherche de feedback : le jeune cherche la valorisation et a besoin d’une gratification rapide (monétaire ou promotion)
Vie privée / vie professionnelle : le jeune accorde beaucoup d’importance à sa vie privée, aux loisirs et aux divertissements. Il a vocation à chercher le plaisir au travail.
L’opportunisme : le jeune a une estime de lui et une volonté de s’affirmer.
Faible loyalisme : le jeune se sent plus difficilement partie intégrante d’une entreprise et se méfie des institutions.
Difficulté à se projeter sur le long terme : le jeune a des difficultés à faire des choix et à s’engager.
Technophilie : le jeune a une certaine aisance avec les nouveaux moyens de communication (Facebook, Twitter, Foursquare, Myspace etc.)


Cette partie me définit tout à fait. Je me sens vraiment en phase avec la génération Y. C'est exactement comme cela que j'envisage mon rapport au monde du travail.
__________________
I just want to be myself, and I want you to love me for who I am.
i-am-the-rain est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 07/06/2011, 12h59   #4
Photoshopeuse
 
Avatar de lucie85
 
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Comme les autres, je me retrouve bien dans ces phrases : La lucidité, trouver un sens à ce que l'on fait, donner de l'importance au plaisir personnel....

Mais alors WTF sur les phrases "que seul un jeune de la génération Y pourrait dire". C'est vraiment nous prendre pour des personnes stupides et irrespectueuses !

Ceci dis, je trouve que pas mal de gens de notre génération manquent un peu d'humilité au travail (moi y compris ;-) ). Surtout lorsqu'ils débutent, ils pensent tout savoir et ont du mal à se remettre en question.
__________________
Mon blog BD > www.lemoluvi.fr
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Vieux 07/06/2011, 13h14   #5
Into liquid sky
 
Avatar de Blue.Bird
 

Citation:
Posté par lucie85 Voir le message
Comme les autres, je me retrouve bien dans ces phrases : La lucidité, trouver un sens à ce que l'on fait, donner de l'importance au plaisir personnel....

Mais alors WTF sur les phrases "que seul un jeune de la génération Y pourrait dire". C'est vraiment nous prendre pour des personnes stupides et irrespectueuses !
Tout pareil ! Autant je me retrouve pas mal dans les caractéristiques du "Y", autant les phrases m'ont choquées, j'aurais vraiment pas idée d'être aussi irrespectueuse et "je m'en foutiste".

A mon boulot, on est plusieurs "Y" à être arrivés en même temps. On a été très bien accueillis (dans un milieu plein de Senior et de quelques "X"), tant par les collègues que par l'encadrement, ils trouvent qu'on amène de la "fraicheur". Après je sais pas si c'est une question d'âge ou de comportement "Y".
__________________
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Vieux 07/06/2011, 13h15   #6
T'es qu'un con 
 
Avatar de Yiddish Girl
 

En effet je me reconnais bien dans les caractéristiques de la Génération Y ! En revanche je n'ai jamais dit, ni même pensé dire de telles choses à mes Boss !! D'où ma question : Ces phrases sont bien tirées de quelque part, qui ? où ? quand ? et comment quelqu'un (de la Génération Y ou d'une autre d'ailleurs...) peut-il dire ça à son patron sans se faire rappeler à l'ordre ?

Ce qui change surtout pour notre génération (mais ça n'engage que moi) c'est la difficulté à rentrer dans le monde du travail... Et lorsque nous avons la chance de rentrer dans une entreprise, les "gens" (cf De l'art d'être stagiaire) pense que notre arrivée signe leur pot de départ... D'où une possible mauvaise ambiance et une incompréhension entre les générations.

De plus, beaucoup d'entre nous ne compte pas faire leur vie professionnelle dans la même boîte, ce que la génération précédente à du mal à concevoir... On m'a souvent reproché de ne pas avoir l'esprit "corporate" car je voyais en ma boîte et en mon poste qu'un moyen d'accéder à plus haut et tant pis s'il fallait changer d'entreprise pour grimper...
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"Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord... mais ça vole..."
Yiddish Girl est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 07/06/2011, 13h23   #7
Fire Girl
 
Avatar de Iaoranamoana
 

Ben le coup des phrases ne me choquent pas, notamment le truc du portable, une fille qui travaillait avec moi l'a sortit au boss l'été dernier.
Pareil, le truc de la lettre de référence ne me choque pas, j'imagine très bien certaines personnes de mon entourage sortir ça.

Mais le Nota Bene est important, ce n'est pas une généralité (d'où peut-être que certaines madmoiZelles soient étonnées de voir ce genre de phrases) mais ça existe !

