J’ai testé pour vous… découvrir la Russie

Odélice a visité la Russie à l'occasion d'un voyage organisé. Voici ses impressions et ses souvenirs !

J’ai testé pour vous… découvrir la Russie

La Russie est un pays qui m’a toujours impressionnée de par son histoire, sa culture, ses tragédies. Beaucoup de personnes se limitent à y voir une ancienne puissance communiste, oubliant les beautés authentiques du pays. C’est ainsi que j’ai décidé de m’y aventurer en voyant une offre publicitaire sur Internet ; je trouvais sympathique l’idée de naviguer sur un grand fleuve russe pour prendre réellement conscience de l’immensité de ce pays qui vit encore au rythme des eaux. De Saint-Pétersbourg à Moscou, ce furent des paysages et des atmosphères différents, des rencontres et des découvertes quotidiennes.

Saint-Pétersbourg, la plus occidentale des villes russes

Ma première visite a été la découverte de Saint-Pétersbourg. Deuxième par sa population après Moscou, la ville est cependant à taille humaine. C’est également la plus européenne des villes Russes avec une magnifique architecture occidentale, de quoi faire rougir Paris !

Le musée que l’on appelle l’Ermitage est tellement vaste qu’il pourrait réunir les musées du Louvre et d’Orsay. Il offre une immense collection (comptez plus de trois jours de visites si vous voulez passer rapidement dans toutes les salles) de tableaux (peintres russes classiques mais aussi impressionisme et cubisme avec une importante collection de Matisse et de Picasso) et d’objets (de l’époque de l’empire russe, mais aussi de l’antiquité). Situé au bord du fleuve, le musée est abrité par un imposant bâtiment vert. En face, un palais, à l’intérieur duquel l’inévitable église où sont enterrés des tsars, mais aussi une ancienne prison. La ville compte un nombre impressionnant d’églises, essentiellement orthodoxes ; je ne les énumèrerai pas toutes, vous en trouverez à chaque coin de rue. Leur architecture est très variée, mais à l’intérieur, on retrouve un peu toujours les mêmes icônes.

Une chose qui m’a réellement surprise, c’est l’habillement des femmes. Elles sont toutes très bien vêtues, dans un style recherché et actuel. Comme si tout le monde dans la rue et dans le métro s’était habillé pour sortir danser. Les jeunes femmes russes sont fines et élégantes avec des talons souvent très hauts. Paradoxalement, les hommes arborent pour la plupart la même coupe de cheveux avec queues de rats à l’arrière, style années 80. Enfin, bref, j’étais dans un pays sans complexe, excentrique, exubérant. J’avais l’impression de faire tache avec mon jean délavé !

Chaque soir, j’attendais désespérement la fraîcheur mais la nuit ne venait pas. C’est là que j’ai découvert les sublimes lumières crépusculaires des nuits blanches. Inoubliable.

En dehors des classiques vieilles Lada qui sillonnent la ville, j’ai vu plusieurs belles voitures, qui demandent un compte en banque bien garni. Mais elles étaient toutes couvertes de poussière, la guide nous ayant expliqué que le mot d’ordre est « Pourquoi la laver aujourd’hui puisqu’elle sera sale demain ?« . Du coup, les Russes roulent dans de belles voitures pas très rutilantes. Autant avoir une Lada : c’est plus rigolo !

Matriochkas, tourisme et icônes à Moscou

À Moscou, j’ai découvert les fameuses poupées russes, « les matriochka », qui, petit détail, sentent très bon ! J’étais fascinée et curieuse, me concentrant pour extraire la dernière et minuscule poupée.

C’était aussi la première fois que je me retrouvais dans un pays où l’alphabet était différent du nôtre. Et les Russes ne sont pas très doués pour les langues étrangères, connaissant parfois un peu d’anglais ou d’allemand, mais souvent pas grand-chose. Du coup nous nous sommes retrouvés quelque fois devant un menu sans images avec une serveuse (charmante) qui parlait uniquement le russe… Pas facile pour se faire comprendre !

Les métros sont également intéressants à voir, situés bien plus profondément que ceux de Paris. Ils sont protégés par des portes métalliques qui ne s’ouvrent qu’à l’arrivée de la rame, une protection qui fut mise en place en temps de guerre. Jeunes et vieux patientent souvent avec un livre, ou parcourent les pages culturelles d’un journal. Cela dit, bien que le métro, sous l’influence de Staline, soit décoré de statues, de mosaïques, de bas-reliefs, et soit de façon générale très luxueux avec murs en marbre et quais en granit, je ne peux pas dire qu’il m’ait vraiment plu. Tous les sujets représentés sont à la gloire des soldats, des partisans, des ouvriers, du sport, mais tout cela se répète beaucoup (j’ai par exemple trouvé sur deux quais différents le même bas-relief, en marbre blanc, d’une joueuse de tennis). Bizarrement, j’ai été davantage impressionnée par les escalators géants qui grimpent sans souci l’équivalent d’une bonne vingtaine d’étages !

