6 films sortis en 2016 avec des personnages féminins qui sortent des sentiers battus

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Cette année, des films avec des personnages féminins chouettes, il y en a eu un paquet ! Voici une sélection de long-métrages sélectionnés par Aki, à voir ou revoir sans modération !

6 films sortis en 2016 avec des personnages féminins qui sortent des sentiers battus

Qui dit fin d’année dit bilan, et le cinéma n’y échappe pas. Pour ne pas faire un top 10 (car en vrai, c’est trop difficile de ne choisir que quelques films), cette sélection se concentrera sur des titres avec des personnages féminins qui brisent un peu les clichés.

The Hollywood Reporter avait dressé une liste non-exhaustive des sorties de cette année qui passaient ou non le test de Bechdel, et si ceux que je vous cite le passent haut la main, je considère qu’il ne faut pas tirer une croix sur les autres.

Car il arrive que le personnage secondaire féminin soit entouré d’hommes, sans pour autant perdre en intérêt !

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Zootopie, quand une lapine est plus badass qu’une super-héroïne

Sur une quasi-unanimité au sein de la rédaction, le premier film à trouver sa place dans cette sélection est Zootopie. Et ça fait du bien qu’un classique d’animation de Disney (et donc pas un Disney Pixar) réussisse à faire consensus, car ces dernières années, Pixar tirait pas mal Disney vers le haut niveau chiffres.

Zootopie raconte l’histoire de la super inspectrice Judy. Au cas où vous vous demanderiez à quoi elle ressemble, c’est elle :

Cela faisait longtemps pour ma part que je n’avais pas autant apprécié un film d’animation Disney qui ne tire pas sur la vibe comédie musicale.

Judy a été taillée dans le moule des Kimmy Schmidt ou des Leslie Knope. Elle est optimiste, elle s’accroche à son rêve et elle se donne les moyens de les réaliser dans un monde où rien n’est fait pour lui faciliter la vie. Bien au contraire, les gens tentent de la dissuader, mais pourtant elle persévère.

Chez Judy, il y a plus que le côté « owww t’es trop choupi et j’ai envie de t’avoir comme peluche pour te faire des poutous à longueur de journée ». Il y a aussi un aspect « moi aussi, je veux ressembler à cette lapine ! » très inspirant.

Rassurez-vous, Judy est loin d’être parfaite, elle fait des erreurs comme tout le monde.

La lapine doit ravaler sa fierté parfois et se remettre en question, et c’est ce qui la rend d’autant plus attachante. Quand une seconde chance se présente à elle, sa première pensée est de la saisir, pas d’abandonner avant même d’avoir essayé.

Brooklyn réchauffe le cœur des gens

Brooklyn, c’est une histoire d’amour, de maturité, mais c’est aussi une histoire de solidarité. Eilis est une jeune Irlandaise qui se voit propulsée de l’autre côté de l’océan, loin de ses racines, pour tenter d’avoir une meilleure vie.

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Dans ce joli drame, ce n’est pas tant l’héroïne qu’on retient le plus, mais toutes les petites mains qui l’aident. Comme par exemple la passagère du bateau qui l’amène aux États-Unis pour la première fois, et qui va l’aider à faire ce grand plongeon dans sa nouvelle vie.

Ou encore sa sœur qui sacrifie son propre bonheur pour lui offrir de meilleures chances ailleurs, car elle sait que personne d’autre qu’elle ne peut assurer à Eilis un avenir.

Et sa patronne qui lui explique un peu pourquoi la vie professionnelle est difficile, lui dit qu’il faut s’accrocher car rien ne lui sera donné si elle n’agit pas d’elle-même. Bien heureusement, les gens bienveillants existent toujours.

C’est un panel de personnages féminins solidaires entre elles qui se dessine dans Brooklyn. Et même avec des rencontres éphémères, parfois ta vie est changée…

Ce film contient de nombreuses rencontres, et c’est ce qui le rend si authentique. Car dans la vie, rien n’est acquis, mais tu n’as pas à la traverser seul•e.

The Boss, comédie à l’américaine pleine de camaraderie

La boss hyper snob, la mère célibataire, la fille super insolente mais maline. Combo gagnant pour cette comédie américaine un peu classique sur le papier… et dans les faits.

Classique dans le sens où le film ne va pas révolutionner le genre, mais fait son boulot : on passe un bon moment devant.

Michelle Darnell est une ponte du secteur industriel… jusqu’au jour où elle est envoyée en prison pour délit d’initié. Elle perd alors tout son confort et s’aperçoit qu’elle n’a personne sur qui compter sauf son assistante qu’elle maltraitait.

Alors en sortant de prison, elle va aller voir son assistante et essayer de reconstruire sa vie.

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Melissa McCarthy et Kristen Bell s’allient pour vous faire rigoler avec des situations improbables, allant de la vente de cookies ingénieuse à un plan machiavélique pour renverser la corporation ennemie.

Trois générations différentes se côtoient dans The Boss, et il y a un respect mutuel qui s’installe petit à petit. J’apprécie énormément quand les plus âgé•es prêtent une oreille attentive aux plus jeunes qui peuvent aussi donner des conseils très sensés.

C’est dans cette écoute mutuelle que le trio féminin de The Boss évolue, et c’est aussi pourquoi j’ai voulu parler de cette comédie passée un peu sous silence.

