Ces choses exceptionnelles accomplies par nos parents — Témoignages

On ne s’en rend pas forcément compte enfant, mais parfois nos parents font des choses incroyables pour assurer le confort (ou la survie) de leur famille. Des madmoiZelles témoignent.

Ces choses exceptionnelles accomplies par nos parents — Témoignages

Des actes de courage, des sacrifices, des anecdotes inattendues… Des madmoiZelles ont témoigné sur les choses exceptionnelles accomplies par leurs parents, et dont elles ne se sont pas forcément rendu compte avant d’avoir grandi. Des histoires qui mettent un sacré baume au cœur !

Les parents, ces héros

Les parents de Bibus ont eu une enfance très difficile, mais ils lui en ont offert une formidable :

« Je n’idéalise pas mes parents, je suis la première à reconnaître leurs défauts. Mais lorsque je discute avec mes amis et qu’ils me parlent de leur enfance un peu bancale, je baisse la tête avec humilité. Parce que la mienne fut fantastique. Quand on y pense, on entend très rarement « Mon enfance était géniale, j’ai trop adoré ».

Mes parents n’ont pas eu la chance de grandir comme moi. Leurs enfances ont été remplies de décisions de justice, de personnes malades mentalement, de haine. Je crois que la chose qui m’impressionne le plus chez eux, c’est ce qu’ils ont réussi à faire malgré tout ce qu’on leur a fait subir. Il faut croire que parfois, les chiens font des chats… »

Bibus est impressionnée par le monde qu’il y a entre ce que ses parents ont enduré, et ce qu’ils sont devenus.

« Mon père, c’est un bourreau de travail. C’est celui qui a eu une enfance pire qu’horrible et qui était terrifié à l’idée d’être père. Mais c’est celui qui a réussi. […] C’est celui qui est parti de rien, qui ne connaissait le devoir parental qu’à travers l’humiliation, les coups et les familles d’accueil mais qui a réussi à fonder sa famille à lui. »

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A2 aussi s’émerveille du chemin parcouru par sa mère :

« Ma maman a agi contre l’envie de ses parents et de la société en décidant de devenir mécanicienne. Ça a été très dur pour elle parce qu’elle n’a jamais été soutenue, et pire, on lui a mis des bâtons dans les roues. Aujourd’hui encore, à seulement quelques années de la retraite, on la considère comme moins capable qu’un homme parce que « la mécanique du tracteur, ce n’est pas un truc de femme ».

En plus de ce courage professionnel, elle nous a élevées seule, ma soeur et moi. Elle a acheté une maison toute seule et la retape totalement, toujours seule. Elle a une grande ferme et s’occupe chaque jour de tous ses animaux en rentrant du travail. Et elle ne fait pas que de la mécanique, elle fait aussi de la plomberie, de la maçonnerie, de la charpente… Elle est aussi très douée en couture et fait les meilleurs clafoutis du monde ! En plus, elle fait de la moto.

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Bref, je suis trop fière de ma maman, c’est vraiment un exemple. Je suis seulement triste de savoir qu’elle a toujours dû se battre pour faire ce qu’elle aimait, et pour faire comprendre ses choix de vie à son entourage plus ou moins proche. Je pense qu’elle mériterait le prix du courage pour oser contrer notre société misogyne. »

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Gérer la maladie

La mère d’April Ludgate a quant à elle traversé énormément d’épreuves, et c’est pour sa fille exceptionnel d’y avoir survécu  :

« Quand j’avais 6 ans, ma mère a perdu la même année son conjoint (mon père) et ses deux parents — sachant que ces derniers sont morts après avoir tous les deux eu Alzheimer, et qu’elle devait s’occuper d’eux toute seule. Mon père est mort d’un cancer très dur, en quelques mois. Tout cela est arrivé à la même époque, et elle y a survécu en continuant de m’élever du mieux possible.