En tout cas j'aime beaucoup cet article, c'est quelque chose qu'on avait vu en sociologie et ça m'avait beaucoup plu.
__________________
Mais parfois y en a marre, de ce manque de tintamare !
On devrait se lacher, se laisser un peu aller.
Mais putain qu'est ce que c'est bon, de perdre la raison !
Don't worry, be happy,
Allez, viens, on s'emmène ...
Iaoranamoana est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 07/06/2011, 13h26   #8
En hibernation
 
Avatar de Justine_
 
Twitter

J'aime, j'aime, j'aime et je multi-big up ton papier !
Je suis vraiment d'accord : notre génération a ses spécificités, et le décalage avec l'institution/l'entreprise peut parfois être déroutant...
En revanche, je trouve que tout le verbiage des spécialistes sur une génération qui "ne serait pas loyale à l'entreprise", aurait besoin de changer, de ne pas se projeter à long terme et préférer rechercher le plaisir instantané, reste un gros prétexte, un arbre qui cache la forêt amazonienne. La génération Y, c'est les stages à l'infini (où l'on signe des décharges "non, je ne vous attaquerai pas si vous ne me rémunérez pas, promis" - true story), les CAE en début de carrière, les E.M.T ("OUI on vous fait venir pour un poste, mais en fin de compte, vous voulez pas faire un stage où l'entreprise serait rémunérée ?" Win-win ou presque, quoi), les propositions douteuses ("finalement, on vous propose un truc en auto-entrepreneur, mais sans contrat, ok ?"), les C.D.D éclairs ("parce qu'on n'a pas de visibilité sur plus de 3 mois") & le chômage génération Y qui explose...
J'ai l'impression que nous avons à la fois été "protégés" du monde extérieur en ayant globalement plus de chances de faire des études que nos aînés, mais forcés à grandir assez rapidement (les études à financer et les claques post-diplômes pour s'insérer)...
Je sors un peu du cadre des questions de la fin d'article, ceci dit ;D
__________________
Twitter : Justine_lubie
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19 Filles ont envoyé un Big up ! à Justine_ : : acidlemon01 (13/01/2012), Angelin (07/06/2011), Aqueuse (06/07/2011), catchaluna (12/01/2012), daffy duck (07/06/2011), Dig_a_pony (13/01/2012), Elleinthecity (07/02/2012), Elsie (07/06/2011), Epidaure (18/01/2012), godzillara (07/06/2011), Hadhafang (12/06/2011), Iaoranamoana (07/06/2011), Jade Lianne (08/06/2011), Lola Bie (07/06/2011), miss_caro (07/06/2011), ploufplouftagada (14/01/2012), Tangerine (09/06/2011), Yiddish Girl (07/06/2011), ~Heather~ (21/01/2012)
Vieux 07/06/2011, 13h31   #9
Mélange instable
 
Avatar de Desdemone
 

J'en fais partie et je me reconnais plutot dans la description.
Comme les autres mad, jamais, ô grand jamais je n'ai vu/entendu un jeune parler comme ça à son boss ou dans une boite.
C'est vraiment une question d'éducation mal foutue, pas vraiment générationnel (ou alors je suis tres vieux jeu).

A mon taf c'est essentiellement des Gené Y, de rares X. Pas plus.
Pour moi mon taf, meme si je peus l'apprécier par moment, me gonfle et j'y viens juste pr gagner ma paye.
Mes collegues (stupides) sont juste des collegues. (que je dois supporter 8h par jour...)

J'ai un avis assez négatif sur mon taf en ce moment, à cause des collegues qui font que des conneries (et que je repasse derriere corriger, sans rien dire n'est ce pas !) et qui se la petent un peu trop par rapport à leur.... néant.
__________________
Je vends !
Projet 365: http://365joursdelph.tumblr.com/
Desdemone est déconnectée   Réponse avec citation
Vieux 07/06/2011, 13h35   #10
Futur incertain...
 
Avatar de mag1angel
 

Pas plus tard qu'il y a deux minutes, mon boss est entré dans le bureau pendant qu'on mangeait et a recommencé son petit discours sur le fait qu'il ne comprend pas qu'on puisse manger devant l'ordinateur. Moi, je lis Mad, et ma copine stagiaire écrit son mémoire.

Lui, il mange face au mur, dans la cuisine. Je préfère largement ma solution =)
De la même manière il dit qu'il a beaucoup de mal à travailler avec Deezer allumé, et il est entouré de 3 jeunes filles (- de 30 ans) qui passent la journée à travailler comme ça. Rien que là il y a une différence de générations.

Ensuite je crois très fort à la génération Y, surtout en ce qui concerne la place du travail dans la vie. Pour moi le travail sert à avoir des loisirs, alors que pour mes parents les loisirs étaient un moyen de ne pas péter un câble au travail! Je travaille pour avoir une vie en dehors du travail, et j'ai beau faire des études longues et accéder à des postes haut-placés, je ne me tuerai jamais à la tâche. Plutôt mourir.

