9 films géniaux que vous avez (peut-être) ratés en 2018

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Entre les cours, les potes, les devoirs et les teufs, tu n'as pas eu le temps de tout voir au cinéma ? Pas de panique, Kalindi t'aide à rattraper !

9 films géniaux que vous avez (peut-être) ratés en 2018

Le cinéma est force de proposition.

Tous les mercredis, dans notre belle France, plusieurs longs-métrages sortent et je te recense d’ailleurs mes préférés dans Les Films de la Semaine.

Toutefois, malgré mes appels du pied incessants et ceux des dizaines de sites spécialisés dans la critique, tous les cinémas ne font pas salle comble.

C’est bien normal : les propositions sont très nombreuses et notre temps parfois limité.

Alors, tu as du passer à côté de quelques merveilles, j’en mettrais ma main à couper.

Mais pas de panique, je suis là pour t’aider à un peu rattraper !

Voilà neuf bijoux à côté desquels tu es peut-être passée :

Kings, de Deniz Gamze Ergüven

En 2015, Deniz Gamze Ergüven bouleversait le festival de Cannes, et le monde avec lui.

Elle signait Mustang, un film d’une puissance folle, sur l’emprisonnement de cinq sœurs, aux confins de la Turquie. 

Trois ans après la sortie de ce film coup de poing, Deniz Gamze Ergüven est revenue derrière la caméra pour capturer un morceau d’histoire qui a secoué Los Angeles et en faire une fiction poignante.

Porté par une jolie tête d’affiche : Halle Berry et Daniel Craig, Kings fait un court bond dans le passé.

1992, un quartier défavorisé de Los Angeles. Millie s’occupe seule d’une flopée d’enfants. Certains sont les siens, d’autres dont ceux qu’elle recueille, en attendant qu’ils soient adoptés ou que leurs parents sortent de prison.

Elle ne fait aucune différence entre eux, les aime tous de manière égale. 

Mais dans un Los Angeles secoué par de violentes émeutes (suite notamment au décès de Rodney King), son équilibre familial se fragilise, s’effrite rapidement.

Pour rappel, Rodney King était un jeune homme Afro-Américain, passé à tabac par la police. 

Deniz Gamze Ergüven se sert de ce drame comme trame de fond. La révolte est toujours là, frémissante, dans cette intrigue familiale et amoureuse.

Tu peux te procurer Kings pour la somme de 19,99 € sur le site d’Amazon.

Annihilation, d’Alex Garland

En février 2018, sortait aux États-Unis la bombe SF de l’année. Du côté de l’Hexagone, on a été privé de projections au cinéma et avons du nous contenter de mater cette merveille sur Netflix.

Vraiment dommage, car le génie est plus évident à constater lorsqu’il est projeté sur une grande toile.

M’enfin, le résultat demeurait le même : prodigieux.

Alors, de quoi ça parle Annihilation ?

Natalie Portman campe Lena, une biologiste et ancienne militaire très calée. Son mari a disparu depuis un an et personne ne parvient  à lui donner le moindre renseignement sur son potentiel positionnement.

C’est que vois-tu, son mari aussi est militaire. 

Lorsqu’il finit par rentrer, il se met à souffrir d’un mal étrange, qui lui fait cracher tout son sang.

Pour lever le voile sur ce qui est arrivé à son époux, Lena participe à une mission top secrète dans une zone où un mystérieux et sinistre phénomène se propage le long des côtes américaines.

LA zone d’où son mari revient.

Annihilation est un film intelligent qui fait la part belle à l’esthétique, la symbolique et qui propose plusieurs lectures.

Un bijou que je te conseille de voir et de revoir, jusqu’à en saisir la substantifique moelle. Pratique, il est sur Netflix.

Ghostland, de Pascal Laugier

Attention, âmes sensibles s’abstenir.

Si tu me lis de temps en temps, tu connais ma passion pour le cinéma de genre.

Alors, je ne pouvais décemment pas, en février, rater le festival de Gérardmer, lieu merveilleux perché en haut des montagnes, où l’on peut découvrir le fleuron des films d’horreur.

Ghostland était LE projet le plus attendu, loin devant Le Secret des Marrowbone, Chasseuse de géants etc. Je me suis donc grouillée de me trouver une place dans l’immense cinéma, où tout le monde retenait déjà son souffle.

D’ailleurs, je crois que personne n’a respiré pendant plus d’une heure et demi.

Car Ghostland est hardcore. Vraiment.

Le pitch ? 

Pauline et ses deux filles héritent d’une maison après le décès de leur tante qu’une villageoise qualifie de zinzin. La demeure pourrait servir de décor à un film de Rob Zombie, comme le précise d’ailleurs l’une des deux soeurs !

