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Posté par Moonchild EDIT :
Voilà, hier c'était Samedi.
Il faisait beau, je suis sortie. Il y avait beaucoup de monde partout et j'ai reçu ma perpétuelle et lassante solitude en face.
Dire qu'il y a quelques années de ça peu m'importais.
Être seule me permettais de me couper du quotidien que je vivais au lycée, où chaque jour était une comédie pour que personne ne sache que mon unique préoccupation était de savoir si demain j'aurais le courage de vivre encore, ou bien de me couper de relations trop envahissantes et toxiques sur lesquelles je n'avais aucun contrôle.
Je crois que si je vis plutôt mal la solitude aujourd'hui, c'est qu'elle me renvoie à cette période où elle était un échappatoire.
Maintenant que ça fait plus d'un an que j'essaye de me reconstruire, j'aimerais être moins solitaire mais sans succès et j'ai ce sentiment insupportable qu'en plus de cela à côté rien ne m'indique que j'avance.
En fait ma solitude actuelle se traduit par ce sentiment général en réalité : Je ne sais pas où je vais, j'essaye difficilement de savoir qui je suis alors j'essaye d'être, je me sens perdue et face à ça je suis seule.
Ce ne serais pas pour pouvoir m’épancher plus que je ne le fait actuellement que j'aimerais être plus entourée, mais pour découvrir, échanger, écouter, m'oublier, me laisser aller, rire, apprendre, grandir...Bref vivre.
Et la solitude ne m'a pas encore apporté tout ça, peut être qu'un jour je voudrais y revenir et de manière plus saine.
Mais aujourd'hui elle ne me satisfait plus, et en voulant changer cela j'ai l'impression de devoir réapprendre à marcher. |
C'est dingue comment je pourrais croire que j'ai écris ça (oula elle sonne un peu illettrée cette phrase, mais bon, passons). Moi aussi je fus jadis une solitaire épanouie, j'avais plus d'amis d'un côté, mais de l'autre je me plongeais dans des moments de replis qui ne me posaient pas de problème. Je repense souvent à cette période. Pour moi le vrai malaise (social et existentiel) a clairement commencé après le bac ; au jourd'hui je suis en 3ème année de psycho mais je vais encore redoubler et je passerai en master à 25 ans. Mais bon ce n'est pas gravissime.
Pas d'amis à la fac (à la fois les gens me manquent, à la fois je suis foncièrement misanthrope et pleine de préjugés - je pense que c'est surtout de la peur, mais bon). et là, avec le soleil, habitant près des quais, je vois les bandes de jeunes VIVRe simplement vivre, et moi je traverse cette foule comme un fantôme pour aller manger chez moi devant mon ordi, regarder un documentaire ou une émission à la con ou une série ou n'importe quoi, et dormir ; c'est beaucoup plus dur qu'en hiver où la sociabilité générale est cachée dans les appartements...Là le bonheur s'expose littéralement.
J'ai des amis (2 ou 3 et tous leurs potes "m'aiment bien") que je vois une fois par mois mais voilà, y a deux types d'amitié, l'amitié de longue date, et l'amitié de contexte, ou on partage un quotidien, un vécu au présent (ceux qu'on a à la fac puis plus tard au boulot, i guess). Ceux-là je n'en ai aucun, c'est dur dur.
et comme toi, ce malaise du à la solitude est fortement relié à un m:alaise plus général, me dire que j'ai rien accompli à 24 ans, j'ai pas de mec (j'en "fréquente" meme pas, j'ai pas de pote mec), aucune nouvelle amitié depuis 2 ou 3 ans ; j'en viens parfois à me dire que je suis ridicule d'avoir des projets, des envies, car à quoi ça sert quand on est seul? Mais bon, je tiens. Je me demande comment ça évoluera, si ça va évoluer.