Et pour finir je suis d'accord aussi sur le besoin de savoir pourquoi on fait quelque chose. Il m'arrive de réaliser des tâches sans comprendre leur intérêt, et systématiquement elles ne sont pas bien faites. En ce moment je travaille dans le marketing mais l'enjeu me semble si futile que j'ai l'impression d'avoir vendu mon âme. Ma co-stagiaire et moi cherchons à changer de voie pour aller sur un secteur qui "sert à quelque chose", associatif ou dans la fonction publique...
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Vieux 07/06/2011, 13h40   #11
Fab
Le Big Boss
 
Avatar de Fab

Merci pour ces premières réponses ! N'oubliez pas de nous donner votre ressenti par rapport à la question initiale, c'est très important pour la future deuxième partie du papier
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Vieux 07/06/2011, 13h55   #12
in vino veritas
 
Avatar de Caesonia
 
Twitter

Wow, très bon papier.
Je ne travaille pas encore mais certains points correspondent parfaitement au mode de pensée de mon frère (qui fait donc partie de la génération Y). Assez bluffant. ^^
__________________
BLOG
«C'est ainsi qu'un amant dont l'ardeur est extrême
Aime jusqu'aux défauts des personnes qu'il aime.»
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Vieux 07/06/2011, 14h08   #13
Into liquid sky
 
Avatar de Blue.Bird
 

Pour répondre plus précisément aux questions posées :

- Vous considérez-vous comme un « Y », et pourquoi ?
Je ne connaissais pas ce terme jusqu'à la lecture de l'article, mais en me basant sur la description qui en est faite, je me reconnais dans la plupart des caractéristiques. Donc on va dire que oui, je suis une Y.

- Quel est votre rapport au boulot, à votre boîte, à vos collègues, à votre environnement de travail ?
Mon travail me plait passablement. Je ne l'ai pas choisi par vocation. Il remplit la fonction que j'attends de lui : il me permet d'avoir une vie à côté. Comme mag1angel le disait plus haut, mon travail me sert à pouvoir profiter de mes loisirs (équilibre entre temps disponible et moyens financiers).
Par contre, à partir du moment où je me suis engagée dans ce travail, j'essaie de le faire bien.
Après, c'est pas toujours passionnant, mais ça pourrait être pire.
Cela dit, j'aurais aimé avoir une vocation, savoir vraiment ce que je veux faire de ma vie professionnelle.

Avec mes collègues, ça se passe bien, avec les Senior, les X ou les autres Y.
A part 1 ou 2, je ne les considère pas comme des amis que je verrais hors cadre de travail. Mais heureusement qu'on se marre bien, sinon les journées seraient longues (déjà que...).

Sur mon environnement de travail, c'est vrai que ça bouge pas vite, que pour le moindre truc il faut la validation de 72 chefs au-dessus et que de manière générale, l'organisation est un peu vieillotte... Pas mieux niveau informatique : on tourne sous des vieux OS, on a des vieilles versions de la suite Office, de Firefox, certaines de nos applications ne marchent bien que sous Internet Explorer (Firefox loses) etc...

Et c'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet : )
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T h i n k . t w i c e
Blue.Bird est déconnectée   Réponse avec citation
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Vieux 07/06/2011, 14h27   #14
Mélange instable
 
Avatar de daffy duck
 

Je pense aussi que la génération Y a un rapport différent au boulot.
Par exemple dans mes camarades de promo de l'an dernier, personne n'a accepté le CDD ou le CDI quand il a été proposé à la fin du stage. Pourquoi? Je pense qu'on se lasse assez vite, et qu'on a toujours envie de découvrir plus et d'apprendre plus. Ne pas se sentir enfermé.
Quand j'entend la génération de mes parents parler du CDI comme d'une victoire en soit (bon mes parents ont bossé en intérim, avec des longues périodes de chômage donc je comprends leur point de vue), pour moi c'est signer la fin. Je signerais un CDI si je vois qu'il y a possibilité d'être promu (horizontal ou vertical peu importe), ou s'il y a de la mobilité international.
En fait pour moi notre génération est mobile. On a besoin de mouvement, de stimuli, de pouvoir toucher à des choses différentes. On aimerait que notre vie soit une somme de petite vie. Le point fort c'est qu'on est adaptable, polyvalent.
J'ai remarqué lors de mes stages, que j'avais une façon de voir les choses différentes des employés plus âgés. Je faisais les tâches qu'on me donnait rapidement, alors que ça leur prenait parfois un mois pour le faire. Je suis pas fan du "on vient au boulot papoter des marmots, de la télé et d'actualité". Quand je viens c'est pour bosser, trouver une satisfaction au travail, sentir que mon cerveau fonctionne. Je suis aussi plus motivé par des taches dont j'aurais les répercussion à CT ou MT, le long terme pour moi n'arrivera jamais.
En fait on est la génération de zappeur, on regarde la 6, on regarde la 1 (parce qu'on sait jamais on rate peut être quelque chose de ouf). Le lendemain tu peux très bien parler des deux programmes que t'as vu séparément. On est la génération qui lit madz, envoit un mail, répond à sa fenêtre msn, écrit un paragraphe de son mémoire, écoute deezer tout ça en même temps. On est multi-tache, et la diversité des taches est importante.
Mais c'est que mon analyse pourri. Et je pense que cela s'applique aux métiers "intellectualisé". Dans les métiers manuels avec des tâches répétitives il n'y a pas de génération Y qui tiennent.(j'étais vachement plus docile quand je préparais des commandes que quand je faisais des études de marché).
daffy duck est déconnectée   Réponse avec citation
10 Filles ont envoyé un Big up ! à daffy duck : : AndTheBeatGoesOn (13/01/2012), Aqueuse (06/07/2011), Erwinia (09/06/2011), godzillara (07/06/2011), Haze (17/01/2012), Jade Lianne (08/06/2011), Levitt (13/01/2012), Ptit_Biscuit (07/06/2011), Yoow (07/06/2011), Zamora (07/06/2011)
Vieux 07/06/2011, 14h34   #15
Mélange instable
 
