Counterpart, la brillante série uchronique avec J.K. Simmons

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À la croisée des mondes de Fringe et de The Night Manager, Counterpart oscille entre thriller d'espionnage et science-fiction austère. Voilà 3 raisons de regarder cette série, diffusée depuis le 23 janvier sur OCS.

Counterpart, la brillante série uchronique avec J.K. Simmons

La semaine dernière, je te pondais un article tout chaud sur les séries de 2018 à ne surtout pas rater.

Et déjà, l’une d’entre elle a éclos. Elle n’a pour l’instant sorti qu’un petit crâne chauve de sa coquille et n’a ouvert qu’un oeil, mais elle mérite tout de même un article.

Car ce joli bébé est très prometteur ! 

Voilà donc 3 raisons de regarder Counterpart, la production américaine tournée à Berlin (j’y étais ce week-end. C’était très bien. J’aimerais y retourner vite afin d’y vivre. Donnez moi des sous. Merci pour moi).

On y voit J. K. Simmons en double

Il y a encore quelques années, le monde de la télévision et celui du cinéma étaient séparés par une épaisse cloison. Il était bien sûr possible, pour certains comédiens, de la briser, et de passer de l’autre coté (George Clooney).

Mais ce cas était plutôt rare.

Aujourd’hui, le phénomène inverse se produit. La barrière entre cinéma et télévision est désormais poreuse et les acteurs sautent d’un domaine à l’autre avec l’agilité d’un cabri.

Ainsi, le tout Hollywood ne rechigne plus à s’illustrer dans des séries. Bien au contraire.

La télévision est maintenant peuplée d’acteurs de prestige. 

J’en tiens pour preuve la présence au casting de Anthony Hopkins dans Westworld, de Matthew Mcconaughey dans True Detective, d’Emma Stone dans Maniac, de Kelly Reilly dans Britannia.

Bref, impossible de dresser une liste exhaustive (enfin si mais pas en 30 minutes) des immenses acteurs qui ont exporté leur talent jusqu’à la petite lucarne.

C’est le cas de J. K. Simmons, notamment connu pour avoir joué dans Whiplash, La La Land, Justice League, Le Bonhomme de neige etc. Bref, J. K. Simmons, c’est pas le dernier des bouseux !

Il faut toutefois noter que l’illustre acteur avait fait de la télé (OZ = meilleure chose) avant de passer au cinéma. C’est un expert des allers-retours !

Tout ça pour dire que son nom au casting de la nouvelle série Counterpart a été LE facteur qui m’a décidé à visionner son pilote ainsi que le deuxième épisode.

Et, bonne surprise, la série contient deux fois plus de l’acteur oscarisé !

Car l’acteur joue deux individus aux physiques identiques mais aux caractères drastiquement opposés…

L’un n’ose pas s’affirmer, ce qui le conduit à passer 30 ans dans la même entreprise, sans jamais évoluer professionnellement. L’autre s’impose en permanence, et a le sarcasme facile.

Bref, le caractère du deuxième J. K. Simmons ressemble davantage à ceux auxquels l’acteur est habitué. Des rôles d’homme autoritaire à la réplique cinglante.

Je n’avais aucun doute sur la capacité de l’acteur à incarner deux facettes d’un même personnages avec brio.

Et j’avais raison…

Counterpart présente des dimensions parallèles

« Encore ?! » Tu te dis peut-être avec exaspération.

Oui mais là, point de monstres (du moins pour l’instant) tout droit sortis d’une autre dimension, venus engloutir avec appétit l’intégralité de l’humanité.

Non cette fois-ci, le pitch de base dessine les contours d’un produit plutôt original.

Mais quel est t-il, ce pitch ? 

Howard Silk est un modeste employé qui traine sa carcasse dans la même entreprise bureaucratique depuis près de 30 piges.

Sa femme est plongée dans un profond coma depuis plusieurs semaines, et son boss vient tout juste de lui refuser un poste auquel il prétendait.

Bref, c’est pas la grande forme pour Howard, qui pourtant a l’air d’être le gars le plus doux, gentil et méritant ever.

Mais ce dont Howard ne se doute pas, c’est que son entreprise est en fait un portail vers une dimension parallèle. Une dimension dans laquelle vit… son double !

Dès lors qu’il apprend cette nouvelle et qu’il rencontre ledit double, sa vie va changer.

Son double est un homme qui lui est identique au cheveu près (LOL), qui est marié au double de sa femme, qui travaille dans la même entreprise, qui a la même histoire.

Ce double est censé être en tous points similaires. Sauf… qu’il ne l’est pas.

Je ne peux pas t’en dire plus, si ce n’est que les 2 Howard vont devoir faire équipe pour venir à bout d’un complot qui met en péril les deux mondes miroirs.

Moi qui ne raffole pas des histoires sur les dimensions parallèles, je trouve l’intrigue de celle-ci plutôt haletante.

Je n’ai qu’une hâte : que le reste sorte !

Counterpart soigne son esthétique

Ce drame sur fond de science-fiction n’a rien inventé de révolutionnaire en terme d’images.

Toutefois, l’univers mis en place par Justin Marks, lequel co-signe Top Gun: Maverick avec Tom Cruise tient debout, et son côté glacé m’a séduite.

La grisaille de Berlin semble s’être incrustée dans les décors même de Counterpart, faisant évoluer la série dans une ambiance plutôt froide, voire austère, tout à fait a propos.

Si rien en terme de proposition visuelle ne vient challenger de grands films et séries de science-fiction comme Blade Runner ou Battlestar Galactica, il faut reconnaître une certaine élégance aux images créées par Morten Tyldum (Imitation Game) pour le pilote, et Stephen Williams (Lost) pour le deuxième épisode.

Bref, c’est avec originalité que Counterpart bâtit ses univers parallèles sur le modèle de l’opposition entre l’Est et l’Ouest. Eh oui, ce n’est pas pour rien que la série se déroule à Berlin…

Entre symboles, politique, espionnage, Histoire et fantastique, je t’encourage à regarder Counterpart, mon coup de coeur série de la semaine !

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