Coldplay en concert

Mardi 29 novembre, 13H, je me presse avec mon amie Pauline en Gare de Lille Flandres afin d’avoir le TGV en partance. Et là, c’est le drame, toutes les places sont prises, et le prochain est à 15h, le monde s’écroule autour de moi… pourtant soudain, comme le messie, un agent SNCF nous informe que […]

Mardi 29 novembre, 13H, je me presse avec mon amie Pauline en Gare de Lille Flandres afin d’avoir le TGV en partance. Et là, c’est le drame, toutes les places sont prises, et le prochain est à 15h, le monde s’écroule autour de moi… pourtant soudain, comme le messie, un agent SNCF nous informe que dans trente minutes, un autre TGV part de Lille Europe !!! Ni une, ni deux, Pauline et moi nous lançons dans la course au train et finissons par partir pour Paris dans les temps.

A notre arrivée, nous déposons nos affaires à la Bastille dans l’appart de Pauline et pour évacuer le stress, nous décidons de faire… du shopping (attends on est des filles quoi). Trois pulls et une paire de bottes plus tard, nous prenons la ligne 14 destination Bercy à la rencontre du beau Chris Martin, leader de Coldplay.
Une crêpe au chocolat et un panini périmé plus tard (attends on est des filles quoi), on se retrouve devant la salle à attendre pour entrer quand soudain une jeune fille pour qui c’était le premier concert nous demande si elle peut s’incruster avec nous (apparemment on a des têtes d’assistantes sociales aussi).

Elle a eu de la chance, on était de bonne humeur, on l’a acceptée dans notre cercle composé – je le rappelle – de deux personnes. Une bière plus tard, on entre dans Bercy, et là… j’ai eu peur : moi petite âme sensible, claustrophobe agrégée, je me demande s’il ne vaut pas mieux partir. Et puis je me dis que mince, quitte à mourir, autant mourir devant Chris Martin. Pauline a même pensé que Johnny Hallyday au stade des Princes, comparé à ça, c’est un Playmobil dans un lavabo (Benoît Poelvoorde, si tu nous lis…).

On est arrivées tôt, on se trouve une bonne place dans la fosse. 20h, c’est la première partie : Goldfrapp, mélange de music électro avec la voix de Björk mais que la voix, parce que la nénette elle est quand même connue pour sa plastique et son goût affûté pour la haute couture. L’entrée en scène n’est pas des moindres, puisque c’est Chris Martin en personne qui se pointe, un peu crade dans l’attitude, et qui nous annonce qu’il s’appelle Chris (moi c’est Amélia, enchantée), qu’il va prendre une douche (moi aussi j’ai bien envie tout d’un coup) et qu’il nous laisse en compagnie de la ptite blonde qui arrive.

Finalement c’était super comme première partie. Pendant l’entracte, tout Bercy qui est à présent blindé se prête à une ola magistrale mais bien vite, une rumeur court dans la fosse : la présence de célébrités françaises. En fait le groupe de célébrités était à notre droite dans les gradins, composé de Zazie et son mari, juste au dessus Calogero et sa femme et encore au dessus Patrick Bruel et sa femme. Ca fait beaucoup de femmes ça.

Au bout de la rangée de Zazie, il y a Pascal Obispo avec son éternel bonnet, un gros manteau noir entouré de fourrure blanche qui essaie de passer incognito (Pascal, si tu tombe sur ce texte, appelle-moi j’ai une autre combine pour toi parce que là c’était loupé). Puis voilà Michelle Laroque qui vient saluer ses amies… comme l’a dit Pauline, c’était peut être une soirée Enfoirés, après tout.

Enfin, le concert commence avec la chanson Square One, Chris Martin en ombre sur un écran et là je suis transporté par l’émotion mais aussi par les gens qui me poussent derrière. On décide alors avec Pauline et notre nouvelle amie d’essayer d’avancer dès que la deuxième chanson (Politik) commence, quelle mauvaise idée on a eu. En fait, on a manqué de se faire tabasser par deux mecs qu’on a poussé et qui tentait désespérément de faire barrière. Pauline s’énervait et moi j’avais envie de pleurer car j’allais vraiment mourir devant Chris Martin si on ne calmait pas le jeu.

