8 films pour enfants, mais totalement terrifiants

Aujourd'hui, Amélie te parle de ces films pour enfants... qui sont en fait totalement effrayants.

8 films pour enfants, mais totalement terrifiants

En général, les films pour enfants sont réalisés dans le but d’être mignons et didactiques. La morale de fin est toujours positive et les personnages peuvent finir en produits dérivés pour les 2 à 6 ans.

Mais voilà, parfois quelque chose de plus sombre se tapisse dans un script. De petites particules horribles tentent d’investir un scénario. La pellicule est marquée par le monstre le plus efficace qui soit : la peur.

C’est alors le début de la fin (de l’insouciance, sans doute).

Le gentil film pour enfants se transforme en terreur pour les parents. Les gamins ne passent plus une nuit sans hurler de terreur et imaginent qu’ils vont finir dans un chaudron à attendre que le Seigneur des Ténèbres ne les cuisine à la bourguignonne. La faute à qui ?

À eux, bien sur.

Labyrinthe

Labyrinthe fait partie de mes films préférés, de tous les temps, depuis toujours. J’admire le travail de Jim Henson et la profondeur que les marionnettes donnaient aux créatures qu’ils imaginaient avec Brian Froud. Pourtant, plus jeune, ce film m’a plusieurs fois donné envie de ne faire qu’un avec l’oreiller de mon lit.

L’histoire est simple : une jeune fille un poil égoïste a du mal à supporter son petit frère. Du coup, elle décide de demander au roi des gobelins de l’emmener dans son royaume, histoire qu’elle ne l’entende plus chouiner. Manque de bol, il s’avère que les gobelins existent pour de vrai et que Toby est réellement enlevé. Du coup, elle part à sa recherche, là où Jareth, le roi — campé par un David Bowie très… couillu, a décidé de la perdre dans son immense labyrinthe. Voilà.

Déjà l’histoire te met franchement à l’aise. Tu es transportée dans un univers où les vers de terre te proposent de boire le thé, où chacun de tes pas peuvent te mener à un cachot humide et où des bestioles fluos à la tête interchangeables semblent un peu trop intéressées par l’envie de te décapiter.

On danse, certes, mais avec l’impression terrible qu’un de ses trucs va débarquer au coin d’une bouche de métro mal éclairée. 

Malgré le quota « personnage mignon et drôle » rempli à 100% par Sir Didymus (un chevalier renard à califourchon sur un bobtail un peu concon), tout un tas d’autres scènes psychédéliques et barrées balancent la donne du côté terrifiant.

J’ai choisi de lui pardonner, mais ce n’est pas le cas de tous.

Charlie, mon héros

S’il fallait citer un des films les plus traumatisants de mes jeunes années, Charlie serait sans doute dans les têtes de listes.

En même temps, difficile d’imaginer comment les scénaristes de ce film atroce ont pensé avoir une bonne idée en construisant leur scénario autour des thèmes suivants : les gangsters et la mort. Je ne rigole pas.

Dans ce dessin animé, Charlie, chien escroc se fait assassiner par son partenaire. Une fois mort, il arrive a retourner sur Terre en contrepartie de ne jamais pourvoir poser de nouveau une patte au Paradis. Il rencontre ensuite une gentille petite fille orpheline, un monstre crocodile géant, des chevaux de courses étranges et fait des cauchemars où il finit en enfer de façon atroce.

Super. Franchement les mecs, génial.

Si on ajoute à tout ça le fait que la doubleuse d’Anne-Marie (la caution petite fille mignonne) ait été sauvagement tuée un an avant la sortie du film, je ne te dis pas ce qui reste.

Oh et puis si : la mort, la détresse, les cris des enfants en larmes.

Et les insultes. 

Anastasia

Classique mais toujours efficace. Le non-film-de-Disney consacré à la princesse de Russie n’est pas sans cacher sa part d’immondice. Chaque scène semble être basée sur la même construction : la tempête APRÈS le calme.

Les personnages ne pourraient-ils pas profiter d’une méga-teuf avec le tsar ? Non. Se reposer tranquillement dans une rame de train ? Non. Profiter d’une croisière gentiment bercés par les vagues ? Non. Apprécier de belles retrouvailles ? Va chier.

Laisse tomber la bonne ambiance, Anastasia c’est le traumatisme de toute une vie.

Avec des insectes en sus. 

L’Histoire sans fin

Pour revenir à un style plus vintage, L’Histoire sans fin fait partie de ces films qui ont incroyablement mal vieilli mais qui restent toujours aussi cool. Je te défie de garder ta pupille aussi sèche qu’une vieille noix alors qu’Artax s’enfonce centimètre… par… snif…centimètre… dans… *renifle discrètement*… les… maréca… Bref, c’est impossible.

