Des filles en école d’ingé – Épisode 9 : bilan du 1er semestre

Découvrez le quotidien de 10 étudiantes en école d’ingénieur-e-s avec cette série, en partenariat avec l’ESME Sudria, l’EPITA et l’IPSA !

Des filles en école d’ingé – Épisode 9 : bilan du 1er semestre

« Des regrets d’avoir choisi ces études ? J’en ai tellement que je suis en train de faire les démarches nécessaires pour tout plaquer et partir élever des radis dans l’Aveyron. » Voici typiquement la phrase que je n’ai pas entendue quand j’ai demandé à nos 3 étudiantes en 1re année de faire un 1er bilan, un semestre après le début de leur cursus à l’IPSA, à l’ESME Sudria ou à l’EPITA. Alors : s’y sentent-elles heureuses et épanouies ? Sont-elles au contraire dépitées, regrettant soudain de ne pas avoir fait un choix totalement différent ? C’est ce que nous allons voir dans cet épisode.

Anne n’aime pas l’hiver

Si nos 3 étudiantes étaient dans Koh Lanta, disons que leur état de fatigue serait à peu près comparable à celui d’un candidat à la fin de la première semaine : la fatigue est là, mais la motivation aussi. C’est le cas d’Anne : l’EPITA lui plaît, les gens de sa promotion sont sympathiques, elle a envie de travailler mais elle reconnaît qu’il lui faudra du temps pour s’adapter à la masse de devoirs qui lui tombe régulièrement sur la tête. D’autant plus qu’elle a reçu pour Noël un tout nouvel emploi du temps un peu plus chargé, passant d’à peu près 8h30-16h à 8h30-19h (j’espère qu’elle n’avait pas commandé de poney : je vous raconte pas la déception). « Mais l’hiver joue également : on part en cours, il fait nuit, on sort, il fait nuit aussi. C’est sûr que ça n’aide pas pour avoir de l’énergie ». Ça me parle : j’ai le même problème. Malheureusement, j’ai beau chercher, je n’ai toujours pas trouvé la solution pour éradiquer la saison maudite. J’avais pensé à l’hibernation, mais mon patron n’est pas d’accord.

Fantine joue les ministres

La fatigue de Fantine, en 1ère année à l’ESME Sudria, n’est pas forcément liée aux cours : elle est très occupée à côté de ses études (elle fait partie d’associations dont nous avons parlé dans l’épisode 7, a des activités extrascolaires et doit également trouver le temps de voir ses nombreux amis en dehors de l’école). Elle suit aussi des cours du soir et avoue se coucher tard. « J’essaie de trouver un rythme ». Elle n’éprouve pas de regrets d’avoir choisi cette école dont elle connaissait déjà les grandes lignes puisque son grand frère l’y a précédée. Elle savait donc qu’il y avait de grandes chances pour qu’elle trouve les 1ères années un peu trop scolaires à son goût, « mais je sais que ça va changer avec le temps », dit-elle, confiante. « Et puis, c’est une voie royale pour faire tout ce qu’on veut après. »

Mélissa, la tête dans les étoiles

Mélissa, de son côté, émet un bilan on ne pourrait plus positif : « Je n’ai aucun regret, vraiment. Je suis totalement épanouie et je compte bien continuer et faire mes 5 ans d’études à l’IPSA. Les gens sont super sympa, je me suis fait plein d’amis dans l’école (je reviens tout justement d’un week-end à Nancy avec quelques uns d’entre eux). Je ne pense pas que j’aurais pu trouver mieux ailleurs ». Si je devais la comparer à quelqu’un, je dirais qu’elle est un peu l’anti-Booba sur les plateaux-télé : elle est contente d’être là et elle le fait savoir.

Voilà donc un bilan plutôt positif pour les nouvelles arrivées : aucune n’est proche du burnout et personne n’a éclaté en sanglots au téléphone. Ça m’a rassurée.

Retrouvez tous les épisodes de la série, les portraits mensuels et l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

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