Depeche Mode + Goldfrapp (Arras)

Pondu par Stellou le 6 juillet 2006  

Prends un gros groupe, présent sur la scène musicale depuis les années 80 mais toujours "haïpe" comme on dit. Ajoute-lui en première partie l’intrigante Alison Goldfrapp. Prends une belle journée d’été dans un cadre plutôt joli joli. Mets-y environ 30 000 personnes et tu obtiens un concert qu’il est super… Mais pas toujours.

En l’occurrence, ce soir-là, après une première partie plutôt sacrifiée pour cause de public encore coincé à l’entrée, Martin Gore et Dave Gahan ont dû se demander si le public n’était pas en phase de digestion. Certes, près de la scène, l’ambiance avait l’air bonne, mais au fond, c’était plutôt mou du genou. Et les premiers temps du concert, surtout consacrés à des titres extraits du nouvel album, Playing the Angel, n’ont pas fait bouger les fesses de tout le monde. Dommage, quand on imagine ce que peuvent donner des titres comme Precious, A Pain I’m Used to et autres John the Revelator.

A la faveur de la tombée de la nuit, les choses ont toutefois commencé à prendre un peu d’ampleur. Peut-être parce que le public avait fini de digérer, peut-être aussi parce que c’est à peu près à ce moment-là que le groupe a sorti la grosse artillerie, en entamant des titres un peu plus vieux (voir très, huhu), mais aussi bien plus connus comme Personal Jesus, parfait pour faire se lever des armées de bras, Enjoy the Silence, tellement repris et remixé que tout le monde doit l’avoir au moins entendu au moins une fois dans sa vie, ou encore Never Let me Down, pour n’en citer que quelques-uns.

Comme de bien entendu, Martin Gore était ce soir-là vêtu de l’un de ses étranges costumes de scène (Martin porte très bien la crête de plumes), Dave Gahan a fini torse-poil et le concert nous a offert quelques moments magiques, notamment lorsque que Martin Gore, le monsieur lyrics du groupe, s’appropriait le micro. Mais le fait est que le feu a mis du temps à prendre, ce soir-là.

Les mauvaises langues diront que le public du groupe a peut-être vieilli. Après tout, le groupe est né à peu près en même temps que moi (qui a osé dire "Stellou, tu rancis ?"). C’est une théorie. Toutefois, je ne suis point d’accord. D’abord, parce que ces gars-là attirent toujours pas mal de jeunes autour de leur musique. Et ensuite, parce que prendre de la bouteille n’a jamais empêché de mettre le feu. La preuve : t’as déjà vu des fans de Johnny première génération rester tièdes à un concert, toi ?..

Oui bon. La comparaison est ptet mal choisie. En tout cas moi qui adore la musique de Depeche Mode, je me dis qu’il ne me faut point en rester là. Je n’ai donc plus qu’une solution : revoir le groupe en concert. Ou me repasser l’un de leurs DVD Live.

Ca vous a plu ? Faites tourner !

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Les 10 dernières réactions à cet article

Lire l'intégralité des 1 commentaires

  1. Le 06/07/2006 à 20h56

    Mes chéris ! \o/
    Je les ai vus en février et je les revois bientôt là, le 20 juillet, avec Goldfrapp d'ailleurs, aux Arènes de Nîmes !
    Martin qui chante, j'adore, c'est super beau, surtout quand c'est Shake the Disease ♥♥♥

    Mais ils sont vraiment exceptionnels sur scène...
  2. Le 07/07/2006 à 11h10

    ooh, j'y étais aussi, le 29!

    Mmh, pour Goldfrapp, j'étais carrément déçue, parait-il que la chanteuse est plus exubérante que ça d'habitude, ne serait-ce que dans les tenues de scènes (à vrai dire j'ai eu un moment de cogitation intense en la voyant, je me demandais si c'était bien Alison Goldfrapp ou une technicienne qui testait le micro, désolée pour les fans :s). Musicalement, même si c'était une première partie, que le temps était limité bla bla bla, les chansons les plus importantes comme Twist ou Strict Machine ont été zapées, ainsi que les chansons les plus rythmées du dernier album... globalement, c'était tout molasson, un peu comme le public, en fait ^^

    Han, Depeche Mode ce fût fort sympathique, ui ui, avant ce concert j'aimais le groupe, sans non plus tomber en extase devant eux (quand ils sont entrés sur scène, j'étais plus occupée à ouvrir un paquet de biscuits qu'à hurler de joie, contrairement à mes amis-super-fans qui ont dû se péter les cordes vocales à ce moment là) (jessica arrêêêête de raconter ta vie) mais je suis presque devenue fan quand ils ont joué In Your Room et quand Dave Gahan a enlevé son espèce de petite veste (non, ça c'était une blague, merde faut que je calme mes ardeurs de groupie... mais quand mêêêêêême :d). Mais ces mecs, de vraies bêtes de scène, j'étais impressionée, vraiment!

    La set-list était très bien choisie, même si une ou deux chansons de plus du dernier album auraient été les bienvenues. Quant au public (j'étais à 10 mètres de la scène, sur la gauche)... à vrai dire, il n'y a eu que 2 concerts dans toooute ma loooongue existeeeence où il n'y a eu absolument aucun mouvement de foule, pogo et autres démonstrations de fanatisme ou de pulsions violentes: Robert Plant et Depeche Mode. La moyenne d'âge du public de ce cher Robert étant presque la même, quoiqu'un peu plus vieille, que celle du public de Depeche Mode, j'imagine très mal ce type de public sautillant gaiement à l'écoute de Personal Jesus, enfin, c'n'est que mon humble avis.

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