Bien que Saint-Pétersbourg soit vaste, la grandeur et le côté « capitale » de Moscou se ressentent instantanément, notamment dans l’architecture : on y trouve un grand nombre de bâtiments « staliniens », froids et imposants, écrasants. Impossible pour moi de marcher à travers le Kremlin sans penser à ceux qui le craignaient ou l’adoraient, lorsque l’URSS existait toujours. Moscou est également une ville de contrastes, qui allie le gigantisme triomphant de l’époque soviétique au libéralisme capitaliste des années 90. Le mélange un peu bâtard de ces deux styles peut paraître horrible, mais pour la simple curieuse que j’étais, la capitale fut fascinante, témoin vivant des excès du socialisme, puis du capitalisme.

Le centre-ville compte, logiquement, la plus grande concentration de bâtiments historiques, le plus connu étant le Kremlin, cette gigantesque forteresse située sur une hauteur (ce qui permet un panorama superbe sur la ville et le fleuve, la Moskova). À l’intérieur, on peut visiter de très belles églises, dont la plus prestigieuse, celle qui accueillait le sacre des Tsars. Ces lieux de culte ont chacun leur particularité et offrent au visiteur un aperçu varié de la religion orthodoxe, qui se caractérise par des intérieurs sombres et de nombreuses (et très belles) icônes.

Comme tous les lieux touristiques de la Terre, la Place Rouge attire quotidiennement cet animal parfois étrange (dont je fais moi-même partie) appelé le touriste. Le touriste peut avoir des comportements pour le moins surprenants qui ne manquent pas d’attirer l’attention. Personnellement, en arrivant sur un lieu aussi mythique et historique, je regarde d’abord avec mes yeux, les vrais, ceux qui sont de part et d’autre de mon nez, quitte à filmer ou à prendre des photos ensuite. Mais tous les goûts sont dans la nature, et j’ai pu voir un visiteur faire une entrée triomphante sur la Place Rouge, l’oeil rivé à sa caméra, si occupé à commenter tout ce qu’il filmait qu’il a heurté un plot et a failli offrir aux pavés son auguste fessier !

En définitive, je suis sortie de ce pays totalement vidée mais avec des images magnifiques plein les yeux et une nouvelle opinion sur le peuple et la culture de Russie. Alors si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas !

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Awithoutk
    Awithoutk, Le 26 mars 2013 à 21h44

    Je reviens d'un sejour à Saint Petersbourg que j'ai adoré d'un bout à l'autre. Les commentaires sont vraiment très intéressant sur cet article. Je n'ai passé qu'un tout petit mois à Saint Petersbourg, hébergée dans une petite ville voisine du nom de Gatchina. Je n'ai pas trouvé les Russes spécialement chaleureux, j'ai de la chance aussi d'être en possession d'un mari russe qui a fait office de médiateur dans toutes nos rencontres. A vrai dire je n'ai pas trouvé les interactions qu'il a eu avec les locaux très chaleureux non plus, alors c'est peut être juste qu'ils ne sont pas très accueillants en général.
    Mon mari est assez typée, cheveux bouclés très noirs, barbe tout aussi foncée, c'est parce que son grand père était Ossetien. Il ne ressemble en rien à un Russe-ethnique mais je n'ai pas vraiment ressenti d'hostilité à son égard de la part de qui que ce soit mais j'ai remarqué que sa grand mère insistait toujours lourdement pour qu'il sorte avec un bonnet sur la tête (il ne s'est pas fait prier par - 20°C) et lui a demandé a plusieurs reprise de raser sa barbe et de se couper les cheveux! On m'a aussi raconté des histoires violentes d’agressions  de russes un peu trop typés et d’étrangers dans des petites villes. Quand je suis arrivée à gatchina donc, je n'étais pas rassurée. Peut être est-ce les températures ultra négatives, mais je n'ai pas vraiment vu de vie dehors... Peut être est-ce une autre histoire quand les beaux jours arrivent?
    J'ai adoré mon séjour, j'y retournerai en été dans les années venir.
    Pour les intéressées mon blog sur mon séjour russe: http://mashanbear.wordpress.com/

    Désolé d'avoir déterré ce topic et bonne soirée!

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