Les bonus des faits divers WTF — Pause Culotte

Ceci est un bonus de l’article sur les Faits Divers WTF #9, réservé aux abonné-e-s de la Pause Culotte.

Voici deux faits divers : l’un est vrai, l’autre est totalement inventé par Sophie Riche. Essaie donc de démêler le vrai du faux !

Le slip tueur

Bien s’entendre avec son beau-père au point d’aller boire des coups avec lui, c’est vachement bien. Je n’ose imaginer la bonne ambiance au repas de famille : ça doit être tout à fait génial. Bien s’entendre avec son beau-père (ou avec n’importe qui) au point d’aller se bourrer la gueule avec lui, ça peut poser parfois quelques petits problèmes. Comme n’importe quelle situation où les gens se retrouvent vraiment beaucoup trop saouls.

Quoiqu’il en soit et quelle que soit la teneur de leurs relations, Brad et son beau-père avaient passé la soirée et à picoler ensemble et, au fur et à mesure des heures, ils ont commencé à se chauffer mutuellement les nerfs. Le ton montait progressivement entre eux et, à la fin de la soirée, ils en sont carrément venus aux mains. Finalement, c’est pas si bonne ambiance que ça cette histoire.

slip walter white breaking bad

Quand son beau-père l’a attaqué, selon sa propre version des faits, Brad a eu un réflexe plutôt surprenant : il a attrapé le slip de son assaillant, et a tiré très fort dessus. En anglais, on appelle ça un atomic wedgie (qu’on traduira en français par tirage de slip atomique). Il a tiré, tiré, tiré sur le slip, jusqu’à le coincer sur la tête de son beau-père.

Sauf qu’en fait (et j’en viens à me demander, à ce rythme, si le beau-père ne prenait pas ses slips douze tailles au-dessus de la sienne, ou si la technologie d’élasticité n’était pas complètement dingue), sauf qu’en fait, donc, Brad a tiré tellement fort que l’élastique s’est mis autour du cou. Le visage du beau-père s’est retrouvé entièrement recouvert de son sous-vêtement, et il est mort d’asphyxie et d’un traumatisme crânien.

La dernière fois qu’on a entendu parler de lui, Brad était poursuivi pour meurtre.

Marche ou crève Cours ou tombe

La jeune Sandra, ancienne athlète de bon niveau, avait décidé de se remettre au sport. Elle avait laissé de côté sa passion pour l’athlétisme suite à une blessure au genou. Elle s’est donc inscrite à la salle de sport pour reprendre en douceur, à son rythme et, surtout, au rythme de ses articulations. Elle a opté pour une salle ouverte 24h/24, située juste à côté de chez elle, ce qui convenait parfaitement à ses attentes et à sa tendance à l’insomnie.

Une nuit qu’elle n’arrivait pas à dormir, alors qu’elle avait fait quelques séances de musculation dans le cours du mois, elle se sentait prête à courir à nouveau. Elle aurait pu aller dans la rue, mais on ne peut pas dire que ce soit totalement rassurant, comme ça, en pleine nuit. Alors elle est allée à la salle de sport, elle a commencé à courir sur le tapis, tout de suite à un bon rythme, accélérant progressivement.

Super à l’aise, elle a couru comme ça, à 7 miles à l’heure (ce qui fait environ 12km/h), pendant une quarantaine de minutes, avant de se décider à rentrer chez elle.

Problème : elle n’a pas trouvé le bouton pour arrêter la machine, et pour cause ! Il n’y en avait pas. Ce tapis est spécialement conçu pour s’adapter au rythme de la personne qui court. Pour arrêter la machine, elle n’avait qu’à ralentir son allure progressivement. Paniquée, elle n’a pas réfléchi au fait que, quand elle est montée sur la bécane, la vitesse s’adaptait à ses accélérations et qu’en toute logique, ce serait pareil dans le sens inverse. Et la jeune femme ne souhaitant pas particulièrement se blesser à nouveau le genou en sautant du tapis lancé à pleine vitesse, elle a continué à courir.

chien tapis de course

Évidemment, la salle a beau être ouverte 24h/24, elle n’est pas toujours remplie en pleine nuit. Ce soir-là (c’est bien la veine de Sandra), elle était même complètement vide. Le seul employé sur place était à l’accueil, deux étages en-dessous. Sandra a donc couru, toute la nuit, de 3h à 7h, remuant régulièrement les bras au cas où une caméra de surveillance la filmerait, jusqu’à ce qu’une employée vienne prendre son service, la découvre, en pleurs et en transe, et lui explique ce qui semble tellement logique avec le recul.

Le résultat ? De bonnes grosses courbatures qui ont cloué Sandra au lit pendant deux jours. Elle doit, on l’imagine, faire profil bas quand elle passe devant cette salle.

Alors, quelle histoire est vraie, quelle histoire est fausse ? Viens donner tes pronostics dans le topic dédié à la Pause Culotte ou sur Twitter avec le hashtag #PauseCulotte !