Une inspectrice du permis de conduire nous donne ses conseils pour réussir l’examen

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Tu galères avec le permis de conduire ? Tu comptes le passer et tu cherches des conseils ? Lise a demandé à une inspectrice de l'examen ses astuces pour être au top le jour J.

Une inspectrice du permis de conduire nous donne ses conseils pour réussir l’examen

Publié initialement le 5 mai 2017

Quand on passe l’examen du permis de conduire, on a tendance à demander des conseils à tout le monde. De fait, les rumeurs à propos de l’obtention de ce sacro-saint papier rose se multiplient.

Ayant passé mon examen pas moins de quatre fois, je les ai écoutées, les rumeurs. Je suis allée les chercher sur Internet, j’ai questionné tou•tes mes potes qui avaient eu leur permis et aussi ceux et celles qui l’avaient pas eu. C’est limite si la quatrième fois, j’avais pas un trèfle à quatre feuilles planqué dans la poche.

Et pour être honnête, ces petites histoires m’ont plus embrouillée qu’autre chose. Pour mettre les choses au clair, j’ai rencontré Clémentine Gonzalez, inspectrice de l’examen du permis de conduire et secrétaire nationale au SNICA FO. Ensemble, on détricote ces rumeurs et on tord le cou aux idées reçues.

Quel comportement adopter le jour de l’examen ?

Si l’inspecteur•trice touche les commandes, c’est foutu : c’est une rumeur qui a la vie dure. Mais qu’en est-il vraiment ? Clémentine Gonzalez m’explique que ce n’est pas une règle inéluctable.

« Il arrive par exemple qu’un inspecteur touche les commandes au moment de sortir ou de rentrer dans une place, parce qu’il considère que le lieu est compliqué. Dans ce cas, ce n’est pas éliminatoire. »

En fait, il faut bien garder en tête que rien n’est binaire. Quand on est élève, on essaie de trouver des règles précises pour se rassurer. Mais le but de l’examen, c’est avant tout de vérifier qu’on a acquis les connaissances nécessaires et s’assurer qu’on conduit de façon sécurisée.

Et si on sent clairement que c’est raté, on fait quoi ? Imaginons qu’on pense avoir fait une erreur éliminatoire et qu’on ne se sente plus la force de continuer, comment réagir ?

« J’ai plusieurs fois vu des candidats paniquer en pensant qu’ils avaient fait une grosse erreur, et perdre leurs moyens. C’est dommage parce que parfois ils ne sont pas encore éliminés, mais c’est en perdant leurs moyens qu’ils font alors de grosses fautes.

Si ça arrive, il faut se ressaisir, essayer de se détendre un bon coup et faire son possible pour finir le parcours. Même si c’est raté, ça permet au candidat de tirer des leçons et de cibler ses points faibles pour la prochaine fois. »

C’est vrai qu’on peut avoir tendance à perdre les pédales (voitures, pédales… Vous l’avez ?), mais l’essentiel est de garder la tête froide. Quand on panique, on ne respire plus correctement. Quand on ne respire plus correctement, le cerveau est moins oxygéné. Et alors… On devient con.

Ça c’est moi quand j’ai grillé une priorité et que l’inspecteur a appuyé sur le frein.

Et si l’inspecteur n’est pas sympa ?

L’examen du permis de conduire est stressant pour plein de raisons : il y a beaucoup d’enjeux derrière, le moindre petit geste nous semble décisif… Du coup, on a tendance à surinterpréter le comportement de l’inspecteur•trice.

Combien de personnes vous ont déjà dit « j’ai raté mon examen du permis, mais mon inspecteur•trice n’était pas sympa » ? Clémentine Gonzalez tient à clarifier un point : leur devoir, c’est uniquement de juger les compétences du ou de la candidat•e.

« J’ai déjà entendu dire qu’on donnait moins le permis l’été pour éviter que les jeunes partent direct à 200 à l’heure en vacances. C’est complètement faux. Les barèmes et les critères sont exactement les mêmes que le reste de l’année.

L’examen du permis de conduire est public, on a un devoir de neutralité. L’inspecteur n’est pas là pour juger la personne mais ses connaissances. D’ailleurs, contrairement aux rumeurs, nous ne sommes soumis à aucun quota. »

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Diaboliser l’inspecteur•trice, ça ne sert à rien et ça fait paniquer encore plus. Clémentine Gonzalez me l’assure : ce n’est pas grave si notre conduite n’est pas parfaite le jour de l’examen. L’essentiel, c’est de montrer qu’on a les connaissances requises et qu’on a une conduite sécurisée.

Pour ma part, j’ai confondu ma droite et ma gauche au permis et ça ne m’a pas empêchée de l’avoir. D’ailleurs, je l’ai obtenu un été. Prends ça dans les dents, la rumeur !

Moi au lendemain de l’obtention de mon permis.

Comment choisir mon auto-école ?

Réussir son examen, ça se passe aussi en amont. Avant d’avoir été inspectrice, Clémentine Gonzalez était monitrice dans un centre de formation à la conduite. Quand je lui demande comment choisir son auto-école, elle me prévient :

« On voit fleurir beaucoup d’offres low-cost pour avoir son permis à petit prix, surtout dans les grandes villes. Il vaut mieux s’en méfier : si ce n’est pas cher, c’est souvent qu’il y a des frais supplémentaires par la suite. Ou encore qu’il n’y a pas de cours théoriques donnés par un moniteur, par exemple. »

Se renseigner au maximum vous évitera les déboires : demander aux potes qui ont déjà eu leur permis de conduire, aller discuter sur place avec les moniteurs•trices avant de faire un choix… C’est important de prendre en compte le facteur humain.

Sur certains groupes Facebook, j’ai pu remarquer que des particuliers se plaignaient parce que leur auto-école leur imposait des heures de conduite en plus avant de passer l’examen. Une pratique qu’ils considéraient comme douteuse. L’inspectrice tient à nuancer :

« Effectivement, les activités des auto-écoles ne sont pas suffisamment contrôlées par l’État. Ça peut donner lieu à des dérives, mais sachez qu’elles n’ont pas le droit de vous imposer n’importe quoi.

En revanche, il faut garder en tête que les moniteurs sont là pour vous aider. S’ils pensent que vous avez besoin de tel nombre d’heures avant de passer le permis, la plupart du temps c’est qu’ils considèrent que vous n’êtes pas prêt•e. »

Si ça se passe comme ça par exemple, c’est qu’il faut reprendre des heures !

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On récapitule tous ces conseils :

  • Prendre le temps de choisir son auto-école sans se fier uniquement au critère du prix
  • Prendre au sérieux les conseils des moniteurs•trices
  • Le jour J : respirer à fond pour réduire le stress
  • Éviter de diaboliser l’inspecteur•trice
  • Ne pas se torpiller en dramatisant une erreur !

Et n’oubliez pas : garder son calme, ne pas paniquer, c’est la clé de la réussite !

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Lise F.

Tombée dans la marmite du jeu vidéo à l’adolescence, Lise cause gameplay, graphismes et OST en toute tranquillité. Pendant son temps libre, elle écrase des gens sur Splatoon avec un grand rire machiavélique et donne des coups de pelle à ses voisins sur Animal Crossing. Ses autres passions sont faire et manger des cookies, dormir et râler.


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Commentaires
  • Annamyrthe
    Annamyrthe, Le 8 août 2017 à 11h52

    J'ai beaucoup aimé l'article, j'aurai aimé qu'il soit le les fois où j'ai passé le permis... C'est seulement à la troisième tentative que j'ai pu enfin obtenir cette fameuse carte rose! :caprice:

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