Elle n’a pas baissé les bras, elle a toujours été forte. Je ne sais pas comment elle a fait ! Aujourd’hui quand je pense à mon enfance, j’ai des tonnes de souvenirs géniaux, et pour moi c’est une belle période. Je revois ma mère souriante, faisant des projets, me faisant rire, me couvrant d’amour et de bonheur… Ce n’est que plus tard que je me suis rendu compte d’à quel point cette période avait été atroce pour elle, et que je me suis rendu compte de ce qu’elle avait vécu.

C’est la personne que j’admire le plus, c’est un vrai modèle de force et de courage. Elle m’a appris à respecter tout être vivant, à aider les autres, à être positive même si la vie est dure, elle m’a appris l’importance du féminisme… Je lui dois tellement de choses. »

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Virginie aussi est fière de sa mère et du chemin qu’elle a parcouru :

« Ma mère a vécu une jeunesse tourmentée : mise à la porte de chez ses parents à 16 ans, elle s’est retrouvée seule à Marseille et a fait n’importe quoi pendant de longues années… jusqu’à ma naissance, dix ans plus tard.
Dès qu’elle a appris sa grossesse elle a quitté la France pour protéger ce bébé en elle, car ma mère se droguait, à haute dose et surtout à l’héroïne. Elle a attrapé un sac à dos et suivi une amie qui partait dans un kibboutz en Israël. De là, au gré des rencontres, elle a passé six mois à voyager en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.
Elle a tout arrêté et pas une seule fois elle n’a replongé ensuite.
Malheureusement, cette jeunesse a marqué sa vie à jamais. Elle a été contaminée par le virus du SIDA si virulent et encore inconnu à la fin des années 80. Elle l’a appris après l’accouchement. Je suis née en bonne santé, séronégative et elle m’a longtemps décrit les larmes de bonheur intense qui se mêlaient à sa peur en apprenant simultanément qu’elle était contaminée mais que je ne l’étais pas. Ce sentiment que la vie lui offrait une nouvelle chance.
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Ma mère, c’est une héroïne, car malgré sa maladie elle m’a élevée seule et a été une maman extraordinaire, une bosseuse, une femme forte et courageuse qui ne s’est jamais plainte et a toujours abordé la vie avec beaucoup d’optimisme et d’amour pour son prochain. »

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Les parents de Whoslolo ont également été confrontés à la maladie :

« Ma vie a basculé en septembre 2005. J’avais 17 ans, je commençais mon année de terminale. Alors que je pensais mes parents à Troyes où mon père avait un séminaire (il était médecin), j’ai reçu un coup de fil de la meilleure amie de ma mère, me proposant de venir passer le dimanche après-midi chez elle. Là-bas, je me suis retrouvée face à elle et ma mère. Toutes deux m’ont appris que mes parents n’étaient pas allés à Troyes, mais en réalité à l’hôpital, pour que mon père se fasse opérer d’une tumeur cérébrale. Un glioblastome, la pire horreur qui soit. Ce jour-là j’ai su que ma vie, notre vie, ne serait plus jamais comme avant.

Quand ma mère a demandé au médecin qui avait diagnostiqué la tumeur quel était l’avenir de mon père, il lui a répondu : « Mais madame, il n’a plus d’avenir ». Cette phrase a fait l’effet d’un électrochoc pour ma mère ; elle a décidé de vivre chaque jour comme le dernier, de profiter de chaque instant de la vie, de chaque moment avec mon père, de chaque moment où on était réunis tous les trois. De lui donner de encore plus d’amour chaque jour, de se réjouir de ce que la vie nous offre. De ne jamais baisser les bras, de ne pas sombrer, de continuer de vivre normalement…

Mes parents sont mes héros. Ma mère pour avoir eu la force de rester forte, d’avoir autant souhaité le bonheur de la personne qu’elle aime. Mon père pour s’être battu contre cette pourriture de cancer pendant presque huit ans. Ils sont mes héros, car malgré cette maladie et tous ses désagréments, nous avons pu vivre normalement, nous avons eu un quotidien heureux pendant ces huit années.

