Obvious Child, une comédie romantique sur fond d’avortement

Obvious Child, c'est un court-métrage devenu long, écrit et réalisé par Gilliam Robespierre, sur une comédienne de stand-up enceinte sans le vouloir. Une comédie romantique déculpabilisante sur fond d'avortement : pourquoi pas ?

Obvious Child, une comédie romantique sur fond d’avortement

Obvious Child, c’est l’histoire de Donna (Jenny Slate), une comédienne qui se fait larguer, virer et tombe enceinte en même temps, pile pour la Saint-Valentin. Concrètement, la Saint-Valentin, on s’en tape, mais tout se prendre dans la tronche d’un coup ça pique quand même sévèrement la face.

Alors Donna va prendre une décision importante : elle va avorter. Et tandis qu’elle prend confiance en son choix et en elle-même, qu’elle digère cet acte qui va complètement (ou juste un peu (ou pas forcément)) changer sa vie, elle fait la rencontre de Max, un mec dont elle pourrait bien tomber amoureuse (et vice et versa).

Obvious Child est réalisé par Gilliam Robespierre, qui en avait assez du manque de pluralité dans la vision de la grossesse au cinéma. Alors parler du sujet de l’avortement au sein d’une comédie romantique, c’est un projet qui est loin de me laisser indifférente.

Alors ok, Obvious Child se présente comme une « comédie honnête » mais ne pourra pas s’appliquer à tout le monde puisque le contexte est à peu près similaire à celui de Girls : une fille qui habite à Brooklyn et souhaite exercer un métier dans le domaine de l’art vit des trucs. Mais l’idée même, le principe de dédiaboliser l’avortement, donne envie de voir le résultat.

Car rappelons un principe simple : « dédiaboliser » l’avortement, ça veut pas dire qu’on va aller en faire un tous les deux mois sans réfléchir aux conséquences façon « vas-y, rien à foutre, c’est un moyen de contraception comme les autres ». Ça veut dire qu’on ne fait pas culpabiliser les personnes qui y ont recours. Dans le contexte actuel, ça fait du bien d’entendre ce genre d’initiative.

Espérons tout de même que tout ceci ne virera pas au Juno version citadine où l’héroïne va finalement mener la grossesse à son terme parce que le foetus a déjà des ongles, des cils ou des peaux mortes. Mais à moins qu’ils ne changent tous d’avis et retournent entièrement le film, il y a vraiment très, très peu de chances que ça arrive.

Quoiqu’il en soit, le film sera projeté pour la première fois au Festival de Sundance. Mais pour le terminer (mixer, travailler le son…), l’équipe d’Obvious Child a besoin de fonds supplémentaires. C’est pourquoi un Kickstarter a été lancé. 22 700$ ont déjà été récoltés sur les 35 000 nécessaires. Si tu as envie de soutenir à hauteur de tes moyens ce film, c’est par ici !

– via

Galveston, en salles le 10 octobre, présenté par Kalindi !

Sophie Riche

Eh, salut toi ! Avant, mon pseudo, c'était Sophie-Pierre Pernaut, mais comme c'était un peu long et que j'aime bien mon vrai nom, j'ai repris mon blaz. Mais bon, tu peux m'appeler Sophie-Pierre Pernaut ou Sophie-Pierre ou SPP ou même dauphin. C'est toi qui choisis. Sinon J'ai 25 ans jusqu'à ce que j'en ai 26, puis 27 et ainsi de suite jusqu'à ce que je meurs ; tu connais le principe.

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Commentaires
  • Nanaelim
    Nanaelim, Le 24 décembre 2013 à 14h41

    loxlady;4524866
    Que celles/ceux qui sont persuadés qu'elle va finir par le garder "parce que finalement Max il veut bien faire le papa parce qu'il est pipou" lève la main !

    o_o/
    Bin perso je pense pas... Parce que j'ai l'impression que les personnes qui s'occupent du film veulent montrer une histoire "réelle". Et franchement le "ah bah en fait je veux bien être le père du bébé de ton ex que t'allais avorté donc garde le s'il te plait" c'est absolument pas crédible ^^
    Mais c'est vrai que ça reste un risque quand on parle de comédie romantique.
    Mais pitié que ça finisse pas comme ça!!! :fear:

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