Il faut voir Dirty God, le film puissant sur une femme défigurée à l’acide

Avec Dirty God la réalisatrice Sacha Polak raconte le combat d'une jeune femme brûlée à l'acide par son ex, pour retrouver l'espoir et s'accepter. Louiselle l'a vu en avant-première et en est sortie bouleversée. Elle t'explique pourquoi il faut que tu ailles au cinéma le 19 juin.

Il faut voir Dirty God, le film puissant sur une femme défigurée à l’acide

En partenariat avec The Jokers (notre Manifeste)

Le visage à moitié brûlé et une petite fille de deux ans. C’est tout ce qu’il reste de la relation de Jade à son ex, qui l’a défigurée à l’acide.

À la violence de cette histoire succède désormais celle du regard des autres. Pour ne pas couler, Jade n’a d’autre choix que de s’accepter, réapprendre à sourire et à aimer.

Quand je suis allée voir Dirty God, je ne savais pas exactement à quoi m’attendre.

Mais une chose est sûre, je ne m’attendais certainement pas à cette claque, à rester scotchée à mon siège quand les lumières se sont rallumées.

Dirty God a été un vrai coup de cœur pour moi, et je t’explique pourquoi il faut que tu cours le voir en salles le 19 juin prochain !

Dirty God en avant-première avec l’actrice principale

Mieux encore, tu peux te rendre à l’avant-première du film le mardi 4 juin à 19h30 au MK2 Bibliothèque à Paris.

L’actrice principale, Vicky Knight, ainsi que l’ambassadrice de l’association Burns and Smiles, Julie Bourges (@Douzefevrier), le Président de l’association Love & Burns and Smiles et de l’institut Dulce Nae, Laurent Gaudens, et la Grande brûlée Yasmina Kasmi seront présents pour répondre à tes questions.

L’entrée ne coûte que 4,90€ sur place et en ligne.

Dirty God aborde des thèmes forts

I am flesh, bones
I am skin, soul
I am human
Nothing more than human

I am sweat, flaws
I am veins, scars
I am human
Nothing more than human

Human du groupe Sevdaliza introduit les premières images du film : de longs et larges plans de la peau déformée de Jade, brûlée à l’acide par son ex petit-ami.

Assise dans mon fauteuil de cinéma, j’ai été instantanément saisie, captivée par cette séquence d’ouverture dans laquelle la caméra explore les vallées de cette peau mutilée, sans gêne mais avec un quelque chose qui frôle la poésie.

Cette introduction, sans qu’une seule parole ne soit prononcée, sans qu’un seul visage ne soit montré, expose l’un des grands sujets de Dirty God : le regard.

Le regard de l’autre, le regard que tu portes sur toi… L’existence à travers le regard.

En montrant en détails et de façon aussi crue les conséquences d’un acte terrible, la scène ordonne : « Ne détournez pas les yeux ». Et elle fait une promesse : « Il y a de la beauté dans ce qui n’est pas parfait ».

Une promesse que le film tient jusqu’à la fin, jusqu’à ce que l’héroïne y croit elle aussi.

Dans un tourbillon d’émotions et de scènes très prenantes, Dirty God suit Jade dans sa reconstruction physique et psychologique.

Il accompagne la jeune femme durant les différentes étapes qui suivent son retour au quotidien, à la sortie de l’hôpital, et entraîne le spectateur avec lui.

Marquée à vie, Jade doit apprendre à se réapproprier son nouveau corps, accepter que le regard des autres ne sera plus jamais le même, et l’injustice à laquelle l’a condamnée son ex.

Ce que j’aime tout particulièrement avec Dirty God c’est que le film ne se cache pas, ne fait pas semblant. Il cherche à montrer les choses telles qu’elles sont, de la façon la plus transparente possible.

Cette honnêteté visuelle donne ainsi lieu à des scènes d’intimité et de sexualité crues, mais jamais gratuites.

Si Dirty God explore aussi des expériences qui ne sont pas forcément universelles, il le fait de façon à ce que tout un chacun puisse se sentir concerné, connecté à ce que traversent Jade et son entourage.

Le film parle ainsi des relations mères/filles, de la maternité à un jeune âge, de la violence et des nombreux visages qu’elle peut prendre.

Il traite forcément de la violence conjugale qui a mené son ex à jeter de l’acide au visage de Jade, mais aussi de la violence que la jeune femme s’inflige seule.

Ainsi que de la violence que sa famille et ses amis lui transmettent, nourrie par la peur, l’incompréhension, la frustration…

Enfin, contrairement à ce que tous ces sujets pourraient te laisser penser, Dirty God est un film sur l’espoir.

