« Je suis fauchée MAIS j’ai la flemme », cet éternel dilemme

Parfois, on aimerait bien faire des économies. Mais cette bonne résolution peut être remise en question par une certaine flemme.

« Je suis fauchée MAIS j’ai la flemme », cet éternel dilemme

Parfois, la vie ne nous fait pas de cadeaux et on se retrouve comme deux ronds de Flamby face à l’état de notre compte en banque. Ça fait partie des petits désagréments d’être étudiante ou nouvelle arrivant dans la vie active. Tiens d’ailleurs, ça faisait longtemps que j’avais pas utilisé le terme « actif » pour décrire quelqu’un qui a un boulot… je me rends compte que j’aime pas trop ça, parce que c’est pas parce que t’as pas de boulot que t’es pas active !

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Du coup, remplace « nouvellement active » par le terme que tu préfères. Pour ma part, ce sera « cuillère », pour la simple raison qu’il n’y en a aucune. De raison. Pas de cuillère.

petite cuillere
Ceci étant dit, s’il fallait une raison, ce serait celle-ci.

Mais je digresse : l’endormissement dans la position de la cuillère n’est clairement pas le sujet de cet article. Rien à voir.

On vit donc parfois, dans notre quotidien, des moments où nos revenus sont un peu moins importants que d’habitude (parce qu’à la CAF, quelqu’un a éternué en gérant ton dossier, appuyant sur un bouton qui a pété tes droits ou un truc du genre). Et avant que les signaux ne se mettent au rouge, que tu ne refuses tous les appels qui viennent d’un fixe de peur qu’il s’agisse de ta banque, il y a une étape.

Une étape aussi simple que cruciale, qui consiste à prendre la décision de « faire attention ». Ce qui ne va pas forcément très bien avec une certaine tendance à la flemme…

Commander sur Internet

Qu’il s’agisse de s’acheter de la nourriture, des vêtements ou du shampooing sec, il est possible de tout acheter sur Internet. C’est génial : tu n’as pas besoin d’aller faire les boutiques, tu peux le faire du fond de ton lit si tu as un ordinateur portable (même si parfois tu dois te lever pour le brancher parce que t’as plus de batterie et que c’est pénible même si ça prend trente secondes) et tu te le fais même livrer jusque chez toi.

Enfin bon, je t’apprends rien, on est en 2014. Mais je te jure que quand j’ai vu pour la première fois un gros camion se garer devant chez moi pour déposer mes victuailles en plein milieu du salon, j’ai un peu pleuré de joie.

C’est vachement bien, et sur le papier, c’est quasiment idyllique. Mais ce n’est pas gratuit, puisque les frais de port t’obligent soit à dépenser beaucoup (pour qu’ils sautent), soit à débourser quelques euros de plus.

Ne pas renvoyer les vêtements qui ne nous vont pas

Autre petit désagrément lié à la commande en ligne : quand il s’agit de faire l’acquisition de vêtements, on ne peut pas les essayer au préalable (à part si tu vas les essayer en magasin et que tu rentres chez toi pour les commander sur Internet en payant les frais de livraison juste pour le plaisir de dépenser plus d’argent et d’énergie mais ça n’aurait aucun sens). Et quand on ne peut pas les essayer, on a parfois de mauvaises surprises. C’est mal coupé, la couleur jure avec tes dents, tu peux pas respirer, etc.

Heureusement, les e-shops ont pensé à tout : en collant une étiquette, refermant le sachet et en faisant un petit détour par La Poste, il suffit de presque rien pour renvoyer ce qui ne nous convient pas et se faire rembourser. Follement pratique. Mais ça demande D’ALLER À LA POSTE. 

Et ça, c’est pas toujours super super gérable.

flemme

Personne devant aller à la Poste avant hier dernier délai : vue d’artiste

Se commander à manger

Scénario du quotidien : nous sommes le 17 du mois, tu* es à, disons, +25€ sur ton compte, tu viens de rentrer chez toi et peut-être même que, toute la journée, tu as rêvé du moment où tu pourras préparer rien que pour toi un vrai repas avec du goût en utilisant les ingrédients dénichés dimanche matin sur le marché.

