Cinq classiques de ta chambre d’ado à recycler aujourd’hui

Ah, il est loin le temps où tu collectionnais les feuilles Diddl sur les murs de ta chambre... Enfin, pas tant que ça en fait.

Cinq classiques de ta chambre d’ado à recycler aujourd’hui

J’ai dix-sept ans dans trois jours. Je fais quelques pas de danse en pyjama-short tandis qu’un nuage de poussière glisse mollement sous mon lit. Mes parents frappent à la porte mais le bruit est couvert par celui de la chaîne hifi.

Avant d’entamer la deuxième voix de Lifestyles of the Rich & Famous, je jette un regard envieux au calendrier de l’ASNL. Et merde, je viens de trébucher sur ce putain de sweat Criminal Damage. Ça fait un moment que j’aurais dû le vendre à la brocante celui-là. Bref.

J’ai dix-sept ans dans trois jours, les cheveux d’une couleur indéterminée, une chambre qui pue et, surtout, une déco que je n’emmènerai pas dans ma vie d’adulte. Quoi que…

Voici cinq classiques de ta chambre d’ado toujours d’actualité !

Le rideau de porte

À l’époque où tchatche.com écrivait les lettres de noblesse de Tinder, la déco, ça me passait à trois kilomètres du crâne. Pourtant, il y avait une chose à laquelle je tenais beaucoup. Un endroit dont j’étais fière et que je ne me lassais pas de transformer en studio photo pour mon Skyblog.

J’avais la chance de posséder mon propre petit couloir. Il me permettait de stocker des vêtements et surtout d’entendre mes parents traîner des pieds en direction de ma chambre.

C’était fort pratique pour ne pas se faire choper en pleine activité bizarre (genre, se rogner les ongles de pieds en boule sur le tapis) (juste pour enlever le petit bout relou là) (on a rien vu).

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J’ai rapidement su que cette deuxième porte méritait un traitement de faveur. J’ai donc tenté de la sortir de ses gonds (en hurlant comme un putois) jusqu’à ce que mon père arrive à ma rescousse (en hurlant comme un putois aussi).

Je me suis alors inspirée des meilleures séries de Filles TV pour reproduire ce que je considérais être la quintessence de la coolitude, la raison pour laquelle les meufs cool du bahut se bousculeraient chez moi : un rideau de fils.

J’ai voulu adopter ce que je considérais être la quintessence de la coolitude, la raison pour laquelle les filles cool du bahut se bousculeraient chez moi : un rideau de fils.

À la base inventé pour empêcher les insectes de rentrer dans une maison tout en laissant la porte ouverte, cet accessoire d’un goût discutable était un véritable objet déco IN à posséder chez soi dans les années 2000. Il se coinçait dans les barrettes et les fermetures éclair, n’isolait ni du bruit ni des regards et donnait des airs d’Ehpad marseillais à ma chambre, mais qu’importe, il m’en fallait absolument un.

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© Urban Outfitters (vieux produits), Ideko et Regards et Maisons

Le constat est clair : en 2016, mon rideau de fils est toujours là. D’ailleurs, il n’est pas si old school qu’on le pense ! Il habille une ouverture tout en évitant la lourdeur d’une porte (à éviter entre la cuisine et la salle à manger) ou un placard ouvert un peu moche.

Il peut également servir à définir les espaces dans un loft ou un studio. Oublie le rideau de porte en plastique beige, il existe toutes sortes de matériaux naturels bien plus classes pour donner un look bohème à ton chez-toi.

Tu peux par exemple t’inspirer du macramé (qu’on voit partout sur Instagram) en créant toi-même ton rideau à l’aide d’une tringle en bois et de grosse ficelle. Le kitsch n’est pas mort.

L’accumulation de posters

Que tu aies résisté à l’envie de transformer ton porche en refuge anti-moustiques, je peux l’entendre. Par contre, je ne peux pas croire que les murs de ta chambre soient restés blancs comme un slip propre. Que tu aies été du côté Cheval Star ou Fan 2 de la force, je sais que tu t’abonnais à l’année pour recevoir le hors-série spécial poster. Je ne te juge pas.

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Avec le temps, la Patafix s’étend et il y a toujours un portrait de Corey Taylor pour te tomber sur la tronche en pleine nuit.

Si, comme moi, tes murs n’étaient pas assez hauts pour accueillir ton ode personnelle à la scène screamo-américaine, tu as dû te rendre à l’évidence : les posters, c’est quand même pas le comble du chic. Avec le temps, la Patafix s’étend et il y a toujours un portrait de Corey Taylor pour te tomber sur la tronche en pleine nuit. Je te dis pas le flip.

Pourtant, utiliser ses murs comme source d’inspiration est loin d’être une mauvaise idée. Au contraire, afficher ses modèles ou les œuvres qui nous donnent l’envie d’avancer dans la vie est une très bonne chose pour le moral.

