Les doudous de la rédac

Vous l’aurez constaté dans notre sublime vidéo de bonne année : à la rédac’, on est des biatchs sans faille (ou presque). Mais depuis qu’on a ouvert ce dossier Enfance, on ne sait plus très bien à quel nichon se vouer et la gamine qui est en nous (oui, celle avec une grosse bague en […]

Les doudous de la rédac

Vous l’aurez constaté dans notre sublime vidéo de bonne année : à la rédac’, on est des biatchs sans faille (ou presque). Mais depuis qu’on a ouvert ce dossier Enfance, on ne sait plus très bien à quel nichon se vouer et la gamine qui est en nous (oui, celle avec une grosse bague en plastique à l’index) a tendance à montrer le bout de son museau barbouillé un peu trop souvent. La preuve, chaque biatch de la rédac’ vous déclare son amour en exposant une partie intime d’elle-même (ce n’est pas ce que vous croyez, coquines), son doudou.

JACK PARKER & LÉO ou l’importance du premier ours en peluche

Noël 1989, le père de Jack se met en quête du sacrosaint « premier ours ».

D’après ce qu’il m’a raconté, c’est au rayon peluches d’un grand magasin de jouets qu’il est tombé sur mon Léo, seul sur une étagère du bas, dernier survivant de sa tribu, au milieu des lions et des éléphants. Il s’en serait saisi, l’aurait épousseté un peu, et lui aurait parlé de moi. Il était prêt à l’emmener avec lui à condition qu’il lui promette de toujours veiller sur moi. Léo lui aurait alors promis de bien prendre soin de moi, ajoutant même qu’il ferait le meilleur des confidents – et comme il ne dort jamais, personne ne pourrait s’approcher de moi sans qu’il ne soit au courant. Pour sceller leur accord, mon père serra la patte de Léo et le déposa au pied d’un de mes premiers sapins. Léo faisait douze fois ma taille à l’époque (ou pas loin), je me souviens avoir fait quelques siestes sur son ventre, et ce n’est que quelque temps plus tard que je lui ai trouvé son prénom. Léo pour un Ours, allez savoir ce qui m’est passé par la tête. Ce qui est sûr, c’est que Léo a tenu sa promesse, et que je l’aimais tellement que, petite, j’ai fait la promesse de me faire enterrer avec lui pour être sûre qu’il ne tombe pas entre les mains d’un enfant qui pourrait l’aimer moins que moi, et l’abîmer ou pire, l’abandonner. Aujourd’hui je ne dors plus vraiment avec, mais il m’arrive encore lors de mes épisodes régressifs ou en période de stress, de me blottir contre lui et de sentir le même réconfort que lorsque j’étais petite.

COLINE TWEEDLEDEE & PINPIN ou Le doudou martyr

Le doudou le plus fashion

Pinpin n’est pas un lapin, Pinpin est un chat. Oui mais alors pourquoi Pinpin ? Parce que ma mère qui me voyant trainasser partout avec alors que je ne savais même pas me tenir sur mes deux pattes, me disait que c’était mon « copain jaune » et moi, pauvre larve de deux ans, n’étais capable que de répéter « Pinpin ». Pinpin n’a pas de sexe ce n’est ni une fille (même s’il lui est arrivé d’avoir des robes) ni un garçon (surtout pas un garçon). Pinpin a pratiquement toujours été déchiré de partout et d’aussi loin que je me souvienne, c’est sur Pinpin que j’ai exercé mes premiers points de couture main, et c’est quelque chose ! D’immenses balafres multicolores avec des nœuds partout, certes, mais faites avec amour.

Un jour, je devais avoir 8 ans, j’ai décidé que j’étais maintenant trop grande pour avoir un Pinpin et je l’ai jeté à la poubelle. Oui mais voilà, la poubelle de l’endroit où j’habitais était un vide ordures qui débouchait deux étages plus bas sur une énorme « salle à ordures ». Me rendant compte de mon erreur au moment-même ou je lâchais le pauvre Pinpin dans le vide intersidéral des ordures,  j’ai fondu en larmes et me suis mise à hurler « mon Pinpin-hin-hin-hin » avant de me précipiter dans la pièce à ordures pour aller secourir Pinpin, victime de ma folie passagère.

