Comment se terminent les dessins animés de notre enfance ?

En grandissant, on lâche les dessins animés pour des programmes plus adultes. Mais du coup, on ne sait jamais comment ils se terminent ! Voici quelques dénouements venus tout droit de notre enfance.

Comment se terminent les dessins animés de notre enfance ?

— Publié initialement le 17 juin 2013

Il y a certains dessins animés dont on ne pouvait se passer. Par exemple, moi j’étais vraiment fan de Jumanji (même si ça me faisait bien flipper quand même) et de Bob l’Éponge (qui ne me faisait pas flipper).

Mais en grandissant, on lâche l’affaire, on passe aux sitcoms et du coup, on rate le dénouement ! Alors voici pour vous quelques fins de dessins animés qui sentent bon l’enfance et les mercredi aprèm.

big-gouters-regressifs

Jumanji, le délire psyché-tribal

Jumanji fait partie des monuments de mon enfance. Avec ses dessins qu’on aurait dit réalisés sous acide et ses personnages burlesques et/ou cruels, je le trouvais bien plus fascinant que la plupart des programmes pour enfants.

Il faut reconnaître que même le générique est cauchemardesque.

L’intrigue est simple : deux enfants, Judy et Peter, trouvent le mystérieux jeu de Jumanji dans le grenier de leur tante et entament une partie.

Une énigme apparaît alors sur l’écran présent au centre du plateau, puis le jeu les aspire dans son univers parallèle : une jungle sauvage, infestée d’animaux plus ou moins assoiffés de sang, d’un peuple étrange appelé les Manjis, de personnages cruels (le chasseur Van Pelt ou le charlatan Arsouille Slick).

Là, ils font la connaissance d’Alan Parish, un homme coincé dans le jeu depuis 26 ans, aspiré étant enfant sans avoir eu le temps de lire son énigme (qu’il doit résoudre pour quitter la jungle). Se liant d’amitié avec lui, ils lui promettent de continuer à jouer jusqu’à ce qu’ils parviennent à le délivrer.

Tu sens que les créateurs avaient pris des trucs au moments de la réalisation.

Les 40 épisodes de la série sont donc rythmés par les allées et venues de Judy et Peter dans la jungle, tentant de déjouer les pièges de Jumanji pour sauver Alan. Oui mais voilà, les règles stipulent qu’il faut résoudre son énigme pour être libre – énigme qu’Alan n’a pas lue.

C’est au 40 et ultime épisode, intitulé Les Adieux au Jumanji, qu’ils découvrent le Miroir du Souvenir qui dévoile son énigme à Alan :

Un acte de gentillesse sans conditions te sortira de cette terrible situation.

Le jeu fait référence au lion qui chasse Alan depuis son arrivée dans le jeu : il lui suffira de lui retirer une épine coincée dans la patte du fauve pour résoudre son énigme et retrouver la liberté après 26 ans de captivité. En sortant il rencontre d’ailleurs la tutrice de Judy et Peter, Tante Nora, qui tombera sous son charme… rustique.

Martin Mystère, le détective des mutants

De tous les dessins animés que je regardais étant petite, Martin Mystère était de loin le moins crédible. L’histoire de cet ado de 16 ans, qui menait une vie parallèle de détective du paranormal pour le « Centre », était complètement capillotractée.

Il officiait en compagnie de Diana, sa demi-sœur (avec qui il avait, en plus, un sorte d’histoire d’amour, NORMAL), de Java des Cavernes (un homme des cavernes ramené à la vie, encore plus normal), et de Billy (un extra-terrestre en mini-soucoupe volante, toujours dans la banalité).

La série se déroule sur trois saisons d’enquête à base de mucus verdâtre, de mutants, de savants fous, de journées sur le campus, etc. Le dernier épisode, Le Monstre des Monstres, est découpé en deux parties.

À lire aussi : Ces dessins animés qui me rendaient triste quand j’étais enfant

Dans ce final, Diana se fait repérer par une nouvelle institution d’enquête autour du paranormal, notamment pour ses talents de détective. Elle vient de se disputer avec M.O.M (la grande gourou du Centre), donc elle accepte avec plaisir cette proposition.

Mais bien évidemment, ça tourne mal : le doyen de ce nouvel institut lui a en fait tendu un piège. Il l’a manipulée pour qu’elle l’aide à capturer une créature plus coriace que les autres, espérant en extraire les pouvoirs comme il l’a fait avec ses autres victimes pour créer un méta-mutant. En plus, il compte la transformer elle aussi en créature monstrueuse.

On remarque que Martin est un fan de chemise-du-marché.

Bien heureusement, c’est son demi-frère (et un peu son amant quand même — je ne me remettrai JAMAIS de cette relation) qui vient la secourir et lui faire regretter d’avoir voulu jouer perso.

Jackie Chan, la série qui m’a donné envie de me mettre au kung fu

Pour moi, Jackie Chan a longtemps été une figure de dessin animé, le seul film que j’ai vu avec lui étant un chef-d’oeuvre du Septième Art un western.

Dans cette série animée, Jackie est un archéologue vivant à San Francisco avec son oncle antiquaire et s’occupe de sa turbulente nièce Jade. Il est très proche du Capitaine Black, chef de la Section 13, qui se bat contre les Forces du Mal et La Main Noire, mafia locale à la recherche de pouvoirs surnaturels.

Durant les 5 saisons, deux éléments sont omniprésents : les arts martiaux et la magie, qui se cache dans des talismans, ou au creux de la Boîte de Pandore. La quête de Jackie et de son équipe est de faire en sorte que la magie ne tombe pas aux mains des méchants (une cause louable).

