Au pied du mur : garde les yeux sur la ligne d’arrivée #62jours

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Au pied du mur, la tentation est grande de baisser les bras et de faire demi-tour. Se dire « j’y arriverai pas » pour s’éviter la déception. Abandonner ou persévérer, c’est parfois une décision à prendre…

Au pied du mur : garde les yeux sur la ligne d’arrivée #62jours
Clémence veut mettre à profit cet été pour développer 62 réflexions introspectives, dans le but de devenir sa meilleure alliée… et donc une meilleure version d’elle-même. Rendez-vous tous les jours sur #62jours pour devenir meilleure : un exercice de développement personnel en pratique.

Précédemment dans #62jours : Te repose pas sur tes acquis, cours après les progrès

Ça y est, j’ai un test. J’ai une véritable occasion de mettre en application l’ensemble des réflexions et des outils que j’ai explorés pendant ces #62jours. Je vais pouvoir évaluer mes progrès de l’été, dans 4 semaines. Dans 27 jours, plus exactement, je serai assez littéralement au pied du mur.

Le mur, ce sera l’ascension du petit Trail des Aiguilles Rouges : 15km, 1250m de dénivelé à monter, puis à descendre. Attention, il y a un hic : la barrière horaire, c’est-à-dire le temps maximum que les coureurs peuvent mettre pour compléter la montée, est fixée à 2h25.

Il faut donc que je réussisse à grimper 1250m sur environ 8km, en moins de 2h25. Ça fait un peu moins de 600m de dénivelé à l’heure, et si on se souvient bien d’un de mes premiers billets sur l’échec, c’est pile poil la cadence que j’étais incapable de tenir au début de l’été…

Au pied du mur : bilan de mes atouts

Mais depuis, j’ai appris à me réconcilier avec le doute, j’ai appris à apprivoiser ma peur, j’ai appris à utiliser mes émotions pour les forces qu’elles sont, j’ai accepté ma vulnérabilité. J’ai décidé de devenir puissante, et j’ai appris à assumer mes ambitions, après avoir musclé ma confiance en moi.

Parce que je ne vais certainement pas gravir une montagne à la force de mes bons sentiments, j’ai commencé à faire équipe avec mon corps, et je me suis aussi sérieusement remise au sport, ce qui m’a permis de passer de 300 à 500m de dénivelé à l’heure, en l’espace d’un mois.

Mais à 29 jours de ce fameux mur, je participais à ma première course de trail, également sur 15km, avec 450m de dénivelé seulement. Mon résultat, en 2h18, est, soyons réaliste, trop court pour m’assurer de battre la barrière horaire de la prochaine course.

À 27 jours du départ, il est trop tard pour espérer améliorer significativement ma condition physique.

Bien sûr, je ne dois rien lâcher : continuer mes sorties running pour les 15 prochains jours, renforcer ma préparation physique générale, améliorer ma technique grâce aux exercices et aux conseils qui m’ont été prodigués par les professionnels de l’UCPA, au cours de ce premier week-end de formation/découverte du trail.

Si je ne peux pas compter sur un miracle physique, j’ai un autre levier d’action à ma disposition : le mental.

Je suis au pied du mur, et j’ai la ferme intention de le franchir. Je fais quoi ?

Étape 1 : volonté et conviction

Cette première étape, qui m’apparaît si évidente aujourd’hui, ne l’était pas il y a encore deux mois. J’aurais peut-être eu la mauvaise idée d’atténuer mes ambitions pour m’épargner une déception. Aujourd’hui, cette idée ne m’a même pas traversé l’esprit.

Le mur, je vais le franchir. Je commence par affirmer ma volonté de le faire, et la conviction que je peux y arriver.

Quel que soit l’obstacle qui se dresse devant moi, je n’ai aucune chance d’y arriver si je ne commence pas par m’en croire capable, et par vouloir réussir. Ça, c’est fait.

Étape 2 : un pied devant l’autre

Maintenant, j’examine le mur. C’est quoi, ce que je dois réussir ? Est-ce que je l’ai déjà fait ? Si oui, le doute n’est plus permis. S’il y a un doute, c’est que je suis sur un chemin nouveau, jamais emprunté.