Milles excuses plus tard, on est à la chanson Speed Of Sound. Chris Martin entame sa partie piano quand soudain il se trompe et gêné, il dit en français que c’est de sa faute et qu’ils vont recommencer. Tous ses musiciens sont morts de rire et nous aussi en fait (oh la honte ! Chris, appelle moi si tu veux que je te fasse réviser tes gammes). Les chansons se succèdent et Chris Martin (qui a parlé français toute la soirée et qui a tenté de nous chanter La Complainte de la Butte) nous demande de chanter à chaque fin de chanson et estime même qu’on a une belle voix.

Dans une chanson, il finit par dire « s’il te plait reste » au moins 20 fois et là mon instinct me dit que c’est sûrement un message pour Gwyneth avec qui ça va pas fort en ce moment (moi, perso, je jubile…)

Puis tout d’un coup, tout est dans le noir et quand la lumière revient, Chris Martin est en haut de Bercy dans les gradins et chante In My Place dans la foule (moi là, je ne jubile plus, je dis à Pauline qu’on aurait du s’asseoir là bas, où il se tient, au lieu d’étouffer comme des nulles dans la fosse). Enfin bref, le concert continue et entre deux chansons, tout le groupe se rapproche de la scène pour nous offrir une session acoustique. Chris (ouais maintenant on est intimes) annonce Til Kingdom Come, et juste après nous dit qu’il la dédit au plus grand français dans le monde (euh attends de qui il va parler là, moi perso je vois pas…) et la sentence tombe : Patrick Bruel.

Là le monde s’écroule une deuxième fois pour moi car là j’ai rien compris. Ok, Bruel c’était cool en 1990, mais alors là, je suis perplexe. Tout le monde applaudit et la lumière se braque sur Patriiiiiiick qui reste assis placide. Zazie, quantà elle, n’en revient pas non plus car elle lui lance (j’ai lu sur ses lèvres) un « la chance » qu’il ne relève même pas. Puis vient le rappel où Chris dit que c’est le meilleur concert de la tournée (c’est vrai, c’était incroyable l’ambiance, j’y suis pour beaucoup rien que par ma présence à vrai dire), et qu’il est content d’être là finalement. Hein ? Quoi ? FINALEMENT ? Ca veut dire quoi ça hein ? Ok, y’a eu les émeutes, mais contrairement à ce que pensent les anglais, la Tour Eiffel est toujours debout et Paris n’a pas brûlé.

Chris prend son guitariste dans ses bras et ils reprennent trois chansons et terminent sur Fix You avec un rappel du clip : en fait à la fin, Chris lance une lumière exactement comme dans le clip, et nous, ben on est émue parce que c’est la fin et que Chris il est trop mignon et ses musiciens aussi et que nous demain on retourne à la fac et que eux ben ils continuent leur tournée.

Ils saluent la foule en délire et nous applaudissent et finalement Chris s’approche de la caméra de l’écran géant, lui fait un bisou et met sa serviette sur la caméra, et là, c’est définitivement fini. La fille quiétait avec nous est en larme, on est tous scotchés par l’humilité de ce groupe et l’interactivité avec le public. Ce sont de très bons musiciens et Chris a vraiment une personnalité attachante. Moi je jette un regard sur Zazie que j’ai vue chanter pendant tout le concert et qui applaudit et siffle. C’était vraiment un concert à ne pas louper et l’évènement de l’année. J’en ai des souvenirs plein la tête et promis je renouvellerai le concert de Coldplay.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Business Class
    Business Class, Le 17 décembre 2005 à 22h58

    J'aime beaucoup cdomment tu as écrit l'article ... ^^
    Puis j'commence à être fan de Coldplay et à craquer dangereusement pour Chris (:P) ...

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