Rempli de pièces et de poupées, l’endroit est inquiétant à souhait…

La première nuit, deux meurtriers pénètrent dans la maison et tentent d’assassiner la mère, interprétée par Mylène Farmer. Celle-ci se débat comme un diable pour protéger ses filles.

Un torrent de brutalité déferle sur la maison colorée.

Quelques années plus tard, alors que toutes ont survécu, Beth revient dans la maison familiale pour aider sa soeur qui souffre d’un traumatisme. La jeune femme continue en effet de revivre cette nuit en boucle…

Un film dont les thématiques sont chères au réalisateur, qui les abordait déjà dans Martyrs : la maltraitance, la perversité, l’amitié, le traumatisme.

J’en suis sortie bouleversée et un peu branlante, très peu prête à enchainer avec un autre film.

Pari réussi pour le réalisateur.

Toutefois, le film a été controversé, car les conditions de sécurité sur le tournage ont été si déplorables que l’une des deux actrices s’est retrouvée défigurée.

Je t’invite à lire cet article qui résume très bien les faits.

Tu peux te procurer Ghostland pour le prix de 19,90€ sur le site d’Amazon.

Come as you are, de Desiree Akhavan

Come as you are n’a pas joui d’une publicité extraordinaire. Résultat, en soirées, quand j’essaye d’en parler à des amis, ou potes de potes, j’obtiens des :

« C’est quoi ce film ? Jamais entendu parler ! »

« C’est un documentaire sur les McDo ? »

Bref, il est grand temps de reparler de lui.

Personnellement, lors de sa sortie, je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre. Pourtant, j’ai été saisie par le naturel des personnages dès les premiers instants, ainsi que par son propos édifiant.

Montana, 1993 : 

Une jeune femme prise en flagrant délit de roulage de pelles à une autre meuf se voit directement envoyer par sa tutrice à God’s Promise, un établissement austère duquel semble exempte toute forme de fun

Là-bas, on apprend aux adolescents non-hétéroseuxel·es à… ne plus l’être. Pour les gardiens du lieu, les enseignants et la directrice, l’homosexualité est une déviance qu’il faut soigner, comme on traiterait une maladie. 

Au départ plutôt docile, la jeune Cameron finit par se rebeller à sa manière. Accompagnée de ses deux amis, Jane et Mark, elle essayera d’expérimenter ce qu’elle n’a jamais connu : la liberté. 

Come as you are m’a ouvert les yeux sur une réalité que j’ignorais. Ces « thérapies de conversion » pour LGBT existaient apparemment, et demeurent toujours aujourd’hui dans certains états d’Amérique.

UN ENFER BORDEL.

Je n’avais jamais entendu parler de ces dits lieux. Imagine alors mon étonnement, et ma colère.

Tu peux t’offrir Come as you are pour la somme de 19,90€ sur le site d’Amazon. 

Le Rituel, de David Bruckner

Allez, je place dans cette sélection un petit film signé Netflix.

Une fiction que j’attendais avec impatience, mais dont je redoutais la qualité finale. Eh oui, je suis souvent rattrapée par une réalité hardcore : les films de genre sont souvent décevants.

J’avais par exemple été atterrée par The Open House, qui sur le papier avait tout pour me plaire.

Le résultat final était pourtant très médiocre, voire mauvais.

Le scénario était inexistant, la mise en scène peu consistante. Seuls les acteurs étaient à sauver.

C’est donc avec une timide inquiétude que j’ai abordé le travail de David Bruckner. Je craignais la cata. Le réalisateur m’a donné tort. 

Le Rituel est un joli produit, à l’identité mi-mainstream, mi-arty. Il fait donc le choix de ne pas en faire. Il est hybride.

L’intrigue est vue et revue, mais son traitement est subtil, délicat et malin !

Quelle est-elle, cette intrigue ? Luke et ses amis partent en périple dans les montagnes désertes d’Europe du nord pour rendre hommage à leur ami décédé quelques mois plus tôt, à l’issue d’une agression sauvage.

Dans cette nature désolée et mystérieuse, le groupe va vite se rendre compte qu’une présence maléfique veut leur peau…

Oui je sais, ça sonne comme un film que tu as déjà vu 1000 fois. Et pourtant, tu pourrais bien être surprise.

Gaspard va au mariage d’Antony Cordier

Le nouveau film d’Antony Cordier, réalisateur de Happy Few, est un conte dans lequel vivent librement les histoires d’amour, de famille et d’amitié.

