De… l’implant mammaire.

Je réfléchis de plus en plus à l’option « fais-toi poser des implants mammaires, ma fille ! » Voilà quelques raisons : J’envisage l’hypothèse depuis longtemps – depuis que mes seins ont atteint leur taille définitive, soit cinq ans et demi. Jamais je n’ai laissé tomber cette idée. Au niveau de l’habillage, c’est l’horreur. Trouver des hauts […]

De… l’implant mammaire.

Je réfléchis de plus en plus à l’option « fais-toi poser des implants mammaires, ma fille ! »
Voilà quelques raisons :

J’envisage l’hypothèse depuis longtemps – depuis que mes seins ont atteint leur taille définitive, soit cinq ans et demi. Jamais je n’ai laissé tomber cette idée.

Au niveau de l’habillage, c’est l’horreur. Trouver des hauts qui me vont est mission quasi-impossible, tout ce que je porte baille, je suis réduite à porter des tee-shirts qui montent jusqu’au cou pour que ça ne fasse pas un trou béant. Chaque fois que je suis devant un miroir, je déplore le fait que rien ne me va.

Je suis consciente du fait que ça n’améliorera pas ma vie sociale : je ne deviendrai pas quelqu’un de nouveau, je n’aurai pas plus de petits amis, je ne parlerai pas plus facilement aux gens. Je serai toujours moi, et la vie sera la même. D’ailleurs, je ne le fais pas pour répondre à un malaise social : je ne veux pas être une autre.

J’en ai besoin pour mon épanouissement personnel… et sexuel, surtout. Personne ne peut me toucher. Mes seins sont « psychologiquement douloureux ». Je les trouve tellement « inexistants » que je repousse tout contact, et ça me manque réellement. Dans les jeux amoureux, c’est comme un vide. Je me sens « incomplète » en tant que femme. Une femme, ce n’est pas une paire de seins mais, dans ma représentation mentale, ça doit aussi en avoir, entre autres atouts ! C’est le symbole de l’allaitement, du désir, de toutes ces jolies choses. Je me sens comme « amputée ».

J’ai été très complexée par ma bouche pendant plus de dix ans. Je la trouvais hideuse. Je me cachais en permanence, je ne souriais pas, je parlais la main devant elle, etc. Tout ça pour dire que des complexes, j’en ai eu et j’ai su les surmonter.
La chirurgie esthétique, ce n’est pas la « solution de facilité », celle qui m’éviterait de faire un travail sur moi. J’ai déjà énormément travaillé, notamment sur les problèmes de poids. Aujourd’hui, j’accepte mon image, mon poids, tous les joyeusetés héréditaires (comme ce fameux bourlet-du-dessus-de-genou même en étant très mince… Bah oui, j’ai appris à l’aimer, il fait partie de moi !)
Là, je ne pense pas que ce soit quelque chose que je puisse surmonter sans rien changer : je n’ai VRAIMENT pas de seins.

J’aime les petites poitrines. Je ne veux pas devenir Pamela Anderson. Seulement, je pense qu’il y a une limite entre petite poitrine (joli) et pas de poitrine (?!). Je dois porter des sous-vêtements du rayon « jeune ado », je flotte dans absolument tous les bonnets A, quelle que soit la forme. J’ai moins de poitrine que Jane Birkin (ah ah, quel critère !) Bref, il y a des limites !!

Je ne demanderai rien d’exagéré. Atteindre le bonnet B sera parfait pour moi, d’autant plus que je suis très mince et grande, je ne veux pas modifier ma silhouette globale, ni la déséquilibrer.

Et surtout, le moment est propice. Je pourrai me faire opérer en juin, en rentrant d’Irlande, par exemple. Les cours reprennent en octobre et les gens ne m’auront pas vu depuis plus d’un an. J’aurai donc près de quatre mois pour m’adapter psychologiquement et physiquement au changement. Ce serait plus facile que de rater les cours une semaine et de revenir avec un bonnet supplémentaire « comme par enchantement ». Et puis je suis bien entourée, par ma famille, mes amis. Je sais qu’ils seront là pour moi si je me lance.

Aujourd’hui, entre deux reportages sur les ratés de la chirurgie esthétique, il est de bon ton de matraquer les filles de « accepte ton corps », « aime toi », etc. Ritournelles imprimés de préférence sur les corps divinement roulés des filles des magazines.
Et même si on a pas toute envie de leur ressembler, et même si en « s’acceptant » on évite les privations, la douleur physique, le prêt sur 15 ans pour financer l’opération, il y a parfois des situations où le corps est un handicap, pas un léger complexe. On ne dira jamais à un myope : « accepte-toi, tu verras mieux ».

Et toi qu’en penses-tu ? A ton sens, la chirurgie esthétique représente-t’elle vraiment une avancée pour l’Homme ou n’est-elle finalement qu’une bizarrerie de plus générée par le progrès ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Audrina
    Audrina, Le 20 décembre 2009 à 20h42

    HELLAUDREY;1321527
    moi je comprend tout à fait.. je fais du 90 B, et j'en ai marre... je déséspére devant ces deux olives qui me servent de poitrine...

    dés que je peux, je me fais faire un bon 90 D , allé j'suis une folle, mais j'en rêve.
    C'est le tour de poitrine de mariah carey c'est un peu énorme je trouve ....
    Mais si toi ça te convient c'est le principal :wink:
    Moi je me verrais bien avec un 90 C :winky:

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