Avatar de miss_caro
 

A la question : Après lecture des caractéristiques de la génération Y mentionnées dans l’article, vous considérez-vous comme un « Y », et pourquoi ? Quel est votre rapport au boulot, à votre boîte, à vos collègues, à votre environnement de travail ?

Je me considère comme un Y. Fraîchement diplômée, j'ai intégré le marché du travail en début d'année. Et c'est vrai que j'ai été très exigeante, je n'ai pas dit oui à n'importe quoi, j'ai attendu d'avoir un salaire très attractif. Pourquoi? Dans les écoles et facs, il y a une grande propagande, on nous dit de ne pas accepter d'être payé sous 32k€ bruts annuels. En fin de compte, on se retrouve sur le marché du travail hyper exigeants en matière de rémunération, et on souhaite faire quelque chose qui nous plaît. Et c'est là qu'on se retrouve confronté à la réalité. Non, on ne pourra pas être chef de produit du super nouveau produit de Microsoft. Au mieux, on sera assistant chef de produit ou chef de projet junior.

Donc, personnellement, j'ai intégré une grande boîte, mais pas à un poste que je convoitais. Mon objectif est donc d'atteindre ce qu'on nous a tant promis, à nous, jeunes diplômés. Donc je me laisse 2 ans maxi dans ma boîte, pour aspirer à un métier qui me plaît vraiment et avoir les compétences adéquates. Si pour cela, je dois changer d'employeur, alors tant mieux!

Je vois tellement d'adultes/séniors qui sont au même poste depuis 20 ans, que ça me rebute, je ne veux pas devenir comme ça, je veux connaître plein de choses, voir un tas de trucs, dans des secteurs et métiers différents, que cet immobilisme m'effraie. Je ressens un besoin d'accomplir un tas de choses.

Au niveau des caractéristiques du Y :

- la recherche de sens au travail : oui oui et oui. On nous a dit "faites des études", c'est pas pour faire un taf qui ne nous plaît pas.

- La recherche de feedback : le jeune cherche la valorisation et a besoin d’une gratification rapide (monétaire ou promotion) --> Effectivement, c'est pour cela que certaines grosses boîtes accordent une grande part de variable dans le salaire des juniors (ce qui crée la jalousie des X), à base de diverses primes indexées sur le mérite (ou plutôt au faciès, mais là n'est pas le débat)

- Vie privée / vie professionnelle : On veut travailler chez Google (top employeur), pouvoir jouer au baby foot pendant les pauses, une super ambiance de travail, pouvoir travailler de chez soi. On veut l'impossible.

- L’opportunisme : C'est ce que je disais plus haut. On nous a tellement monté la tête perso dans mon école, à nous dire qu'on était presque "l'élite de la france" (et je ne déconne pas, ces mots ont été employés par certains de mes professeurs, et ça se retrouve dans différentes écoles), qu'au final, on est prêt à tout pour avoir ce que l'on "mérite".

Si l'on parle de génération Y, ce n'est pas pour rien. On en parle depuis déjà quelques années et je ne pense pas que ce soit un coup marketing. Mais le but est de réformer certaines méthodes managériales, afin d'intégrer le Y. Et en parallèle, le nombrilisme et le "je-me-sens-plus-pisser" qu'on retrouve chez les Y est dû au système d'enseignement supérieur. A base de 8000€ l'année dans des ESC, jusqu'à 14000€ dans les grandes écoles, c'est presque normal de trouver de l'insolence chez certains jeunes en entreprise. Les phrases qui ont été citées, je les ai déjà entendues au taf (y compris celle sur Michael Jackson [mais je crois que c'était pour une autre star] et sur les congés payés/arrêts maladies]).

Quel est votre rapport au boulot, à votre boîte, à vos collègues, à votre environnement de travail ?

Je dirai que je perçois mon boulot comme "provisoire", et c'est le cas de tout mes potes. Notre objectif est de bouger tous les 2 ans, pour monter plus vite dans la hiérarchie, et avoir les salaires qui vont avec (puisqu'on nous promet une retraite difficile, j'avoue que j'ai tendance à épargner énormément).

Et l'environnement de travail, c'est vrai que je me sens un peu "rebelle". On m'a fait le coup du "tu vas me photocopier ça stp" et j'ai vraiment fait comprendre que c'était pas la fête, et que je le ferai une fois pas deux (je l'ai dit avec diplomatie bien sûr). Bon après ça va avec mon caractère aussi, en même temps on m'a refilé tellement de tâches ingrates quand j'étais en stage... On va dire que ça forge le caractère.

