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Yael Naim, Yael Naim

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Un premier opus tout en finesse, très réussi, qu'on ne se lasse pas d'écouter.

Revue par Mademoiselle Coco, le 30 octobre 2007 | Articles | Blog
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La Cote d'Amour de la Rédac :

Si tu te tiens un minimum au courant des nouveautés musicales, tu n'as pas pu passer à côté de Yael Naim, la nouvelle pépite de l'excellent label Tôt ou tard, et son premier single New soul. Mais siiiiii, tu sais, cette petite chanson qui ressemble au premier abord à une comptine enfantine avec son accompagnement enjoué au piano, qu'on a tout de suite envie de chantonner pour éclairer un dimanche. En écoutant les paroles, on se rend compte que c'est plus qu'une petite ritournelle : "I came to this strange world hoping I could learn a bit about how to give and take". Je sais pas toi, mais moi, je trouve qu'il y a dans cette petite phrase un concentré de leçon de vie, l'art de bien donner et recevoir.

L'album de Yael Naim semble tellement une évidence qu'il est difficile de s'imaginer les méandres qui l'ont précédé dans son parcours. Née en France de parents tunisiens mais ayant grandi en Israël, elle découvre la musique sur un petit orgue chez ses parents, ce qui la conduit à une solide formation de pianiste classique. Mais elle fait ensuite la connaissance des Beatles à 12 ans et délaisse Mozart. Avec Aretha Franklin, c'est sa voix qu'elle découvre. Puis la guitare. Puis le jazz dans un club de Tel-Aviv. Elie Chouraqui l'entend en concert à Paris et l'engage pour jouer dans sa comédie musicale Les dix commandements. Tu vois, tout ça fait un joyeux mélange, qui - une fois canalisé - donne l'album éponyme qui vient de sortir.

Il y a sur cet album beaucoup de petites pastilles colorées pleines de poésie et de fraîcheur (Endless song of happiness, New Soul, Yashanti, Lachlom) et d'autres plus mélancoliques telles que Shelcha ou Lonely. La chanson Paris chante le bonheur douloureux de l'exil, tandis que Too long (que je te mets au défi d'écouter sans l'avoir en tête immédiatement) évoque la solitude de l'attente de l'Autre. Au milieu de ces belles mélodies divinement chantées en hébreu et en anglais, un OMNI (objet musical non-identifié, bien sûr) à découvrir absolument : une risquée mais très réussie reprise de Toxic de Britney Spears, qui fait définitivement prendre une dimension nouvelle à ce tube de boîte de nuit.

Parce que la plupart des chansons sont en hébreu - et que je n'y comprends mot - on se concentre très vite sur l'essentiel : la musique, les mélodies, les sonorités, l'accompagnement toujours sobre et élégant. Tout est parfaitement équilibré, c'est un vrai régal pour les oreilles, à la fois simple et surprenant.

L'album de Yael Naim n'est pas le genre de CD qu'il faut écouter des dizaines de fois avant de l'apprécier pleinement : dès la première écoute, il nous semble familier et limpide, même si on n'a jamais rien entendu qui y ressemblait. Et on n'a qu'une envie, le mettre en boucle, encore et encore. L'écouter le matin au réveil pour qu'il soit moins brumeux, l'écouter le dimanche soir pour qu'il soit moins déprimant, l'écouter dans son bain pour qu'il soit plus relaxant, l'écouter dans la rue pour qu'elle soit plus chaleureuse. L'écouter partout et tout le temps, en somme.

Pour résumer, Yael Naim est un peu énervante : elle a une voix sublime, elle joue et compose divinement bien, elle arrive à dire très simplement des choses très compliquées, et elle est en plus jolie comme tout. Je t'invite donc très vivement à aller la découvrir sur sa page MySpace et celle de son label, où tu pourras écouter quelques extraits de son album, avant de te jeter sur le CD !


Pour résumer : Quoi, tu es encore là ? Allez, cours chez ton discaire préféré !
4 bonnes raisons d'aimer Yael Naim (Yael Naim)
- un univers poétique et doux à écouter et ré-écouter
- un accompagnement musical très intéressant
- l'originalité d'un album en hébreu qu'on comprend sans comprendre
- de l'audace musicale bien récompensée
› 1 bonne raison de bouder Yael Naim (Yael Naim)
- si tu es attachée aux paroles, tu risques de galérer un peu
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