Comment survivre à une bonne grosse journée de merde ?

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Si ton lundi ou ton mardi ou ton mercredi ou (tu connais la suite) sent légèrement la matière fécale, voici des conseils pour toi.

Comment survivre à une bonne grosse journée de merde ?

Tu viens de passer une journée nulle à base de nez qui coule, de gens qui t’ont donné des envies assassines et de boulot un peu trop chiant ?

Pas de panique. Je connais. Je sors justement de la pire crève ever. Quant à mes fins de journée, elles sont constituées de « Grmlblld » et de « Screugneugneufihf ».

Comme on ne peut pas tou•tes se faire des gros câlins là tout de suite (à part virtuellement), j’ai décidé de faire un petit récapitulatif des façons de contrer les éléments perturbateurs d’une journée nulle.

Parce que parfois, la vie est sans encombres, mais parfois, elle est pleine de fientes de pigeons qui s’étalent disgracieusement sur ton épaule.

Ta journée de merde causée par une personne relou

Tu te lèves, tu décides de vivre une merveilleuse journée, tu demandes rien à personne et tu te fais arrêter dans le métro par un mec qui ne veut pas te laisser passer tant que tu lui as pas lâché ton num.

(Testé et non approuvé.)

Ce que j’ai fait : passer 15 minutes à lui expliquer pourquoi personne ne devrait faire ça, jamais, dans aucune circonstance.

Ce que j’aurais dû faire : Lui mettre un pain.

Non, je rigole. J’aurais dû ne pas gaspiller mon énergie bien que l’intention était louable.

Le gars n’a capté aucun des mots que je lui ai sortis et a perçu mon engagement pour de l’intérêt, le rendant plus relou encore.

À lire aussi : Une caméra cachée révèle la réaction du commun des mortels face à une agression dans le métro

Autre cas : il est midi, tu vas acheter à manger et tu tombes sur une nana ultra désagréable qui te parle super mal alors que tu lui as lâché un grand sourire.

Tu penses d’abord qu’il ne faut pas en faire une affaire d’État… jusqu’à ce qu’elle te pousse, parce que pourquoi pas, hein. Et là tu te demandes vraiment si les gens n’ont que ça à faire.

Tu pensais t’en remettre vite mais tu te demandes encore pourquoi tu ne lui as pas donné un coup de courgette.

  • Ce que je conseille

Je suis parfois un peu (beaucoup) râleuse, mais j’aime aussi prendre les choses avec humour.

Quand quelqu’un me gonfle et que je n’ai pas le temps pour ces calinotades (je vous laisse aller sur le dictionnaire en ligne), je l’imagine dans une situation improbable.

Ça me fait non seulement rire, ça renverse la vapeur, mais c’est de l’énergie mieux dépensée.

La prochaine fois qu’un•e individu•e vous court sur le haricot, dans un transport en commun par exemple, imaginez-le ou la avec une moustache façon pornstar des années 80 et une coupe mulet.

C’est très efficace.

Ta journée de merde à cause de la météo pourrie

Tu te lèves, t’aurais voulu que le soleil te crame la peau en ouvrant les rideaux mais tu regardes juste la pluie tomber nullement et inutilement.

Déjà, commence par te dire que si la pluie et le vent n’existaient pas, tu n’apprécierais peut-être pas autant les jours chauds et ensoleillés.

Ensuite, dis-toi aussi que la pluie peut parfois laisser présager un orage et est-ce que c’est pas génial, un orage ?

Je sais que certain•es en ont peur mais ça en jette quand même drôlement de s’endormir là-dessus, en sécurité la nuit enroulé•e dans sa couette.

En plus, tu crois que je te vois pas, le soir, mettre Rainy Mood pour te plonger dans l’ambiance ? Ben là, tu vas pouvoir écouter la pluie pour de vrai.

(Conseil pour celles et ceux qui découvrent Rainy Mood : ça détend mais ça donne envie d’uriner.)

Sinon en dernière option, tu peux te faire des scénarios du « le niveau va monter à tel point qu’il va falloir créer une nouvelle arche de Noé » et essayer d’imaginer ton périple avec les animaux que tu ferais monter.