PS : ne vous méprenez pas, j'ai tapé ça rapidement, et là je me relis, donc mon ton n'a rien de prétentieux du tout, je dis juste ce que je constate.



Modifié par miss_caro 07/06/2011 à 14h47.
miss_caro est déconnectée   Réponse avec citation
— Ont offert un Big up ! à ce post : Aqueuse (06/07/2011)
Vieux 07/06/2011, 14h40   #16
XXL? Et Alors!!!!!
 
Avatar de Vivi_La_Vilaine
 

Hello,
J’apporte ma contribution et mon recul de Presque trentenaire
Je suis née en 82, avec un PC dans les mains (ou presque) et ça fera 11 ans au mois de septembre que je travaille.

Je me reconnais bien dans la première partie de la définition « net generation » et « Why generation », c’est vrai que j’ai toujours eu pour seul et unique moyen de travail mon ordi (et le téléphone aussi, ça va sans dire).

C’est vrai aussi qu’on secoue un peu les « séniors ». Là où je bosse depuis 3 ans maintenant, on est assez bien dispatché au niveau des âges, entre pré-trentenaires et quinquas. Donc autant dire qu’il y a de tout. Et notamment moi et mon collègue (du même âge) dans 2 services différents, moi à la relation clientèle et lui à la compta. Et bien, on s’est formés au moules en apportant des améliorations.
Donc oui, nous sommes « efficaces », mais je ne dirais pas que nous sommes « plus efficaces », mais que nous sommes « différemment efficaces ». C’est évident que la maitrise logicielle a pris une grande part dans l’entreprise, et donc notre « savoir » et notre « curiosité » est un atout, mais en aucun cas une menace.
Je pense aussi que ce sentiment de menace est du à la mentalité de l’entreprise. Je pense que le melting pot générationnel créé une bonne émulation : qu’est ce qu’on pourrait améliorer, comment on pourrait améliorer, est ce que le cheminement que l’on prend n’a pas trop d’étapes pour réaliser telle ou telle tâche…

Par contre, je ne me reconnais pas dans cette définition : « son arrivée dans une équipe bouleverserait l’ambiance de travail. Trop rebelle, inquisiteur et pas du genre à obéir « bêtement », le jeune serait source d’érosion de la « patience des séniors » et du « leadership des managers »
Je n’ai jamais été rebelle, j’ai été élevée dans le respect de la hiérarchie et des fonctions de chacun. Qu’on soit jeune ou pas, aucun de nous n’a la science infuse. On a tous à apprendre des uns et des autres.
Effectivement, je n’obéis pas « bêtement », mais je me dis aussi que si je le fais, ou si on me le demande, c’est qu’il y a une utilité à la chose (ceci-dit, mon chef ne se complique pas la vie avec des rapports inutiles que personne ne lit, ça doit déteindre sur moi )

Quant aux caractéristiques, oui et non. Evidemment, je cherche du sens à mon travail. Mais tout le monde le fait non ? Qu’on soit mécano, plombier, secrétaire ou infirmière, ce qu’on fait à un sens, quel que soit son âge.
Pour le feedback, la définition me fait un peu tiquer. On rechercherait la valorisation rapide : quid de faire ses preuves alors ? Là où je suis actuellement, j’ai eu effectivement plusieurs augmentations et une promotion MAIS c’était la première fois que ça m’arrivait (en 10 ans) et c’est le fruit d’un gros travail. J’ai l’impression que la définition tient plus du caprice, ou du « donnez-moi une augmentation parce que je le vaux bien » (attention, je ne veux pas faire de polémique, c’est juste un ressenti personnel par rapport à ladite phrase).
Là où je me retrouve c’est dans l’équilibre vie privée / vie pro. J’ai mis un point d’honneur à ce que l’un n’empiète plus sur l’autre. Mais c’est aussi parce que mon métier le permet et parce que l’ayant vécu, il est hors de question de ramener du travail à la maison (dossier sous le bras ou dans la tête).
Le loyalisme… hum. Là encore, je parle de mon cas perso, mais j’avoue qu’il y a certaines entreprises où on se sent mal, où on a pas de sentiment d’appartenance, mais encore une fois c’est l’entreprise qui fait ça, pas le jeune.
Pour la projection sur le long terme, elle est évidemment difficile, mais c’est plus conjoncturel qu’autre chose à mon sens. Il est impossible de dire maintenant de quoi l’avenir sera fait. La projection serait plus « quand j’aurai un CDI , je ferai…. ».
Et pour les nouvelles technologies, oui, évidemment, là-dessus je ne peux que dire OUI OUI et encore OUI


Mon avis sur la dernière partie…
Je ne me suis jamais sentie « différente » comme expliqué par D. Ollivier. J’ai toujours trouvé ma place dans l’entreprise, en observant, en écoutant. J’ai l’impression que la description du « Y’ » est un peu « moi je suis jeune, moi je sais, moi je vais plus vite que toi », qu’il est décrit comme une espèce de petit con ambitieux et omniscient (c’est MON interprétation du texte présenté). Hors, je ne me retrouve pas du tout dans cette interprétation, bien au contraire.
Quant à l’accélération du changement, bah, on est tous un peu dans le même train, on est bien obligé de suivre.
Pour le 3e point, je n’ai rien à ajouter, je suis d’accord. Même si mes parents sont toujours ensemble et que mon père travaille depuis 38 ans dans la même boite.