Ma mère a décidé que la vie devait suivre son cours. Alors elle a fait comme d’habitude, voire encore mieux que d’habitude. Mes parents étaient des épicuriens qui aimaient profiter de la vie et ses plaisirs, notamment en allant dîner dans de bons restaurants, en profitant de week-ends en amoureux…

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Même si mon père était malade, ils ont continué jusqu’au bout. Que ce soit au début, alors qu’il avait récupéré quasiment toute sa motricité, ou quand il a commencé à avoir du mal à marcher. Ou après sa rechute, quand il ne pouvait plus se déplacer qu’en fauteuil roulant, ou à la toute fin alors qu’il avait besoin d’assistance pour tout, même pour manger.

Ma mère a su faire face à la dureté de la situation. Elle a su lui donner de l’amour chaque jour. Elle a su faire en sorte qu’il soit heureux, même si ses jours étaient comptés. Elle était très fatiguée, autant moralement que physiquement, mais elle n’a pas arrêté de lui donner. Tous leurs week-ends étaient animés de sorties en amoureux, entre amis, de réceptions à la maison… Tout était fait pour les derniers moments de la vie de mon père soient des moments de bonheur. Et elle a réussi.

Mon père était un guerrier, un combattant. Il a lutté dès les premiers instants et n’a pas baissé les bras une seule fois. Même lorsqu’il déclinait fortement, il a su garder l’énergie suffisante pour se battre au maximum. Il ne s’est arrêté qu’au dernier moment, comme s’il avait décidé de son heure, comme un papa qui avait besoin de voir sa petite fille s’épanouir, avoir un travail, un appartement et être bien dans sa vie, pour pouvoir partir sereinement…

Mon père est mon héros, car il n’a jamais cessé de croire. Et même malade, il a continué à donner, à être présents pour ses amis et pour sa famille. Je suis très fière de mon père, fière de ce qu’il a fait pour nous, pour rester avec nous. Fière que cet homme si fort ait été mon père.

Je suis fière de mes parents. Je leur serai toujours reconnaissante de m’avoir permis de vivre une adolescence et un début de vie d’adulte quasiment normaux, malgré le triste sort qui s’est abattu sur notre famille. »

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Des exemples de courage

Lucie est presque habituée aux choses exceptionnelles que son père a accomplies, tant tant ce sont des valeurs qu’il lui a inculquées :

« Quand j’avais 11 ans, mon père a plongé dans le port de ma ville pour secourir un vieil homme qui était en train de se noyer. Il l’a sauvé, et cet homme a vécu encore plusieurs années avant de mourir d’une mort naturelle.

Quand j’ai appris ce que mon père avait fait, je n’ai pas été étonnée outre mesure. Pour moi ce n’était pas si exceptionnel : je l’ai toujours vu aider les gens. Bien sûr, il ne sauve pas des vies tous les jours, mais j’ai vu plusieurs fois mon père proposer son aide quand des gens faisaient des malaises ou étaient en panne… »

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July C. est très admirative de ce que ses parents ont accompli, en particulier sa mère :

« Lorsque j’avais 15 ou 16 ans, ma mère a téléphoné à la maison depuis son travail. Elle a demandé à parler à mon père. Je n’ai pas trop compris ce qu’il se passait ; mon père a tout de suite enfilé sa veste, pris la voiture et il est parti rejoindre ma mère à quarante minutes de là.

J’ai compris bien plus tard que ce jour-là, ma mère avait été séquestrée dans les WC de son travail par une bande de mecs cagoulés venus vider son commerce. Elle a eu le courage de défaire les liens qui attachaient ses mains et ses pieds et a quitté très vite les lieux pour courir vers l’hôtel le plus proche.

Cette question de survie, c’est une chose que ma mère connaît très bien, comme mon père : tous les deux ont fui leur pays, le Laos, à 22 ans pour venir trouver asile en France. Un pays dont ils ne connaissaient ni la culture ni la langue.

Et bien que mes parents n’en parlent que très rarement, à chaque fois que je repense à tout ce qu’ils ont pu traverser je les aime encore plus fort tant je suis admirative de leur courage. »

D’un pays à un autre

Les parents de Marmign0n ont également fui le Laos, un périple dangereux :

« Mes deux parents sont vietnamiens et ont tous les deux fui le Viêt-Nam puis le Laos à cause des communistes. Mon père et sa famille ont dû payer des passeurs pour traverser je ne sais plus quel lac, et sont arrivés dans un camp de réfugiés en Thaïlande. Ils voulaient partir pour les États-Unis, mais les Thaïlandais étant assez violents avec eux, ils ont voulu partir le plus rapidement possible et sont donc allés en France.