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La fille du train ou la dépression puissance 1000

Victime, manipulatrice, spectatrice… les portraits de femmes dans La fille du train reflètent une certaine laideur de la réalité. C’est le mal-être, en particulier chez la femme, qui est représenté chez ces personnages divers.

Une alcoolique qui commence à mener l’enquête, suite à la disparition d’une femme dont elle a imaginé la vie parfaite : c’est le début de La fille du train. Sur son chemin se trouveront la nouvelle épouse de son ex-mari et une inspectrice très soupçonneuse.

Que ce soit Rachel, Megan ou encore Anna, des plaies les accablent au quotidien, mais elles doivent s’en sortir à leur manière et souvent sans aucune aide.

Le personnage d’une femme semblant avoir une vie parfaite, mais totalement effondrée voire déprimée à l’intérieur, est classique. Il a même un nom : c’est la Stepford Smiler. Il est ici très bien représenté.

Cette adaptation du roman de Paula Hawkins est plus prévisible et renferme moins de suspense que Gone Girl, la tension est un peu moins palpable, mais ce thriller signé Tate Taylor reste à voir !

Carol, un phare d’espoir dans une mer d’obstacles

Dans Carol, il y a deux personnages : Carol et Therese. Certes, y a aussi le mari et la meilleure amie de Carol, le pseudo petit-ami de Therese, mais à mes yeux ils ne servent qu’à sublimer les deux héroïnes.

Je dirais que comme œuvre cinématographique, Carol est esthétiquement parfait. Le grain du vintage, la reproduction de l’époque à l’enseigne près… c’est nickel. Mais dans cette représentation de ces deux femmes, c’est encore plus beau.

Therese et Carol ne sont pas de grandes bavardes, et c’est grâce à leur dialogue interne que le spectateur ou la spectatrice peut comprendre les sentiments de l’une et l’autre.

Le rythme est lent, beaucoup de choses se passent dans le regard et dans le non-dit… j’ai trouvé que leurs agissements étaient passionnés, que ce soit dans la colère ou l’inquiétude.

Cate Blanchett et Rooney Mara jouent dans la retenue, et c’est ce qui marche aussi pour rendre encore plus fort cet amour tabou des années 50.

Ma meilleure amie, un drame pas comme on le croit

Et je vais finir sur Ma meilleure amie, un drame tout ce qu’il y a de plus larmoyant sur le papier, avec une histoire hyper classique du « ma meilleure amie a un cancer, je ne sais pas trop comment réagir, mais je dois la soutenir, en même temps elle m’en demande trop ».

Oui, le film m’a fait pleurer comme pas possible.

Ce long-métrage est servi par un duo d’actrices incroyables, à savoir Drew Barrymore et Toni Colette. C’est cette dernière qui interprète le personnage atteint d’un cancer du sein.

Leur manière de faire face à la maladie est loin d’être idéale, mais qu’est-ce qu’elle est humaine !

Entre culpabilité, volonté de satisfaire tous les besoins de la personne malade, et colère car ce n’est pas normal que l’autre soit si égoïste, l’équilibre est fragile. Parfois, ta meilleure amie est encore plus proche de toi que ta propre famille et c’est pour ça qu’il peut arriver de lui en demander beaucoup…

Parfois plus que ce qu’elle peut encaisser.

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Si de prime abord le drame de Catherine Hardwicke (la réalisatrice de Twilight mais aussi de Thirteen) semble très hollywoodien, l’intrigue est bien loin du préjugé.

D’autres films de 2016 avec des personnages féminins cool

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Je pense notamment à La saison des femmes qui de par son sujet déjà, la dénonciation de la condition des femmes en Inde, change de ce qu’on voit au cinéma.

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Comment, également, passer à côté de Divines ? Ce n’est pas pour rien que le premier long-métrage de Houda Benyamina a remporté des prix au festival de Cannes, hein.

Interdit aux moins de 12 ans, Divines a conquis l’Hexagone par son ton franc et sa description juste de cette jeunesse française. Parti à la conquête des États-Unis puisque la production est nommée aux Golden Globes pour le meilleur film étranger, Divines a toutes ses chances et on lui souhaite beaucoup de succès.

Difficile de parler de films sortis cette année également sans mentionner Room, qui a révélé Brie Larson aux yeux du grand public, mais pour moi, c’était le concept entier du film qui était plus coup de poing que son personnage en lui-même. Malgré tout, elle reste une héroïne féminine comme on en voit peu.

Bon cru cette année 2016 en tout cas ! En espérant que les studios fassent encore mieux l’année prochaine.

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Commentaires
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  • Aki
    Aki, Le 26 janvier 2017 à 19h13

    @Linckane je rejoins ton avis sur "Mademoiselle" http://www.madmoizelle.com/mademoiselle-park-chan-wook-critique-656681, j'avais été très surprise par ce côté érotique également (j'avais pas tout capté dans la BA haha). En fait, j'avais vu "Fingersmith" la version "originale" on va dire de l'histoire, britannique du moins, et c'est tellement différent que j'ai eu du mal à accepter que c'était la même histoire.
    J'adore Park Chan-Wook, mais pour le coup, le film était vraiment long. Dans la durée. Littéralement. 3h. Le seul bémol du film haha !

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