A quinze ans il y a eu "l'amitié, cet unisson de la poitrine quand une corde tendue d'un coeur à l'autre vibre sur tous deux", je venais de rencontrer un garçon bien, disons, la citation faisait partie de mes nuages :].
Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu'un que nulle part avec tout le monde, c'est ce que j'avais l'impression de faire en permanence, et il ya un âge collégien où on doit être mille fois plus réceptifs aux citations prémachées.
Il y en a d'autres qui m'ont marquée, genre celles des tables de cours "je voudrais être une cigarette" et autres, sans être une citation j'ai toujours été traumatisée par "
vous n'imaginez pas tout ce que citroën peut faire pour vous". La façon de dire le vous y'avait quelque chose d'affreux.
J'me dis que c'est bien dommage que mon profil caramail ne soit plus là, c'en était plein

. (J'en avais oublié ma période caramail, d'ailleurs.)
Pas mal de Woody Allen, des choses vraies, justes, sans fioritures, Oscar Wilde, aussi.
Et une qui parlait de tourner en se noyant dans la vie, je ne sais plus de qui.
Et d'Orsenna aussi, sur la vie et les relations. Et des phrases de poèmes, Rimbaud et l'alchimie du verbe, la première fois que j'ai lu le texte j'ai été comme éléctrocutée, j'ai cru l'avoir lu à une autre époque, voire écrit, c'était fou. Baudelaire, mais mois frappant, et Prévert.
( Aah, rectification, j'ai retrouvé mon profil caramail, il y avait ça aussi. Mais il y avait moins de neurones, ou autant que maintenant, mais je le cachais moins bien ^^.)
Seule la passion qui trouve son abime
Sait embraser ton etre jusqu'au fond ;
Seul qui se perd entier est donné à lui meme.
Alors, prend feu ! Seulement si tu t'enflammes,
Tu connaitras le monde au plus profond de toi !
Car au lieu seul ou agit le secret, commence aussi la vie.
Zweig