Si tes penchants et ta manière d’organiser les éléments sur le papier peint ont changé, il n’est pas impossible de remettre tes bonnes vieilles habitudes au goût du jour. Les cadres de grandes personnes ne sont pas la seule et unique solution !

posters

© Silence on décore et Nooshkids

Ressors ton tableau en liège du placard ! Il a toute sa place dans ton bureau (pour ne jamais être en panne) ou dans ton entrée (pour te donner la force de survivre jusqu’à ce soir).

Tu peux aussi utiliser un bout de grillage sur lequel accrocher tes trucs avec des pinces à linge. Sinon, le masking tape (renforcé avec un peu de Patafix) ou de jolies punaises feront l’affaire.

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La personnalisation au blanco/au marqueur

Il y avait UNE chose à avoir dans sa trousse au collège : c’était le blanco liquide. Si les fautes de français préféraient le traditionnel effaceur sarbacane, le blanco servait, lui, à développer le potentiel artistique enfoui en chacun•e.

Au choix, tu pouvais :

  • Écrire les initiales du mec assis trois rangs devant en calligraphie façon moine copiste.
  • Tenter de reproduire le portrait de Che Guevara sur la porte de la salle de perm’.
  • Indiquer au monde entier le nom de ton équipe de handball préférée.
  • Griffonner un ou deux vers de Baudelaire sur ta chaise pour tenter d’attirer l’attention du/de la prof de français (ce qui te donnait plutôt droit à une visite chez l’infirmière scolaire) (qui venait te chercher en plein milieu du fameux cours de français) (tout ça pour trois mots à propos d’un animal en décomposition) (la lose).

La solution la plus pérenne consistait, quant à elle, à utiliser un marqueur. Cette technique était réservée aux vrais thug. Ceux qui savent.

murs

 © De le ruelle au salon

Pourtant, l’âme de l’écriture vénère et des dessins tremblants n’est pas morte ! Tout ce qui touche à la typographie est toujours très exploité en matière de déco.

Tu peux tout à fait écrire une phrase inspirante au-dessus de ton lit, comme un mantra pour protéger ton sommeil léger, ou bien personnaliser tasses, boîtes en carton et même petits meubles.

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La housse de couette colorée

Je suis passée à côté de la tendance asiatique. Pourtant, je l’ai frôlée de près. Très, très, trop près.

Aujourd’hui encore, il n’est pas obligatoire de faire le sushi dans des draps de satin ou une couverture rayée qui gratte comme au Balladin du coin.

À une époque, 80% des amis qui m’invitaient pour une soirée crêpes devant Jetix possédaient une parure de lit « signes chinois ». Personnellement, je n’avais rien à leur envier avec ma housse de couette Chipie et mes draps jaune clair. Tout le monde ne peut pas avoir des actions chez Linvosges, il faut faire avec.

Pourtant, aujourd’hui encore, il n’est pas obligatoire de faire le sushi dans des draps de satin ou une couverture rayée qui gratte comme au Balladin du coin. Les motifs sont super pour donner du cachet à la pièce et relever une déco un peu simple ! Tu peux ainsi donner à ton lit un air exotique pour l’été ou un côté cosy et chalet-cocon pour un hiver où tu te pèles les doigts de pieds.

houssecouette

© La Redoute Interieurs, Ikea et Simons (ancienne collec’)

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La tendance à s’asseoir un peu partout (et surtout par terre)

Je ne sais pas toi, mais quand j’avais seize ans, j’adorais m’assoir par terre. Et apparemment je n’étais pas la seule : j’ai participé à plusieurs sit-in groupés au milieu de la cour pour protester contre le gouvernement, et j’ai passé des soirées les fesses sur la moquette ainsi que plusieurs après-midi allongée dans l’herbe.

À l’époque, je pouvais passer une nuit entière étendue sur le carrelage d’une salle des fêtes (même pas bourrée). Aujourd’hui, j’admire l’effort.

Si ton toi adolescent avait tendance à préférer un bout de trottoir aux fauteuils club, aujourd’hui tu ne dis pas non à ton canapé avec accoudoirs de compet’. Sache que tu peux toujours inviter tes potes à boire des coups sans pour autant devoir investir dans une table taillée pour les repas de famille. S’asseoir par terre, c’est toujours cool !

Pour ça, tu peux te pencher vers des coussins de sol, des poufs, tabourets ou mini-chaises (moins chères au rayon enfant pour les petites dernières). Il ne te reste plus qu’à faire attention à ne pas renverser ta Chouffe sur le tapis !

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coussin

© La Maison d’Anna.G

Et toi, quels sont les grands classiques de ta grotte de seconde option S.E.S. que tu continues de prôner aujourd’hui ? 

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Camoune45
    Camoune45, Le 4 mai 2016 à 11h23

    Aaaaaaaaaaaaaaaah Good Charlotte :rockon:

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