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Le parcours de ma mère a été plus compliqué. À 17 ans, c’est-à-dire exactement l’âge que j’ai actuellement, elle a décidé d’entreprendre le voyage pour aller en France. Ils étaient huit frères et sœurs ; l’aîné de la famille était déjà en France, et ils s’y sont réfugiés par petits groupes. Ma grand-mère n’osait pas entreprendre le voyage car la dernière de la famille n’avait que trois ans. Pour faire pression, ma mère a décidé de prendre sa petite soeur et son autre frère de six ans, et de faire le trajet Laos/France.

Elle m’a raconté plusieurs anecdotes sur ce voyages : que lorsqu’elle traversait les endroits surveillés par les militaires, elle devait ramper parmi les champs avec son frère et sa soeur ; que pour traverser un des lacs sans se faire repérer, ils ont dû s’accrocher aux bateaux. En arrivant en Thaïlande, ils se sont faits arrêter par la police pour être emmenés dans un camp. Les autres jeunes filles dormaient toutes à l’étage du lieu où elles étaient retenues, mais ma mère est restée tout le long avec une vieille dame. Toutes les filles de l’étage ont été violées…

Par chance, personne de ma famille n’est mort ou a été violé… Selon mes parents, certains passeurs étaient cruels et n’hésitaient pas à faire couler des bateaux. Par ailleurs, certaines terres aux alentours des frontières étaient surveillées par des militaires qui tiraient au moindre mouvement. Il y avait encore la violence dans certains camps de réfugiés.

Je suis plutôt admirative de ce qu’ont vécu mes parents, et de la vie qu’ils m’ont offerte alors qu’ils sont partis de rien ! »

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Les parents de cette madmoiZelle aussi ont dû fuir leur pays et tout reconstruire en France :

« Ma famille a une longue histoire d’immigration. Mes grands-parents sont nés en Chine, et suite à la guerre ils ont immigré au Cambodge. Mes parents y sont nés, à Phnom Penh. Quand ils étaient étudiants, Pol Pot est arrivé au pouvoir et avec lui toute la période des Khmers rouges. Mon père connaissait quelques personnes et a pu partir pour la France avec un visa d’étude. Il a aidé ma mère à faire de même. Laissant parents, frères et sœurs, ils sont partis pour la France dans les années 70 afin de travailler, comme beaucoup d’autres jeunes Cambodgiens.

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Durant cette période les Khmers rouges ont décidés de monter une armée ; pour éviter d’être enrôlés de force dans l’armée (mais aussi plus tard d’être embarqués dans les camps de travail, et les massacres), les quatre frères de ma mère devaient absolument quitter le pays. Elle a dû travailler pour leur envoyer assez d’argent pour qu’ils puissent faire le voyage vers la France. Ensuite elle a dû subvenir aux besoins de toute la fratrie ; ils ont d’ailleurs vécu à cinq dans un tout petit appartement.

Mon père faisait des études de médecine au Cambodge. En arrivant en France après avoir laissé presque toute sa famille, il a tenté de continuer ses études sur Paris. Mais la sœur de sa mère ainsi que ses enfants ont aussi dû venir en urgence en France ; il a abandonné ses études pour devenir serveur dans un petit restaurant afin de nourrir et loger tout le monde.

