Fight Club

Fight Club, c’est le genre de film que tu dois voir deux fois. Au minimum. C’est obligé, t’as pas le choix, c’est comme ça. Oui, la vie est injuste. Mais tu le lui revaudras ! En faisant cette expérience, tu auras un peu l’impression de voir et ressentir deux films complètement différents. Si tu es […]

Fight Club

Fight Club, c’est le genre de film que tu dois voir deux fois. Au minimum. C’est obligé, t’as pas le choix, c’est comme ça. Oui, la vie est injuste. Mais tu le lui revaudras ! En faisant cette expérience, tu auras un peu l’impression de voir et ressentir deux films complètement différents.

Si tu es une pucelle de Fight Club, tu verras cette histoire comme celle que l’on veut bien te montrer. De la poudre aux yeux ma p’tite dame. Ce n’est qu’avec les dernières scènes que tu comprendras tout… ou presque. Tu resteras là, bouche bée. Tu repasseras le film dans ta tête en essayant de comprendre le plus de choses possible mais difficilement.
Au deuxième visionnage, tu le regarderas tout en sachant. Et alors là, tu comprendras bien mieux les choses. Les dialogues te paraîtront plus clairs, tout comme les situations narrées.
Je n’ai malheureusement pas eu la chance d’être une pucelle de Fight Club. Merci à ma chère et tendre sœur de m’avoir méchamment spoilé la fin. Et ça, ce fut un drame dans ma vie de cinéphile. Je lui en voudrais jusque sur son lit de mort. (Bon d’accord, j’ai insisté pour avoir l’explication du film lorsque je suis tombée sur la dernière scène). Parce que je ne saurai jamais vraiment ce qu’on ressent quand on ne sait pas.

Commençons par le commencement

Au commencement, Fight Club c’est un roman. Si si ! Mais le film a fait un tel carton qu’on oublie un peu ce bon vieux Chuck Palahniuk qui l’a écrit en 1996. Le film sera porté à l’écran en 1999 par David Fincher, à qui l’on doit égalemement les claques Se7en, Panic Room ou encore Zodiac. Il a également réalisé des clips pour Michael Jackson, Madonna ou Nine Inch Nails. Oui, Fincher c’est un grand nom et un virtuose de la caméra.

Avant de décortiquer ce petit chef-d’œuvre, parlons d’abord de ce que ça raconte.

Fight Club, ça dénonce des milliers de chose sur la société actuelle. Et ça balance sacrément sur les petits humains que nous sommes ! Le personnage de Tyler Durden, merveilleusement interprété par Brad Pitt, et qui restera à mon sens le rôle de sa vie, nous voit comme des êtres soumis par l’apparence et le physique. Il méprise totalement ce culte que tout le monde voue actuellement à la beauté et au paraître. En fait, il méprise ce que la société est devenue. Tyler Durden est à lui tout seul un mélange d’anarchie et de philosophie.
Il va alors rencontrer le narrateur, campé par Edward Norton. Il travaille seul, mange seul, dort seul. Non, il ne dort pas puisqu’il est insomniaque. En gros il s’emmerde un peu. Il va alors devenir membre du lieu clandestin qu’est le Fight Club où, comme son nom l’indique, on se casse mutuellement la gueule en prônant l’échange, la communication et la virilité. Classe oui, très classe.

Un casting de la mort qui tue tout

Edward Norton (American History X, L’illusionniste), Brad Pitt (Se7en, Rencontre avec Joe Black) et Helena Bonham Carter (Big Fish, Sweeney Todd) : un trio qui fait son effet et sans qui le film n’aurait pas toute sa saveur.

Edward Norton dans le rôle du Narrateur : Nous suivons son histoire tout au long du film et surtout les rencontres qui vont bouleverser sa vie. Pour passer son temps, il va à des groupes d’entraide contre de multiples maladies, tout en étant en parfaite santé (sans compter ses insomnies chroniques), ce qui lui permettra de s’évader de cette existence monotone qu’il gère tant bien que mal. Et c’est là qu’il rencontrera…

Marla Singer brillamment interprétée par Helena Bonham Carter, Madame Burton en personne ! Marla se fout de tout et de tout le monde. Elle est, elle aussi, accro aux groupes d’entraide ce qui ne plaît pas vraiment au personnage de Norton. Il n’y a qu’un seul menteur dans ces groupes, et c’est lui. Elle est un personnage clé tout au long du film.

Et finalement Brad Pitt qui crève littéralement l’écran par son interprétation de Tyler Durden. Le personnage de Tyler Durden ne s’explique pas. Il se vit à travers des répliques cinglantes, un regard perçant et une vision de la société on ne peut plus réelle.