Pour conclure, je pense qu’effectivement, elle existe cette génération « Y’ », mais qu’elle n’est que le fruit de l’évolution du monde du travail, de l’arrivée des nouveaux outils de travail et de communication. Pour autant, il m’est difficile de dire que ça crée un réel « problème » au sein de l’entreprise. Au contraire, ça crée de l’émulation.
En tous cas, je le ressens comme tel. Je suis appréciée à mon boulot parce que je bosse bien, que j’ai des bons résultats, que je communique beaucoup (et qu’accessoirement je mets de l’ambiance dans les bureaux, aussi ), mais après tout, je suis payée pour ça aussi !

(et j’espère que je ne suis pas hors sujet… Les disserts, ça fait 10 ans que j’en ai pas fait !!!)



Modifié par Vivi_La_Vilaine 07/06/2011 à 14h44.
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Vieux 07/06/2011, 14h49   #17
loj
 
Génération Y/D/Whatever

De formation sociologique, je reste toujours un peu septique face à ce genre d'articles, non pas parce qu'ils sont faux, mais parce qu'ils reflètent à mon avis une partie seulement des "jeunes".

Bien sûr, je me reconnais dans cette génération Y, tout comme je me reconnais dans la génération D (article sur Slate.fr : La génération D. et les retraites | Slate). Entre D. et Y. finalement, c'est du kif kif cacahuète : on parle a priori des mêmes jeunes. Cependant, pour moi, oui le Y/D/Whatever existe, mais pas seulement.

Pour vous expliquer mon raisonnement, voici un article que j'avais écris afin d'expliquer mon point de vue en réaction à cette fameuse génération D.

"Je viens d’être interpelée par un article intitulé « la génération D. et les retraites » sur Slate.fr, pas récent mais relayé sur Facebook.
Pour résumer, l’article part du constat que les gens de la génération D. (à comprendre 20/30 ans) n’en ont rien à foutre de la réforme des retraites, car leur vie actuelle fait qu’ils ont d’autres chats à fouetter. Pire même, la réforme des retraites ne nous choquerait même pas. Vindieu !
Quelles raisons ? Nous ne vivons pas dans le même espace-temps. Notre vision du monde du travail se résume souvent à stages, rémunérés ou pas, CDDs, free-lancing… et les congés payés, ce sont les allocations chômage. On change donc souvent de poste, de statut et même de monde professionnel puisqu’on en profite pour aller voir ce qui se passe ailleurs. Ajoutez à cela que nous sommes tous reliés via différents réseaux sociaux par lesquels on trouve notre prochain taf, notre prochain plan-cul et notre prochain maillot de bain. A côté de ça, on est souvent en rade de tunes, alors on fraude. On se rabat sur le streaming au lieu de payer 10 euros la place de ciné, on falsifie ses fiches de paie pour avoir l’appart (que celui qui ne l’a jamais fait jette la première pierre !).
Les retraites, c’est loin, on est au présent, on se débrouille et on n’en a rien à carrer. C’est vrai. Et faux.
Vrai. Pour nous, l’application du Code du travail est aussi tangible et réelle que l’application de la charte des droits de l’homme. Il suffit que je regarde autour de moi pour voir multitudes de chômeurs, freelances, CDDistes à durée indéterminée. Le travail n’est pas le centre de notre vie, même si on fait tous des heures de bagnard : un paradoxe que l’on gère en disant la phrase magique « de toute façon, c’est comme ça. »
Vrai. La débrouille n’est pas un art de vivre ni une mode, c’est la normalité. Concernant la débrouille, même si un salaire tombe à la fin du mois, j’ai ce réflexe, ce devoir même, de trouver le bon plan (machin qui connait truc pour aller dans telle soirée, liquidation en ligne de fin de série pour l’électroménager, petites annonces et brocantes pour tout un tas de trucs…).
Vrai. Il y a moi, et mon moi, mon autre moi, et encore un autre moi. Je réseaute, je rebondis (enfin j’essaie). J’ai trouvé de tout grâce à mes contacts réseau, mais vraiment de tout. Je refourgue aussi. J’aime l’information et j’en bouffe jusqu’à l’overdose, et je passe au sujet suivant.
Là où la nuance devient nécessaire, c’est que je suis issue d’un milieu aisé. De même, la grande partie de mon entourage vient de milieux aisés ou intermédiaires. Et finalement, on s’agite dans tous les sens, mais :
1°) Nous sommes dans l’ensemble tous diplômés, nous arrivons petit à petit à trouver les emplois qui correspondent à nos formations, pour beaucoup papa et maman sont encore là en filet de sécurité si jamais un jour, on tombait vraiment de haut. Du coup, on n’a moins peur de s’agiter et de laisser filer une mission pour glander avec les allocs.
2°) Nous savons nous débrouiller avec un ordinateur, avec les réseaux sociaux, avec le web 2.0. On maitrise à peu près l’outil, on apprend vite. On n’a pas tous grandi avec un ordinateur à la maison, mais on a tout de même grandi avec Internet, de MS-DOS à Linux, des sifflements du modem externe 56 kbit/s à la Wifi gratos chez Starbucks.
À côté de cette génération D. que nous sommes, il existe d’autres jeunes et ceux-là sont constamment oubliés. Je ne dis pas ça pour emmerder la journaliste qui a écrit l’article, bien au contraire elle a déjà mis le doigt sur pas mal de trucs, mais elle ressemble aux gens qui m’entourent et qui ressemblent à son article. Une D.
Je viens d’un tout petit bled au fin fond de la grande banlieue parisienne, le truc quasi rural. Là-bas, les gens ne sont pas riches. Il y a les jeunes comme moi qui, souvent par les études, ont fui littéralement : les D. Il y a ceux qui sont restés, ceux qui souvent n’ont pas fait d’études : les P.
Et eux, la moitié est au chômage. Au vrai chômage, pas entre deux missions de freelance, le truc qui dure. L’autre moitié est en CDI, mais attention, le CDI à l’usine, au fastfood, au supermarché, donc plutôt mal payé, mais avec des horaires qui correspondent encore à peu près au Code du travail. Quant au réseau social, il se compose principalement des anciens camarades de classe et des voisins, ce qui limite forcément la liste d’amis et par extension leur réseau sur Facebook.
Vrai, la génération D. existe, mais elle concerne une partie des 20/30 ans, celle qui a souvent fait des études, possède un petit côté artiste ou journaleux, sait utiliser les médias à sa disposition. Il y a l’autre génération, la Précaire, celle qui ne travaille pas ou a un CDI mal payé, qui connait la fracture numérique et pour qui la débrouille n’est pas normale, elle est indispensable.
Pour nous, la retraite, malgré nos galères, sera certainement plus agréable que la retraite des P. Et puis, on a tous lu l’article du Monde qui nous expliquait que de toute façon, c’était une fausse réforme déjà périmée. Alors franchement, qu’est-ce qu’on s’en fout ? Mais les P. par contre, l’article du Monde, ils l’ont lu ?"