Dans leur fuite d’un régime tyrannique, mes parents ont dû tout abandonner. Ils ont d’ailleurs perdu toute trace de leurs parents, probablement morts. Je suis très reconnaissante pour ce qu’ils ont fait, pour la vie que j’ai dorénavant et tous les sacrifices qu’ils ont dû faire. Je leur en ai longuement voulu de nous imposer à mes sœurs et moi une très grande rigueur, et des choses qu’eux auraient aimé faire. Mais depuis que je sais ça, j’éprouve un réel sentiment de fierté. On parle très peu du massacre des Khmers rouges, et je pense qu’il est bon d’en parler, alors qu’il y a une forte communauté de Cambodgiens en France. »

La mère de Gwen a elle aussi changé de vie, envers et contre l’avis de son entourage :

« Ma mère vient de l’Île Maurice, où la culture est très différente ; pour sa génération mère une femme n’avait d’autres buts dans la vie que de se marier et d’avoir des enfants. Ne pas être mariée à 25 ans était quasiment un déshonneur pour la famille. Malgré cela ma mère ne s’est mariée qu’à 31 ans (premier exploit selon moi vu le poids de la famille) et avec mon père, un Français. Alors qu’elle n’avait jamais voyagé, elle est venue s’installer en France — deuxième exploit étant donné les énormes différences sociétales. Puis alors que je n’avais que 3 ans, elle a divorcé ; troisième exploit, car mon père ne l’a pas aidée, et élever un enfant seule dans un pays étranger n’est vraiment pas donné à tout le monde.

Enfin, cerise de l’exploit sur le gâteau, son accomplissement professionnel. Ma mère a commencé à travailler très jeune comme ouvrière, mais vers ses 20 ans elle a perdu son travail du jour au lendemain. Sa foi en la vie l’a amenée à créer et construire de ses propres mains une école de village pour les enfants les plus pauvres. Ayant un temps songé à créer mon entreprise, je me dis que c’est vraiment un exploit dans la mesure où il faut avoir les épaules vraiment solides pour un tel projet dans une société où les femmes ne sont pas forcément prises au sérieux. »

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Nadine se souvient de la façon dont sa mère a surmonté de multiples épreuves tout en préservant son enfance :

« J’ai eu la chance d’être élevée par une femme hors du commun. Elle a quitté l’Italie pour la France à 19 ans après son mariage avec mon papa. Elle ne le connaissait pas, ne connaissait pas la France et n’en parlait pas la langue. Elle s’est adaptée et y a élevé six enfants, dont moi.

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À 36 ans elle a perdu son mari, et elle qui n’avait jamais travaillé s’est retrouvée avec six bouches à nourrir. Qu’a cela ne tienne, elle a travaillé en usine pour subvenir à nos besoins.

Six mois après le décès de notre père, des gendarmes à l’air sombre sont venus toquer à notre porte pour lui annoncer que son fils avait eu un accident et qu’il fallait qu’elle se dépêche de se rendre sur les lieux… C’était trop tard : mon frère était décédé sur le coup, à 17 ans.

Je me souviens de ses larmes, de son désespoir. En six mois elle avait perdu son mari, sa stabilité et son fils qui était un vrai rayon de soleil. Trois mois plus tard, des amis lui ont proposé de l’emmener quelques jours en Italie pour se ressourcer auprès de sa famille. C’est là que mon petit frère de 6 ans a eu un très grave accident, vélo contre camion…. Il a passé six mois à l’hôpital, dont deux dans le coma. Cet hôpital était à 70 km de notre maison, et elle n’avait pas le permis. Qu’importe, elle l’a passé et s’est rendue au chevet de mon frère tous les jours, tout en assumant son rôle de maman auprès de nous. Une année dont elle s’est relevée, je ne sais pas comment. »

Toutes les madmoiZelles qui ont témoigné sur les choses exceptionnelles accomplies par leurs parents au quotidien comme lors de circonstances extraordinaires ont souligné leur reconnaissance et leur fierté. Elles louent l’exemple que leurs parents sont pour elles, et la force qu’ils leur ont transmis pour affronter les difficultés de la vie.

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Voici le dernier commentaire en date :

  • Foufourche
    Foufourche, Le 21 décembre 2015 à 10h06

    C'est la faute à personne, ni à moi, ni à vous, mais ce genre d'articles me fait bader, ayant eu des parents pourris, lâches et maltraitants. Je suis suivie depuis deux ans par une psy et je suis bien plus stable dans ma vie heureusement. Donc félicitations aux enfants qui ont eu des parents hors normes, vous avez eu de la chance.

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