Comme si de rien n’était (Carla Bruni)

Comme si de rien n’était, Carla Bruni Tedeschi Sarkozy sort son troisième album. Tu n’as pas pu passer à côté, personne ne peut échapper à Carla Bruni, même après avoir passé six ans dans la jungle colombienne – Carla s’est payé le luxe d’avoir Ingrid Betancourt au téléphone peu après sa libération. Une omniprésence que […]

Comme si de rien n’était (Carla Bruni)

Comme si de rien n’était, Carla Bruni Tedeschi Sarkozy sort son troisième album. Tu n’as pas pu passer à côté, personne ne peut échapper à Carla Bruni, même après avoir passé six ans dans la jungle colombienne – Carla s’est payé le luxe d’avoir Ingrid Betancourt au téléphone peu après sa libération. Une omniprésence que l’on peut juger agaçante puisque Carla joue sur tout les fronts, regarde sous ton lit avant de te coucher car elle s’y cache peut-être aussi.

Le 21 juillet elle sort donc son troisième album, dix chansons composées et écrites par ses élégantes mains, deux reprises (You belong to me que l’on connait grâce à Dylan et Il vecchio e il bambino écrite par l’anarchiste italien Frédérico Guccini – Carla ne se refuse vraiment rien), on peut également découvrir une chanson écrite par Michel Houellebecq (La possibilité d’une île) et Julien Clerc (Déranger les pierres).

Carla Bruni s’inscrit dans une double tradition, celle des chanteuses sans voix comme Françoise Hardy, et celle des guitaristes folk comme Bob Dylan. Jusque là on pourrait penser que ça a l’air plutôt pas mal – j’aime bien Françoise Hardy, Bob Dylan et Michel Houellebecq, mais ça ne suffit pas. Ce troisième album contient une prise de risque niveau zéro, tant au niveau des textes qu’aux mélodies. Carla Bruni fait du Carla Bruni, ce n’est ni fondamentalement mauvais ni bon, je qualifierais ce disque de médiocre, une curiosité musicale à écouter par voyeurisme. A travers ses paroles, elle retrace son passé, des souvenirs d’enfance, une ode à son frère (Salut marin) et à l’amour (Ma came). Un son bien orchestré sans un mot qui dépasse. Elle déclare « Je tiens le même fil depuis que j’ai commencé à écrire des chansons » et on peut dire que son fil elle le tient bien, que son filon elle l’exploite jusqu’à la corde – de sa guitare acoustique. Rien qui dépasse, j’te dis !

Les chansons se succèdent sans marquer l’esprit, le rythme entre en tête aussi vite qu’il en sort. Un disque à écouter pour se distraire comme on regarde L’Ile de la Tentation pour reposer son cerveau.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Mèng
    Mèng, Le 30 septembre 2008 à 14h50

    moi je l'ai pas mal écouté cet album... même que je me réveillais parfois sur l'une de ses chansons (mon MP4 choisis les chansons pour moi ^^)
    eh bien il est vrai qu'il y a une impression de déjà vu, je suis d'accord avec ça. mais j'ai tellement adoré le premier album "quelqu'un m'a dit" que ça ne me dérange pas plus que ça... par ailleurs, ce que je préfère c'est les paroles. j'aime beaucoup sa manière de ... s'exprimer" (si on veut)
    et puis, quelques chansons ont fini par raisonner dans ma tête , tel que "ma jeunesse"., "l'amoureuse" ou alors "tu es ma came"

    pour faire plus court je dirai "pas mal" ... mais je demeure fan du premier album!
    :cupidon:

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