Je dois admettre que face à cette étrangeté qu'est Le goût du chlore, je suis très perplexe. Si tu veux un petit pitch, il est simple : c'est l'histoire d'un jeune type avec des problèmes de dos, à qui le kiné conseille fortement d'aller à la piscine. A la piscine, donc, le jeunot rencontre une nageuse plus expérimentée que lui.
Voilà, je t'ai presque tout raconté. Toute la bd tourne autour de cette rencontre, de cette prise de contact entre ces deux personnes, à la piscine. Rien de très exaltant, donc.
Une esthétique vraiment particuliere
Si le scénario ne m'a pas fait vibrer, en revanche, l'originalité de la patte de Bastien Vivès est elle à souligner. Piscine oblige, la bande dessinée prend des tonalités de bleus et de verts et retranscrit parfaitement l'atmosphère très particulière de ce lieu... que l'on connaît toutes.

Le dessin est épuré, léger, parfaitement adapté pour retranscrire les gestes : ces allers-retours dans la piscine, ces allers-retours entre deux personnages qui font connaissance...
Cette bande dessinée est donc pour moi l'équivalent au cinéma d'un court-métrage un peu étrange. Personnellement j'ai plutôt tendance à préférer un long film riche en actions ou en sentiments, mais cette délicate immersion est tout de même à tenter...