Cosmétique biologique : la beauté, mais pas que.

Il y a 10 ans, quand on nous parlait de produits bio, on riait persuadées qu’il s’agissait d’une lubie hamish. Mais aujourd’hui, la cote du naturel ne cesse de progresser. Comment le bio est-il passé du statut d’indésirable à celui de coqueluche des marques et des consommateurs ? Essor du bio, merci les médias Quand […]

Cosmétique biologique : la beauté, mais pas que.

Il y a 10 ans, quand on nous parlait de produits bio, on riait persuadées qu’il s’agissait d’une lubie hamish. Mais aujourd’hui, la cote du naturel ne cesse de progresser. Comment le bio est-il passé du statut d’indésirable à celui de coqueluche des marques et des consommateurs ?

Essor du bio, merci les médias

Quand on hèle une personne dans la rue pour lui dire « ami, mange des carottes si tu veux être bronzé et avoir de belles cuisses », il se casse pensant avoir affaire à une désaxée. Mais si Capital consacre un dossier spécial « Santé au naturel » le dimanche soir, forcément ça en jette plus. C’est un peu ce qui s’est passé avec la cosmétique bio. Il y a quelques années, les médias ont commencé à sensibiliser le public aux ingrédients parfois douteux qui composaient nos produits de beauté.
Les convertis au bio dans l’assiette se sont alors remis en question : les efforts pour être en bonne santé s’arrêtent-ils au bout de la fourchette ? Non évidemment ! Pour mettre les produits bio en avant, les marques ont fait l’article des composants naturels, et les médias ont relayé en pointant du doigt la dangerosité des composants chimiques, parfois mal signalés sur les étiquettes. Et même pour celles que la nouvelle vague bio laisse de marbre, la perspective de se tartiner avec une crème dangereuse chaque jour ne pouvait que faire mouche.
En somme, le bio joue sur plusieurs terrains : la nostalgie, la sécurité, et la nouveauté, des axes de séduction imparables pour convaincre des profils de cliente divergents. Et ça marche… 

Entre prise de conscience et marché juteux

En 2006, une enquête TNS-Sofres indiquait que la moitié des femmes interrogées étaient prêtes à dire adieu à leur crème habituelle pour un produit bio, si celui-ci portait la garantie qu’il était meilleur pour la santé. Forts ce des informations, les fabricants ont planché pour que les crèmes au caroube jusqu’alors reléguées au fond des magasins bio se changent en produits stars. Un vrai challenge, puisqu’en plus de l’efficacité, le produit devait apporter la garantie à son acheteur qu’il comportait des ingrédients sains. Pour les marques, l’aubaine était de taille, puisqu’il « suffisait » de remettre à jour les recettes de grand-mère, tout en poussant les médias à vanter ces nouvelles tendances naturelles… Le mot d’ordre : prendre soin de soi c’est prendre soin de ce qu’on consomme.
Et de là, le marché s’est étendu comme une traînée de poudre : soins, produits de beauté, maquillage, huiles,… Les possibilités se déclinent à n’en plus finir. Les consommatrices se sont familiarisées avec ces produits de qualité, pas plus chers, et se laissent séduire par de nouvelles gammes. Les marques remontent donc le temps pour retrouver de nouvelles recettes et planchent sans cesse sur l’image des produits, notamment en peaufinant les packagings et les publicités. Certains misent sur le « used », tandis que d’autres surfent à fond sur le paradoxe ancien-moderne, comme la marque Lush, qui ne cesse de séduire de nouvelles consommatrices par son audace.

Et aujourd’hui, où en est-on des produits cosmétiques bio ?

Les pro-bio d’il y a dix ans n’en reviennent pas, et nos grands-mères seraient étonnées de voir qu’on ressort leurs astuces pour nos jeunes peaux. Les marques lancent des gammes bio et même les grandes surfaces se font une place sur le créneau. Alors qu’en 2005, le bio ne représentait qu’1% du marché, les professionnels tablent sur 30 à 40% de part de marché pour les années à venir. Autre signe de l’expansion, les 5,9 milliards de chiffre d’affaires du secteur en 2007, qui laissent à penser que le naturel a de beaux jours devant lui. Les français se taillent d’ailleurs une belle place dans ce marché, puisqu’ils se placent juste derrière les Américains en terme d’innovation, avec 350 références sorties en 2007. Les marques profitent évidemment de cet essor, quitte à surjouer parfois la carte de l’éthique, profitant des derniers instants de flou dans la réglementation. Une chose est à parier en tout cas : le marché des cosmétiques bio n’a pas fini de s’étendre et saura séduire encore bien des consommatrices.

Et toi, déjà convertie au bio ou encore fidèle à ta vieille crème au parabène ?

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Ouechgirl
    Ouechgirl, Le 13 janvier 2009 à 13h32

    siorac;887122
    S'il y a de l'alcool, comme bien souvent dans les déos bios (hors pierre d'alun), et que tu te rase ou tu t'épiles alors oui, c'est normal.

    Sinon, c'est que tu tolères mal un des produits (souvent, c'est les huiles essentielles qui posent problème). Le plus doux pour la peau, c'est quand même la pierre d'alun :flappie:
    En fait j'avais demandé en pharmacie une pierre d'alun ils m'on donné un déo de la marque Deoroche (je ne connais pas). Ca ressemble à un gros "cristal" en stick quoi..J'ai regardé il n'y a pas d'alcool dedans...donc en effet je supporte peut-être mal autre chose!

    Et sinon pour les compléments alimentaites bio dont j'ai parlé (forté pharma les derniers), ils ont donc le label AB donc composants sans pesticides sans OGM etc! Du coup jme suis procurée une cure pour le tonus parce que le début d'année est un peu mou pour moi...trop de mal à me bouger à être en forme :rockon::boxing:

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