Pour revenir à l'article sur Mademoizelle, sur ces nouveaux rapports des jeunes au travail, pour moi, ils sont plus en adéquation (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'exception) avec des gens au moins un peu diplômés, qui ont appris à être curieux et renseignés, à suivre des rêves tout en s'obligeant à trouver un bon travail alimentaire le mieux payé possible (parce qu'on a grandi avec papa/maman/tonton/etc au chômage) etc.
Une fois de plus, une partie de la jeunesse, plus semblable peut-être à la génération des baby-boomers dans sa manière de penser et de fonctionner, existe et elle est souvent oubliée.
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Vieux 07/06/2011, 14h56   #18
 
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Je big up 10000 fois l'article et son sujet, c'est vraiment un thème qui me passionne, rapport au fait que je suis une Y et que je travaille en Ressources Humaines à tenter d'attirer des Y pour les recruter...

Bref :
Vous sentez-vous Y ?
Pour ma part complètement : la lecture des quelques points ci dessus me le confirme, et notamment la quête de sens, la non-loyauté éternelle à l'entreprise, l'intérêt pour les réseaux sociaux, le manque de goût pour la hiérarchie (on dit ça parce qu'on est en bas )
En revanche, comme plusieurs Madz, je n'ai jamais entendu une seule personne prononcer le type de phrases citées plus haut en 4 ans de stages et emplois... !! Pour moi, cela doit bien entendu arriver mais ce n'est pas une question de génération mais d'éducation !
Non, là où je me sens le plus Y c'est sur la lucidité : lucidité sur le monde de l'emploi tel qu'il nous attend, lucidité sur ce qui nous attend dans les entreprises, lucidité sur le fait que l'épanouissement doit se trouver dans mais aussi en dehors de l'entreprise... Je crois que le Y c'est surtout quelqu'un qui ne veut pas reproduire les erreurs de ses parents

Quel est mon rapport à mon boulot, à ma boite ?
Pour moi, effectivement, il n'est pas question de loyauté vis à vis de mon entreprise sur le long terme : pour le moment j'y suis bien et je tente de "délivrer", mais je n'ai pas l'intention d'y passer toute ma carrière. On est une génération qui a enchainé stages, CDD, etc etc, et nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que l'entreprise nous embauche par bonté d'âme. Conclusion : je pars d'une principe que notre collaboration doit reposer sur un deal gagnant-gagnant. Le jour où je trouverai quelque chose de mieux ailleurs, je n'aurais pas spécialement d'état d'âme.
Pour les collègues par contre, je ne pense pas que nous soyons très différents de nos aînés... J'aime bien mes collègues, j'en vois certains à l'extérieur, je parle de politique ou autres thèmes "délicats" avec peu d'entre eux, mais je ne crois pas que ça soit très représentatif de notre génération...