Autre moment pas sympa-sympa pour Pinpin: quand j’ai trouvé que je ne l’aimais plus assez, qu’il était trop vieux et que j’en voulais un nouveau et puis que comme il était jaune, eh ben il était moche. On m’en a donc acheté un autre, un rose. Et puis il n’était pas pareil, lui c’était un lapin et le tissu n’était pas pareil non plus, j’ai essayé de m’y faire pendant 3-4 mois, mais ayant l’impression d’avoir un imposteur dans les bras, je suis retourné à mon bon vieux Pinpin jaune.

FLO & BENJI & HETOC & PAS DE NOM ou L’infidélité chronique

Flo est une polygame (du doudou, je précise). Mais elle a beau en avoir une ribambelle, elle les a quand même tous gardés. C’est pas (totalement) une bitch.

Je ne suis pas fidèle en doudou. J’en ai eu toute une ribambelle mais pas UN en particulier. Mais attention, je les ai tous gardés, j’suis pas une bitch. Il y a eu un petit éléphant orange que mes parents m’ont collé dans le berceau de la maternité. Mais j’ai du tellement le lécher, le torture et le mordre, qu’il est dans un piètre état maintenant.

Ensuite, il y a eu « nounours-qui-danse » : j’ai participé à mon tout premier spectacle de fin d’année d’école avec cet ours gris, d’où son nom ô combien original. Puis j’ai eu Hetoc (il y a une explication à ce nom débile, ma mère me l’a déjà racontée, mais j’ai oublié), panda tout ce qu’il y a de plus respectable, mais un peu encombrant il faut le dire pour mes petits bras potelés de l’époque.

Et puis, nous étions partis en vacances avec mes parents et DRAME ultime : nous avions oublié un doudou. Résultat, ma grand-mère m’a acheté cet ourson brun à nœud jaune : Benji, que j’ai trimballé longtemps. Enfin, il y a eu ce lapin (qui n’a pas de nom, le pauvre) : nous étions en train de nous balader dans un magasin avec mes parents et je sais pas, j’ai flashé sur ce lapin trop mignon. Il n’a pas fallu longtemps à mon père pour céder et me l’acheter. Encore maintenant il trône fièrement sur le lit de ma chambre, chez mon père.

Il m’arrive occasionnellement de dormir avec, souvent quand j’ai un coup de mou. Idem dans mon appart à Lille, j’ai un Tic (de chez Tic & Tac) acheté à Disney il y a quelques années. J’ai pas honte, ‘pi quoi encore ?

ANNE.LUCIE & LE GROZELLOKITTY ou L’incruste totale

"Euh, tu t'es cru où pour t'affaler sur mon humble personne?"

Le flash a ôté la grisaille de la peluche à mon grand regret, la blancheur immaculée du lapin (Simone-Fluffy) en témoigne tout de même.

Ce n’est pas parce que Hello Kitty est à la mode depuis quelque temps qu’il faut oublier que cela existe depuis 1976. Toujours est-il qu’on ne l’a pas fourré dans mon berceau, mais que je l’ai depuis plus de la moitié de ma vie et c’est à elle que je fus la plus fidèle.

En fait, elle me sert d’oreiller et sans elle, je dors 90% moins bien (sisi). Elle a été dans tous les pays du monde dans mon sac, a survécu aux poux, rhumes, grippes, à l’aspirateur, au pipi de hamster, au thé, taches de bouffe, j’en passe et des meilleures. Maintenant que, tel l’oiseau, j’ai quitté mon nid pour m’installer dans un appart’ de grand avec mon mec et tout, eh bien… elle dort encore aujourd’hui entre mon mec et moi, avec tous ses amis : Hello Kitty en forme de poussin, Hello Kitty avec des fleurs, Hello Kitty de Noël, Hello Kitty géant… (oui, je suis une psychopathe, venez chez moi, vous comprendrez).

