FloBer signe un sketch sur le malaise du premier « Je t’aime »

Le dernier sketch signé FloBer parle du premier « Je t'aime » , et du très fort potentiel de malaise généré par la réaction inadaptée de son partenaire. Toi-même tu sais (peut-être ?)

FloBer signe un sketch sur le malaise du premier « Je t’aime »

Le premier « je t’aime » est synonyme pour moi de malaise absolu. C’est pourtant pas la mer à boire, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, c’est juste un mot, hein. Mais le savoir ne m’a pas empêchée d’avoir des réactions supernulles quand je me suis retrouvée dans la même situation que le personnage principal de ce sketch.

« Je t’aime »

« Aimer, c’est ce qu’il y’a de plus beau.
Le dire, c’est ce qu’il y’a de plus chaud. »

J’ai beaucoup ri à la nullité des conseils du personnage joué par AK dans ce sketch, mais également à la compilation des situations de gêne vécues par le personnage principal.

Je m’y retrouve… sans m’y retrouver…

Je me suis totalement retrouvée dans cet incapacité à gérer un truc pourtant aussi simple et naturel que dire « je t’aime ». Ou à la limite de la limite, ne pas avoir une réaction insultante et blessante quand l’autre nous le dit en premier.

Mais du coup, c’est dommage d’avoir choisi d’aborder ce sujet par la conversation de trois mecs entre eux, et de cantonner les personnages féminins en conquêtes, comme si quelque part, seuls les mecs connaissaient ce type de malaise, et que les filles étaient toujours celles qui disent « je t’aime » en premier.

Personnellement, je m’identifie totalement au personnage principal, et je me dis que je ne dois pas être la seule fille dans ce cas. 

Le sketch prend le parti de représenter une analyse masculine du premier « je t’aime », mais en quoi cette analyse serait différente d’une analyse « féminine » ? On pourrait imaginer exactement la même scène avec trois filles qui discutent autour de trois pintes, voire, – soyons fous – un groupe mixte.

Et oui, la représentation dans les médias, y compris culturels, n’est pas un problème anecdotique. Mirion Malle l’explique longuement et précisément dans cet excellent billet que nous avions relayé.

C’est pourtant vrai que ce n’est pas si compliqué de dire « je t’aime ». La prochaine fois que je suis tentée de faire comme si je n’avais pas entendu ou <insérez ici une réaction tellement nulle que j’en rougis rien que d’y penser>, j’essaierai de me comporter comme un être humain sensible, et pas une hypertrophiée des sentiments.

Et toi, qu’as-tu pensé de ce sketch ? Comment appréhendes-tu le premier « je t’aime » de la relation ? Plutôt détendue ou plutôt handicapée sentimentale ? 

Pour aller plus loin :

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mauguine
    Mauguine, Le 25 juillet 2014 à 15h57

    Mon premier "je t'aime" à mon chéri a été assez facile à dire (merci l'alcool :cretin:) et la situation assez mignonne (bon, l'alcool enlève de la mignonnitude à la chose, soit).
    Il venait de me dire qu'aucune fille avec qui il avait été ne lui avait dit "je t'aime", et donc jamais répondu à ses déclarations (donc oui, ça concerne aussi les filles!), ce à quoi je lui ai répondu, comme une évidence "mais... mais moi je t'aime!" Après j'ai pleuré, parce que j'avais bu. Lalala.
    Cette histoire n'est pas nécessairement intéressante, je m'inscris au club des posts non constructifs!

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