Les techniques évoluent, mais pas les sentiments. Et non, ce n’est pas le nouveau tatouage de Matt Pokora.

Pour en revenir à nos horreurs, le film est bien loin d’une gentille mise en abîme pour les gamins en manque d’activité le mercredi aprem’. L’Histoire sans fin c’est surtout un loup géant assoiffé de sang, un monde détruit par le néant et… ça.

L’Oracle Sudérien, cette porte qui transforme de manière un peu aléatoire les gens en jambon de parme, fut un des pire choc de ma courte vie. Et je suis prête à parier que je ne suis pas la seule.

Brisby et le secret de Nihm

Continuons veux-tu ? Laisse-moi te présenter un des films les plus chers à mon coeur de cette sélection. Brisby et le secret de Nihm est de ces dessins animés trop souvent oubliés, ce qui est affreusement dommage tant il est génial.

Déjà, les réalisateurs de cette merveille d’animation ont réussi à me faire tomber amoureuse d’un corbeau. Un exploit à noter avant tout.

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De plus, l’histoire est loin d’être gnian-gnian et trop simpliste. Brisby est une souris qui élève seule ses enfants. Celle-ci apprend que sa famille doit déménager pour ne pas finir écrabouillée par la moissonneuse du fermier chez qui ils ont élu domicile.

Malheureusement si son fils malade sort de son lit, il mourra de froid. La seule solution est de déplacer la maison et pour ça, l’aide des rats est indispensable. C’est à ce moment-là qu’éclate le terrible secret des rats du National Institute of Mental Health (NIMH)…

À l’époque, je devais déjà être adepte des sensations fortes car le film est loin d’être dénué de scène flippantes.

Tu vois ce que je veux dire. 

Hercule

L’adaptation de Disney du mythe d’Heraclès n’est sans doute pas la plus fidèle de toutes. Elle reste assez géniale pour avoir donné envie à toute les petites filles d’être un peu plus qu’une demoiselle en détresse. De plus, il faut avouer que les répliques et l’animation sont quand même assez terribles… voire un peu trop.

La scène de l’hydre est tout de même assez scandaleuse pour une petite personne ne vivant que de Nutella et d’eau fraîche. Il s’agit d’un monstre dont le nombre de têtes augmente au fur et à mesure qu’elles sont tranchées. TRANCHÉES. Je ne suis pas sûre que cette notion soit bien assimilée après l’année de moyenne section maternelle, vois-tu.

Si bien que, alors que je savourais tranquillement les heures passées sur le jeu de plateforme pour PC dérivé du film…

Je me suis subitement mise à hurler et je n’ai pas pu dormir pendant une semaine. Disney, la machine à vendre du rêve, était un peu rouillée semble-t-il.

Zach et Crysta

Zach et Crysta souffre du même soucis que son acolyte Taram et le chaudron magique : leur méchant un un cran au-dessus de la tolérance physique et mentale des humains. Point final.

Ô rage.

Ô désespoir.

Les Aventures de Winnie l’Ourson

Comme l’horreur n’est pas forcément là où on l’attend le plus, je te laisse entre les pattes délicates et rembourrées de ce cher Winnie. Si j’étais toi, je ne me fierais pas à à son air empoté, figure-toi que le miel ça monte vite à la tête.

La preuve.

Dans le film, tiré des histoires du personnage, de nombreuses scènes sont loin de mettre à l’aise l’enfant qui sommeille en moi.

Tout d’abord, laisse-moi te présenter un trip sous LSD sûrement signé par les descendants des créateurs de Dumbo. Quand différents « monstres » menacent la forêt de Winnie et ses amis, il commence à faire des cauchemars étranges accompagné d’un air qui mettrait mal à l’aise Freddy Krueger lui même.

Sans transition :

Sa tête tourne à 180°, il s’opère sans anesthésie et abrite un alien dans son estomac. C’est tout pour moi.

Winnie l’ourson est en fait le costume d’anonymous de Satan. J’en suis sûre maintenant.

Et toi, quels sont les films pour enfants qui te traumatisent ? 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Adl
    Adl, Le 2 octobre 2014 à 15h36

    Dark Cristal atroce, L'histoire sans fin pareil,
    mais le pire! c'est Les sorcières!
    Je l'ai lu en livre puis je l'ai vu en film après, l'un comme l'autre m'ont traumatisée!
    En gros c'est l'histoire d'une bande de sorcière qui ont rien trouvé de mieux que de changer les enfants en souris grâce à des bonbons :sad:

    un petit lien (âme sensible aux sorcières s'abstenir) :
    http://www.youtube.com/watch?v=5cJfUoANtaU

    brrr.. même mtn j'en ai des frissons..
    :fear:

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