Des filles en école d’ingé – Épisode 10 : financer ses études

Découvrez le quotidien de 10 étudiantes en école d’ingénieur-e-s avec cette série, en partenariat avec l’ESME Sudria, l’EPITA et l’IPSA !

Des filles en école d’ingé – Épisode 10 : financer ses études

En France, il n’est malheureusement pas possible de régler ses frais de scolarité en Simflouze. Le coût d’une année scolaire peut ne pas être, au premier abord, accessible à tous les porte-monnaie. Mais qu’en pensent les principales concernées ? Comment règlent-elles cette dépense ? Ont-elles essayé de payer en billets de La Bonne Paye, ni vu ni connu ?

C’est ce que nous allons voir dans cet épisode placé sous le signe du dollar (de l’euro en fait, mais je trouve que ça sonne mieux, « dollar »).

Investir sur son avenir

Les 3 étudiantes à qui j’ai parlé de sous sont toutes d’accord pour dire qu’au départ le montant d’une année scolaire les a fait tiquer. « Forcément, idéalement, j’aurais aimé que l’enseignement soit gratuit pour tous et pour toutes. Alors oui, j’ai trouvé les frais chers, mais c’est finalement dans la moyenne. », déclare Sophie, en dernière année à l’IPSA. « C’est vrai qu’en premier lieu, j’ai trouvé ça exorbitant, d’autant plus qu’il faut rajouter au prix de l’année scolaire celui du logement et de la vie quotidienne », m’explique Fantine, en 1re année à l’ESME Sudria. « Mais finalement, c’est plutôt justifié : on a de bons professeurs, on travaille sur des projets avec du très bon matériel et l’école propose régulièrement des services supplémentaires… Alors oui, c’est cher mais je le vois comme un investissement pour l’avenir ».

Maïté, qui est en 1re année cycle ingénieur à l’EPITA, se dit que c’est certes un sacrifice non négligeable mais qu’elle ne regrette pas son choix d’études : « je sais où je vais, je sais que c’est vraiment ce que je veux faire ».

Du petit job au prêt, plusieurs manières d’y arriver

Moi, si j’avais dû faire des études dans une école privée, j’aurais probablement organisé une énorme collecte de fonds. Je l’aurais appelé le Sophie-thon (ce qui aurait à n’en pas douter engendré de nombreuses plaisanteries sur mon physique) et j’aurais fait le tour du pâté de maison en prétextant faire participer le voisinage à un loto moyennant finances. Évidemment, j’aurais tout gardé pour moi et on aurait porté plainte contre moi dès que le pot-aux-roses aurait été découvert. Les étudiantes en école d’ingénieurs ont de leur côté décidé de rester dans la légalité, et c’est tout à leur honneur.

Ainsi, Maïté a choisi de faire un prêt étudiant dans une banque partenaire de l’école et elle y voit l’avantage de l’indépendance financière vis-à-vis des parents : « Le prêt est à mon nom, je m’autofinance en quelque sorte. Je gère mon argent. Bon, évidemment, c’est dommage de se dire que j’entrerai dans la vie active avec des dettes mais quand on ne peut pas faire autrement… ».

En plus d’un prêt, la famille de Sophie, en 5e année à l’IPSA, l’a aidée à financer une partie de ses études. Même chose pour Fantine. Ce n’est évidemment pas le cas pour tout le monde alors elle se rend compte de la chance qu’elle a. Mélissa (en 1re année à l’IPSA), travaille quant à elle à côté de ses études (mais chut, on vous en parlera la prochaine fois).

Mais alors pourquoi ne pas avoir choisi une école publique, moins onéreuse ? Fantine, elle, ne voulait tout simplement pas faire de prépa classique, passage plus ou moins obligé pour intégrer une école publique : « La prépa intégrée me correspond beaucoup plus ». En ce sens, selon l’ambition qu’on a et le métier qu’on a envie de faire, les possibilités de parcours sont nombreuses et chaque personne doit trouver celle qui lui sied le mieux.

Retrouvez tous les épisodes de la série, les portraits mensuels et l’actu des femmes dans le secteur high-tech sur Femme Ingénieure.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Marinouchka
    Marinouchka, Le 11 février 2014 à 1h20

    ewen;4572774
    bmodel;4572747
    sophissy;3972089
    Le problème des écoles publiques c'est qu'elles sont soit d'un niveaux très élevé (polytechnique...) et donc pas accessibles à tous, soit le niveau est faible (polytech', prof en grève régulièrement...). Il n'y a pas d'entre d'eux et elles n'ont pas toutes les spécialités!

    De plus l’alternative DUT/ BTS après prépa ATS ne peuvent devenir des façon d'intégrer des école d'ingénieur de façon générale, car la sélection est souvent plus difficile et les méthodes de travail n'ont rien à voir. Je constate dans mon école que ceux qui proviennent d'admission parallèle sont ceux qui ont le plus faible taux de réussite (redoublement, et abandon!).

    Alors oui elles peuvent paraître chères, mais ce n'est encore rien comparé à ce qui est demandé à l'étranger. Et le suivi est beaucoup plus personnalisé qu'à la fac, il y a donc besoin de plus de financement, d'autant plus que l'état réduit toujours plus son budget alloué aux écoles privées qui pour la plupart délivre le même diplôme!
    (il me semble que l'INSA de Lyon est la 2e meilleure école d'ingé post bac et l'UTC, citée précédemment, est 1ere)
    Précision : c'est l'inverse.
    On peut aussi ajouter que dans le classement général des écoles d'ingénieurs (sans tenir compte de prépa intégrée ou pas), l'INSA de Lyon est 3è, derrière Polytechnique et Grenoble INP et l'UTC 6ème. (source)

    Je ne réagirais cependant pas à "il n'y a pas d'entre deux", c'est tellement absurde qu'il n'y a pas grand chose à en dire.
    Pour répondre à Ewen, je tiens quand même à préciser que les classements ne veulent pas dire grand chose, surtout celui que tu cites ! Parce que mettre Grenoble devant les Mines, l'ENS, Supaéro, etc., ce n'est pas très crédible...
    Ce qu'il faut surtout regarder, ce sont les possibilités de l'école en fonction de ce qu'on a envie de faire : est-ce que l'école est bonne dans la recherche ? Est-ce qu'elle permet une bonne intégration dans le monde de l'entreprise ? Est-ce qu'elle spécialisée ou généraliste ? Le réseau est-il développé ? Qu'est-ce qui est proposé pour l'épanouissement de l'élève ? Très peu d'écoles sont performantes dans tous les critères et en fonction de leurs pondérations, une même école peut grimper du bas du classement au top !
    Les seuls classements fiables sont les voeux émis après les concours, mais bon, ça vous intéresse vraiment de faire une école parce que tout le monde veut la faire ?
    Cela dit, dans ce classement, il existe des écoles publiques et privées à tous les niveaux, donc c'est effectivement dommage que l'article ne mette pas ça en avant.
    (D'ailleurs pour Elyana, certes, certaines écoles privées sont sûrement des arnaques, mais il existe aussi plein d'écoles privées de haut niveau, je pense à Supélec par exemple, donc les gens qui choisissent d'aller en école privée le font plus parce qu'une école en particulier est en adéquation avec leurs envies. De même il existe énormément de bourses, prêts à 0%, donc même quand on n'a pas de moyens, l'argent n'est pas un frein)

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