Les délires du film : qu’est ce qu’on s’marre derrière la caméra !

Le film de Fincher est truffé de pub. Paradoxal ? Oui. En effet puisque l’histoire est en totale opposition à toute la publicité dont nous sommes gavés à longueur de temps. Et pourtant, Starbucks, Pepsi, Budweiser, Ikea ou encore Gucci apparaissent clairement tout au long du film. Ironie de la part de Fincher ? A chacun de le prendre à sa manière.

Le métier de Tyler, c’est d’insérer des images pornographiques dans des films sans que personne ne les remarque. Charmant, n’est ce pas ? Et bien, à quelques minutes de la fin, fais bien attention à ce que tu vois. Peut-être que tes yeux n’apercevront rien, mais ton cerveau aura sûrement ingurgité l’image. Si tu veux la voir, passe les dernières secondes du film scène par scène. Petite coquine va !

Quelques répliques cultes…

« Avec le canon d’un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles. »

« Les choses qu’on possède finissent par nous posséder. »

« La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.
La seconde règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club.
»

« Cette gonzesse, Marla Singer, n’avait pas de cancer des testicules. C’était une menteuse.»

« La capote c’est le soulier de verre de notre génération, on l’enfile quand on rencontre une inconnue, on « danse » toute la nuit, et puis on la balance… La capote j’veux dire, pas l’inconnue. »

Voilà. Si après tout ça je ne t’ai pas donné envie de voir le bijou de Fincher, je ne peux rien faire pour toi, tu mourras inculte et puis c’est tout. Damned, quelle triste fin. Alors saute, cours, vole, et regarde ce film, c’est un ordre !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Acide²
    Acide², Le 2 avril 2009 à 14h03

    Ce que j'aime ce film. Sans doute mon préféré.
    Ce que j'aime le plus ? Son coté paradoxal.
    Tout d'abord, David Fincher a qualifié lui même son film de blague. Et puis, comme l'a fait remarquer la Rédac', n'y a t'il pas plus de pub que dans n'importe quel film, alors que celui ci semble blâmer notre société de consommation ? Bizarre, non ?
    Personnellement je pense qu'il n'y a pas plus hollywoodien que Fight Club. Enfin, j'exagère, mais on y retrouve tout les éléments d'un film à l'eau de rose. 2 êtres incompris qui se trouve l'un l'autre, un rival, une happy end.

    Le narrateur (certains, et notamment la pochette du DVD, l'appellent Jack, mais alors là.. J'vois pas où ils l'ont vu), a une vraie vie de merde.
    Notre société de consommation l'aliène ("les objets qu'on possède finissent par nous posséder" Tyler), il ne vit plus que pour avoir le dernière trouvaille Ikea. Et voilà qu'il rencontre Tyler et montent ensemble le Fight Club. Et puis là, que se passe t'il ? Il se meut en Projet Chaos. Et tout les membres, qui obéissaient aveuglément aux dictats de la mode, de la télé etc. Obéissent aveuglément à qui ? A Tyler. Ils réfléchissaient aussi peu avant de faire partie du Fight Club. Les 'ordres' et leur origine ont changé, mais ils sont aussi peu libre. Et on voit bien que le Narrateur est toujours aussi malheureux. 'fin, au début voilà, c'est tout rose, puis il devient aussi dépendant du Fight Club que de son canapé et de ses groupes d'entraide.
    Et où est-ce qu'il trouve son bonheur ? Dans les bras de Marla Singer. Donc l'amour a résolu son problème.
    CQFD.
    Nan mais j'ai l'air de critiqué là, mais justement, j'ai mis deux ans avant de comprendre ça, et ça me rend le film encore plus attrayant. Okay, il critique peut être un peu la société de consommation, mais ce que je vois c'est qu'il prône la raison, la nuance en tout circonstance. Là les deux extrêmes étaient aussi mauvais l'un que l'autre. Et bien sur, l'amour est salvateur. "lol". Par contre, j'crois que dans le bouquin, c'est pas ça du tout, mais je l'ai lu il y a un bail.
    Ça c'est l'histoire, mais après, il y a le jeu d'acteur. Brad Pitt, sexy au possible. Avant ce film je le détestais. Maintenant.. Graou...
    Mais surtout Edward Norton. Mais alors lui. Ce mec est un caméléon. Terriblement musclé dans American History X, il apparait ici chétif, n'évoquant que la pitié. Et son jeu, rhoaaa. Ma scène préférée est surement celle où il se frappe devant son patron. Et n'essayez pas de faire pareil, ça fait mal.
    Donc voilà, j'aime Fight Club, et il le vaut bien.

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