Et si on vous proposait de connaître votre avenir… que répondriez-vous ?

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Si nous le pouvions, aurions-nous réellement envie de connaître notre avenir ? Des chercheurs se sont penchés sur la question.

Et si on vous proposait de connaître votre avenir… que répondriez-vous ?

Si c’était possible, voudriez-vous connaître votre avenir ?

Savoir dès maintenant la date de votre décès ? Connaître aujourd’hui les évènements qui jalonneront votre existence, votre carrière professionnelle, la date de votre ménopause, l’existence (ou non) de futurs enfants ?

En bref… si une voyante pouvait vous donner des informations fiables sur votre avenir, prendriez-vous rendez-vous ?

Voudriez-vous connaître la date de votre propre mort ?

Deux chercheur•ses, Gerd Gigerenzer et Rocio Garcia-Retamero, ont remarqué que, selon plusieurs études, nous ne souhaiterions pas tou•tes savoir si nous étions porteurs d’une maladie ou d’un trouble.

Par exemple, 10% d’adultes canadiens possédant un historique familial de la maladie d’Huntington (qui est neurodégénérative héréditaire) choisiraient de ne pas passer le test qui permettrait de déceler s’ils sont porteurs de son gène.

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Gigerenzer et Garcia-Retamero se sont emparé•es du sujet et ont mené deux études, l’une en Espagne, l’autre en Allemagne, sur plus de 2000 participant•es.

Dans chacune des études, les volontaires sont interrogé•es sur une série d’hypothèses négatives ou positives : voudriez-vous connaître la date du décès de votre partenaire ? De votre propre mort ? La cause de votre décès ?

La durée de votre mariage ? Voudriez-vous savoir quel sera votre prochain cadeau de Noël ? Le résultat d’un prochain match de football ?

Connaître ou ne pas connaître son avenir, telle est la question

Selon les analyses des chercheur•ses, plus de 85% des volontaires ne souhaitent pas connaître la date de leur mort, ni celle de leur conjoint•e, ni la durée de leur mariage…

Plus de la moitié des participant•es ne souhaitent pas non plus connaître leur prochain cadeau de Noël, ni le résultat d’un éventuel match de football…

La plupart d’entre nous préféreraient « ne pas savoir ».

En fin de compte, la plupart d’entre nous préféreraient « ne pas savoir », que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises, qu’il s’agisse d’informations triviales (le succès de votre futur dîner) ou importantes (la durée de votre couple).

Dans les deux expériences, à peine 1% des participant•es veulent un petit aperçu du futur pour chacune des questions posées.

Dans ces situations hypothétiques, pourquoi choisissons-nous l’ignorance ?

L’ignorance délibérée afin d’éviter les regrets

Les deux scientifiques ont décidé de poursuivre leur réflexion et se sont aperçus que ce choix de « l’ignorance délibérée » pouvait être lié à notre amour (ou désamour) du risque.

Celles et ceux qui n’apprécient pas l’idée de prendre des risques, et qui ont plus tendance à acheter des assurances, seraient aussi celles et ceux qui choisiraient l’ignorance délibérée.

Pour les chercheur•ses, en choisissant de ne pas savoir, nous choisissons aussi d’éviter les regrets par anticipation

Ce choix de « l’ignorance délibérée » pourrait être lié à notre amour (ou désamour) du risque.

Peut-on vivre avec joie et sérénité lorsque nous connaissons la fin de notre existence et celle des êtres aimés ?

Pour Gigerenzer et Garcia-Retamero, cette conclusion a de quoi rappeler le mythe de Cassandre : (en gros) (en très gros, hein) la jeune femme avait tapé dans l’œil d’Apollon — pour la séduire, celui-ci lui offre le don de prédire l’avenir…

Mais l’offre fait un flop : Cassandre n’est pas séduite et Apollon décrète alors que les prédictions de Cassandre ne seront jamais crues par personne (allo le #harcèlementderue).

La suite est une belle tragédie : dans ses visions, Cassandre voit la chute de Troie, son propre meurtre, le massacre de sa famille…

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Pour aller plus loin :

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Commentaires
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  • Vespertina
    Vespertina, Le 24 mars 2017 à 0h33

    Ce que j'aimerais le moins dans le fait de connaître mon avenir, c'est le risque d'avoir une réponse qui ne me "convient pas".
    Par exemple, si j'ai l'opportunité de savoir si je vais trouver "le grand amour" ou si je vais réussir dans la carrière que je me suis prévue, si la réponse est positive, alors, tant mieux, et je serais contente de le savoir. Mais si la réponse est négative... ben ça serait vachement déprimant, je crois. Ça m'enlèverais tout l'espoir que j'ai aujourd'hui sur certains sujets. Donc je ne pense pas que le risque en vaille forcément la chandelle, et c'est pas des choses que je voudrais vraiment savoir, du coup.
    Et là j'ai pris des exemples assez généraux, tout simplement parce que c'est sûr que je ne voudrais pas avoir de date précise sur quoi que ce soit. Je veux pas passer ma vie en sachant que tel jour, tel mois, ou même juste telle année, telle chose va se passer dans ma vie. En fait, d'expérience, je trouve ça plus facile d'apprécier l'instant présent quand tu sais qu'il n'y a pas une date limite (surtout quand c'est une date de fin).

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