Ne me regarde pas comme ça : « avoir la flemme » et « faire le marché le dimanche » n’est pas toujours incompatible. Parfois, on ne s’explique pas bien pourquoi mais on se sent pousser des ailes de papillon. On se lève, on se bouscule, on prend une douche et un gros sac et pof, nous voilà immergées dans les odeurs de poulet rôti et légumes de saison.

Dans ces moments-là, on peut même se promettre de reprendre nos vies en main. Mais bon, au moment de faire quelque chose avec les ingrédients, quelques jours plus tard, le contexte a changé, les bonnes résolutions ne sont plus que purée Mousseline, et en franchissant le pas de la porte, le soir, tu te rends compte que… non.

Non au découpage, non au suivi de recette, non au repas qui ne te coûterait rien. Et soudain, les 15 balles que coûte ce poulet au curry commandé sur Internet et livré directement chez toi te paraissent – à l’image d’un frout – ridicules et anodins.

koalaParfois, pour pas dépenser argent et énergie, je mange mes plantes artificielles.

*Ceci est un « tu » impersonnel. Comme un « on » impersonnel. Je ne te vise pas personnellement et je fais encore moins de généralités, je me permettrais pas.

Gaspiller

Ce qui nous amène aux dommages collatéraux de quand-t’as-fait-les-courses-et-que-t’as-la-flemme : le gaspillage. Que faire de ces légumes frais qui ne le resteront pas longtemps, à part les jeter et avoir le sentiment de faire quelque chose de mal ?

Je n’incite pas à gaspiller, je n’incite pas non plus à culpabiliser, et j’ai pas de solution non plus. Si ce n’est la mienne : jeter les légumes à peine coupés dans un Tupperware et foutre le tout au micro-ondes.

…écoute, OUI, c’est dégueulasse, mais au moins je m’endors l’esprit serein.

(Du coup, j’ai décidé de ne plus jamais aller au marché. C’est plus simple).

Racheter des chaussettes

Toi aussi, tu t’es déjà sentie sale en allant racheter chaussettes et culottes plutôt que de faire ta lessive ? J’ai pas le jugement facile, mais je peux te dire que dans ces moments-là, je m’autoflagelle de façon intense.

Ça y est ? Tu culpabilises ? C’était fait exprès. Non pas que j’ai l’esprit sadique, mais tu sais, j’ai envie de te faire un effet « soulagement suprême et délicieux après avoir attendu super longtemps pour aller faire pipi ». En d’autres termes, je veux mieux te faire culpabiliser pour te faire déculpabiliser puissance 10.

Car voyons le bon côté des choses : comme nous avons pu nous le rappeler plus haut, la flemme nous coûte parfois un peu cher, certes. Mais pense à toutes les économies qu’elle t’amène à faire dans d’autres cas ! Par exemple, quand tu as envie d’aller au cinéma mais que ton corps n’arrive pas à quitter ton lit moelleux, préférant s’endormir devant le téléfilm de l’après-midi (et BIM, dix euros conservés).

Ou quand tu préfères dormir entre les miettes et les nids d’acariens plutôt que d’aller faire ta lessive (ce qui amoindrit considérablement ta consommation en eau et lessive, voire ton budget laverie).

Évidemment, je comprendrais que tu choisisses de garder cette information secrète au risque d’être cataloguée derechef « être humain à la notion d’hygiène toute relative » alors que bon, l’endroit dans lequel tu roules ton précieux fessier ne regarde que toi. (Et en plus c’est pas sale, des miettes.)

Au fond, on s’y retrouve.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Lone
    Lone, Le 14 novembre 2014 à 10h09

    Éclect*que
    Etre flemmarde ET maniaque du contrôle c'est possible aussi. Si si! (Bien sûr que non, je ne parle pas d'expérience).
    Je connais cette théorie. J'ai souvent du mal à me lever le matin, au point d'arriver plusieurs heures en retard au boulot (mais je me rattrape en partant plus tard). Par contre, se racheter des sous-vêtements parce qu'on a la flemme de faire la lessive, ça relève de la science fiction pour moi.

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