On trouve de truculents personnages secondaires tels que Tohru, un mafieux/sumo devenu apprenti de l’Oncle qui l’initie à la magie blanche ou Vipère, une ancienne voleuse qui a décidé de rejoindre le camp des gentils. Des méchants apparaissent également, comme Drago (fils du grand méchant dragon Shendu), ainsi que Strikemaster Ice et son gang.

De gauche à droite : le vieux accro à l’ail, JACKIIIE, une p’tite peste, HodorHodor, Lucius Malfoy.

À lire aussi : Les pizzas des Tortues Ninja — Recettes et roller-coaster culinaire

Dans le final de la saison 5, divisé en deux épisodes, L’unité de Conservation et Le Roi du Monde, tout se joue entre le Jackie Club (oui oui, ils s’appellent vraiment comme ça), Drago, et Strikemaster Ice.

Ce dernier kidnappe le Jackie Club en échange d’une rançon de Chi (entité magique) maléfique. Pendant ce temps, Tohru prépare un sortilège pour s’échapper et la jeune Jade va retrouver Shendu, le dragon maléfique détenteur de l’ingrédient nécessaire au bon fonctionnement du sortilège.

Après avoir réussi à s’échapper, l’Oncle et Tohru ouvrent le monde parallèle des Démons grâce à un sortilège, et Drago et Shendu finiront par y passer l’éternité. Pendant ce temps, Strikemaster Ice et son gang, qui tiraient leur apparence de lézards humanoïdes d’un sortilège, redeviennent humains et se font capturer par le Jackie Club.

Tout finit donc dans la camaraderie et le triomphe du Bien sur le Mal.

Cat’s Eyes Signé Cat’s Eyes ! » chante avec moi !)

Elles étaient belles, elles étaient classes, elles conduisaient des motos, et surtout elles étaient hors-la-loi. Trois soeurs, Sylia, Tam, et Alex étaient convaincues qu’en dérobant toutes les pièces de la collection de leur père, le peintre Michael Heintz, elles le retrouveront alors qu’il a disparu pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Leur nom, Cat’s Eyes, vient du café qu’elles tiennent en journée pour cacher leur véritable identité.

Oui mais voilà le problème : Tam a un petit ami, Quentin Chapuis, un inspecteur de police déterminé à capturer les Cat’s Eyes (sans se douter de la double vie de sa petite amie).

Merci à Juke d’avoir apporté des précisions pour cet article.

À la fin de la série de mangas, elle reçoivent un mot signé Heintz expliquant que c’est à cause de la mafia qu’il n’a pas pu se révéler plus tôt. C’est en fait un piège de leur oncle Cranaff, qui s’était déjà révélé être un traître à leur père dans le passé. Fatigué de ses mauvaises actions, il se suicide en mettant feu à son propre musée.

Plus tard, Tam avoue à Quentin faire partie du gang qui l’a obnubilé pendant toute sa carrière, avant de fuir vers les États-Unis où elle attrapera la méningite et perdra la mémoire. Fou amoureux, Quentin la retrouve et prend soin d’elle jusqu’à ce que ses souvenirs reviennent et qu’ils puissent poursuivre leur relation.

Pour ce qui est de la série animée, elle se termine… sur une scène de théâtre ! Un pièce de théâtre censée relatée l’arrestation des Cat’s Eyes, venues dérober un diamant chez une riche amie du comissaire,  est mise en scène. Cependant,  Tam ne tient plus, et avoue son identité à Quentin, qui ne la croit pas.

Persuadé qu’elle fait ça uniquement pour le protéger, il est effondré à l’idée de l’arrêter. Heureusement, les soeurs de Tam sont parvenues à subtiliser le diamant et à le remplacer par un faux, si bien que jusqu’à la dernière minute, personne n’y voit que du feu.

La série peut donc continuer indéfiniment jusqu’à ce que Quentin parvienne enfin à arrêter les voleuses.

À lire aussi : Quizz – Les dessins animés de notre enfance

Voilà, maintenant vous savez tout, et pourrez dormir sur vos deux oreilles sans vous inquiéter plus longtemps pour Peter, Judy et Alan, vous prendre la tête sur les énigmes de Martin, craindre le pouvoir du Chi Démoniaque ou vous dire que Quentin est vraiment aveugle !

Cet article t'a plu ? Tu aimes madmoiZelle.com ?
Tu peux désormais nous soutenir financièrement en nous donnant des sous !
Big up
Viens apporter ta pierre aux 87 commentaires !

Voici le dernier commentaire en date :

  • Ellex
    Ellex, Le 11 mai 2016 à 4h19

    Cutie ju
    Il me semble que Martin et Diana sont demi-frère/soeur uniquement par alliance (j'ai un vague souvenir d'un épisode où c'était évoqué), donc en vrai le problème de la filiation ne se pose pas ;-) après je ne me souviens pas assez pour être sûre de ça :-p
    Il me semble aussi parce qu'il ne se ressemble pas et que l'on sent une distance entre le père de Martin et Diana. Si je ne me trompe pas dans le premier épisode où on voit le père de Martin, après un bref "salut ça va ?" avec elle, il se barre voir Martin.
    Puis ils n'ont pas le même nom de famille mais on pourtant le même âge ...

Lire l'intégralité des 87 commentaires

(attention, tu dois être connectée pour participer — tu peux nous rejoindre ici !)