Ces trucs que j’envie aux personnages de sitcom

Sophie aimerait bien parfois partager avec certains personnages de sitcoms des caractéristiques bien loin de la réalité...

Ces trucs que j’envie aux personnages de sitcom

— Publié le 30 mai 2013

Depuis que je me suis remise à regarder des séries, je comprends un peu mieux pourquoi j’avais cessé de m’y intéresser : je suis jalouse. Ce n’est pas la SEULE raison qui fait que je suis saoulée, mais c’en est une.

Dans mon esprit, il y a trois genres de sitcoms : celles qui sont suffisamment absurdes pour qu’on ne puisse pas s’y reconnaître (The Mighty Boosh ou Arrested Development, pour ne citer qu’elles), celles qui dépeignent une réalité tellement cradingue qu’on n’a pas envie de s’y retrouver (How not to live your life) et celles qui font semblant de s’adapter à la vie des simples mortel•le•s que nous sommes, alors qu’en fait pas du tout. C’est de cette dernière catégorie dont j’ai envie de parler aujourd’hui, et même pas pour m’énerver je le jure : c’est pour les envier. Voilà quelques petites caractéristiques que j’envie aux personnages de sitcom.

NB : je suis bien consciente que les sitcoms ne sont pas réellement faites pour ressembler à nos vies, et ce n’est pas une sorte d’incohérence scénaristique que je pointe du doigt ci-dessous. C’est juste que, parfois, moi aussi j’aimerais bien être comme ces personnages, un tout petit peu, parce que ce serait cool.

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Leur foie indestructible

Jane, dans Happy Endings, est celle qui me fait le plus souvent crier « MAIS COMMENT TU FAIS ? »

De manière générale, il n’est pas rare de voir des personnages de série se servir un verre dès qu’ils arrivent chez eux. Quand le réflexe de certain•e•s serait de retirer leurs pompes, de dégrafer leur soutien-gorge ou de courir aux toilettes, les héro•ïne•s de sitcom filent vers leur cuisine pour ouvrir une bouteille ou décapsuler une bière. Après quoi, ils et elles s’adossent bien souvent au comptoir de leur cuisine, une main posée dessus et l’autre tenant leur boisson à consommer avec modération.

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Et ce n’est que le début : j’ai souvent l’impression que dans les séries, on passe son temps à picoler — le verre en rentrant le soir, les repas entre potes, les tournées au bar, les bières devant le foot… et on précise rarement que les personnages se foutent une tartouille : ça a l’air naturel. Ça me rend absolument béate d’admiration, et ça me donne surtout une furieuse envie de gifler sèchement mon foie en lui assénant un « POURQUOI T’ES PAS FORT COMME ÇA ? » tonitruant.

Ne te méprends pas : quand je parle d’admiration, je n’ai pas envie de devenir accro et je suis bien consciente que l’alcool est à consommer raisonnablement. C’est plus la capacité de ces personnages à endurer et à être frais le lendemain qui me parle ! Jamais ils ne deviennent jaunes (premier symptôme de la cirrhose) : manger et boire sans compter n’est pas dangereux à la télé. Jamais ils ne se plaignent de douleurs, rien, même quand ils se sont enfilé des burritos à la pelle. Parfois, le lendemain, ils retournent même faire du sport ou bosser comme si de rien n’était.

Ils m’épatent.

Leur patience avec leurs ami•e•s

Ces gens essaient de nous faire croire que la vie est une perpétuelle queue leuleu. C’est un leurre.

Dans les sitcoms incluant des groupes d’amis, forcément, il paraîtrait assez étrange de ne pas nous montrer que tous les personnages passent la plupart de leur temps ensemble. N’empêche que j’ai du mal à m’imaginer appliquer cette idée à la vraie vie. Il faut tout de même avoir une patience monstrueuse pour supporter l’idée de voir du monde tous les soirs, pour faire les mêmes trucs et de ne jamais s’octroyer de véritable soirée en solo ! Je veux dire, j’aime mes proches, mais je crois que si on passait autant de temps ensemble que les personnes de How I Met… on finirait par ne plus voir que nos défauts.

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Dans mon monde, passer plusieurs heures par jour avec les mêmes personnes est beaucoup trop dangereux : plus on voit quelqu’un, plus on a de chance de faire une boulette ! Mais les gens des séries s’en foutent. Ils passent leur temps à se vanner, à s’engueuler sans que ça ne dérape, à communiquer par quiproquo et à se piquer leurs plans cul. En fait, quand j’y réfléchis, je me dis qu’un groupe d’amis comme celui des sitcoms aurait peu de chances de tenir le coup.

Car ne dit-on pas « à force d’être les uns sur les autres, on finit par appuyer sur ses proches et les tue» ? Non, on ne le dit pas. Mais on devrait.

La répartie sans faille

Quand je suis de mauvaise humeur, je ne parle pas : j’éructe, je marmonne. Quand je suis fatiguée, mes phrases n’ont aucun sens et mes blagues ne font rire personne. Alors oui, ça me rend un peu jalouse de regarder une série et de voir que tout le monde a quelque chose de drôle, d’intéressant ou de touchant à dire quoi qu’il arrive. Chaque situation du quotidien est une source d’inspiration pour faire marrer le téléspectateur et souvent, ça marche.

C’est chiant, parce que ça file des complexes. Et le pire c’est que ça me motive à toujours chercher le bon mot au bon moment en me disant que si des personnages guidés par douze scénaristes peuvent le faire, je peux y arriver aussi… Je te raconte pas le nombre de bides que je dois affronter dans une journée : ça te rendrait malade.

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Leur façon de gérer leur budget

Entre week-ends à la campagne, sorties quasi-quotidiennes au bar, plats jamais préparés car toujours livrés et fringues neuves, les personnages de série, même en période de dèche, ont toujours l’air de trouver quelques dollars dans une poche secrète pour se payer un truc. Ils ont forcément une astuce, et un jour, je découvrirai de quoi il s’agit. Que ce soit le rapt d’enfants, le trafic d’organes ou pire, un carnet dans lequel ils font leurs comptes, je suis prête à le faire si c’est pour avoir un centième de leur pouvoir d’achat.

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Et toi, qu’est-ce que tu envies le plus aux personnages de sitcom ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Monanged
    Monanged, Le 28 novembre 2015 à 18h22

    Ce que je leur envie, c'est leur énergie de fou ! Même quand ils sont "fatigués" ils courent partout, vont voir bidule, discuter boulot avec machin, récupérer le gosse chez la nounou, sortir en ville avec truc... Bref, ils font des milliers de choses dans la journée et sont toujours de bonne humeur, le teint frais et dispo. Moi après ma journée de cours j'ai des envies de meurtre et je suis à cran jusqu'à ce que j'aie bouffé x) Je sors une fois par semaine et il me faut un jour pour m'en remettre. Ils arrivent à concilier animaux, ménage, famille, amis, boulot, sorties, amoureux/se, sport etc. MAIS Où TROUVENT-ILS CETTE ÉNERGIE !!!!???
    Et puis comme dit dans l'article, comment ils font pour boire autant d'alcool sans A) grossir, B) avoir la santé complètement déglinguée !?

    Mais à côté de ça, un truc que je ne leur envie pas du tout, c'est leur capacité à créer des drames parce qu'ils sont incapables de COMMUNIQUER ! Dans la vraie vie, les gens parlent, s'expliquent, et ne laissent pas des quiproquos monstres se développer. C'est déjà ça ;)

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