Bon, j'arrête mon roman...
Je trouve la question de l'article bien posée (est-ce une réalité ou du blabla de consultant) mais très délicate : j'ai hâte de connaitre vos conclusions, car j'ai beau observer depuis 2008 mes petits camarades et leurs comportements en stage puis dans nos premiers emplois (oui oui j'ai de la suite dans les idées) je n'arrive pas à me faire une opinion claire sur le sujet !
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Vieux 07/06/2011, 15h02   #19
 
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Posté par loj Voir le message
Et eux, la moitié est au chômage. Au vrai chômage, pas entre deux missions de freelance, le truc qui dure. L’autre moitié est en CDI, mais attention, le CDI à l’usine, au fastfood, au supermarché, donc plutôt mal payé, mais avec des horaires qui correspondent encore à peu près au Code du travail. Quant au réseau social, il se compose principalement des anciens camarades de classe et des voisins, ce qui limite forcément la liste d’amis et par extension leur réseau sur Facebook.
Vrai, la génération D. existe, mais elle concerne une partie des 20/30 ans, celle qui a souvent fait des études, possède un petit côté artiste ou journaleux, sait utiliser les médias à sa disposition. Il y a l’autre génération, la Précaire, celle qui ne travaille pas ou a un CDI mal payé, qui connait la fracture numérique et pour qui la débrouille n’est pas normale, elle est indispensable.
Pour nous, la retraite, malgré nos galères, sera certainement plus agréable que la retraite des P. Et puis, on a tous lu l’article du Monde qui nous expliquait que de toute façon, c’était une fausse réforme déjà périmée. Alors franchement, qu’est-ce qu’on s’en fout ? Mais les P. par contre, l’article du Monde, ils l’ont lu ?"
Je suis vraiment d'accord avec ce que tu écris Loj : je crois que cette génération Y (ou D) dans laquelle je me reconnais ne représente qu'une partie de la jeunesse, celle qui a eu la chance de pouvoir étudier, pas l'ensemble des 20-30 ans...
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Vieux 07/06/2011, 15h07   #20
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Posté par mestizaje Voir le message
Je big up 10000 fois l'article et son sujet, c'est vraiment un thème qui me passionne, rapport au fait que je suis une Y et que je travaille en Ressources Humaines à tenter d'attirer des Y pour les recruter...

Bref :
Vous sentez-vous Y ?
Pour ma part complètement : la lecture des quelques points ci dessus me le confirme, et notamment la quête de sens, la non-loyauté éternelle à l'entreprise, l'intérêt pour les réseaux sociaux, le manque de goût pour la hiérarchie (on dit ça parce qu'on est en bas )
En revanche, comme plusieurs Madz, je n'ai jamais entendu une seule personne prononcer le type de phrases citées plus haut en 4 ans de stages et emplois... !! Pour moi, cela doit bien entendu arriver mais ce n'est pas une question de génération mais d'éducation !
Non, là où je me sens le plus Y c'est sur la lucidité : lucidité sur le monde de l'emploi tel qu'il nous attend, lucidité sur ce qui nous attend dans les entreprises, lucidité sur le fait que l'épanouissement doit se trouver dans mais aussi en dehors de l'entreprise... Je crois que le Y c'est surtout quelqu'un qui ne veut pas reproduire les erreurs de ses parents

Quel est mon rapport à mon boulot, à ma boite ?
Pour moi, effectivement, il n'est pas question de loyauté vis à vis de mon entreprise sur le long terme : pour le moment j'y suis bien et je tente de "délivrer", mais je n'ai pas l'intention d'y passer toute ma carrière. On est une génération qui a enchainé stages, CDD, etc etc, et nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que l'entreprise nous embauche par bonté d'âme. Conclusion : je pars d'une principe que notre collaboration doit reposer sur un deal gagnant-gagnant. Le jour où je trouverai quelque chose de mieux ailleurs, je n'aurais pas spécialement d'état d'âme.
Pour les collègues par contre, je ne pense pas que nous soyons très différents de nos aînés... J'aime bien mes collègues, j'en vois certains à l'extérieur, je parle de politique ou autres thèmes "délicats" avec peu d'entre eux, mais je ne crois pas que ça soit très représentatif de notre génération...

Bon, j'arrête mon roman...
Je trouve la question de l'article bien posée (est-ce une réalité ou du blabla de consultant) mais très délicate : j'ai hâte de connaitre vos conclusions, car j'ai beau observer depuis 2008 mes petits camarades et leurs comportements en stage puis dans nos premiers emplois (oui oui j'ai de la suite dans les idées) je n'arrive pas à me faire une opinion claire sur le sujet !
Alors je te big up 20 000 fois : tu as trop raison sur la question de la lucidité, c'est exactement ça! On nous a fait miroité plein de trucs et après paf dans nos faces, on se retrouve à descendre 4 étages sous terre.
miss_caro est déconnectée   Réponse avec citation
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