Ces détails qui me pourrissent une chanson #2

SPP revient avec quelques nouveaux détails qui lui gâchent les chansons qu'elle aime plus que sa vie.

En mars dernier, je listais avec vous quelques détails qui me pourrissaient une chanson. La cause à un tout petit mini bébé détail qui vient me gâcher mon plaisir à jamais. Entre temps, j’ai trouvé d’autres sources de stress musicales, parfois toute seule, parfois en lisant vos commentaires.

Les chansons en anglais avec deux pauvres phrases en français

Quel est le point commun entre Narcissus is Back (de Christine & The Queens) ou Bad Romance (Lady Gaga) ? Ce sont des chansons en anglais, avec des bouts de phrases en français. Si, pour beaucoup, ce genre de petit switch linguistique ne pose absolument pas de problèmes, j’ai personnellement énormément de mal à rester sereine quand j’entends des suites de mots du style :

« I don’t wanna be friends,
Je veux ton amour
Et je veux ta revanche,
I don’t wanna be friends. »

Ou

« It’s much too easy to disperse
Et moi je prie pour une averse
Can you see my heart,
Narcissus is back. »

Là, généralement, à ce niveau de la chanson, j’arrache mes vêtements en criant « Ça ne veut rien dire« .

Bon, ce qui tombe plutôt bien, c’est que j’aime vraiment pas Lady Gaga : ce n’est donc pas plus mal que ce détail m’ait permis d’arrêter d’écouter en boucle Bad Romance qui m’a complètement obsédée pendant quelques jours. Par contre, ça me dérange un peu plus pour Narcissus is Back, qui est une chanson que j’adore d’une artiste qui déglingue. Si vous êtes un peu moins tatillonnes que moi au sujet des phrases en français dans les chansons en anglais, mangez-en, c’est bon. Si vous l’êtes, je vous donne ma technique : quand j’ai repéré le passage en français, je toussotte un coup pour ne pas l’entendre quand je l’écoute à nouveau. Je sais. Je suis un génie.

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L’accoler à une chanson pourrie sur mon iPhone

Récemment, j’ai voulu rajouter sur mon iPhone quelques chansons extraites de mes compils sur CD que j’avais faites à l’adolescence. Le problème, c’est que j’ai confondu les pistes que je voulais prendre.

Sachant que je n’avais pas pris le temps de rajouter les noms des artistes et les titres des chansons, tous les morceaux nouvellement ajoutés s’intitulaient « Piste X » et je ne me suis rendue compte qu’à l’écoute que j’avais un peu merdé. Ainsi, je me suis retrouvée, pour ma plus grande joie, avec De l’Eau d’Elodie Fregé (cet ignoble morceau bien traître qui te fait croire au début qu’il s’agit de New Year’s Prayer de Jeff Buckley) juste après Spanish bombs des Clash. Savoureux mélange :

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Le problème, c’est qu’aujourd’hui, quand j’écoute Spanish Bombs, au début ça va, mais plus on s’approche de la fin et plus je m’accroche inconsciemment à mon portable pour me dépêcher de zapper la chanson suivante, que j’ai pourtant retirée depuis quelques semaines. L’angoisse, pour moi, s’appelle donc Elodie Frégé.

L’avoir mise en sonnerie de réveil

Je ne sais pas vraiment comment j’ai pu oublier au mois de mars de mentionner toutes ces chansons dont je me suis dégoûtée toute seule en les mettant en sonnerie de réveil. C’est Gotmilk qui l’a rappelé à mon bon souvenir dans les commentaires pour mon article précédent (merci à elle). Pour celles qui n’auraient pas encore fait cette erreur monumentale, ne tentez jamais l’expérience – à moins, bien sûr, de programmer du Matt Pokora ou du Roch Voisine pour votre réveil.

C’est une aberration, une erreur fatale pour deux raisons :

  1. Le réveil est une ignominie en soi. Mettre une chanson qu’on aime pour émerger, c’est comme manger son plat préféré un jour de gastro et tout aller rendre dans les waters, histoire de bien s’en dégoûter.
  2. Par la suite, à chaque fois que vous entendrez cette chanson, vous sursauterez en pensant le temps d’une seconde que vous étiez en train de dormir jusque là et qu’il faut refaire cette journée depuis le début.

RIP mon amour pour, entre autres, Get me away from here I’m dying de Belle & Sebastian, Bad Ambassador de The Divine Comedy ou Beat on the Brat des Ramones.

L’entendre dans une pub

Un jour, je me suis endormie devant La Nouvelle Édition sur Canal + (je ne remets absolument pas en cause la puissance divertissante de cette émission télévisée). Quand je me suis réveillée, il était 15h et ça faisait une heure que la chaîne était passée en crypté. Ca faisait donc une heure que j’entendais en boucle la pub pour s’abonner à Canal, avec Lonely Boy des Black Keys en fond sonore. Depuis, je ne peux plus écouter ce morceau sans être prise du crise de tétanie.

Cet exemple est extrême, mais il en existe mille autres. Je ne peux plus écouter Don’t Get Me Wrong des Pretenders sans avoir en tête l’image d’une espèce de bonnasse qui se maquille et qui fait de la bicyclette, rapport à la pub Yves Rocher. Je n’arrive plus à savourer Voodoo Child de Jimi Hendrix sans voir des vases qui explosent, comme pour la réclame de la nouvelle Volkswagen. C’est terrible et ça me fait mal en dedans des oreilles et de partout. C’est comme des milliers de petites épines de rose qu’on planterait une à une dans mon pancréas.

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(Va-t’en-madame-s’il-te-plaît).

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Chouke't
    Chouke't, Le 2 juin 2014 à 21h32

    kbi;3317512
    Parfois c'est l'inverse, tu découvre des chansons dans des pub, tu les adore et à la fin tu les dissocie de la pub !  Genre birok et cacharel
    La musique de la pub pour le parfum Baiser Volé (je crois) de Cartier : c'est la BO d'un film d'horreur... chinois? coréen? japonais? (the tale of two sisters) et c'est sublime!

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