Mais les autres au moins sont propres. La dernière fois que je l’ai lavé, c’était après avoir eu des poux, il y a 6 ans – je rappelle que c’est mon oreiller. Miam. Du coup elle est toute grise, et blanche si on soulève sa robe, et elle sent « l’odeur de moi ». Mon père a les larmes aux yeux quand il me voit avec, mon mec s’y est fait. De toutes façons, comme l’a dit un philosophe contemporain : mon doudou tu l’aimes, ou tu me quittes !

YANA & DOUNI ou le remplacement d’un être cher

Après ses poissons Rouge n°1 et Rouge n°2, son lapin Civet et poupon Toc-Toc, votre Yana a définitivement un don pour nommer les choses…

J’ai très logiquement nommé mon doudou d’après l’inscription cousue sur sa chemise : Douni. Douni est un ours polaire blanc venu remplacer le grizzly miniature qui m’accompagnait depuis ma naissance, puisqu’une crapule me l’avait volé au bac à sable.

Le traumatisme de la perte a été réparé 15 ans plus tard lorsque ma sœur m’a offert pour mes 18 ans la réplique presque exacte du doudou perdu (c’est d’ailleurs l’occasion de faire passer un message : si tu me lis, voleur de doudous, sache que je n’ai rien oublié et j’ai une poupée vaudou à ton effigie).

Bref, Douni est apparu quelques jours après le drame du bac à sable, suite à un tour de magie de très haut vol accompli par mon Papa. Il a un air de premier de la classe, mon nounours, avec sa petite chemise vichy blanche et bleu, mais comme il est toujours associé à une espèce de vieux torchon jamais utilisé mais jamais lavé, il a l’air moins fier. Après avoir été trimballé partout pendant des années, il prend désormais sa retraite sur mon étagère. Et je vous jure que si dans le futur, un des mes enfants ou neveux touche à mon Douni, je lui fais avaler sa tétine !

Émilie Laystary & Le Renne : La fille facile du doudou

Niveau doudou, je dois avouer que j’étais une adepte des relations sans lendemain : quand je braillais, n’importe laquelle de mes peluches suffisait à me calmer – aucune exigence physique et olfactive particulière, je prenais tout.

De même que je m’en lassais très vite. J’adorais toutes mes peluches, jusqu’à la prochaine. Ma douce maman dit que j’étais une « fille facile du doudou ». OK, moi je me définirais plutôt comme une hédoniste qui s’ignorait, une épicurienne capable de se saisir de toutes les facilités quotidiennes qu’offre le bonheur, une fille de l’arrangement, qui avance mais… BLABLABLA.

Ceci étant, le fait qu’entre 1988 et 1998, je papillonnais de doudou en doudou ne revient pas à dire qu’aujourd’hui, je ne me suis pas « posée dans une relation sérieuse ». Mon amoureux m’a offert son renne géant, un cervidé molletonné aussi gros que moelleux que rigolo que mignon. Je dors tous les jours avec lui, je m’en sers comme 2e oreiller et oh, une fois je lui ai même bavé dessus donc maintenant on est vachement potes.

ANNELISE & DOUDOU : de l’amour à la décrépitude

Mon doudou, je l’ai eu lorsque ma mère a quitté la maternité et qu’elle m’a donc enveloppé de sa robe de chambre en soie achetée exprès pour l’occasion.

Après des années de « tricotage » (on n’a jamais vraiment su ce que j’en faisais, je sais juste que c’était mon compagnon fidèle), il est devenu une sorte d’énorme boule de nœuds avec des lambeaux qui pendouillent, et aujourd’hui, soit 3 ans après la prise de cette photo, il a perdu en matière et ressemble tout simplement à une grosse loque rasta.