Ou encore t’imaginer dans un clip, les gouttes dégoulinant sur ton visage.

Ta journée de merde à cause de la gueule de bois

Tout d’abord, sache que tu es parfaitement fautif•ve. Je n’ai aucune intention de te ménager. Tu aurais pu reposer ce verre dix fois, mais c’est la vie que tu as choisie.

Donc il est 7h30, tu te lèves dans le néant le plus total et tu reconnaîtrais à peine ta mère.

Tu te fais couler un café avec l’expression faciale de Grumpy Cat et tu sais que les 12 prochaines heures vont s’avérer très, très longues.

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Première chose à faire : excuse-toi auprès de toutes les pubs qui t’avaient prévenu•e de boire avec modération. Ça lavera tes péchés.

Deuxième chose à faire : excuse-toi auprès de toutes les personnes qui t’avaient dit de boire de l’eau, y compris le serveur qui t’avait pourtant déposé une carafe à côté mais que tu as lâchement ignoré.

Enfin, demande-toi ce qui pourrait le plus éponger ton état : de la nourriture grasse et calorique ou le fait que si tu fais pas bonne figure le lendemain, tu risques d’être étiqueté•e « boloss » à jamais ?

Réfléchis-y et opte pour une de ces solutions. Les deux ne sont pas incompatibles.

Ta journée de merde à cause d’une suite de loses

T’as acheté une nouvelle paire de collants que tu files dès le matin parce que t’étais à la bourre et que dans la précipitation, tu n’as pas vu LE petit détail pointu qui était sur ta route.

Tu fais tomber tes clés dans les égouts car tu étais trop pressé•e de rentrer manger ce que t’étais allé•e te chercher.

(Tu vas les rechercher en construisant une perche à base de bouts de bois et de cintres pétés)

Tu casses quelque chose. N’importe quoi. C’est chiant. En plus, c’est le moment où tu dois t’en aller.

Tu taches tes vêtements. Du style café sur ton t-shirt bien blanc. Il est trop tard pour en changer.

Ton train est supprimé alors que tu t’es épuisé•e pour le choper à temps.

Tu te rends compte un poil trop tard que tu as oublié quelque chose de très important, ruinant ta journée.

Toute cette liste n’est que le pur fruit de mon imagination, bien sûr. Rien de tout ça ne m’est jamais arrivé quinze fois.

Évènements malchanceux, maladresse, appelez-ça comme vous voulez : la mort dans l’âme est bien présente.

Je vous conseille la danse nu•e autour d’un feu en balançant du gros sel par dessus votre épaule, ça réinitialisera votre karma.

Si ça ne marche pas, acceptez simplement votre sort et reconsidérez qu’à chaque fois qu’on vous a dit : « Un jour, tu oublieras ta tête ! », ça pourra arriver.

Ta journée de merde parce que t’aurais préféré rester au lit

Pour finir, ce qu’on a toutes et tous déjà vécu :

Entretenir une love story tellement intense avec son oreiller qu’en le quittant, t’as l’impression de souffrir autant que Veuve Tartine a souffert en abandonnant Rox.

Dans le trauma et la douleur. (Vraiment.)

Ce que je conseille : ne pas oublier que votre lit vous attend patiemment chez vous, comme un animal de compagnie fidèle, et que lorsque vous allez vous retrouver le soir, ce sera merveilleux.

Vous allez avoir plein de choses à vous dire et tout.

À moins de s’endormir en une minute trente et là évidemment, ça s’avère beaucoup plus compliqué. Mais chacun•e sa relation couettesque.

Par contre tâchez d’être un peu plus reconnaissant•e envers votre lit.

Si vous commencez à penser : « Je suis heureux•se de le quitter car ça signifie que j’en ai un » au lieu de « Quel désespoir », je vous garantie que votre journée sera plus belle.

Et cette fois, c’est un vrai conseil. Allez, la bise tout le monde !

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Tifaine P


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Commentaires
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  • FrançouFlanagan
    FrançouFlanagan, Le 15 novembre 2017 à 15h44

    Cet article vient de sauver ma journée :)
    (et je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à encore employer l'expression "courir sur le haricot")

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