Une jungle poétique et sociale où cohabitent les animaux, les fantasmes et les colères.

De quoi parle ce film français au joli casting (Félix Moati, Laetitia Dosch, Christa Théret ) ?

À l’occasion du mariage de son père, Gaspard, 25 ans, doit renouer avec sa famille. Il demande à Laura, une jeune femme fantasque, de l’accompagner et de prétendre être sa concubine.

Il remet alors, pour la première fois depuis très longtemps, les pieds dans le zoo familial. Un lieu peuplé d’animaux merveilleux qui l’ont regardé grandir

Gaspard ne se doute pas encore que ce séjour va le sortir pour toujours de l’enfance…

Une pépite qu’il te faut voir absolument !

Tu peux t’acheter le DVD de Gaspard va au mariage pour la somme de 19,12€ sur le site d’Amazon. 

La nuit a dévoré le monde, de Dominique Rocher

Très belle surprise du festival fantastique de GérardmerLa Nuit a dévoré le monde m’a bluffée. J’avoue, je râlais en allant à la projection craignant de voir un énième film de zombies bâclé et peu innovant.

Et franchement, ça a été tout le contraire ! 

De quoi ça parle ?

Sam se réveille dans un appartement dans lequel, la veille encore, des dizaines de jeunes faisaient la fête. Sauf que tous les fêtards sont désormais des morts-vivants assoiffés de sang.

Enfermé dans cet immeuble bourgeois, Sam va devoir survivre. Mais dehors, le danger rôde.

Comment survivre ? Et surtout, comment ne pas perdre la tête ?

La Nuit a dévoré le monde est un film brillant qui pose de vraies questions sociétales. 

Je le qualifierais d’ailleurs plus de drame social que de film d’horreur/zombies.

Tu peux te l’offrir pour la somme de 14,99€ sur le site d’Amazon. 

La fête est finie, Marie Garel-Weiss

La fête est finie est un film français porté par deux actrices éblouissantes : Zita Hanrot (Errance), et Clémence Boisnard (L’Âge atomique). Réalisé par Marie Garel-Weiss, il est le film d’une femme aux femmes.

Depuis que j’ai découvert ses images et son casting, j’y pense souvent avec nostalgie et émotion.

La fête est finie, c’est l’histoire de Céleste et Sihem arrivent le même jour dans un centre de désintoxication. Très vite, elles se lient d’amitié, ce qui ne plaît pas aux autres résidents du centre.

Après plusieurs incartades, les deux jeunes femmes finissent par se faire virer et atterrissent dans la rue.

Désormais livrées à elles-mêmes, elles devront s’entraider coûte que coûte.

Un comédie dramatique enthousiasmante, un portrait de femmes libres !

Tu peux te procurer La Fête est finie pour la somme de 19,99 sur le site d’Amazon. 

Les Garçons sauvages, de Bertrand Mandico

Ce film a divisé mes amis. Certains criaient au génie, d’autres au navet.

Bien sûr, j’appartiens à la première catégorie. Fantasque, osé, original et libre, Les Garçons sauvages est une merveille du cinéma fantastique comme on en fait peu.

Un rêve érotico-sensuel duquel j’ai eu du mal à redescendre.

De quoi ça parle ?

Cinq adolescents en mal de liberté commettent un crime sauvage pour lequel ils doivent être punis.

Pour cela, ils partent en croisière répressive sur un voilier où le Capitaine règne en maître.

Au terme d’une mutinerie, ils échouent sur une île où se mêlent végétation luxuriante et plaisir. Là, ils se transforment tout doucement…

Une PÉPITE. Je suis scandalisée qu’il n’ait pas eu le succès escompté. Mais tu peux l’aider à rattraper son retard en le regardant sans plus tarder.

Voilà ma belle loutre, je dois filer en réunion. Je te laisse découvrir toutes ces merveilles tranquillement, et compléter cette liste avec tes films à toi.

À lire aussi : Galveston, un film brutal et sulfureux signé Mélanie Laurent

Commentaires
  • Dianino
    Dianino, Le 9 septembre 2018 à 21h10

    Je suis pas du tout d'accord avec l'avis de The Ritual... j'ai regardé ce film sans rien attendre, j'ai l'habitude d'être déçue des films d'horreurs mais là.... Le début est vraiment bien, intéressant, ce ne sont pas des ados immature mais des hommes adultes donc on pourrait s'attendre à plus de profondeur mais bon :/
    Mais la fin...

    Spoiler: Spoiler de la fin

    Après, le reste de l'article m'a donné envie de voir 2 films tel que Kings ou La fête est finie donc c'est déjà ça :P

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