Alors non, il n’a pas été lavé depuis des années (je le refuse catégoriquement), oui, il sent chelou et j’aime ça, et oui, une nuit sans lui c’est comme un jour sans pain. J’ai sincèrement cru que l’arrivée d’un copain « pour de bon » dans ma vie prendrait la place de doudou, mais rien à faire : le seul que je cherche dans le noir en me réveillant, c’est ma vieille loque sale. Je l’ai couvé comme une louve et ma plus grande peur est de le voir mourir (autrement dit : perdre ses tentacules).

Mon mec me demande régulièrement quand est-ce que je vais le laver, l’abandonner, ou lui laisser dignement le temps de mourir. La réponse : jamais, car lui au moins a toujours été là, n’a jamais regardé les fesses d’autres filles, et ne me dira jamais rien si je prends quelques kilos.

Il est comme ça doudou, c’est un mec bien. Je suis donc persuadée qu’il me suivra jusqu’à l’épuisement de sa fibre, qu’il pense de moi que je suis la meilleure fille de l’univers et qu’il accepte mes sécrétions diverses et la poussière de mon appart’ par amour. Quant à mon mec, sérieux, vu qu’il m’oblige à faire la vaisselle, on peut vraiment pas en dire autant.

ÉMILIE. & LULU ou L’amant par procuration

Mon doudou c’est une luciole, et moi, gamine, je n’ai pas été chercher plus loin que « Lulu » pour pouvoir beugler après lui

Lui, ouais, Lulu malgré sa couleur de Petit Poney, est un mâââle. Comme tous les membres de son espèce, Lulu brille de mille feux dans le noir. Doudou de haute technologie, il renferme dans son corps moelleux une grosse batterie lumineuse qui monte jusque dans sa tête.

Quand je la retirais, j’imaginais que j’enlevais son p’tit cœur (« Lulu caput »), mais je n’étais pas triste parce que je pouvais le refaire vivre à volonté (j’ai toujours voulu être chirurgien, ou dans un autre genre, médecin légiste) : Lulu fut ainsi mon premier spécimen expérimental (bon, ça s’est fini par un crâne de cochon – les mystères de l’évolution que voulez-vous).

C’était donc mon veilleur de nuit, et pour m’endormir tous les soirs, je dézinguais son abdomen pour recueillir la précieuse lumière (quelque fois il a dû avoir la gastro, mais il n’a jamais voulu me le dire).  Bref, aujourd’hui, j’ai perdu ma naïveté, et Lulu ressemble, de loin, plus à un godemichet plutôt qu’à un luciole. Et non je ne fais plus joujou avec lui (et ce, dans tous les sens/positions du terme) – dans l’cul Lulu ! (pardon).

Attention, cela ne m’empêche pas, depuis que mes parents me l’ont ramené, de l’aimer comme au premier jour et de lui garder une petite place sur l’oreiller – Lulu, toi et moi, fowever ! Mais je sais bien que tôt ou tard, il faudra qu’il retourne siroter ses congés à durée indéterminée chez les ieuv’.

FAB… sans doudou

J’ai jamais eu de doudou et j’vais vous dire un truc : je n’en ai jamais rien eu à foutre. J’ai bien tenté deux-trois rapprochements avec des peluches qui traînaient par là, mon frangin et ma sista étant accros à des objets bizarres, j’me disais qu’il FALLAIT que je me trouve un compagnon sur qui baver / pleurer / m’essuyer la morve / me pougner l’adolescence venue. Mais non, ça n’a pas pris.

Donc… Laissez-moi tranquille sivouplé, je sais je… je suis différent. Mais toute cette excitation pour une peluche ou un bout de tissu tout niqué, ça me rend foutrement perplexe.

Et vous, vos doudous, ils sont où ? Postez-les !

enfance

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mamzlle
    Mamzlle, Le 11 septembre 2012 à 0h55

    Elfy;2002769
    Moi mon doudou, il s'appelle "Ninnin", et c'est une grande couverture :shifty:
    C'était ma couverture de naissance


    ohh moi c'est tout pareil!!! ma couverture de naissance qui s'appelle ... couverture!!!! elle commence a plus ressembler à rien mais rien à faire je dors toujours avec^^

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