Effectivement, j’ai jamais grimpé 1250m en moins de 2h25 (je crois pas, mes jambes s’en souviendraient). Quel que soit l’obstacle, je vais forcément devoir avancer pour le dépasser. Avancer dans l’espace, c’est mettre un pied devant l’autre, avancer dans le temps, c’est faire un choix.

Dans quelle(s) dimension(s) dois-je avancer, et quelles sont mes options ?

Selon l’objectif poursuivi et l’obstacle à dépasser, je dois toujours pouvoir découper la préparation et l’exécution en petites étapes simples à mettre en oeuvre, seule ou en groupe.

Je ne sais pas faire 1250m de dénivelé en 2h, mais je sais :

  • mettre un pied devant l’autre
  • réguler ma respiration pendant l’effort
  • me lever le matin pour aller courir
  • faire mes exercices de préparation physique
  • ne pas commander une pinte dès le lundi soir à l’apéro
  • je sais arrêter de boire pendant 27 jours (je l’ai fait pendant 62jours en 2016 et j’ai survécu)
  • me cuisiner des plats adaptés à mes besoins énergétiques

Etc.

Je sais mettre un pied devant l’autre et faire les choix adéquats. Je n’ai pas besoin d’un miracle pour franchir le mur.

Étape 3 : garde les yeux sur la ligne d’arrivée

Au pied du mur, tu ne vois que ça. Le mur, devant toi, qui bloque tout : le chemin, la vue, l’envie. C’est le propre d’un obstacle : se faire passer pour le fond d’une impasse. Demi-tour, route barrée, c’est pas pour toi…

Sauf que c’est juste un jeu de perspectives. Tu prends trois pas de recul, tu lèves les yeux, et tu peux voir au-delà du mur. Toujours. C’est la ligne d’arrivée, c’est l’objectif que tu t’es fixé, c’est TA raison de franchir le mur.

Garde les yeux sur la ligne d’arrivée, c’est ton mémo pour te rappeler que l’abandon n’est pas une option avant même d’avoir commencé.

Garde les yeux sur la ligne d’arrivée, c’est la force qui va te tirer vers l’avant quand le vertige de l’obstacle te fera reculer.

Garde les yeux sur la ligne d’arrivée, c’est le moyen de vaincre la peur et le doute, lovés à l’ombre du mur.

Garde les yeux sur la ligne d’arrivée, c’est en ancrant ton regard loin devant que tu trouveras la force d’avancer.

Garde les yeux sur la ligne d’arrivée, tu auras tout le temps de regarder le mur… quand tu l’auras franchi !

Garde les yeux sur la ligne d’arrivée, c’est le seul moyen de te dépasser.

Si ces #62jours m’ont appris quoi que ce soit, c’est que je suis capable de me surprendre.

J’ai commencé un nouveau cycle de méditation, ce matin. Je me donne 27 jours pour rassembler et développer mes forces.

Je me suis écrit à moi-même, hier : « te repose pas sur tes acquis, cours après les progrès ». C’est dans ce marathon que je me lance, en commençant par une pointe de vitesse, histoire de faire le meilleur démarrage possible.

Pourquoi je sais que je vais y arriver ? C’est simple : j’ai les yeux rivés sur la ligne d’arrivée.

À lire ensuite dans #62jours : Contre vents et marées, ajuste tes voiles

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Clemence Bodoc

Anciennement Marie.Charlotte, Clémence Bodoc a été jeune cadre dynamique dans une autre vie, avant de rejoindre la Team madmoiZelle. Elle s’intéresse à l’actualité et à l’écologie, aime la politique et les débats de société. Grande fan de sport (mais surtout à la télévision), et de cinéma (mais seulement en VO), son nom de scout est dinde gloussante azurée. Elle ne mord pas mais elle rit très fort.

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Voici le dernier commentaire
  • Agathe_5doigts
    Agathe_5doigts, Le 7 septembre 2017 à 14h45

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