Je rejoins tout à fait Nadja.
Bien que ce soit difficile pour nos petits cerveaux d'appréhender le transgendrisme et la transexualité, ces notions sont une réalité. Depuis que l'être humain est être humain.
J'ai beaucoup de mal avec l'effet bête de foire ou monstre de foire que le parcours de cet homme provoque. Sa vie ne regarde que lui, ses choix également. J'ai l'impression que dès qu'une personne chamboule les normes et repères communs, elle est considérée comme une chose, une bizarrerie, une erreur de la nature, une folie.
En revanche, je comprends que ça puisse mettre mal à l'aise.
Je ne sais pas si j'arriverai à bien m'exprimer. Un être humain est né avec un corps de femme. Oui mais voilà, il se sent homme (ressenti qui serait orienté notamment par des critères culturels). Cette personne fait le choix d'actualiser son corps socialement. C'est-à-dire, en surface. Afin que les personnes qu'elle rencontre l'identifie comme un homme (ce qui devient conforme à son ressenti, son identité et génère un mieux-être).
En parallèle, cette personne fait le choix de mettre à profit les possibilités du corps qu'on lui a offert à la naissance. Ici : enfanter, porter un enfant, le mettre au monde, l'élever.
Il n'est pas question de "C'est une femme alors" etc.
C'est un homme qui utilise les fonctions de son corps d'origine. Il s'agit d'un choix. Plus ou moins contestable selon certains.
De plus, et j'aimerais qu'OuvreLesYeux confirme mes dires ou pas, une grosse partie des transexuel(le)s ne changent pas de sexe. Il me semble que c'est parce que les opérations sont lourdes et longues, et aussi parce qu'ils n'en éprouvent pas le besoin. La plupart du temps, ce qui les chagrinent, c'est plutôt la reconnaissance sociale de ce qu'ils sont (qui se travaille donc en surface). [A vérifier]
Le pénis ne fait pas toujours l'homme, et le vagin ne fait toujours pas la femme. Si tout serait aussi simple, ce serait magnifique !
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