À travers la reconstruction de Jade, sa lutte pour reprendre le contrôle de sa vie, le long-métrage livre un message positif tourné vers l’avenir.

Vicky Knight perce l’écran dans Dirty God

Tu l’auras compris, Dirty God m’a bouleversée. Parmi tous les points forts que je lui trouve, l’un d’eux s’appelle Vicky Knight, l’interprète de Jade.

Brûlée sur 33% de son corps alors qu’elle n’avait que 8 ans, l’actrice a passé la majorité de sa vie à porter les cicatrices (visibles ou non) de l’incendie.

Harcelée à l’adolescence, elle a beaucoup souffert de cette différence. Jouer dans ce film a été thérapeutique pour elle.

« D’une certaine manière, ce film m’a sauvé la vie parce que Sacha (la réalisatrice) et Marleen (la productrice) m’ont fait comprendre que je ne me résume pas à mes cicatrices. » [Extrait du dossier de presse]

Il y a quelques années, la jeune femme aujourd’hui âgée de 23 ans, a été contactée pour prendre part à une émission censée parler de son quotidien et de la façon dont elle vivait son traumatisme.

Sauf qu’une semaine avant la diffusion du programme elle en a appris l’intitulé : « Trop moche pour l’amour ».

De quoi assener un gros coup à sa confiance en elle et la rendre méfiante vis-à-vis des propositions suivantes… comme celle de Sacha Polak, la réalisatrice de Dirty God !

Pourtant Vicky Knight a fini par accepter de participer au projet, et ce choix m’emplit de joie !

Une chose qu’il faut que tu saches aussi, c’est que jusqu’à présent la jeune adulte était une inconnue du monde du cinéma. Au quotidien, Vicky Knight est assistante médicale.

Et pourtant, à la voir à l’écran, époustouflante de justesse et tout en nuances, j’aurais juré qu’elle avait des années de travail et une formation d’actrice derrière elle.

Tous les autres personnages gravitent autour d’elle, attirés par son charisme magnétique. En tant que spectatrice, j’ai été tout aussi happée.

Derrière ces émotions brutes, il y a une maîtrise et une sincérité stupéfiante qu’il me tarde de revoir au cinéma.

Pourquoi faut-il aller voir Dirty God ?

J’espère qu’à ce stade de ma critique tu auras compris que la réponse à « Faut-il aller voir Dirty God ? » est un énooooorme OUI !

Mais s’il te faut d’autres arguments pour achever de te convaincre, voici les raisons qui font que je l’ai tant aimé.

Une cinématographie à couper le souffle dans Dirty God

Au-delà des sujets et de la justesse avec laquelle ils sont abordés, Dirty God brille par sa qualité visuelle.

Cinématographiquement c’est un petit bijou, avec des scènes si belles que j’ai dû me rappeler de respirer à plusieurs reprises tant elles sont à couper le souffle.

Rien de bien étonnant quand tu sais que Ruben Impens, qui a travaillé sur Grave et Alabama Monroe, était directeur de la photographie.

Les jeux de lumière, la variation des plans… tout donne une identité visuelle particulièrement attractive au film, illustrant à merveille son propos.

Taire pour mieux dire

Un autre élément qui m’a marquée, et qui est en lien avec l’argument précédent, c’est le peu de dialogues que compte Dirty God.

Je t’ai déjà parlé de la performance de Vicky Knight, mais il faut également saluer celles de Katherine Kelly et Bluey Robinson qui jouent la mère et un ami proche de Jade.

Pas besoin de mots : l’intensité du jeu des acteurs suffit à te prendre aux tripes. Un simple regard, et te voilà parcourue de frissons.

Ajoute à cela des images de grande qualité et il n’en fallait pas plus pour me bouleverser !

Dirty God, une tranche de vie

Enfin, Dirty God m’a particulièrement émue par sa représentation honnête de la vie, faite de bas et de hauts.

Agrémenté d’une bande-son absolument superbe, le film m’a mis des frissons à plusieurs reprises. Électrique, il m’a attrapé les entrailles et le cœur, les secouant comme si j’étais sur une montagne russe.

Malgré des sujets graves et sérieux, Dirty God marque par son humour et l’amour qu’il irradie. Il a le piquant et la nostalgie d’un bonbon de ton enfance, et te fera vivre autant d’émotions que ton tout premier date.

Un vrai shot de vie.

Alors, tu seras au cinéma le 19 juin ?

À lire aussi : The Dead Don’t Die, une comédie qui a du mordant

LouiselleD

LouiselleD


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Commentaires

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il a l'air vriament top
 

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